LE BLOG QUI EN A RAS LE CUL – «Un peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur" De Gaulle

histoire

L’espoir et la Tragédie – partie 1: l’avant première guerre mondiale

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Caroll Quinley n’est pas le premier venu. Il faisait partie de la conspiration. Il faut comprendre le titre de son ouvrage comme l’espoir d’un gouvernement global sous la main mise de la finance apatride et la (ou les) tragédie(s) nécessaire(s) pour y parvenir. Cela fait bien longtemps que je voulais m’atteler à écrire sur son ouvrage qui fait tout-de-même plus de 1300 pages. Il s’agit du deuxième tome sur l’histoire de l’humanité. Y est décrit l’histoire contemporaine depuis la fin du 19ème siècle jusqu’au début des années 60. L’ouvrage fut publié en 1966, c’est assez vieux donc, mais l’essentiel y est puisque ce que nous vivons n’est que le parachèvement de ce qui fut pensé de longue date et c’est cela qui est dévoilé à tout un chacun dans cet ouvrage, à la portée de tous. Comme le dit la jacket de l’ouvrage:

« Pour comprendre l’état d’esprit qui façonne ce monde, lisez le livre qui façonne leur état d’esprit »

Caroll Quinley, théoricien de l’évolution des civilisations, passe sa thèse à Harvard, enseigne à l’université de Princeton, Harvard, puis au département des services étrangers de l’université Gorgetown (d’où est issue pas mal de commissaires européens dont Barrosso et haut lieu de la formation des cadres de la CIA). Le professeur Quinley fut aussi consultant pour le département de la défense américaine, l’US Navy, ainsi que d’autres sociétés semi-secrètes. Théoricien du métissage et du relativisme, il déclare:

« Il est clair que l’Occident croit en la diversité plutôt que l’uniformité, le pluralisme plutôt que dans le monisme ou le dualisme, l’inclusion plutôt que l’exclusion, à la liberté plutôt que l’autorité, en la vérité plutôt que dans la puissance, la conversion plutôt que dans l’anéantissement, à l’individu plutôt que dans l’organisation, dans la réconciliation plutôt que dans le triomphe, l’hétérogénéité plutôt que de l’homogénéité, en relativismes plutôt que dans l’absolu, et dans les approximations plutôt que dans les réponses définitives. »

Nous allons voir ce qu’il entend par là. Regardons donc quelques extraits de l’opus sus-mentionné. On commence par ce que nombreux n’ont pas encore compris (l’ouvrage est disponible ici en pdf):

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C’est juste un petit rappel pour ceux qui n’avaient pas encore saisi le concept. C’est un peu cours, il faudrait apporter des arguments, vous allez me dire. On y vient. Petit détour en passant pour comprendre le désir des élites américaines d’interdire les armes à feu dans ce pays. D’autres en on parlé mieux que je ne saurais le faire. Ceci est juste pour confirmer quelle est l’intention derrière cette politique:

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Continuons notre lecture, et entrons dans le vif du sujet:

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Rien de nouveau sous le soleil me direz-vous. Certes, mais c’est si joliment dit que je ne vous en aurait pas privé. C’est ainsi que la France de Napoléon, pourtant totalement entre les mains de la Banque (privée) de France, devait malgré tout perdre la guerre contre l’Angleterre… Pour une raison simple: qui se soumet en totalité, s’endette et scelle sa soumission. Mais, en contre partie, celui qui se soumet corps et âme reçoit les moyens de vaincre ceux qui ne se soumettent pas (ou moins).

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Peu à peu nous découvrons ainsi que ces forces obscures sont nés dans les monarchies et ont œuvré à leur remplacement par des instituions démocratiques beaucoup plus arrangeantes et dont la finalité est évidemment la destruction des nations.

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Bien sûr, la réalité des intentions doit être cachée du grand public. Tout doit se faire dans l’ombre, comme toute conspiration. Sinon, c’est la révolte assurée des peuples dont on planifie l’esclavage. Les centres d’intérêts des conspirateurs ? Comme on vient de le voir: les dettes des états et les antichambres secrètes du pouvoir.

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Alors pourquoi la démocratie est plus intéressante que la royauté ? Eh bien c’est très simple. En dehors du fait que les riches payent la campagne (publicitaire) électorale de ceux qui deviennent leur débiteurs, l’autre raison est la suivante. Le monarque qui a la charge du bien-être de son peuple doit être au fait de tous les tenants et aboutissants de son pouvoir et notamment son son financement. Or la démocratie permet de mettre au pouvoir des abrutis incompétents et corruptibles pour un temps limité (voir la vidéo de Chouard). Outre que cela permet une corruption plus importante, cela inaugure surtout le règne des « conseillers de l’ombre ». Ministère de l’agriculture ? Quelqu’un qui n’a jamais mis les pieds dans un champ, ministère des transport ? Quelqu’un qui se fait conduire dans une voiture de fonction… Ministre de l’économie ? Se sera un ignorant total sur le fonctionnement monétaire… ou encore mieux, un banquier qui en la matière a la science infuse !

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Aux États-Unis, quelques uns de ces « conseillers de l’ombre » furent:

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A propos de quelques uns des personnages cités:

« This new and complete Revolution we contemplate can be defined in a very few words. It is outright world-socialism, scientifically planned and directed… »

  • Edward Grenfell, fut gouverneur de la Banque d’Angleterre et œuvra pour que tous les achats des Britanniques et des alliées aux américains durant la première guerre mondiale soient gérés exclusivement par la compagnie JPMorgan.
  • Willard Straight qui se fiança avec une fille de Théodore Roosevelt avant d’épouser une descendante de la famille Whitney (financiers philanthropes) était lui aussi membre de sociétés semi-secrètes telles que Delta Tau Delta (voir les membres ici) ou encore la Sphinx Head Society. membre du « prepardness movement » pour encourager et préparer les USA a entrer dans la guerre contre l’Allemagne 1914, il meurt à la « conférence de la paix » en 1919 là où se réunissait les vainqueurs de l’Allemagne.
  • Dwight Morrow, n’est pas mal dans le genre non plus. Multimillionnaire, membre de nombreuses multinationales entre les mains de JPMorgan, et ayant de bonnes connexions avec les hauts gradés de l’armée, il fut aussi ambassadeur au Mexique et réussi a convaincre le département d’Etat américain a soutenir militairement le gouvernement Calles dans l’éradication de l’église catholique au Mexique par des pillages massifs, viols, tortures et assassinats de prêtres, ainsi que la destruction d’églises, au nom de l’appel à la paix (on connait la technique).
  • Nelson Perkins, secrétaire d’État auprès de Théodore Roosevelt et représentant les intérêts de JPmorgan, il eu aussi un certain rôle à jouer dans l’histoire du Canal de Panama.
  • Russel leffingwell, à la tête du CFR de 1944 à 1953, membre de la Carnegie Corporation (Institution qui parmi tant d’autres favorise le « dialogue US-islam » pour une meilleure intégration de l’islam…
  • Elihu Root, lui c’est pas n’importe qui, prix Nobel de la Paix, membre des sociétés semi-secrète Sigma-Phi Society et Phi Betta Kappa Society, lui aussi un ardent défenseur de la paix qui œuvra pour la préparation des USA dans la guerre contre l’Allemagne (sic). Dès juin 1917 il fut très officiellement envoyé dans la très fraichement Russie bolchévique pour signer des accords de partenariat avec les US. Il fut par ailleurs un membre fondateur du CFR. J’en passe et des meilleures, membre de la Carnegie, favorable à la Société des Nations, etc, etc.
  • John W. Davis, membre des sociétés semi-secrètes Phi Kappa Psi, Phi Beta Kappa, franc-maçon, membre de Carnegie, de la fondation Rockfeller et surtout faisant parti du complot contre le gouvernement américain « buisness plot » dont j’avais déjà parlé . Il devient conseillé juridique auprès de JPMorgan lors de l’enquête du Sénat sur les origines de la crise de 1929, etc etc.
  • John Foster Dulles, secrétaire d’État américain sous Eisenhower, son frère était directeur de la CIA, supporteur de la Société des Nations, membre de la société semi-secrète Phi Beta Kappa, et de l’American Whig–Cliosophic Society. Spécialisé dans la finance internationale, il contribua au plan Dawes qui mit l’Allemagne à genoux mais qui permettait à la France et à la Grande Bretagne de rembourser leurs prêts auprès de Wall Street, dont il s’occupait personnellement. Il fut l’un des auteurs de la charte des Nations Unies et des promoteurs de l’OTAN. Il œuvra à la perte d’influence de la France, notamment au Vietnam. Architecte du Traité de l’Organisation de l’Asie du Sud, il fut aussi favorable à l’utilisation de la CIA pour renverser les gouvernement d’Amérique du Sud, notamment au Nicaragua. Il était aussi membre de Carnegie, de la fondation Rockefeller et membre fondateur du CFR, parmi d’autres.
  • Seymour Parker Gilbert, banquier à la solde de JPMorgan, il supervisait le remboursement de l’Allemagne, responsable de l’exécution du plan Dawes.

Je n’ai pas spécifié, mais la majorité d’entre eux étaient des protestants, voir des presbytériens. Mais encore une fois, il ne s’agissait que des agents du système bancaire. Les croyances des vraies patrons étaient un peu plus hétérogènes, et bien sûr, les banques centrales crées par les nations furent bien vite trustées:

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Bien sûr, puisque l’argent vient d’une petite clique très restreinte, tout (doit) découle(r) d’eux:

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Dans cette ambiance euphorique d’un pouvoir absolu grâce à l’illusion démocratique, la finance internationale n’a pas vu venir le péril nationaliste. C’est bien pour cette raison que celui-ci est aujourd’hui considéré comme le mal absolu. D’ailleurs, le régime de Vichy (entre autres) fut mis au banc (financier) des nations, tandis que des régimes comme le National Socialisme, pour rendre une certaine souveraineté au peuple s’allia avec le monde de entrepreneuriat (Siemens, Bosch et tant d’autres) qui cherchaient à s’émanciper de la main mise financière apatride. En outre, un autre grand entrepreneur, Ford, n’a pas mâché ses mots. Pour l’auteur, le « monopole capitaliste », c’est-à-dire la totalité des leviers politiques entre les mains de la finance apatride, est le seul moyen d’obtenir le bonheur… s’y refuser, c’est courir à l’échec.

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Depuis la naissance des nationalismes, et malgré la propagande de matraquage, la finance internationale fut durant le dernier siècle tenue en bride, ou du moins ne jouissait plus de toutes ses prérogatives passées (reconquises en quasi totalité depuis une vingtaine d’années). Pour l’auteur (qui appartient à cette élite apatride) l’hégémonie de la finance internationale d’avant la naissance du nationalisme militant est une époque dorée qu’il faut tendre a retrouver:

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Pour terminer, une des méthode évoquée pour retrouver ce passé doré, c’est l’usage du socialisme, ici dénommé progressisme (l’ouvrage étant édité en 1966, le terme « socialisme » n’était pas en odeur de sainteté aux US) pour assoupir les peuples:

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L’objectif des anti-sionistes à travers deux exemples

1- Le printemps des sayanim- Jacob Cohen

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J’avais déjà parlé ici du livre de Jacob Cohen dans des termes assez élogieux. Après lecture, on peut dire que c’est un ouvrage léger, facile à lire, qui se veut être à destination d’une population peut habituée à la lecture (c’est assez enfantin) et de préférence issue de l’immigration. Certes, comme je l’avais spécifié, ce récit (dont on ne sait pas quelle est la partie fiction, ni la partie authentique) dénonce véhément la collusion toute puissante en France pour la sauvegarde sans concession des intérêts d’Israël d’abord et avant tout. Mais après réflexion, on s’aperçoit que cet ouvrage distille aussi en son sein une idéologie très à la mode: le multiculturalisme, le métissage, la ringardise du mariage, etc. Pour illustrer mes propos, je vous invite à méditer ces quelques extraits:

  • Une des protagoniste blanche aux cheveux blonds et d’ascendance juive fréquente un arabe. Elle sourit en son fort intérieur devant la stupidité des réflexions qu’elle pourrait entendre:

« C’est surtout le marché du jeudi qui lui fit découvrir le quartier. Les commerces exotiques et la diversité des habitants. La symbiose apparente. L’absence d’agressivité. Et des ruelles d’un charme désuet. Même sa blondeur semblait se fondre dans ce paysage éminemment coloré. Maintenant elle s’amusait des expression ahuries, des interrogations muettes ou euphémiques, sur cette partie du vingtième [arrondissement] où elle se rendait parfois seule le soir. « Quelle inconscience! » devaient penser amis ou collègues. « Tout ça pour un arabe! » auraient pu ajouter d’autres. Elle ne leur en voulait pas spécialement, on n’échappe pas facilement à sa condition. »

Les français sont donc des crétins repliés sur eux-mêmes, fermés à un monde de beauté, pacifique et accueillant… C’est vrai que le marché donne envie… faut vraiment être un pauvre type pour ne pas y voir la beauté du monde qui frappe à notre porte.

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  • Sur le terrible danger de l’attachement (brrr)

« L’approche de la trentaine n’y changeait rien. Elle n’avait jamais commis l’irréparable: lier son sort à celui d’un homme. »

Ouf, on respire…

  • Anti-sioniste, oui, mais faut pas pousser:

« Certaines choses avaient une résonance terrifiante. La famille de son père avait souffert de l’holocauste. L’antisémitisme était une chose abjecte. »

Puisqu’on vous le dit…

  • Anti-sioniste, oui, mais quand même victime:

« A une époque où les juifs comptaient leurs amis, et où les médias s’acharnaient sur Israël »

C’est vrai que cette campagne médiatique anti-Israël est vraiment omniprésente…

  • Les français d’origine étrangère doivent se désassimiler et retrouver leur valeurs qui ne sont pas celles de la France corrompue, et nous français devrions combattre nos « préjugés ».

« Youssef en djellaba ! Auparavant, cela l’aurait mortifiée. Maintenant elle en comprenait le sens. Et même, le vêtement en imposait. […] L’imaginaire autour des femmes voilées devenait soudain inepte. Elle se désolait d’un reste de préjugés. »

  • Porter le voile, c’est faire acte de résistance contre une France qui sent mauvais:

« – Ça ne doit pas être facile tous les jours [de porter le voile].
– Au début. Mais c’est une bonne école de résistance. Et j’ai presque autant de mal avec mes coreligionnaires [trop assimilées]. T’as bien vu.
– Et le travail ?
– Je suis avocate. Je travaille avec mon frère. Beaucoup viennent me consulter parce que je suis pratiquante. Mon boulot est comme une mission pour aider les gens. Le chemin est long pour abolir les discriminations. »

  • La franc-maçonnerie est la route vers le bonheur, mais fut détourné de sa mission première par les sionistes qui ont noyauté le mouvement:

« Il embrassa d’un regard ému le grand hall. toute préoccupation passait au second plan. Il avait conscience de pénétrer dans le panthéon de la franc-maçonnerie française. Ce n’était rien de moins que le siège du Grand Orient, défenseur de la République et de ses idéaux. […] La franc-maçonnerie avait un sens. On appartenait à une grande famille. Les différences étaient transcendées dans l’idéal commun. Un sentiment de fraternité unissait spontanément des maçons inconnus [ça on veut bien le croire] […] La morale maçonnique triomphera de toutes les manipulations ».

