Les retraites ? Suivre les pas glorieux de la Chine populaire bien sûr !
C’est l’alternative. Un coup, défendre son pays c’est se faire appeler facho, un coup c’est se faire appeler gauchiste.
Auajourd’hui, les anciens sont poussés vers la porte dès les 50ans. Selon l’Insee La principale cause d’inscription pour les seniors est le licenciement : trois entrées au chômage sur dix pour les seniors relèvent de ce motif contre une sur dix pour les moins de 50 ans.

Les anciens sont aussi les premiers touchés par le chômage longue durée
La conclusion à laquelle on aboutit naturellement est que cette réforme n’a rien à voir avec le fait de travailler plus longtemps. Puisque les anciens sont massivement mis au chomâge, quel est l’intérêt de rallonger le temps de travail ? Il s’agit d’un pas dans la suppression progressive des retraites. Le jour où la retraite sera à 110 ans, évidemment, cela reviendra les avoir supprimer purement et simplement. Le réel objectif est évidemment de conserver le triple A et de montrer aux instances financières que l’on met de la bonne volonté à exploiter davantage les classes moyennes.
Pour une fois que les jeunes se montrent solidaire avec leur aïeux en manifestant, pourquoi les traiter de petits cons manipulés ? La solidarité inter-génération ce n’est pas quelque chose que l’on devrait railler, bien au contraire. D’ailleurs, peut être est-ce un juste retour des choses, car si la majorité des jeunes ne sont pas dans la rue à mendier c’est souvent grâce à leur géniteurs qui les soutiennent durant les premières années de la vie active. Je sais bien que dans 1984 d’Orwell, on inculque aux enfants que la reconnaissance à l’encontre de leurs parents est néfaste, qu’il faut les dénoncer… Ne vous inquiétez pas, on y vient doucement.
Tous contre les grévistes (??)
Le gouvernement veut brader le système social français et les syndicats jouent le rôle de tampon absorbant. En effet, quand la base syndicale réclame le retrait pur et simple de la réforme, Chérèque et autres Thibault se contentent d’évoquer un retour à la table des négociations, pour amender une réforme injuste… Car Chérèque et Thibault sont réalistes et savent bien que l’on ne pourra pas éviter la réforme. Leur rôle n’est autre que de canaliser la colère de la rue. Ils l’expliquent d’ailleurs eux-même : Les salariés nous demandent de continuer (Chérèque), Les salariés nous demandent de continuer et on le fait (Thibault). Sans les salariés point de protestations… Si Chérèque et Thibault s’insurgent c’est parce qu’ils sont payés pour le faire, pour le reste ils n’en n’ont rien a foutre. Comment s’en étonner ? Qui pousse au démembrement des structures étatiques ? C’est l’Europe ultra libérale. Or les syndicats ont massivement soutenu le traité constitutionnel La CFDT comme plus de 90% des organisations syndicales européennes dit « oui » à la Constitution, « oui » à l’Europe. Bernard Thibault s’est aussi prononcé pour le oui. Et tout cela malgré la grande tiédeur (sinon l’opposition) de leur bases…
Cerise sur le gâteau, durant les manifestations, les casseurs et racailles islamisées viennent foutre leur zone sous l’œil bienveillant des forces de l’ordre (notez le commentaire en début de cette vidéo « les CRS mais putain, mais qu’est-ce qu’ils font ?« , ils attendent que ça passe et interviennent une fois que c’est fini !). En revanche, lorsque des manifestants défilent pacifiquement pour protester, la police ne met pas de gants… C’est toujours plus facile d’en foutre plein la gueule à ceux qui ne se défendent pas, tandis que d’un autre coté, on sait par exemple que la police n’intervient pas pour stopper les rodéos urbains… J’ai des instructions, si j’interviens, dans deux jours le conducteur sera libéré et moi j’aurai perdu mon travail.