2- Comment le peuple juif fut inventé ? – Shlomo Sand

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Là, on passe dans un ouvrage beaucoup plus technique qui se veut universitaire, bourré de références, écrit tout en nuances et en périphrases. L’auteur y explique que le peuple juif est une construction artificielle, que l’Etat hébreu est bâti sur une supercherie: celui de l’existence d’un peuple juif. Bon, je suis assez septique. Les juifs n’existeraient donc pas en tant que nation… Pour bien comprendre ce livre, il faut avoir à l’esprit que l’auteur ne s’en prend pas qu’au peuple juif. En fait, Shlomo Sand est un pur communiste révolutionnaire et internationaliste. S’il réprouve l’idée d’une nation juive c’est surtout parce qu’il réprouve l’idée de nation tout court. Pour lui, toute nation est un projet illusoire et mortifère, une invention qui repose sur des sables mouvants:

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D’ailleurs, il le dit lui même, la raison, au final, saura abattre l’hérésie nationale:

nation1nation2On notera au passage l’allusion faite à la chouette de Minerve dont la symbolique est clairement franc-maçonne. Pour rappel, c’est entre autre l’emblème du Bohemian Club

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Enfin, l’auteur nous parle de la construction européenne comme œuvrant à la destruction des nations. Il applaudie d’ailleurs chaleureusement ce noble objectif:

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Effectivement, la démocratie est un système défectueux. Cela ne fait aucun doute. Pourquoi ? Parce que cela prive les peuple d’une authentique souveraineté: le pouvoir est entre les mains des fortunes apatrides. D’ailleurs l’auteur ne s’en cache pas: tout comme la nation, l’idée de souveraineté est une hérésie:

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3- Conclusion

Les juifs anti-sionistes semblent avoir pris pour argent comptant l’idée marxiste qu’il faille abattre les nations et promouvoir un peuple planétaire métissé pour tous les individus. Ils n’ont pas compris que cette doctrine avait été réfléchie pour être exclusivement appliquée aux goyim. Dans un élan véritablement universaliste, ils refusent même aux leurs de conserver leur identité. Aveuglés par un dogme destructeur, ils veulent l’appliquer y compris aux membres de leur propre nation. Il ne luttent pas spécialement contre Israël, mais contre toute entité nationale, contre toute idée de peuple, d’ethnie, de race. On les apprécie pour leurs visions anti-sionistes, sans comprendre le véritable enjeux de leur pensée: si israël doit être abattu, c’est tout simplement parce que toute nation doit disparaître, y compris l’ultime bastion du peuple élu.

Enfin, sur l’anti-sionisme, il me semble que ce débat ne nous concerne pas vraiment et est importé sur notre territoire à nos dépends. Certes, nous ne pouvons pas rester indifférents devant les injustices commises dans cette partie du globe, mais enfin, notre priorité ne devrait-elle pas être les injustices commises envers notre propre peuple ?

Remarque, je n’ai abordé que le cas des juifs communisants, quand est-il des juifs orthodoxes pratiquants et anti-sionistes ? Je laisse la parole à frère Nathanael, qui explique son point de vue (que je partage entièrement).


Pour une critique positive – le vrai testament de Dominique Venner

Voilà le vrai testament politique que laissa Venner au début des années 60. Le texte est fortement influencé par les évènements du moment, à savoir, entre autre, la guerre d’Algérie. Si sur certains aspects il est daté, sur d’autres et par de nombreux aspect, ce texte est d’une actualité frappante. L’intégralité du texte peut être trouvé ici en fichier pdf. (C’est moi qui souligne dans le texte qui suit):

Venner

L’action entreprise depuis l’échec d’Avril 1961 [le « putsch des généraux« ] a mis en œuvre des moyens nouveaux. Elle a mobilisé un nombre accru de partisans et s’est résolument engagée dans la voie de la violence et de la clandestinité. Cette transformation des formes de lutte n’a cependant pas affecté des données de la méthode antérieurement appliquée. Elle est restée conforme aux caractéristiques des luttes « nationales », jalonnées d’actes de courage et d’échecs lamentables.

Lénine, prenant en 1917 les risques d’une défaite militaire afin de créer les conditions de la révolution bolchevique, ou encore Franco, marquant sa prise de commandement insurrectionnelle en 1936 par l’exécution de son propre cousin qui refusait de le suivre, sont deux exemples d’un comportement inverse de celui des « nationaux ». Par contre, le refus de porter réellement l’action en métropole le 22 avril 1961, comme le sanglante et inutile manifestation parisienne du 6 février 1934, sont typique de la mentalité « nationale ».

Défaut de conception

Les « nationaux » qui utilisèrent le mot « révolution » sans en connaître la signification, croient au « sursaut national » spontané ! Ils croient également que « l’armée bougera »… Confiants dans ces deux rêves irréalisables, considérés comme des remèdes-miracles, ils ne conçoivent pas la nécessité d’éduquer des partisans au moyen d’une doctrine juste expliquant les causes de la décadence occidentale, proposant une solution et servant de gouvernail à la pensée dans l’action. C’est pourquoi, ils se complaisent dans une série de maladies politiques qui sont responsables de leurs échecs. Confusion idéologique. Les « nationaux » s’attaquent aux effets du mal, pas à ses racines. Ils sont anticommunistes mais oublient que le capitalisme et les régimes libéraux sont les principaux artisans de la propagation du communisme. Ils étaient hostiles à la politique algérienne du gouvernement, mais oublient que cette politique était le produit d’un régime, de son idéologie, de ses intérêts, de ses maîtres réels financiers et technocrates, comme de ses structures politiques et économiques. Ils voulaient sauver l’Algérie française contre le régime, mais ils reprennent à leur compte ses principes et ses mythes. Imagine-t-on les premiers chrétiens adorant les idoles païennes et les communistes chantant les louanges du capitalisme ?

Conformisme

Tous les « nationaux » ont leur bon gaulliste, leur bon technocrate, leur bon ministre. Cédant à un vieux réflexe bourgeois, ils redoutent « l’aventure » et le « chaos ». Pour peu qu’un homme du régime agite le drapeau, ils lui donnent
leur confiance. Ils préfèrent le confort de l’aveuglement à la lucidité. Le sentimentalisme et l’esprit de clocher prennent toujours le pas sur le raisonnement politique. Dans l’espoir niais de satisfaire tout le monde, ils se refusent à prendre parti et ne satisfont personne.

Archaïsme

Faute d’imagination, les « nationaux » continuent à emboucher le clairon de Déroudèle qui n’ameute plus personne. Programme et slogans sont fixés dans le tricolore d’avant-guerre. De l’armée au pouvoir à l’anticommunisme négatif, en passant par la contre-révolution et le corporatisme, les « formules nationales » repoussent plus qu’elles ne séduisent. Cet arsenal politique date d’un demi-siècle. Il est sans prise sur notre peuple.

Défaut d’Organisation

Les raisons qui poussent les « nationaux » à nier la nécessité des idéesdans le combat politique, les poussent à nier la nécessité de l’organisation. Leur action est viciée par des tares qui expliquent tous leurs effondrements.

Opportunisme

Les notables « nationaux », parlementaires et autres, militaires et civile, sont opportunistes par ambition personnelle. Le prétexte généralement invoqué pour camoufler leur arrivisme est celui de l’ « habileté ». C’est au nom de l’habileté que les « nationaux » ont cautionné… le référendum de 1958, les entreprises de politiciens depuis lors. Derrière chacune de ces positions se dessinait la perspective d’un ruban, d’une sinécure ou d’une élection. Ils sentent le vent et savent se faire violents, voire même séditieux quand cela leur apparaît profitable. Leurs discours fracassants ne font peur à personne. Ils attaquent un  homme, un gouvernement et se gardent bien de toucher à l’essentiel et de s’en prendre au régime lui-même. L’Algérie fut un bon tremplin et une occasion de faire fortune grâce aux subsides généreusement dispensés, tandis que les militants devaient combattre les mains nues. Si le vent tourne, ils n’hésitent pas à trahir leur drapeau et leurs camarades. Le siège au parlement n’est pas un moyen mais une fin en soi ; il doit être conservé à tout prix. Les simples partisans, eux, sont opportunistes par défaut de doctrine et de formation. Ils se fient à la mine du beau parleur et aux impressions superficielles plutôt qu’à l’analyse politique des idées et des faits, ils sont voués à être dupés.

Mythomanie

La lecture des romans d’espionnage, les souvenirs de la résistance et autres services spéciaux, le récit des comploteurs, gaullistes et autres, plongent les « nationaux » dans une atmosphère de rêve permanent. Un bridge avec un général en retraite, un parlementaire ou un sergent de réserve devient une sombre et puissante conjuration. Pour peu que l’on recrute dix lycéens, on se prend pour Mussolini. Quand on se vante de commander à 5000 hommes structurés, c’est que l’on rassemble péniblement quelques centaines de fonds de tiroir. Si, par chance, ils reçoivent une circulaire d’une quelconque administration militaire, ils montrent l’enveloppe avec des airs de conspirateurs, des souris et des silences lourds de sous-entendus. Ils sont partisans de l’union autour d’eux et se répandent en amères reproches de sectarisme à l’encontre des militants qui se refusent à les prendre au sérieux. Les mêmes « nationaux » dans une période de véritables clandestins, se font arrêter avec des listes d’adresses et de documents, se mettent à table dès que la police lève la voix.

Terrorisme

La fausse analyse d’une situation, l’absence de doctrine et de formation qui poussent les uns vers l’opportunisme, jettent les autres dans la violence négative et le terrorisme. La mauvaise digestion des études par trop primaires, consacrées à certains aspects de la subversion communiste du F.L.N., a accru ce penchant. Les pétards sous les fenêtres des concierges n’ont pas apporté un seul partisan à l’Algérie française. Le terrorisme aveugle est le meilleur moyen pour se couper d’une population. C’est un acte désespéré. Autant l’action clandestine et l’utilisation calculée de la force peuvent être indispensables lorsqu’une nation n’a plus d’autres moyens pour rentrer dans son droit, et dans ce cas l’action vise à faire participer le peuple à la lutte, autant le terrorisme rejette celui qui l’emploi hors de la communauté populaire et le condamne à l’échec.

Anarchisme

Les « nationaux » qui admirent tant la discipline chez les autres sont, en pratique, de véritables anarchistes. Incapables de se situer à leur place dans la lutte, ils ont le goût de l’action désordonnée. Leur vanité les pousse aux actes individuels gratuits, leur cause dût-elle en pâtir. Ils ignorent la parole donnée et nul ne peut prévoir où les entraînera leur fantaisie. Ils suivent à la rigueur un chef de bande et s’épanouissent dans les petits clans. L’absence de référence idéologique commune accroît leur éparpillement et interdit leur unité.

Pour une nouvelle théorie révolutionnaire

Avant de songer à définir quoi que ce soit de constructif, cette critique des tares « nationales » est indispensable. Certains, par manque de maturité politique, pourront ne pas la comprendre. Ceux qui ont tiré les leçons de leur propre expérience en ont admis au contraire la nécessité. La révolution n’est pas l’acte de la violence qui parfois accompagne une destitution de pouvoir. Ce n’est pas non plus un simple changement d’institutions ou de clan politique. La révolution est moins la prise du pouvoir que son utilisation pour la construction de la nouvelle société. Cette tâche immense ne peut être envisagée dans le désordre des esprits et des actes. Elle nécessite un vaste outil de travail de préparation et de formation. Le combat « national » s’enlise dans des ornières vieilles d’un demi-siècle. Avant toute chose, une nouvelle théorie révolutionnaire doit être élaborée.

Il n’y a pas de révolution spontanée

Il est toujours possible d’agir, il est moins facile de réussir. Surtout dans une lutte révolutionnaire, combat à mort contre un adversaire tout-puissant, madré, expérimenté, qu’il faut combattre plus par les idées et l’astuce que par la force. Il est cependant fréquent d’entendre opposer l’action et la pensée. C’est croire à la spontanéité de l’action révolutionnaire. Et l’on cite comme exemple la révolution fasciste en Italie. On oublie qu’à la formation des « fascios » en 1915 Mussolini combattait depuis plus de douze ans comme agitateur et journaliste. On oublie surtout les conditions de la lutte en Italie après l’armistice de 1918 qui n’avaient rien à voir avec celles de la France d’aujourd’hui. En Italie comme dans d’autres Nations européennes, le pouvoir d’Etat était d’une extrême faiblesse, bien incapable d’imposer sa loi aux factions armées qui se disputaient le pays. L’Etat devait traiter tour à tour avec de véritables armées politiques. En octobre 1922, l’armée des « chemises noires » pesa un peu plus lourd et s’empara de l’Etat. Aujourd’hui, les « régimes libéraux » d’Occident sont caractérisés par une caste nombreuse de privilégiés, agents des groupes financiers, qui détiennent l’ensemble des leviers politiques, administratifs, économiques et sont unis par une étroite complicité. Ils s’appuient sur un gigantesque appareil administratif qui encadre rigoureusement la population, tout spécialement grâce aux réglementations sociales. Ils détiennent le monopole du pouvoir politique et du pouvoir économique. Ils contrôlent la presque totalité des moyens d’information et sont maîtres des esprits. Ils se défendent grâce à d’innombrables forces de police. Ils ont transformé les citoyens en moutons dociles. Seules, les oppositions fictives sont tolérées.

A la fin de la première guerre mondiale, la révolution communiste était une menace immédiate pour toute l’Europe. Le danger détermine toujours un mouvement de défense: les mouvements fascistes en profitèrent. Seule force capable de s’opposer à la violence des rouges, le fascisme reçut de puissants appuis et l’adhésion massive de partisans. Aujourd’hui, le « soir du grand soir », les soviets d’usine, les tchékas appartiennent au passé. Les communistes d’Occident se sont embourgeoisés, ils font partie du décor, ils sont les plus fermes défenseurs du régime. L’homme-au-couteau-entre-les-dents n’est plus le communiste mais l’activiste.

Quant à la Russie, les capitalistes y voient un nouveau marché. Au contraire de la première moitié du vingtième siècle, la satisfaction des besoins matériels élémentaires semble à portée de main de tous. Les soupes populaires, les grèves sauvages sont oubliées. Hormis quelques catégories minoritaires menacées, la grande masse des salariés est convaincus d’avoir plus à perdre qu’à gagner à vouloir arracher par la violence ce que les revendications pacifiques et le temps lui donneront inéluctablement. Le carcan des lois sociales et le chantage au crédit font le reste pour lui retirer toute combativité. Le sens de l’intérêt général, le courage civique et politique sont aujourd’hui le fait d’une très petite minorité, injuriée, dont on a limité systématiquement les moyens d’expression  égaux. Cela nous éloigne fort de l’Italie des années 20. Le génie personnel de Mussolini pouvait suffire à grouper une masse passionnée, disponible, et à conquérir un Etat incapable de se défendre. Telle n’est plus la situation en Europe et en France. Puisque la puissance appartient à l’adversaire, il faut une ruse supérieure. Puisque le « grand homme » (inexistant d’ailleurs) s’est par trop déprécié, il faut miser sur l’équipe. Qualité des combattants, combat méthodique et raisonné, direction collégiale, imposent : enseignement, doctrine.

Depuis 1947, l’armée française engagée à défendre les terroristes d’outremer, est victorieuse, sur le terrain et contrainte aux capitulations successives par l’ensemble des forces politiques et économiques qui constitue le régime. Il a fallu attendre le mois d’Avril 1961, quatorze années, pour qu’un nombre infime de cadres entrevoient leur véritable ennemi. Un ennemi qui se trouvait moins sur le terrain, sous l’aspect du Viet ou du fellagha, qu’en France même, dans les conseils d’administration, les banques, les salles de rédaction, les assemblées et les bureaux ministériels. Encore ce sentiment hostile à une mythique Métropole décadente qu’à la réalité du régime. Cette prise de conscience limitée fut sans lendemain.

Pour vaincre, il faut comprendre ce qu’est le régime, découvrir ses méthodes, débusquer ses complices, ceux qui se camouflent en patriotes. Il faut se déterminer les solutions positives qui permettront de construire la société de demain. Cela nécessite un total retour sur soi-même, une totale révision des vérités apprises, une conscience révolutionnaire.

La conscience révolutionnaire

Rien n’est moins spontané que la conscience révolutionnaire. Le révolutionnaire est entièrement conscient de la lutte engagée entre le Nationalisme, porteur des valeurs créatrices et spirituelles de l’Occident et le Matérialisme sous ses formes libérales ou marxistes. Il est libéré des préjugés des préjugés, des contre-vérités et des réflexes conditionnés par lesquels le régime se défend. L’éducation politique qui permet de s’en affranchir s’acquiert par expérience personnelle, bien sûr, mais surtout à l’aide de l’enseignement que seule l’étude permet de dégager. Sans cette éducation, l’homme le plus courageux, le plus audacieux, n’est plus qu’une marionnette manipulée par le régime. Au gré des circonstances celui-ci tire les ficelles qui régleront son comportement. Ficelle patriotique, anticommunisme aveugle, menace fasciste, légalisme, unité de l’armée, etc.. Par une propagande permanente à sens unique, à laquelle chacun est soumis dès l’enfance, le régime, sous ses multiples aspects, a progressivement intoxiqué les Français. Toutes les nations à direction démocratique en sont là. Tout esprit critique, toute pensée personnelle sont détruits. Il suffit que soient prononcés les mots-clefs pour déclencher le réflexe conditionné prévu et supprimer tout raisonnement. La spontanéité laisse subsister le réflexe conditionné. Elle ne conduit qu’à la révolte, si facile à désamorcer ou à détourner par quelques concessions de surface, quelque os à ronger ou quelques changements de décor. Ainsi fut-il maintes fois avec les Français d’Algérie, l’armée et les « nationaux ».

Devant un danger vital, il est possible de dresser un front de défense. La résistance à la fin de la dernière guerre et l’O.A.S. en sont des exemples. L’issue du combat était une question de vie ou de mort ; la lutte physique contre la force physique de l’adversaire visible peut être totale, sans pitié. A supposer que la révolte triomphe, dès que le péril semble conjuré, le front explose en multiples clans, tandis que la masse des partisans, n’ayant plus de raisons de combattre, retourne à ses tâches familières, se démobilise et confie de nouveau la cité sauvée à ceux qui l’avaient perdue. La France et l’Europe doivent accomplir leur révolution nationaliste pour survivre. Des changements superficiels n’atteindraient pas le mal. Rien ne sera fait tant que les germes du régime ne seront pas extirpés jusqu’à la dernière racine. Pour cela, il faut détruire son organisation politique, abattre ses idoles et ses dogmes, éliminer ses maîtres officiels et occultes, montrer au peuple combien on l’a trompé, exploité, souillé. Enfin, reconstruire. Non sur des constructions de papier mais sur une élite jeune et révolutionnaire, pénétré d’une nouvelle conception du monde. L’action qui doit imposer cette révolution peut-elle se concevoir sans la direction d’une doctrine révolutionnaire ? Certainement non. Comment s’opposer à un adversaire armé d’une dialectique éprouvée, riche d’une longue expérience, puissamment organisé, sans idéologie, sansméthode ?

Sans doctrine révolutionnaire, pas de révolution possible !

Même lorsqu’elle revêt des formes militaires, la lutte révolutionnaire est avant tout psychologique. Comment la conduire, comment convertir, enthousiasmer de nouveaux partisans sans une définition claire de l’idéologie nouvelle, sans doctrine ? Une doctrine comprise, non comme un ensemble d’abstractions, mais comme un gouvernail pour la pensée et l’action. Maintenir le moral offensif de ses propres partisans, communiquer ses convictions aux hésitants sont deux conditions indispensables au développement du Nationalisme. La preuve est faite que dans l’action ou en prison, quand la démoralisation guette, quand l’adversaire semble triompher, les militants éduqués, dont la pensée cohérente soutient la foi, ont une force de résistance supérieure.

Une nouvelle élaboration doctrinale est la seule réponse au fractionnement infini des activistes. Il n’y a pas à revenir sur la valeur unificatrice de l’action. Elle est évidente. Mais cette unification ne peut être durable et utile sans unification idéologique autour d’une doctrine juste. Le rédacteur de « France-Observateur », le fonctionnaire de la S.F.I.O., le communiste ont en commun une même idéologie : le marxisme. Leur référence doctrinale est donc la même, leur conception du monde est semblable. Les mots qu’ils emploient ont la même signification. Ils appartiennent à la même famille. Malgré leurs divisions profondes dans l’action, ils concourent tous à imposer la même idéologie. Il n’en va pas de même dans l’opposition nationale. Les activistes ne se reconnaissent pas d’ancêtres communs. Les uns sont fascisants, les autres maurassiens, certains se disent intégristes et chacune des catégories enferme maintes variantes. Leur seule unité est négative: anticommunisme, antigaullisme. Ils ne se comprennent pas entre eux. Les mots qu’ils emploient – révolution, contrerévolution, nationalisme, Europe, etc.. – ont des sens différents, voire opposés. Comment ne se heurteraient-ils pas ? Comment affirmeraient-ils une même idéologie ? L’unité révolutionnaire est impossible sans unité de doctrine.

L’oeuvre de Marx est immense, illisible et confuse. Il a fallu Lénine pour en tirer un corps de doctrine clair et pour transformer cet énorme fatras en arme efficace de guerre politique. Le Nationalisme a derrière lui son Marx collectif, tout aussi confus et inadapté que le compagnon d’Engels pouvait l’être pour la Russie de 1903. Il faut d’urgence faire de Lénine collectif. Le Nationalisme est héritier d’une pensée infiniment riche, mais trop diverse, incomplète et entachée d’archaïsme. Le temps est venu d’en faire la synthèse et de lui apporter les compléments, les correctifs imposés par l’éclosion de nouveaux problèmes. Telle étude documentée sur la Haute Finance, telle sur les Doctrines du Nationalisme, constituent d’excellentes approches qui répondent à ce besoin.

Les causes qui précipitèrent, à la fin du XIXème siècle, la naissance du Nationalisme en tant qu’idéologie politique (et non au sens étroit de la simple prise de conscience nationale), n’ont guère varié depuis lors. Le Nationalisme est né de la critique de la société libérale au XIXème siècle. Par la suite, il s’est opposé au marxisme, enfant naturel du libéralisme. Venant après les contre-encyclopédistes, après les positivistes, après Taine, Benan, dont une partie de l’enseignement subsiste dans le Nationalisme, Drumont et Barrès ont tracé les caractères permanents de cette idéologie à laquelle Charles Maurras, José-Antonio, Robert Brasillach, Alxis Carrel et tant d’autres en Europe, donnèrent la collaboration de leur génie propre. Fondé sur une conception héroïque de l’existence, le Nationalisme, qui est un retour aux sources de communauté populaire, entend créer de nouveaux rapports sociaux sur une base communautaire et bâtir un ordre politique sur la hiérarchie du mérite et de la valeur. Dépouillé de l’enveloppe étroite imposée par une époque, le Nationalisme est devenu une nouvelle philosophie politique. Européen dans ses conceptions et ses perspectives, il apporte une solution universelle aux problèmes posés à l’homme par la révolution technique.

Perspectives nationalistes

La passivité de l’opinion et la lâcheté des élites traditionnelles devant les évènements d’Algérie ont ouvert les yeux à tous les hommes capables de réflexion. Souvent au prix de révisions pénibles, de rupture avec leurs convictions passées, ils se regroupent autour d’une nouvelle définition du Nationalisme. Ce n’est pas le lieu ici de tenter un essai doctrinal. Etudes et confrontations seront nécessaires. Il est cependant possible de tracer les propositions fondamentales.

Critique du libéralisme et du marxisme

Le libéralisme a pu séduire, un temps, par une apparence de générosité. La réalité a dissipé ce rêve. Cette idée morte est aujourd’hui le camouflage de la dictature hypocrite du capitalisme international étendu sur toutes les démocraties d’Occident. L’oligarchie capitaliste est née à la fin du XVIIIème siècle. Les idées libérales qui se répandirent à l’époque en France servirent de justification aux intérêts conjugués de la haute aristocratie et l’argent pour s’opposer à l’autorité du pouvoir central qui les tenait depuis longtemps en lisière. Cette lutte des gros intérêts contre le pouvoir populaire (en l’espèce la monarchie française) se retrouve avec constance au cours des âges. Dans les sociétés organisées, une fois dépouillée l’enveloppe institutionnelle à forme monarchique ou républicaine qui cache la réalité, on discerne deux types principaux de pouvoir : le premier s’appuie sur le peuple pour contenir les gros intérêts, féodaux ou financiers, le second est aux mains des gros intérêts pour exploiter le peuple. Le premier s’identifie à la communauté populaire et devient le serviteur de son destin, le second assujettit la communauté populaire pour la seule satisfaction de ses appétits.

Les démocraties modernes, qui appartiennent au second type suivirent l’évolution du capitalisme dont elles n’étaient que l’émanation politique. Le capitalisme ayant perdu sa forme personnelle et nationale pour devenir financier et apatride, les démocraties passèrent sous le contrôle des groupes financiers internationaux. Les quelques divergences qui subsistaient entre ces derniers cessèrent dès qu’apparaît la menace d’un réveil populaire. Si le mensonge et la ruse où ils sont passés maître se révèlent insuffisants, ils emploient les armes les plus meurtrières, les contraintes les plus violentes. Ils n’ont jamais reculé devant le génocide, les bombardements atomiques, les camps de concentration, les tortures et le viol psychologique.

L’oligarchie capitaliste est indifférente au sort des communautés nationales. Son but est de satisfaire une insatiable volonté de puissance par la domination économique du monde. Les hommes et les civilisations se voient sacrifiées à ses desseins purement matérialistes qui rejoignent ceux des marxistes. Pour les technocrates comme pour les communistes, l’homme est un animal économique doté de deux fonctions : produire et consommer. Ce que ne mesure pas une règle à calcul est classé dans le superflu. Ce superflu doit donc être soumis à l’essentiel : le rendement économique. Les tendances individualistes, qui sont une gêne pour l’édification et l’application des plans, doivent disparaître. Dans les sociétés matérialistes il n’y a de place que pour les masses parfaitement dociles, homogènes [c’est-à-dire métissées], normalisées. Ceux qui n’acceptent pas le conditionnement des esprits et la castration de la masse sont affublés du nom de « fascistes ». Mettre en doute la sincérité des maîtres de l’opinion en démocratie ou relever les contradictions de la « ligne » en régime communiste, refuser de comparer la culture occidentale aux vagissements préhistoriques de la négritude ou à la décomposition morbide d’un certain modernisme, mépriser la « conscience universelle », sourire à l’évocation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sont les preuves d’un esprit malsain et rebelle. Rébellion qui conduit à l’élimination physique en régime communiste et à l’élimination sociale en régime libéral. Ainsi, l’un et l’autre détruisent-ils, avec l’individualisme créateur et l’enracinement populaire, l’essence même de l’homme et de sa communauté. Ils engagent l’humanité dans une impasse, dans la pire des régressions.

L’histoire des hommes n’est qu’un long effort pour s’affranchir des lois de la matière. L’extase mythique, l’art, la science, les règles éthiques sont autant de conquête de l’esprit et de la volonté humaine. La permanence de ces victoires a donné naissances aux civilisations. Créations arbitraires de la sensibilité, de l’intelligence et de l’énergie des peuples, les civilisations se développent et s’épurent pour autant qu’elles conservent leur pouvoir créateur. Les peuples qui leur ont donné naissance perdent la force de se défendre contre les assauts extérieurs, que disparaissent leurs vertus originelles, leur énergie vitale, et la civilisation disparaît à son tour dans l’anéantissement ou la décadence.

Tel est le terme logique où conduit l’exploitation de l’homme par la caste des technocrates ou par la « nouvelle classe dirigeante ». Ces deux forces, qui sont issues de la même philosophie. Libéralisme et marxisme ont pris des voies différentes qui les ont amenées à s’opposer mais qui conduisent aux mêmes résultats : l’asservissement des peuples préalablement trompés par les mythes démocratiques. La démocratie est le nouvel opium des peuples.

Un humanisme viril

Les peuples européens ont édifié une civilisation unique dans l’histoire. Son pouvoir créateur, malgré les millénaires, ne s’est pas tari. Ceux-là mêmes qui s’en déclarent ennemis reconnaissent implicitement son universalité. Entre un Orient traditionnel soumis aux règles métaphysiques et les nouvelles sociétés matérialistes, la civilisation européenne fait la synthèse des aspirations spirituelles et des nécessités matérielles. Alors que l’uniformité de la masse est proposée comme idéal partout dans le monde, elle exalte l’individualisme des forts, le triomphe de la qualité humaine sur la médiocrité. Elle résume en elle-même l’équilibre à établir comme solution aux bouleversements créés par la révolution technique dans la vie des hommes. Fondées sur les valeurs individuelles et communautaires, cette nouvelle harmonie peut être définie comme un humanisme viril. Nouvelle table des valeurs, cette humanisme viril rejette la fausse loi du nombre et veut plier la puissance de la technique et de l’économie à la volonté civilisatrice de l’homme européen. Celui-ci retrouvera sur une terre familière, au sein de sa lignée et dans la culture originale de son peuple, un monde à sa mesure. Il découvrira la signification de son existence dans l’accomplissement de son destin d’homme, dans la fidélité à un style de vie fondé sur l’éthique européenne de l’honneur.