Alors, que se passe t-il réellement ? Tel un jeux d’échec les pions avancent de biais, de front, couvrent un temps ceux que l’on envoie à la casse, évitement, double langage, on soupèse l’opinion… Tout ceci n’est qu’un épiphénomène comme tant d’autres dans un agenda plus vaste. En ce qui nous concerne, les manifestations sont pris en tenailles entre d’une part un gouvernement inflexible, d’autre part des syndicats hypocrites et enfin des casseurs anti-France qui décrédibilisent les contestations.
La France, est l’une des dernière à ne pas se soumettre (complètement) à la mise en concurrence globale et à tous les internationalismes, idéologiques ou religieux (ce qui est peu ou prou la même chose) qui cherchent le démantèlement des nations. En Angleterre, par exemple, ou la déliquescence de la nation est dans un état plus avancé que le notre, plus personne ne réagit aux réformes actuelles qui met la société à genoux (ils sont été Thatcherisés):
Mais tout cela est connu depuis les années 70-80 pour les observateurs attentifs: la dette des états doit amener à la mise en esclavage des nations. On est en plein dedans. Ceux qui conspuent les manifestations pour la retraite ne semblent pas voir la dynamique générale dans laquelle nous sommes. L’objectif finale: des salaires de 50 euros par mois sans sécurité sociale et l’éducation des enfants par la mine comme au bon vieux XIXeme siècle. Après tout, ne faut-il pas rembourser la dette ? être compétitif avec la Chine ? Nous dit on à longueur de journées. Sachant que la Chine a mis sa population en esclavage, on sait ce qu’il nous reste à faire…
Justement, la Chine, parlons en ! La Chine, cet exemple merveilleux de socialisme fabien. Voici ce que le fabien Harry Laidler écrivait dès 1919 : « Le socialisme fabien estime que la transition (inéluctable) du capitalisme vers le socialisme doit s’effectuer graduellement.» La Chine nous montre le chemin à suivre et graduellement, on y arrive en effet ! La Chine en ce qui concerne les retraites a ouvert le bal depuis une décennie:
En 2001, un projet-pilote réformant le système public de retraite a été mis en place par le gouvernement dans la province de Liaoning (comptant un dixième des moyennes et grandes entreprises d’État), ainsi que dans certaines villes pilotes de 14 autres provinces. En bref, ce nouveau système diminue les cotisations de l’employeur, retarde l’âge de la retraite et fait évoluer le régime de comptes individuels vers de véritables comptes d’épargne-retraite capitalisés.
Mais dites moi, c’est exactement ce que l’on veut nous faire adopter ici aussi ! Ça alors, je tombe des nues, quelle surprise. La Chine est donc un modèle à suivre ? C’est exactement ce que pense Milton Freidman, prix Nobel d’économie, le père de l’école monétariste de Chicago (dénoncée magistralement par Naomie Klein) et l’instigateur des politiques de Tatcher et de Reagan. La seule chose qu’il y a de malheureux c’est que ceux qui dénoncent les gauchos qui manifestent, œuvrent en réalité pour ceux qui vont les mettre à la soupe populaire…
Ces réformes sont demandées par Bruxelles, et Bruxelles regarde la Chine comme un maître dont il faut reprendre les méthodes:
– Vladimir Bukovksy, l’ancien dissident soviétique exprime ses craintes que l’Union européenne est en passe de devenir une autre Union soviétique.
– Nigel Farage, parlementaire européen dénonce le même totalitarisme.
D’ailleurs, qui est le président européen dont personne n’a jamais entendu parler ? Qui l’a nommé ? Quels sont ses réels pouvoirs ? A la deuxième question, un parlementaire italien donne la réponse : Bilderberg et Trilatérale !