L’éthique de l’honneur s’oppose à la morale d’esclave du matérialisme libéral ou marxiste. Elle affirme que la vie est un combat. Elle exalte la valeur du sacrifice. Elle croit au pouvoir de la volonté sur les évènements. Elle fonde sur la loyauté et la solidarité les rapports des hommes d’une même communauté. Elle confère au travail une grandeur en soi indépendante du profit. Elle retrouve le sens de la véritable dignité de l’homme non pas octroyée mais conquise par l’effort permanent. Elle développe chez l’homme européen la conscience de ses responsabilités par rapport à l’humanité dont il est l’ordonnateur naturel.

Un ordre vivant

La légitimité d’un pouvoir ne se résume pas à l’observation d’une loi écrite éminemment variable ou au consentement des masses obtenu par la contrainte psychologique des moyens publicitaires. Est légitime le pouvoir qui observe ledroit de la Nation, ses lois non écrites révélées par l’histoire. Est illégitime le pouvoir qui s’écarte du destin national et détruit les réalités nationales. Alors, la légitimité appartient à ceux qui luttent pour rétablir la Nation dans son droit. Minorité lucide, ceux-là forment l’élite révolutionnaire sur qui repose l’avenir. Le monde ne se plie pas à un système mais à une volonté. Ce n’est pas le système qu’il faut chercher mais la volonté. Certes, la structure même de l’Etat doit être pensée autour de quelques principes directeurs : l’autorité, la continuité, la puissance de conception se trouvent réunies dans une direction à forme collégiale ; celle-ci s’appuiesur un corps de cadres politiques hiérarchisés,assistés d’une véritable représentation populaire des professions et des communautés régionales aptes à délibérer de leurs problèmes propres. Mais il importe surtout de forger les hommes sur lesquels reposeront la communauté et l’avenir de la civilisation.

Ce ne sont ni les machines électroniques ni les savants qui décideront du sort de l’humanité. Les problèmes immenses que poseront les nouveaux développements techniques exigeront une élite politique appelée par vocation, douée d’une volonté d’airain au service d’une pleine conscience de sa mission historique. Cette écrasante responsabilité justifira qu’il lui soit demandé plus qu’aux autres hommes.

Cinq pour cent des individus, admettent les sociologues, sont profondément pervers, tarés, vicieux. A l’autre extrémité, on observe une même proportion d’hommes qui possèdent, naturellement et de façon développée, des qualités particulières d’énergie et d’abnégation qui les prédisposent à servir la communauté, donc à la diriger. Les démocraties qui instaurent le règne de la combine et de l’argent sont, en grande partie, dominées par les premiers. La révolution Nationaliste devra éliminer les premiers et imposer les seconds. La sélection et l’éducation, dès la jeunesse, de ces hommes d’élite serontparmi les premières préoccupations de la société nouvelle. Leur formation fouettera la vigueur de leur caractère, développera leur esprit de sacrifice, ouvrira leur intelligence aux disciplines intellectuelles. Maintenus dans la pureté originelle, non seulement par un engagement d’honneur mais par une règle stricte et particulière, ils formeront un ordre vivant constamment renouvelé dans le temps, mais toujours semblable dans son esprit. Ainsi, au pouvoir des manieurs d’argent sera substitué celui des croyants et des combattants.

Une économie organique

L’économie n’est pas une fin en soi. C’est un élément de la vie des sociétés, parmi les principaux, mais seulement un élément. Elle n’est pas la source ou l’explication des évolutions de l’humanité. Elle est un agent ou une conséquence. C’est dans la psychologie des peuples, dans leur énergie et leurs vertus politiques que se trouve l’explication de l’histoire. L’économie doit être soumise à la volonté politique. Que celle-ci disparaisse – ce qui est le propre des régimes libéraux – et les forces économiques débridées entraînent la société vers l’anarchie. Aussi le problème immense de l’économie s’inscrit-il naturellement dans la révolution Nationaliste. Ce serait revenir aux mortelles erreurs « nationales » que d’en nier l’importance ou de s’en débarrasser par un mot miracle aussi sujet à confusion et à contestation que celui de « corporatisme », par exemple. Le capitalisme a créé un monde artificiel où l’homme est inadapté. Par ailleurs, la communauté populaire est exploitée par une caste étroite qui monopolise tous les pouvoirs et tend à la suprématie internationale. Enfin, le capitalisme cache sous une débauche de mots nouveaux une conception anachronique dont l’économie supporte les conséquences. Ces critiques s’appliquent mot pour mot au communisme.

La solution à l’inadaptation de l’homme dans un monde qui n’est plus fait pour lui est, nous l’avons vu, un problème politique. Le développement technique et économique ne trouve pas en lui-même sa propre justification ; elle est dépendante de son utilisation. Au nouvel Etat d’assujettir l’économie à ses desseins, d’en faire l’outil d’un nouveau printemps européens. Créer des valeurs civilisatrices, forger les armes d’une nécessaire puissance, élever la qualité du peuple seront alors ses buts. C’est dans une totale transformation de la structure de l’entreprise (nous ne parlons ici que de l’entreprise à capital financier au assimilé, non de la petite entreprise familiale qui doit être préservée et où le problème ne se pose pas) et de l’organisation générale de l’économie réside le moyen de détruire le pouvoir exorbitant de la caste technocratique, de supprimer l’exploitation des travailleurs, d’établir une justice réelle, de retrouver la vérité économique et un fonctionnement sain.

En régime capitaliste comme en régime communiste, l’entreprise est la propriété exclusive du capital financier dans l’un, capital étatique dans l’autre. Pour les salariés, qu’ils soient cadres ou simples travailleurs, le résultat est le même : ils sont volés, les richesses produites par leur travail sont absorbées par le capital. Cette position favorisée donne au capital tous pouvoirs sur l’entreprise : direction, gestion, bien qu’ils soient extérieurs et tendent avant tout à réaliser un profit financier, parfois au détriment de la production et de l’entreprise elle-même. Le mot fameux de Proudhon trouve ici sa pleine signification : « la propriété, c’est le vol ! ». Supprimer l’appropriation est la solution juste qui donnera naissance à l’entreprise communautaire. Le capital prendra alors sa juste place d’élément de la production, à coté du travail. L’un et l’autre participeront, avec un pouvoir proportionnel à leur importance dans l’entreprise, à la désignation de la direction, à la gestion économique et au bénéfice des profits réels.

Cette révolution dans l’entreprise s’inscrira dans une organisation nouvelle de l’économie ayant pour base la profession et le cadre géographique régional. Supprimant les parasites et le pouvoir des financiers, elle créera un ensemble de corps intermédiaires. Ces nouvelles structures, capables de s’intégrer aisément dans l’Europe, ne peuvent trouver meilleure définition que celle d’ « économie organique ».

Une jeune Europe

La victoire américaine et soviétique de 1945 a mis un terme aux conflits des Nations européennes. La menace d’adversaires et de dangers communs, une évidente solidarité de sort dans les bons et les mauvais jours, des intérêts semblables ont développé le sentiment de l’unité. Ce sentiment est confirmé par le raisonnement. L’unité est indispensable à l’avenir des Nations européennes. Elles ont perdu la suprématie du nombre ; unies, elles retrouveraient celle de la civilisation, du génie créateur, du pouvoir d’organisation et de la puissance économique. Divisées, leurs territoires sont voués à l’invasion et leurs armées à la défaite ; unies, elles constitueraient une force invincible. Isolées, elles deviendront des satellites, avec la certitude de tomber, comme déjà une partie d’entre elles, sous la domination soviétique. La civilisation européenne serait systématiquement combattue et un point final serait mis à l’évolution de l’humanité. Unies, elles auront, au contraire, les moyens de s’imposer et d’assurer leur mission civilisatrice.

L’unité ne peut être le prolongement des organismes financiers et politiques institués dans l’après-guerre. Ils ont pour but d’étendre le pouvoir international de la technocratie qui en contrôle tous les rouages, et de préserver les privilèges politico-économiques qui se dissimulent derrière les panneaux réclames de la démocratie. Ces institutions apportent dès maintenant à l’échelle européenne les vices et les mots engendrés par le régime dans chacune des Nations et multipliés d’autant.

Au nom de l’Europe, le développement de ces institutions en accélère la décadence. L’unité ne peut signifier nivellement. L’uniformisation et le cosmopolitisme détruiraient l’Europe. Son unité s’édifiera autour des réalités nationales que chacun des peuples entend défendre : communauté historique, culture originale, attachement au sol. Vouloir limiter l’Europe à l’influence latine ou à celle du germanisme, ce serait maintenir sa division, voire développer une nouvelle hostilité. Mais surtout, ce serait nier la réalité européenne concrétisée par Rome et par l’époque médiévale dans une fusion de ses deux courants : continental et méditerranéen.

Imaginer l’Europe sous l’hégémonie d’une Nation serait recommencer un rêve sanglant dont l’histoire porte les traces récentes ; la diversité des langues et des origines n’est pas un obstacle ; nombreux sont les Etats multilingues et l’Empire romain, qui édifia la première unité européenne dans le respect des peuples rassemblés et de leurs cultures, se donna des Empereurs nés tant à Rome qu’en Gaule, en Illyrie ou en Espagne. L’Europe ne se borne pas à la limite artificielle du rideau de fer imposée par les vainqueurs de 1945. Elle englobe la totalité des Nations et des peuples européens. Penser à l’unité, c’est, en premier lieu, penser à la libération de toutes les Nations captives de l’Ukraine à l’Allemagne. Le destin de l’Europe est à l’Est : briser les chaînes, abattre la tyrannie soviétique, refouler la marée asiatique. Hors du bloc continental européen, les peuples et les Etats qui appartiennent à sa civilisation forment l’Occident. L’Europe en est l’âme. Sa complète solidarité s’affirmera notamment avec les centres occidentaux de l’Afrique. Ces positions sont les bases d’une nouvelle organisation du continent africain dont le sort est lié à celui de l’Europe. Dans la construction européenne, les peuples sous-développés trouveront un exemple et des solutions à leurs propres difficultés. Ce n’est pas de mendicité qu’ils ont besoin mais d’organisation.

L’Europe possède un corps incomparable de cadres spécialisés dans les questions d’outre-mer. Aucune autre puissance ne pourra rivaliser avec le talent d’organisation de ces cadres épaulés par le dynamisme européen réveillé. Ils sortiront ces peuples de la misère et de l’anarchie, ils les ramèneront à l’Occident. Ce ne sont pas les accords économiques qui unifieront l’Europe, mais l’adhésion de ses peuples au Nationalisme. Des obstacles qui paraissent insurmontables sont dus aux structures démocratiques. Une fois le régime balayé, ces faux problèmes disparaîtront d’eux-mêmes. Il est donc évident que, sans révolution, il n’y a pas d’unité européenne possible.

Le succès de la révolution dans une Nation d’Europe – et la France est la seule à réunir les conditions voulues – permettra une rapide extensions aux autres Nations. L’unité de deux Nations débarrassées du régime développera une telle force de séduction, un tel dynamisme que les vieux systèmes, le rideau de fer et les frontières s’effondreront. La première étape de l’unité sera politique et créera un seul Etat collégial à forme évolutive. Les autres étapes, militaires, économiques, suivront. Les mouvements Nationalistes d’Europe seront les agents de cette unité et le noyau du futur ordre vivant européen. Ainsi la jeune Europe, fondée sur une même civilisation, un même espace et un même destin, sera-t-elle le foyer actif de l’Occident et de l’ordre du monde. La jeunesse d’Europe aura de nouvelles cathédrales à construire et un nouvel empire à édifier.

L’organisation et l’action

La lutte menée autour des événements d’Algérie a montré que les « nationaux » pouvaient contribuer à créer une situation favorable. Mais la démonstration est également faite (sans remonter aux événements antérieurs à la seconde guerre mondiale) de leur totale impuissance à transformer une révolte populaire en révolution. L’embryon d’organisation nationaliste, malgré les efforts de ses militants, n’a pas grandi au rythme de la révolte spontanée. Ainsi, les conceptions « nationales » prévalurent-elle et la nouvelle résistance engagée dans des conditions politiques favorables après le 22 avril 1961, avec une abondance de partisans et de moyens, sombra dans le ridicule et le déshonneur. Cependant, cette période de lutte clandestine et de répression a forgé des combattants révolutionnaires, jeunes pour la plupart et les circonstances de l’effondrement ont déniaisé bon nombre de partisans qui faisaient confiance aux procédés « nationaux ». C’est pourquoi le Nationalisme trouvera demain les militants et les cadres qui lui firent défaut dans le passé.

La jeunesse française sera marquée pendant des années par les derniers combats menés pour la défense de l’intégrité du territoire national en Algérie. Ses meilleurs éléments y ont participé activement. Ils ont tout risqué, la torture, la prison, la mort. La condamnation des méthodes terroristes ne s’applique pas à eux qui furent des exécutants courageux et qui sont des exemples, mais aux chefs qui décidèrent de ces méthodes néfastes. La révolte de la Jeunesse contre une société sénile et hostile est une réalité. Personne n’avait prévu le raz-de-marée poujadiste de 1955 ni les révoltes paysannes de 1961. Malgré frigidaire et télévision, des hommes, par centaine de milliers, descendirent dans la rue. La malfaisance du régime suscitera dans l’avenir de nouvelles explosions populaires. Inorganisées, ces révoltes retomberaient comme les précédentes. Toute l’action doit donc avoir pour but d’introduire le levain dans la pâte. Le travail d’organisation, de pénétration, d’éducation populaire est toujours lent. Il faut se souvenir que tous les révolutionnaires du XXe siècle ont dû combattre longtemps avant de triompher. Lénine près de trente ans, Hitler treize ans, Mao-Tsé-Toung trentre-trois ans… Dans les difficultés de la lutte, la masse acquiert une conscience révolutionnaire, de nouveaux cadres surgissent, l’organisation se rôde et se renforce.

Le développement de l’action révolutionnaire n’est jamais progressif et harmonieux. Semblable à une ligne brisée, il est fait de succès partiels, d’échecs, de remontées, de nouvelles chutes, de stagnations apparentes. Tous les mouvements révolutionnaires ont connu des revers catastrophiques alors que la victoire semblait à portée de main : Bolcheviks en 1905, nationaux-socialistes en 1923, communistes chinois en 1927 et 1931. Leur réussite tint à leur faculté d’analyser les causes de ces échecs, d’en tirer les enseignements, de se corriger et de s’adapter aux nouvelles conditions de la lutte. Les bolcheviks abandonnèrent la seule illégalité pour conjurer les possibilités légales et illégales. Les nationaux-socialistes rejetèrent la voie insurrectionnelle pour entreprendre la conquête légale du pouvoir. Mao-Tsé-Toung laissa le prolétariat urbain et s’orienta vers les campagnes et la guérilla. L’action révolutionnaire, comme la guerre, obéit à des lois impératives. Les nationalistes doivent les rechercher à la lumière de leur propre expérience et les adapter à la nouvelle situation.

Des notables ou des militants

Pour un homme ou pour une idée ? L’électeur, le simple partisan, suivent une tête d’affiche, un nom connu, le sauveur d’un jour. Les « nationaux » aiment cette facilité. Troupeaux passifs, ils attendent tout de l’homme miracle. Même les petits groupes ont leur idole. L’immuable disparition du grand homme laisse des dupes aigris et découragés. Le Nationaliste n’a pas besoin de suiveurs mais de militants qui se définissent par rapport à sa doctrine, non par rapport à un homme. Ils ne combattent pas pour un pseudo-sauveur car le sauveur se trouve en eux. Ceux qui assument la direction de la lutte peuvent disparaître ou se tromper, la valeur de la cause ne s’en trouve pas atteinte, ils sont remplacés. Les militants se sacrifient pour leurs idées, non pour un homme.

L’organisation doit être la communauté des militants, non une propriété personnelle. Elle sera conduite par des responsables qui ne seront que les porte-paroles momentanés du Nationalisme. Les responsables dirigeront l’action des militants parce qu’ils seront révélés les plus aptes à servir l’Organisation, sans laquelle ils ne seraient rien. Le bluff et l’efficacité des sommes énormes recueillies pour l’Algérie Française furent englouties par les notables et les politiciens auxquelles elles furent confiées.

Quelques brochures, des conférences, des voyages, quelques affichages prétendirent justifier leur emploi. Avec ces moyens colossaux les notables n’ont rien fait. Pendant ce temps, des militants développaient une activité cohérente avec des moyens dérisoires que fournissaient leurs cotisations personnelles. Ils tinrent des réunions publiques, couvrirent le pays d’inscriptions, fabriquèrent des affiches à la main, déclenchèrent des actions spectaculaires à peu de frais, leurs ronéos tournèrent d’un bout à l’autre de la France. Ils firent beaucoup avec rien. C’est le propre du militant.

Les notables et la piétaille

Pour les notables qui dirigent les « nationaux », les militants appartiennent à une catégorie inférieure. Ils ne sont que la piétaille des luttes politiques. Ils font partie du matériel électoral. Ils sont les « billes » des éternels complots. Leur abnégation sert de marche-pied aux ambitions des arrivistes [allusions aux nouveaux cadres du FN ?].

Si les affaires tournent mal, les militants sont froidement abandonnés. L’Organisation Nationaliste écartera les notables. Ses membres et ses dirigeants seront des militants sortis, non des laboratoires électoraux ou d’officine à complots, mais du combat : les nuits d’affichage, les harangues en public, les coups, les réunions houleuses, les tracts tirés le soir sur une ronéo, distribués à l’aube, les arrestations, les interrogatoires, les sévices, la prison, les juges, les déceptions, les injures, l’indifférence, les échecs… Là, ce sont les plus tenaces, les plus dévoués, les plus conscients qui sont les premiers, là se forme l’élite révolutionnaire.

Union des « nationaux » ou organisation des révolutionnaires – Les ennemis camouflés

Nombre de politiciens, civils ou militaires, virent longtemps dans l’Algérie un tremplin pour leurs ambitions. Hommes du régime par intérêt et par formation, ils restèrent les ennemis jurés de la révolution. Ils furent d’autant plus aptes à la combattre qu’ils semblaient en être les partisans. Les gaullistes, jusqu’au 13 Mai, certains parlementaires, certains dirigeants par la suite, sont les illustrations du noyautage de la révolte par le régime.

L’un des comploteurs du 13 Mai, Léon Delbecque, expliqua sans vergogne cette méthode : « J’ai été l’organisateur du 13 Mai », déclarait-il le 6 juillet 1958 au congrès des Républicains Sociaux du Nord. « Aux fonctions que j’occupais, j’ai été sollicité pour participer à des complots dirigés bien souvent contre la République et le régime républicain, complots que connaissait la police, mais qu’elle était incapable d’empêcher. Je me suis occuper d’être au bon endroit, au bon moment, pour détourner vers le général de Gaulle le soulèvement qui devait se produire ». La direction de l’O.A.S. a regorgé de ces individus qui se sont « occupés d’être au bon endroit, au bon moment » pour engager la révolte dans une impasse. Si l’armée secrète avait pu détrôner de Gaulle, les mêmes auraient permis au régime de traverser cette crise sans encombre, comme au 13 Mai.

Ils sont habiles à utiliser la confusion née de buts apparemment semblables. Ils savent que les « nationaux », sans éducation politique, se laissent prendre au chantage à l’union et qu’ils ont un penchant coupable pour l’adversaire soi-disant repentant. C’est entrer dans leur jeu que de les accepter. Ce serait se faire leur complice que de se taire et de ne pas les dévoiler au peuple tout entier. Pas d’union avec les hommes du régime ! Ils doivent être dénoncés avec la dernière vigueur. A ce prix la masse cessera d’être trompée, les partisans perdront leur naïveté naturelle et deviendront des militants éduqués.

Zéro plus zéro

Zéro plus zéro, cela fait toujours zéro. L’addition des mythomanes, des comploteurs, des nostalgiques, des arrivistes, des « nationaux » donc, ne donnera jamais une force cohérente. Conserver l’espoir d’unir les incapables, c’est persévérer dans l’erreur. Les quelques éléments de valeur sont paralysés par les farfelus qui les entourent. Le jugement populaire ne s’y trompe pas. Aussi font-ils un mal considérable au Nationalisme avec lequel ils sont fréquemment confondus. Ils font fuir les éléments sains et tarissent tout recrutement de qualité. Avec eux, il ne peut être question d’union. Il faut, au contraire, proclamer les différences fondamentales qui les séparent du Nationalisme. Les farfelus doivent être impitoyablement écartés. A cette condition, il sera possible d’attirer des éléments neufs, des partisans efficaces.

Rassemblements et Comités d’Entente.

Même l’O.A.S. avec la dynamique de l’action, avec sa direction unique, ses moyens énormes, et un objectif commun essentiel, n’a pas réussi à fédérer en Métropole les partisans de l’Algérie Française. Comment penser que ce rêve pieux, aussi vieux que l’opposition nationale, pourrait se réaliser dans l’avenir avec des conditions infiniment moins valables ? Les rassemblements et les fronts ont un seul but : profiter à ceux qui les organisent ou les contrôlent. Le front populaire favorisera les communistes, comme le regroupement national servit Soustelle. Les autres participants sont des dupes. Proposés par les notables, les rassemblements et comités d’entente ont le plus souvent un but électoral. Ils procurent à bas prix des colleurs d’affiches, des équipes de service d’ordre ; ce sont d’excellentes pompes à finance. La période électorale close, le rassemblement est placé sous somnifère en attendant une nouvelle occasion d’exploiter l’inaltérable crédulité des « nationaux ».

A la première difficulté sérieuse, par exemple une décision à prendre sur un événement controversé, le front explose et chacun reprendre sa liberté. Le rêve a vécu. Le combat politique, tout comme la guerre, est faite de manœuvre : dissimulation, recul, offensive. Il nécessite une totale discipline et une direction unique capable de prendre instantanément des initiatives engageant l’ensemble des forces. Leur composition hétérogène et la diversité de conception de leurs dirigeants interdisent aux rassemblements de se plier à ces lois ; ils sont donc voués à l’opportunisme et à la désintégration.

Comment imaginer qu’un troupeau incohérent où dominent les bavards, les arrivistes et les farfelus, que minent les querelles clans et de personnes, soit capable de lutter contre la force supérieurement organisée du régime ? Il est vrai que tel n’est pas le but des notables « nationaux ». Cette forme d’action est définitivement condamnée par l’expérience. La tactique du front ne saurait être envisagée sans une puissante organisation Nationaliste capable de lui imprimer son élan et de lui imposer sa ligne politique.

Organisation monolithique et disciplinée

Le travail de ces dernières années fut accompli par de petites équipes, voire des isolés. Ces noyaux étaient composés de militants véritables, éduqués, sûrs, compétents. Avec des moyens infimes, mais de la ténacité et de l’imagination, ils furent les artisans de tous les succès partiels enregistrés dans la lutte.

La preuve est faite que cinq militants valent mieux que cinquante farfelus. La qualité des combattants, est, de loin, préférable à leur quantité. C’est autour d’une équipe minoritaire et efficace que la masse se rassemble, pas l’inverse. Que les mouvements révolutionnaires soient des minorités agissantes ne signifie évidemment pas que tous les groupes minoritaires soient, pour autant, révolutionnaires. C’est une excuse trop facile pour la médiocrité de certains. Les minorités agissantes ne sont pas des sectes stériles, elles sont en prise directe sur le peuple.

Destinée au combat, l’Organisation Nationaliste doit être une, monolithique et hiérarchisée. Elle sera formée par le groupement de tous les militants acquis au Nationalisme, dévoués et disciplinés. Leur âge, pas plus que leur milieu, n’a d’importance. Qu’ils soient étudiants ou paysans, ouvriers ou techniciens, ces militants seront dans tous les milieux les propagandistes et les organisateurs de la révolution.

Suivant les circonstances, leur action sera apparente ou non. Ses aspects lui permettront d’assurer la pénétration généralisée de l’Organisation Nationaliste, jusques et y compris dans les rouages du régime.

Complot ou action populaire – En retard d’une guerre

L’exemple des complots gaullistes, du terrorisme systématique du F.L.N. ou de l’I.R.A. en Irlande, a séduit nombre de « nationaux ». Il est plus facile de copier le passé que d’imaginer l’avenir. L’anachronisme en politique, comme dans le domaine militaire, est une certitude de défaite : on ne refait pas une guerre de position à l’époque des blindés. Certaines images ont causé le plus grand mal dans le passé. La guerre d’Espagne, l’insurrection nationale de 1936 autour de l’armée. Le 13 Mai et le pseudo-soulèvement militaire. L’appel aux soldats, cher aux « nationaux ».

L’armée française est l’une des composantes du régime ; ses chefs ont été soigneusement choisis pour leur soumission intéressée, ses cadres sont en majorité de simples fonctionnaires, mais pas l’armée avec un grand « A ». Celle là serait tout juste bonne à épauler une entreprise de replâtrage du régime. C’est par manque de confiance en soi et par refus de l’effort que les « nationaux » se sont déchargés de leur responsabilité sur l’espoir aveugle d’imaginaires complots militaires. C’est une lâcheté intellectuelle, une fausse excuse pour échapper aux patientes et difficiles tâches du militant.

Mille cadres révolutionnaires

Un consentement populaire, pas plus qu’une action de rue, n’est suffisant pour assurer le succès de la révolution dans une société techniquement développée. Pas de pouvoir sans le contrôle, par l’intérieur, des rouages techniques qui assurent le fonctionnement d’un Etat moderne. L’extrême complexité de la Haute-Administration, son pouvoir occulte, sa colonisation par la caste des technocrates, en font un monde à part, étanche et tout puissant. Seule la présence dans ces rouages de cadres révolutionnaires, même en nombre très limité permettra de la neutraliser et de la plier à la volonté nationaliste. Certains services publics d’intérêt vital pour le fonctionnement du pays, noyautés par les technocrates et les communistes, entrent dans le même cadre de préoccupations.

A ciel ouvert, porte-étendard du Nationalisme, le mouvement politique proprement dit aura pour tâche de parler publiquement au peuple et de le gagner. Il utilisera, suivant les nécessités de l’heure, tous les moyens légaux de propagande d’action. Bâti sur un corps hiérarchisé de cadres et de militants éduqués, organisés sur une base cellulaire, à la fois territoriale et professionnelle, il sollicitera des adhésions massives.

En liaison ouverte ou non avec le mouvement politique, des « bases » seront progressivement organisées. Comme cela fut expliqué plus haut, les « bases » ont pour but la prise en main et le contrôle d’un milieu déterminé par une action tant sociale que politique, les adversaires étant éliminés et les neutres absorbés. Ce travail pourra donner naissance à des associations diverses adaptées au milieu visé. Il reposera entièrement sur des cadres Nationalistes spécialisés et capables d’en assurer l’organisation.

Pénétration dans les rouages de l’Etat, mouvement politique, bases populaires seront les branches principales de l’Organisation Nationaliste. Elle sera donc bâtie sur un corps de cadres hiérarchisés, spécialisés, présents dans toutes les organisations sociales, rattachés à une direction centralisée à forme collégiale. L’organisation sera ainsi capable d’orchestrer la même campagne dans tout le pays et sous tous les aspects. Elle sera capable de manoeuvrer avec discipline et promptitude dans la bataille. Cadres et militants seront dans le peuple comme le levain dans la pâte. Mille cadres révolutionnaires d’élite donneront au Nationalisme la victoire.

A l’échelle de l’Occident – Un poumon extérieur

Pendant toute la période qui suivit le 22 Avril 1961, l’action en faveur de l’Algérie Française reçut un soutien permanent et actif de différents groupes à tendance Nationaliste d’Europe et même des Etats-Unis. Pour la première fois, une solidarité effective unit les Occidentaux par-dessus les frontières. Les moyens de propagande de ces groupes furent mobilisés afin d’appuyer l’action menée en France. Journaux, brochures, conférences, réunions, manifestations, comité de soutien adoptèrent un même mot d’ordre repris dans toutes les langues.

Plusieurs Nations devinrent, en quelque sorte, des poumons « extérieurs » de la résistance française, lui permettant de reprendre souffle. Des groupes de travail s’installèrent. L’hébergement des partisans traqués fut organisé. Le régime comprit le danger. Il intervint sur le plan diplomatique pour que cesse l’appui aux combattants français et pour que soient réprimés les actes de solidarité.

Solidarité et orchestration

Face au complot permanent des régimes libéraux et de l’organisation communiste internationale, les Nationalistes d’Occident doivent, non seulement persévérer dans cette voie, mais accroître l’action et perfectionner la méthode. Les militants d’une Nation Europe doivent trouver à l’extérieur de leurs frontières un support de propagande qui explique leur combat, exalte leur courage, dénonce la répression et les sévices dont ils sont victimes, éveille le sentiment d’un combat commun des peuples européens pour leur survie contre ceux qui veulent les asservir.

L’élargissement de ces initiatives doit permettre une véritable orchestration autour d’un thème central très simple : lutte contre le communisme et contre tout ceux qui le favorisent. Par des canaux très différents : presse, cercles d’étudiants, syndicats, parlementaires, mouvements politiques, association culturelles, anciens combattants, organisation de jeunes, comités d’intellectuels, une vigoureuse contre-attaque pourra être menée contre les entreprises soviétiques et ceux qui les appuient indirectement. Tel événement susceptible de démontrer la collusion du régime libéral et du communisme, tel autre capable de soulever l’indignation populaire, pourront être immédiatement montés en épingle, partout et au même moment. Un organisme coordinateur laissant à chacun sa liberté d’action devra recueillir les informations et les diffuser aux fins d’exploitation.

Un sang nouveau

L’entrée de la jeunesse dans le combat politique, l’influence des luttes menées en France, les problèmes neufs, ont accéléré le besoin d’une nouvelle définition de l’idéologie Nationaliste comme doctrine de la Jeune Europe. De nombreux contacts, des échanges d’idées, des conférences communes ont montré une convergence des conceptions chez tous les militants européens.

Les dernières années, qui sont une source incomparable d’enseignements pour les Nationalistes de France, apparaissent au même titre comme une expérience unique offerte aux Nationalistes d’Europe. Là se forge une méthode adaptée aux nouvelles conditions de lutte. Dans la critique positive entreprise par les militants français, les combattants européens trouveront les leçons qui guideront leur action.