Alors, je vais résumer pour que les choses soient claires: Le but du jeux c’est le pouvoir et le pouvoir, c’est le monopole. (la concurrence est un péché dixit Rockefeller). Pour se faire, trois étapes:
1- Dans un premier temps, promouvoir un protectionnisme forcené. Deux manières: l’ancienne – L’Angleterre du XVIIème et XVIIIeme siècle et les USA après l’indépendance qui appliquent la technique de la nation mère: en 1816 le Congrès a adopté un tarif protectionniste explicite, avec un taux de 25 pour cent sur la plupart des textiles et des taux aussi élevés que 30 pour cent sur les divers produits manufacturés. En 1824, la protection a été étendue aux produits fabriqués à partir de la laine, le fer, le chanvre, le plomb et le verre. La nouvelle manière: réaliser un dumping économique qui évite toute importation massive: promotion de la production interne (Chine du XXeme siècle).
2- Une fois en position dominante (production de la majorité des biens vendus dans le monde) il faut passer à l’étape suivante: se placer en position de monopole totale. On abolie la politique de protectionnisme et l’on ouvre les frontières en réclamant que les concurrents (qui sont moins développés et donc qui vont se faire bouffer) fassent de même. On les inonde de produits asphyxiant leurs productions et détruisant leur économie au nom du libre échange. L’état ne doit pas intervenir (surtout celui des nations que l’on veut soumettre), c’est le temps de la dérégulation. Remarque, une autre méthode c’est l’aide humanitaire: débarquer des tonnes de riz dans les pays pauvres au nom de la solidarité entrainant de manière directe la fermeture des rizières locales qui ne peuvent entrer en compétition contre du riz… gratuit !
3- Une fois en position de monopole, on s’insurge devant les désastres du capitalisme ultra libéral et l’on régule à nouveau les marchés… pour inscrire dans la constitution les monopoles et éliminer toute velléité de concurrence et donc d’indépendance. De plus, les états doivent aussi être mis à genoux, seuls les institutions internationales sont chargées de la régulation (composées elles-même des membres de chaque monopôles). Désormais inextricablement liés par un endettement massif, les états doivent prêter allégeance aux quelques multinationales et leurs empires financiers qui ne tolèrent plus la moindre contestation.
La finalité du capitalisme: le communisme, c’est-à-dire le monopôle entre les mains d’une oligarchie. Si en plus on peut apporter une couche de religion aux populations désemparées… C’est parfait, car d’une part ça les aide à supporter leur sort, et comme les religions sont des idéologies impériales de domination, on entretient un ennemi pour mieux le combattre. Enfin la dernière subtilité: bien que 80% de la population soit désormais inutile à cause de l’automaticité des techniques de production, il faut faire admettre aux masses qu’elles doivent travailler davantage… Après tout, on peut avoir encore plus rentable qu’un robot: une armée de va-nus-pieds qui bossent 12 heures par jour pour un quignon de pain.
La Chine réalise les 3 étapes en même temps, ce qui lui permet de doubler tout le monde. Elle le fait néanmoins sans l’option religion. Ce qui à mon sens est plutôt bien joué de sa part, cette option étant a double tranchant. La Chine le fait aussi sans immigration, puisque sa masse ouvrière est déjà soumise et exploitée. Ce qui a le mérite de laisser sa culture intacte (pas de multiculturalisme chinois), et lui laisse par là même l’opportunité d’exporter sa culture et de faire du soft power. (soit dit en passant, la population chinoise vieillit, pourtant je n’ai jamais entendu d’arguments fallacieux tels que il faut de l’immigration pour payer les retraites. Ce qui semble bien montrer que l’objectif de l’immigration en occident est là uniquement pour nous amener à un degré de docilité social tel qu’il existe en Chine. C’est tellement vrai que la Chine n’importe pas d’immigrés… mais elle exporte ses ressortissants !

Lingdaozhe (extraits) Hong Kong – Courrier International numéro hors série Octobre-Novembre-Décembre 2010
La Chine a vraiment un temps d’avance sur nous;
Moralité: lorsqu’un régime communiste tend à prendre en compte l’intérêt de son peuple, on lui fait une piqure de capitalisme et lorsqu’un régime capitaliste tend à prendre en compte l’intérêt de son peuple, on lui fait un piqure de socialisme objectif: toujours le renforcement des oligarchies