Pour Commencer

Pour commencer, il faut créer les conditions d’une action nouvelle, populaire et résolument légale. Dans cette perspective, les dernières séquelles de l’O.A.S., qui sont désormais un atout puissant du régime, doivent être éliminées parce que néfastes. Il importe de développer partout et à tous les échelons la critique positive de l’action antérieure, de travailler collectivement à la nouvelle définition du Nationalisme. Il faut parler, écrire, s’expliquer, demander l’ouverture de la presse d’opposition nationale à ce travail. Toutes les occasions doivent être saisies et les travaux personnels doivent être inspirés par ce souci et ce besoin.

L’action de propagande doit être poursuivie afin de maintenir la présence et l’explication permanente du Nationalisme. Pleurer le passé ou pratiquer une politique de ressentiment serait allé à l’encontre du but poursuivi. La responsabilité de l’abandon de l’Algérie incombe, non au peuple trompé, mais au régime et aux politiciens (civils et militaires) qui dirigent le combat « national ». Parallèlement, il faut maintenir le contact avec tous les partisans sincères. Aider ceux qui sont éprouvés. Etre activement présents auprès de nos compatriotes réfugiés d’Algérie et ne pas laisser l’initiative aux seules forces du régime.

Cette période transitoire doit être mise à profit pour un travail en profondeur afin de préparer l’heure où les militants, autrefois dispersés, se réuniront afin de mettre sur pied l’Organisation Nationaliste, définir son programme et engager le fer. Non, les complots ne résolvent rien, ils sont néfastes. Les comploteurs ressemblent à ces vieilles filles qui se réunissent pour épancher leur bile et leurs sentiments venimeux. Comploteurs de salon ou terroristes, ils se coupent eux-mêmes de leurs compatriotes. Ils prennent une mentalité d’incompris, deviennent hargneux et le ressentiment les domine. Ils s’écartent ainsi définitivement du Nationalisme et de la victoire.

Le révolutionnarisme

Ce ne sont pas les moyens utilisés, mais les buts qui caractérisent une organisation révolutionnaire. Les moyens, eux, ne dépendent que des circonstances. Ainsi, le parti bolchevik usa de l’illégalité et de la violence, tandis que le parti national-socialiste, autre organisation révolutionnaire, utilisa les seuls moyens légaux pour conquérir le pouvoir. L’outrance dans l’expression, les promesse d’Apocalypse n’ont jamais fait avancer le Nationalisme d’un pas, au contraire. L’adversaire y trouve des arguments faciles, le peuple se détourne d’hommes qui se présentent comme des fous dangereux, les partisans se découragent ou se déforment à leur tour.

Le révolutionnarisme caricatural, dans les propos, les attitudes et l’action, est l’ennemi de la révolution. Ce sont surtout les jeunes éléments qui doivent s’en méfier. Revêtir un déguisement baptisé uniforme, confondre le sectarisme avec l’intransigeance, afficher une violence gratuite sont des pratiques qui relèvent de l’infantilisme. Certains y trouvent l’exaltation d’un romantisme morbide. La révolution n’est pas un bal costumé ni un exutoire pour mythomanes. L’action révolutionnaire n’est pas l’occasion de surenchère au purisme.

Des bases dans le peuple

L’action a pour but d’éclairer le peuple intoxiqué par la puissante propagande du régime, de lui proposer l’idéal nationaliste et de l’organiser pour vaincre. C’est pourquoi la priorité est à la propagande. Portant sur la masse, cette action doit être rigoureusement légale. Le travail dans le peuple n’est pas un privilège du communisme. Il nécessite seulement une méthode adaptée. Pénétration systématique et patiente, elle revêtira les aspects les plus variés. Le mécontentement des travailleurs d’une entreprise contre les syndicats officiels, la révolte des mal logés d’un quartier, la concentration des réfugiés d’Afrique du Nord dans un H.L.M., une ouverture dans une fédération locale d’exploitants agricoles, une corporation d’étudiants, le renouvellement des mandats d’une municipalité favorable, un centre d’instruction de l’armée, une école professionnelle, voilà au hasard autant d’occasions de constituer progressivement, avec persévérance et une parfaite adaptation au milieu, des « bases » nationalistes. L’instituteur, l’ingénieur, l’officier, le syndicaliste, militants Nationalistes, seront chacun dans leur milieu, les organisateurs possibles de ces « bases ».

L’organisation de telles bases en milieu populaire implique une spécialisation du travail et la concentration des efforts de tous sur les quelques points choisis après une analyse poussée des chances et des moyens à employer. Mieux vaut contrôler dans toute la France une seule entreprise, une seule municipalité, une seule faculté que de déployer une agitation généralisée sans prise sur la masse. Ces points forts du Nationalisme deviendront par l’exemple ses meilleurs atouts de propagande. Ils seront des écoles de militants et d’organisateurs qui, à leur tour, poursuivront le travail dans d’autres milieux.

C’est une action de longue haleine sans gloire et sans panache. C’est une action de fourmi. Mais, seule cette action se révélera efficace.

Artisanat ou efficacité – L’artisanat

A l’origine du combat Nationaliste, l’éparpillement des initiatives et la faiblesse des moyens initiaux avaient concentré sur un très petit nombre de militants la totalité des tâches. Ce qui était nécessaire lors d’une première étape devient catastrophique quand l’organisation se développe. Quelques hommes-orchestres sont écrasés par d’innombrables activités, toutes aussi nécessaires les unes que les autres. Autour d’eux, on prend l’habitude de s’en remettre à eux pour tout. De crainte de voir une tâche médiocrement exécutée par un nouveau titulaire, l’homme orchestre continue à tout faire par lui-même. L’esprit d’initiative disparaît et, avec lui, le goût de l’action. Des militants de valeur se voient relégués au rang de manœuvre ; ils perdent leur foi et leur dynamisme.

A ce stade artisanal, tout le monde doit savoir tout faire et personne n’est chargé en propre de rien. Les aptitudes personnelles des militants sont ignorées. Le travail artisanal entraîne une extraordinaire perte d’énergie et de qualité. Ainsi a-t-on vu un excellent journaliste économique, très introduit aux Etats-Unis, chargé de répartir des circulaires de l’O.A.S. dans les bureaux de poste. Il fut arrêté au cours d’une des ces opérations que de jeunes partisans, lycéens ou autres, auraient pu accomplir à sa place, alors que personne ne pouvait le remplacer dans sa spécialité où son utilité aurait dû apparaître évidente.

L’homme-orchestre débordé comme le militant inutilisé se rejoignent dans un même sentiment d’inefficacité et de dégoût. L’un et l’autre ont conscience de tourner dans le vide. Les militants éprouvés sont en nombre suffisant pour que la future Organisation Nationaliste se refuse au travail artisanal qui entraînerait son asphyxie.

Division du travail et centralisation

La variété des activités de l’Organisation, la diversité des milieux qu’elle doit pénétrer, le caractère à la fois apparent et non apparent de la lutte, imposent une division du travail qui doit aller, dans certains cas, jusqu’au cloisonnement. Ce fractionnement par branches d’activités confiées à des responsables éprouvés s’accompagne logiquement d’un commandement unique et centralisé au sommet.

A l’intérieur de chaque branche d’activité, la division du travail et la spécialisation des membres doivent être également pratiquées. Les organisations locales doivent pouvoir se consacrer avec le maximum d’efficacité à l’action, la centralisation et la spécialisation des tâches doivent leur en donner la possibilité. Pour prendre un exemple, celui de la propagande, capable de fournir rapidement un matériel adapté aux groupes locaux, que les initiatives artisanales impuissantes à lutter contre la propagande adverse.

Par ses militants, L’Organisation doit être présente partout, y compris chez l’adversaire. La présence de militants dans certains rouages économiques ou administratifs peut être d’une utilité infiniment supérieure à leur participation comme simples manoeuvres aux activités d’un groupe d’action. La lutte n’est pas une dans ses formes. C’est pourquoi la division du travail doit être également appliquée à l’échelon des organisations locales. Les membres doivent être des éléments actifs du travail commun, responsables de tâches précises et non de simples exécutants. A cette condition, des militants efficaces, des organisateurs, des cadres se formeront.


Que disait Churchill en 1920 ?

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Churchill… Aujourd’hui, Churchill a sa statue en Israël, (dont on voit dans cette vidéo toute sa soumission) et est célébré comme un authentique sioniste anti-nazi ayant façonné « l’image positive des juifs ». Pour comprendre son pragmatisme et son cynisme, il suffit de lire ce que Churchill écrivait sur ce qu’il pensait vraiment du peuple élu en 1920.

Illustrated Sunday Herald – February 8, 1920, page 5

Churchill b5d3321dfc50Traduction du texte par mes soins (que j’ai récupérer ici parmi d’autres infos):

« Certaines personnes aiment les Juifs et d’autres pas, mais une personne réfléchie ne peut douter du fait qu’ils sont sans aucun doute la plus formidable et la plus remarquable race que le monde ait jamais porté. Et il se pourrait bien que cette incroyable race soit, à l’heure actuelle, à l’œuvre pour produire un nouveau système philosophique de morale, aussi malveillant que le christianisme est bienveillant, qui, s’il n’est pas arrêté briserait définitivement tout ce que le christianisme a rendu possible. On pourrait presque croire que l’Évangile du Christ et l’Évangile de l’Antéchrist proviennent des mêmes personnes, et que cette race mystique et mystérieuse avait été choisi pour la manifestation suprême, à la fois du divin et le diabolique. Les juifs de nationalité russe, en dépit des troubles dans lesquels ils ont souffert, ont réussi à joué un rôle honorable et couronné de succès dans la vie nationale même de la Russie. En tant que banquiers et industriels, ils ont vigoureusement promu le développement des ressources économiques de la Russie, et ils n’étaient pas étrangers à la création de ces organisations remarquables que sont les sociétés coopératives russes. En politique, leur soutien a été donné, pour la plupart, à des mouvements libéraux et progressistes, et ils ont été parmi les plus ardents défenseurs de l’amitié avec la France et la Grande-Bretagne.
Les Juifs internationaux.

Dans une violente opposition à toute cette sphère de l’effort juif se sont levés les plans des juifs internationaux. Les partisans de cette sinistre confédération sont pour la plupart des hommes issus des populations malheureuses des pays où les Juifs furent persécutés à cause de leur race. La plupart, sinon la totalité, d’entre eux ont abandonné la foi de leurs ancêtres, et divorcé de leur esprit toutes les espérances spirituelles de l’autre monde. Ce mouvement parmi les Juifs n’est pas nouveau. Depuis l’époque de Spartacus-Weishaupt à celles de Karl Marx, jusqu’à Trotsky (Russie), Bela Kun (Hongrie), Rosa Luxembourg (Allemagne), et Emma Goldman (Etats-Unis), cette conspiration mondiale pour le renversement de la civilisation et pour la reconstitution d’une société sur la base de l’arrêt du développement, de la malveillance envieuse, et de l’égalité impossible, n’a cessé de croître. Cela a joué, comme l’a si bien montré l’écrivain moderne, Mme Webster, une partie définitivement évidente dans la tragédie de la Révolution française. Cette idéologie a été la cheville ouvrière de tous les mouvements subversifs durant le XIXe siècle, et maintenant, pour finir, cette bande de personnalités extraordinaires du monde de l’ombre des grandes villes d’Europe et d’Amérique a saisi le peuple russe par les cheveux de leur tête et sont devenus pratiquement les maîtres incontestés de cet énorme empire.
Juifs terroristes.

Aucuns besoin d’exagérer le rôle joué dans la création du bolchevisme et dans ce qui a amené la Révolution russe par ces juifs internationaux, athées la plupart. Ils ont eu très certainement un très grand rôle qui l’emporte probablement sur tous les autres. À l’exception notable de Lénine, la majorité des figures de proue sont juifs. En outre, la source d’inspiration principale et la puissance motrice provient des dirigeants juifs. Ainsi Tchitcherin, un Russe de souche, est éclipsé par Litvinoff son subordonné nominal, et l’influence des Russes comme Boukharine ou Lounatcharski ne peut être comparé avec le pouvoir de Trotsky, ou de Zinoviev, le dictateur de la Citadelle Rouge (Petrograd), ou de Krassine ou de Radek – tous des Juifs. Dans les institutions soviétiques la prédominance des Juifs est encore plus étonnante. Et l’important, si ce n’est le principal rôle dans le système de terrorisme appliqué par les Commissions extraordinaires pour combattre la contre-révolution a été prise par les Juifs, et dans certains cas notables par des Juives. On retrouve la même prédominance maléfique des Juifs durant la brève période de terreur au cours de laquelle Bela Kun a régné en Hongrie. Le même phénomène a été présenté en Allemagne (en particulier en Bavière), pour autant que cette folie a été autorisé à se nourrir de la prostration temporaire du peuple allemand. Bien que dans tous ces pays, il y a beaucoup de non-juifs en tous points aussi mauvais que le pire des révolutionnaires juifs, le rôle joué par celui-ci en proportion de leur nombre dans la population est étonnant.
« Protecteur des Juifs. »

Inutile de souligner le fait que les passions vengeresses les plus intenses ont été excitées au sein du peuple russe. Partout où l’autorité du général Dénikine pouvait s’exprimer, la protection a toujours été accordée à la population juive, et des efforts considérables ont été faits par ses officiers pour éviter les représailles et pour punir ceux qui en étaient coupables. Tant et si bien que la propagande de Petlurist contre le général Denikine le dénonça comme le protecteur des Juifs. Mesdames Healy, nièces de M. Tim Healy, concernant leurs expériences personnelles à Kief, déclarèrent qu’à leur connaissance et sur plus d’une occasion, les officiers qui avaient commis des infractions contre les juifs étaient réduits au statut de soldat du rang et envoyé hors de la ville vers le front. Mais les hordes de brigands par qui toute la vaste étendue de l’empire russe est en train de devenir infesté ne montrent aucune hésitation. Pour assouvir leur soif de sang et de vengeance au détriment de la population juive innocente chaque fois qu’une occasion se présente [Ce qui atteste la théorie que le petit peuple juif subie les représailles d’une population légitimement outrée, et devient ainsi l’étendard des martyres juifs brandit par ceux là même qui en sont indirectement la cause !]. Le brigand Makhno et les hordes de Petlioura et de Gregorieff, signalèrent tous leurs succès par les massacres les plus brutaux. Partout on trouva parmi les  population furieuses et frappées de stupeur une immonde révolte antisémite dans ses pires formes. Le fait que dans de nombreux cas les intérêts juifs et des lieux de culte juifs sont exclus par les bolcheviks dans leur hostilité universelle tend de plus en plus à associer la race juive en Russie avec les vilenies qui sont actuellement perpétrés.
Un foyer pour les Juifs.

Le sionisme offre la troisième sphère des conceptions politiques de la race juive. En contraste violent au communisme international. Le sionisme est déjà devenu un facteur dans les convulsions politiques de la Russie, comme une puissante influence concurrente dans les milieux bolcheviques avec le système communiste international. Rien ne pouvait être plus significatif que la fureur avec laquelle Trotsky a attaqué les sionistes en général, et le Dr Weissmann en particulier. La cruelle pertinence de son esprit ne lui laisse aucun doute sur le fait qu’un État communiste mondial sous la domination juive est directement contrarié et gêné par ce nouvel idéal, qui dirige les énergies et les espoirs des Juifs de tous les pays vers une solution plus simple, plus vraie: un objectif beaucoup plus réalisable. La lutte qui commence entre les sionistes et les juifs bolcheviques n’est pas moins d’une lutte pour l’âme du peuple juif.

Winton Churchill »

Remarque1 , Churchill considère que les juifs communistes se sont écartés du droit chemin en ayant « abandonné la foi de leurs ancêtres ». Churchill n’avait probablement pas lu le talmud

Remarque 2, à ce sujet, lire aussi « vive la révolution« , le témoignage d’une rescapée de la révolution russe.

Remarque 3, en 1920, la constitution d’un état hébreux pouvait paraître comme une opposition à la volonté d’une gouvernance globale soviétique entre des mains juives. Je ne suis pas sûr que ce soit toujours le cas. Dans Mein Kampf, Hitler fait par de son scepticisme vis-à-vis d’un tel état en imaginant qu’il pourrait facilement devenir la terre d’asile de toutes les crapules dont les actes auraient été dévoilées dans les nations du monde. Ce qui peut effectivement s’observer aujourd’hui. Néanmoins, il semble qu’il n’y est pas consensus dans la communauté à ce sujet. Le nombre croissant de juifs anti-sionistes est là pour en témoigner. Ils y voient, à juste titre, la dégradation dans le public goy de l’image juive… Kissinger ne déclara t-il pas que « Israël aura disparu dans 10 ans » ? Attali essaye d’ouvrir une nouvelle voie, en appelant de ses vœux l’institution de « Jérusalem comme capitale planétaire d’un gouvernement mondial« , c’est comme le dentifrice: deux en un.


CROSSblog – L’origine de la révolution de 1956 en Hongrie

[Le Blog d’Hervé Ryssen – le 18 novembre 2011]

Quelle est la cause de l’insurrection en Hongrie qui eu lieu en 1956. N’allez pas chercher sur wiki, évidemment cela n’y est pas. Tout le monde sait que la population en avait ras-le-derche de la dictature soviétique. Nous, à l’ouest, on a tous entendu parlé des tickets de rationnement et des magasins vides sans parler de la répression et de la police politique. Voici une version légèrement différente… tout est dans le « légèrement ». Je recopie ici un article paru le 18 novembre 2011 sur le blog d’Hervé Ryssen, pour vous faire une idée par vous même de la question. Je ne sais pas si c’est la même personne, mais il y a trois blog qui portent ce nom ici, et ici. Je reproduis donc l’article en question, c’est un peu hardcore, mais ça peut être intéressant de connaître le point de vue des interdits d’antenne.

« David Irving nous dit ce qu’il pense des juifs

David Irving, l’historien sans doute le plus célèbre d’Angleterre, explique ici que l’insurrection hongroise de 1956 était au début une révolte contre le pouvoir juif. Dans notre livre le Fanatisme juif (2007), nous avons comparé la version anglaise de son livre sur ce sujet (Uprising), avec la version française. Et il se trouve que le traducteur avait purement et simplement élagué les passages les plus explicites sur le rôle atroce joué par la PCI (petite communauté internationale) dans la tragédie de la Hongrie sous le joug du communisme. Question : à votre avis, comment se nommait ce traducteur ? »

Hongrie 1956, les origines censurées de… par Agent__001


La guerre d’Algérie – notre passé, notre avenir, l’échec de l’assimilation et le rôle de l’islam

I- En guise d’introduction

A quoi ressemble l’Algérie d’aujourd’hui ? Les côtes sont devenues des poubelles à ciel ouvert (non sans rappeler celles de Marseille). La circulation en ville est des plus chaotique, la mer est le cimetière de tous les détritus divers et variés, les gens vivent dans des taudis, bâtiments qui datent de l’Algérie française ! … et les hôpitaux ?! malgré la manne pétrolière, ils n’ont bénéficié d’aucune amélioration, c’est bien le contraire ! Depuis l’indépendance ils sont devenus le théâtre d’une horreur terrifiante, bienvenue en enfer !

Algérie poubelle

Cette vidéo se veut être la présentation élogieuse d’Oran en 2013. On y voit effectivement de beaux bâtiments (tous construits durant l’Algérie française). On y voit notamment au début les lions qui ornent la mairie d’Oran (et qui furent posés par mon arrière grand père !).

belle-ville-wahrannnn-lions-oran-big

Mais on y voit surtout le délabrement, l’abandon de l’infrastructure. Les rues sont juchés de détritus et si certains bâtiments sont bien entretenus, la majorité sont décrépis et dans un état si déplorables qu’ils se sont effondrés (4’34) ! Rien qu’à Oran, il y en a un paquet d’immeubles qui s’effondrent sur des gens passifs qui attendent que « l’état leur donnent des logements décents« , exemples: (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, etc. des effondrements en cascade !)

grosse merde

Les seules constructions neuves semblent être les écoles de formatage à la guerre sainte:

mosquée neuve et bâtiment délabré

mosquée neuve et bâtiment délabré

Vous pouvez comparer avec ce document, tourné dans les années 50 sur ce qu’était la ville d’Oran à l’époque de la France, avec son tramway et tous les bâtiments qui font la fierté des algériens d’aujourd’hui mais qui sont des produits français ou européens pour l’écrasante majorité. Les rues bien dressées, propres, vivantes, joyeuses et modernes (il faut savoir que les habitants ont possédé des toilettes et le tout-à-l’égout bien avant la plupart des grandes villes de métropole… et dont les mahométans ont hérité).

 

II- La France arrive au Maghreb

Tout d’abord, sans la France l’Algérie n’existerait pas. Petite rétrospective.

Je ne vais pas revenir sur les détails de la traite blanche ou noire dans les pays musulmans, d’autres l’ont fait beaucoup mieux que je ne saurais le faire et là n’est pas le sujet. Voir ici, ou , ou cette vidéo qui résume en dix minutes, ou encore ce très bon documentaire de la chaine histoire, ou encore le travail de Tidiane N’Diaye « un génocide voilé » sur la traite des noirs (qui elle émasculait les hommes et avortait les femmes), etc. Rappelons juste quelques faits.

Lorsque la France pose le pied en Afrique du Nord, le territoire appartient à l’empire hégémonique musulman de la Sublime Porte (Empire Ottoman) qui n’a cessé durant les siècles précédents de tenter de mettre l’Europe chrétienne à genoux après avoir conquis au prix d’une guerre sanglante toute l’Europe de l’est et une partie de l’Europe centrale. Sans l’arrivée de l’armée polonaise 150 ans plutôt, à Vienne, sur les ordres de Sobieski (qui laissait son pays sans protection pour fournir son aide tant il avait compris les risques désastreux pour la survie de la chrétienté), les soldats du dieu dispensant la miséricorde par le fil de l’épée auraient enfoncé l’Autriche et seraient arrivé aux portes de l’Allemagne… Les soldats viennois se sont défendu à 1 contre 15. Le 12 septembre 1683, il s’en est fallu de très très peu que Vienne subisse le sort de Constantinople. On retrouve la marque de fabrique : pillages, décapitations, mises en esclavages, villages incendiés, viols, massacres de femmes et d’enfants, trophées de têtes empalées… partout où elle passe (parfait exemple du visage de la religion d’amour lorsqu’elle est en position de force).

Empire ottoman en 1830

En 1830, l’Afrique du Nord sert toujours de base arrière pour les razzias que subissent les peuples européens (butins, esclavage, demandes de rançons) à tel point que les historiens considèrent (en présentant de nombreuses preuves) que le trafique des rançons étaient un apport majeur dans l’économie mahométane. A propos du dernier Dey d’Alger, Hussein, on peut lire:

« Il poursuit cependant les activités de piraterie en Méditerranée, principale ressource de la Régence d’Alger. »

Chaque ville européenne possédait un fond publique pour racheter ses citoyens tombés entre les mains mahométanes. Idéologiquement, l’objectif politique était toujours le même: fragiliser les populations européennes en vue d’une reprise des conquêtes telles qu’elles sont inscrites dans la tradition musulmane. Malgré leurs revers en Espagne, et la Reconquista, la doctrine est intransigeante: l’islam doit régner… par tous les moyens. Pragmatiquement, il s’agissait plutôt de suppléer un manque patent d’organisation et de production en vivant de manière parasitique. Dans le genre mafieux, le pouvoir de la Régence d’Alger imposait par exemple une taxe à tous les navires non mahométans qui voguaient en Méditerranée contre leur « protection ». En effet il fallait remplir les caisses. L’Afrique du Nord n’était qu’une tête de pont, les infra-structures étaient quasi inexistantes: les populations locales utilisaient encore les legs de la période romaine, notamment les aqueducs. Les seules constructions florissantes étaient les casernes militaires. Le pouvoir, comme dans la majeur partie des pays musulmans, ne peut imposer son règne que par les armes et la répression.

Lorsque la France arriva sur les lieux, les chiffres officiels indiquent que la population s’élevait à moins de 2 millions, chiffre par ailleurs très probablement surestimé comme le montre un extrait de « Aperçus historiques, statistiques et topographique sur l’état d’Alger (1830)« :

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On aurait donc plutôt à faire à une population ne dépassant pas quelques centaines de milliers d’individus tout au plus. Mais voyons plutôt comment vivaient les gens à cette époque.

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Toujours est-il que l’arrivée de la France en Afrique du Nord n’a rien à voir avec la volonté de faire cesser les razzias sur le territoire national, ni même de dispenser la « civilisation ». Non, l’origine de l’intervention de la France est d’origine bien plus pragmatique:

« En 1798, le gouvernement du Directoire achète du blé à la Régence d’Alger pour les besoins de l’expédition du général Bonaparte en Égypte. Le blé est financé par un emprunt de la France auprès de familles juives d’Alger. Celles-ci demandent une garantie du dey qui gouverne la ville.

En 1827, le dey d’Alger, Hussein, frappe «du manche de son chasse-mouches» le consul de France Deval, un affairiste qui refuse non sans insolence de s’engager sur le remboursement du prêt.

Le président du ministère français, Villèle, demande réparation au dey pour l’offense faite à son consul mais n’obtient aucun semblant d’excuse.

Confronté deux ans plus tard à la fronde des députés, le roi Charles X éprouve le besoin de restaurer au plus vite son image. C’est ainsi que, le 3 mars 1830, dans le discours du trône, il évoque pour la première fois l’idée d’une expédition punitive destinée à obtenir réparation de la dette ainsi qu’à détruire le repaire de corsaires installé dans la régence d’Alger et mettre fin à l’esclavage !

Le comte Louis de Bourmont, ministre de la Guerre dans le gouvernement Polignac, est nommé «Commandant en chef de l’expédition en Afrique»

Les journaux de l’opposition multiplient les critiques à l’égard de ce militaire sans envergure. «M. de Bourmont veut être maréchal : il mérite le bâton !» écrit Le Figaro (en définitive, il aura bien le bâton de maréchal à l’issue de l’expédition d’Alger !). Mais la flotte n’appareille pas moins de Toulon le 25 mai 1830 avec 453 navires, 83 pièces de siège, 27.000 marins et 37.000 soldats. »

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III- Une guerre d’indépendance d’origine religieuse

 

L’origine idéologique: l’islam

Sans revenir sur toutes les batailles et les meneurs d’hommes, je passe directement à la guerre d’Algérie. Le père fondateur du mouvement de sécession algérienne, Messali Hadj, considérait la révolte contre la France comme un devoir impérieux religieux. Il lança la première attaque idéologique… Ça commence toujours par les idées. Voilà en effet ce que dit Ben Bella (chef historique du FLN et premier président de l’Algérie) à son propos:

« Cette semence [celle de la révolte], c’est d’abord dans l’esprit de Sid el Hadj [Messali Hadj] qu’elle a germé avant tout autre. C’est en lui, du moins, que l’idée trouva le terreau qui la rendu féconde. […] Il était au milieu du naufrage d’abandons successifs, et c’est quand des pans entiers de nos espoirs se sont effondrés, où tout semblait fait pour toujours, que la main de Dieu posée sur nous, par la voix d’un homme, celle de Sid el Hadj, a fait naitre l’idée nationale […] un nationalisme hanté par nos croyances et irriguée par notre foi en Allah, irriguée par l’islam. »

Cela est fondamental pour comprendre l’échec de l’aventure française en Afrique du Nord. Après tout, les autochtones était, au début du moins, extrêmement minoritaires. La création d’une nation moderne, partie de rien ou presque, et malgré les morts de la conquête, aurait du nous attirer la reconnaissance d’un peuple qui grâce à la science française et à la création d’infrastructures explosa démographiquement pour atteindre 9 millions d’habitants en 1960.

Nous pourrions très bien imaginer qu’une telle peuplade se serait fondu harmonieusement dans la population française tout en gardant des traditions locales, tels que les basques, les bretons ou les alsaciens. Pourquoi pas ? D’ailleurs c’était l’avis d’une grande partie de la population locale au début du siècle dernier. Quelques centaines de milliers d’individus n’auraient pas menacé la balance raciale du peuple français: on est à 1 voir 2 ordres de grandeur inférieur à ce qu’est la population d’origine émigrée vivant aujourd’hui en France. Cela est d’autant plus vrai qu’une part non négligeable refusa la France et alla s’installer ailleurs réduisant d’autant les effectifs. Alors pourquoi cela n’a pas fonctionné ? Deux raisons, d’une part il aurait fallu soit chasser définitivement, soit adopter les populations locales en leur donnant la nationalité française et non pas créer un code de l’indigénat répugnant. Les demies-mesures sont toujours garanties d’échec, il faut tout donner ou tout prendre. D’autre part l’autre raison de cet échec est que l’islam est inassimilable.

Messali Hadj fonda le Pari du Peuple Algérien en 1937, soit 17 ans avant la création du FLN. Un autre penseur qui contribua à la mouvance séparatiste algérienne fut le cheick Ben Badis qui lança le slogan dans les années 1930 « l’Algérie est ma partie, l’islam est ma religion et l’arabe est ma langue« . Il s’agissait donc d’un refus frontal de devenir français. Il faut tout de même retenir que ces opinions étaient largement minoritaires à l’époque. La France ne s’y trompa point, la politique était l’enseignement du français et la mise en sourdine de l’islam (on se demande d’ailleurs dans quel objectif l’Europe aujourd’hui favorise l’apprentissage des langues régionales… mais c’est une autre histoire). Le même Ben Badis déclarait encore (en utilisant la syntaxe de Yoda):

« Le peuple algérien est musulman et à l’arabité il appartient. »

Comme le résume très bien Mohammed Harbi, l’islam est à la source de tous les mouvements sécessionnistes:

Mohamed HarbiQuoi de surprenant alors que l’on eut pu entendre des slogans tels que « N’katian N’sarra » (« Tuez les Chrétiens »).

 

La tactique du FLN

Le FLN d’essence socialiste et révolutionnaire récupéra ce mouvement religieux car ils y voyaient, à juste titre, une opportunité pour fédérer les foules et réclamer l’indépendance. C’est ainsi que le FLN fit scission avec le parti communiste (qui était à l’époque anti-religieux) pour utiliser l’islam comme une arme idéologique. Mais soyons clairs, la religion n’était aux yeux du FLN qu’un outil pour parvenir à leurs fins et justifier leurs ambitions. Le PPA de Messali Hadj fut évincé de la course à l’indépendance. Il s’en est d’ailleurs fallu de peu que les dirigeants du FLN ne suppriment purement et simplement Messali Hadj.

Telles sont les racines du mal actuel en Algérie: pour prendre le pouvoir, certains n’hésitèrent pas à souffler sur les braises d’une religion guerrière. C’est le jeu dangereux dont nous voyons aujourd’hui les dernières péripéties. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Le djihad sème toujours sur son chemin une ribambelle de cadavres, c’est encore plus vrai lorsqu’il s’attaque à une nation forte.

Ce documentaire relativement honnête (mais qui tait les racines idéologiques de l’insurrection) retrace les évènements de la guerre d’Algérie. Nulle n’est mon intention de nier les atrocités perpétrées par l’armée française. Je ferais néanmoins remarquer que lorsque l’on s’attaque à une nation forte, en égorgeant ses femmes et ses enfants, il ne faut pas s’attendre a recevoir des fleures… la répression fut sanglante et disproportionnée, faisant d’ailleurs le jeu des indépendantistes… mais il fallait malheureusement s’y attendre. Qui se souvient aujourd’hui de la véritable déclaration de guerre que fut « la Toussaint Rouge » le 1er novembre 1954 ?

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L’indépendance

On parle beaucoup des atrocités françaises, mais parle-t-on de ces français et de ces loyalistes lapidés, éventrés à la baïonnette, énuclés, ébouillantés vivants, promenés habillés en femmes, nez, oreilles, et lèvres coupés, émasculés, enterrés vivants dans la chaux ou même dans le ciment, brûlés vifs à l’essence, enterrés vivants la tête dépassant et recouverte de miel, crucifiés sur des portes, nus sous le fouet en traînant des charrues, les muscles arrachés avec des tenailles ?

Quoi qu’il en soit, les français qui ont fait ce pays ont du partir. On peut avoir un petit aperçu de leur départ dans le film « Le coup de sirocco« . Seul film, à ma connaissance, qui aborde légèrement le sujet…

Pour finir sur l’indépendance, et en violation des accords d’Evian, la réalité pour les français fut bien « la valise ou le cercueil », le 5 juillet 1962 à Oran c’est le bain de sang:

« Tous ces hommes armés agressent les Européens qu’ils rencontrent, dans un déchaînement meurtrier. C’est une véritable chasse à l’homme qui s’organise. Elle va mettre à feu et à sang de nombreux quartiers européens. Les hommes armés se ruent sur les immeubles, enfoncent les portes des appartements, ouvrent le feu dans les restaurants, arrêtent, enlèvent, égorgent, au hasard des rencontres. Des rafales de mitraillette balaient les terrasses des cafés, les porches, les voitures. Sur les atrocités commises, de nombreux témoignages se recoupent : exécutions sommaires d’Européens et de musulmans soupçonnés de leur avoir été favorables, scènes de lynchage (place d’Armes, boulevard de Sébastopol, place Karguentah, boulevard de l’Industrie, rue d’Arzew et ailleurs), actes de torture (pendaison, pendaison à un croc de boucher, mutilations, énucléations).« 

Sans oublier le massacre des harkis, abandonnés lâchement par la France et génocidés par leur coreligionnaires (images INA).

Aujourd’hui, le témoignage d’une française vivant en Algérie et ayant épousée un algérien est déplorable: « nous sommes responsables, nous français, de ce qui se passe en Algérie« . Il faudrait qu’elle comprenne que l’auto-flagellation n’attire aucune reconnaissance, c’est l’inverse, plus on donne plus on nous réclame et on fini par nous marcher dessus. Les commentaires laissés sur sa vidéo:

« pour quoi cette salle francaise et veunue dans notres pays degage »

« les francais faut tous les tuer »

devraient l’aider à réfléchir.

Enfin, je terminerais par cette lettre envoyée à Hollande au sujet de la repentance…

Hollande

Enfin, pour ceux qui ne connaissent pas la petite histoire, le drapeau algérien est une invention très récente, créé pour l’occasion. Cliquez sur le drapeau pour entendre le témoignage de celui qui le dessina pour la première fois.

Qui inventa le drapeau algérien ? la réponse au bout du click

Qui inventa le drapeau algérien ? la réponse au bout du click

 

IV- L’après Indépendance

Le témoignages de français restés en Algérie après l’indépendance et qui sonnent étrangement familiers avec ce que nous vivons en France est source d’enseignements:

« Alors que les principales villes étaient jusque là principalement peuplées d’européens […] les européens se sentent des étrangers […] c’était devenu une ville d’hommes, on ne voyait plus de femmes. […]  Les algériens musulmans avaient fondu sur les logements [abandonnés] Ma femme en a eu assez la première […] elle n’avait aucun plaisir à vivre, plus de cinémas, plus de bistrots, les poubelles étaient ramassées une fois de temps en temps. […] Des matériels et des stocks pillés, des commandes publiques restées impayées, une fiscalité arbitraire […] la dégradation de la qualité de l’enseignement. »

Bon, faisons du passé table rase et regardons un peu de qui s’est passé en Algérie depuis l’indépendance. Un très bon documentaire de France 5 (partie 1partie 2) nous renseigne sur la politique algérienne. Je passe sur le fiasco de Ben Bella qui s’est prit pour Staline en éliminant les uns après les autres les membres du politburo de son « régime révolutionnaire » algérien. Il ne fit pas long feu, le chef de l’armée, Boumédienne n’avait pas envie de passer à la casserole.

L’intermède Boumédienne

Boumédienne

Parmi toute la tripotée de truants et d’escocs parvenu au pouvoir, il n’y a que Houari Boumediène qui, du point de vue des intérêts du peuple algérien, obtient grâce à mes yeux. Grand réformateur et grand bienfaiteur du peuple algérien, c’était aussi un très mauvais démocrate (montrant une fois de plus que démocratie n’a jamais rimé avec bonne gestion). L’Algérie lui doit son âge d’or et le titre de vraie puissance dans le cortège des nations.

Il meurt étrangement d’une maladie foudroyante en décembre 1978 alors qu’on lui prêtait encore de belles années devant lui… Certains prétendent qu’il aurait été empoisonné au thallium, une pratique usitée notamment par le mossad. On le sait, les nations fortes et sociales qui défendent leurs intérêts ne sont pas du goût de la finance apatride… Boumédienne avait indéniablement l’étoffe d’un grand chef d’état.

Le pourrissement – mise en place de la stratégie oligarchique

Curieusement encore, et en accord avec l’idée que Boumédienne devait dégager pour laisser place à l’incurie, une des premières mesures de son successeur fut de libéraliser l’économie (et de s’en mettre au passage plein les fouilles de manière scandaleuse…) Jusque là tout est cohérent. Le temps de la pourriture et du délitement était venu pour les algériens… la fin de Boumédienne est donc signée (à mon avis). D’étranges personnes vont commencer à tourner dans l’ombre autour du pouvoir… le séfarade José Aboulker, ou encore Mokhtar Louhibi, réfugié en France et ayant ses entrées au CRIF… La politique algérienne devient une usine à gaz et le dépècement de son économie attire tous les vautours.

Ce qu’il y a d’intéressant avec le pourrissement des élites d’une nation musulmane c’est l’impact direct que cela a sur la population: le retour au désir de l’ordre et son corolaire: le fait religieux censé apporter toutes les réponses, en l’occurrence l’islamisme. De là à croire que l’un est fait pour produire l’autre… si y’a moyen de récupérer quelques sous au passage… c’est une hypothèse hasardeuse, mais qui sait… Comme les politiques corrompus ne voient souvent pas plus loin que le bout de leur porte-monnaie.

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Abdelaziz Belkhadem – Premier ministre (2006 – 2008)

« On a commencer à désosser l’appareil industriel qui existait du temps du président Boumedienne avec le saucissonnage des grandes entreprises industrielles du pays. »

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Abdelaziz RAHABI – Ambassadeur (1992 – 1998)

« Ce qu’il y a de plus grave, c’est que la corruption s’est généralisée et atteint tous les niveaux de l’Etat et de la société. »

Mais dans un premier temps, pour frustrer encore davantage la population musulmane qui est de nature conservatrice, il faut promouvoir les révoltes étudiantes décadentes entre les mains de manipulateurs professionnels. L’islam n’est pas composé de mous du genoux qui se sont fait vaticannisés II. Ainsi, dans la surenchère de la provocation, en terre par nature pas très tolérante, il y a eu un « mai 68 » algérien avec la révolte de 1980 et un soulèvement… étudiant (126 morts et 5000 blessés quand même).

Les revendications ? La démocratie, la fin du régime, la remise en question de la langue nationale et la promotion de la diversité. Autrement dit, la fin d’une nation forte. Les leaders de la contestation ? Deux exemples:

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Saïd Saadi (ici en bonne compagnie)
Leader du Printemps berbère – psychiatre de formation, social-démocrate, membre d’Amnesty International (organisation aux idéaux suspects)

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Khalida Toumi
Militante féministe – ministre de la culture (depuis 2004)
Elle défend les droits de l’homme, c’est-à-dire l’opposition à la souveraineté nationale qui doit restreindre nécessairement les libertés individuelles pour la sauvegarde de la cohésion nationale et des bonnes mœurs. (les droits-de-l’hommistes ont tendance à confondre liberté et licence)

La réponse du pouvoir aux abois.

Bien sûr, la suite est logique et prévisible (prévue ?). Le pouvoir corrompu se défend avec force contre une contestation qui devient violente. Où va-t-il chercher refuge ? Il n’y a pas 36 solutions, dans la pruderie et la bigoterie. C’est ainsi que  le code de la famille inspiré de la charia est institué en 1984.

A ce stade, le pouvoir corrompu et ses opposants droits-de-l’hommiste sont tous entre les mains de la matrice… ils sont aussi tous deux les poins jetables de l’histoire. Les opposants gauchistes sont de plus en plus perçus pour ce qu’ils sont: les promoteurs de la décadence, et la population se réfugie dans les jupons des intégristes, derniers remparts supposés de valeurs morales inattaquables. Ces derniers sourient humblement face aux militaires en attendant leur heure. C’est ainsi que le gouvernement pourri jusqu’à la moelle obéit aux ordres de la finance apatride en échange d’une vie de luxe.

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Redha Malek – Porte parole du FLN à Evian – premier ministre en 1993 (c’est une quenelle sur la photo ?)

« On était allé beaucoup trop à gauche [sous l’ère Boumédienne] et on a essayé d’encourager les islamistes pour faire un penchant à ce gauchisme qui était surtout parmi les jeunes et les étudiants, je crois qu’on a favorisé les mouvements islamistes. »

Favorisé ? C’est un euphémisme ! La gestion du culte, l’école et l’aide sociale gérée par le pouvoir corrompu est cédé aux islamistes qui peuvent dès lors commencer leur travail de propagande et de sape dans la population… dans le contexte d’un pays faisandée et endetté, d’aucuns leur prête une oreille attentive. Les islamistes sont d’autant plus encouragés par le gouvernement qu’ils soutiennent sans réserve la privatisation économique. L’effet est sans surprise et phénoménal. Le pouvoir qui prend des allures de monarchie décadente creuse sa propre tombe sous le regard bienveillant de la finance apatride. L’Algérie au milieu des années 80 est à genoux, le pourrissement est total sous les cris de Allah Akbar qui se multiplient. Certains se frottent les mains.

Le 5 octobre 1988: le peuple endoctriné et piétiné se soulève, portant dans ses bagages la charia et non pas une doctrine sociale et nationale (la seule qui peut la sauver). Tout ce qui représente l’autorité est saccagé et brûlé. De leur coté, les pourris s’accrochent pouvoir: meurtres, tortures.

Le 10 octobre 1988, les islamistes sentent que leur temps est venu. Quelle est la réaction du pouvoir ? Après avoir écrasé les socialistes décérébrés (bien fait pour leur gueule) écoutons le Général Khaled NEZZAR:

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Chef d’état major de l’armée (1988 – 1990) – ministre de la Défense (1990 – 1993)

« Et là, j’ai compris, il fallait faire attention et j’ai ordonné à tout le monde de ne pas tirer, de laisser passer. »

Les islamistes passeront, c’est ce qui a été décidé… Il avait reçu des ordres ? De qui ? Alors, peut être que les militaires finissent par piger la combine et se retournent contre les islamistes du FIS. Oui, mais c’est trop tard. Ce n’est qu’un épiphénomène dont on va bientôt connaître l’aboutissement, le fruit pourri est prêt à tomber, l’islam est dans la place. Tout cela me fait étonnement pensé à des évènements plus récents et l’étrange collusion entre le FMI est les « libérateurs » barbus de la Libye. C’est un peu la même ambiance.

 

V- Conclusion

Revenons un peu sur la trahison de De Gaulle et le bradage de l’Algérie. L’auto-détermination n’était pas une mauvaise idée, mais aurait due être réalisée bien plus tôt et surtout qu’elle aurait due être pleinement appliquée. A savoir que l’Algérie des mahométans aurait du revenir aux mahométans et l’Algérie développée aurait due revenir aux français qui ont bâti ce pays et l’on fait entrer dans le monde de la modernité. On aurait eut une partition du territoire, et chacun chez soit. Le droit à l’auto-détermination a été dévoyé et l’on a rapatrié plus d’un million d’individus en France dont les aïeux ont sué sang et eau pour construire ce pays – certains disent que c’est le plus grand déplacement de population civile du 20ème siècle. On aurait pu se contenter de conserver la région oranaise par exemple. Il y avait à l’époque 9 millions de mahométans pour 1 million d’européens. On aurait du donc céder 9/10 du territoire en accord avec les lois internationales. Les mahométans auraient probablement refusé et montré ainsi leur intransigeance et la réalité de leur idéologie, à savoir à terme l’extermination de tout ce qui n’est pas eux. Comme le dit à propos de la fuite des français, l’un des leaders de l’époque, le commandant Azzedine:

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« Ils sont partis [les français] parce que le voisin connaissait l’autre et la guerre a duré longtemps et elle était totale, elle était sans pitié. »

Il est à remarquer à ce sujet que la notion d’auto-détermination des peuples est toujours utilisée non pas comme on veut nous le faire croire, à savoir dans l’intérêt des peuples, mais dans l’intérêt de l’oligarchie apatride. A chaque fois qu’il s’agit de dépecer une nation, on fait appel à elle. Mais qu’une nation la demande pour rassembler son peuple, on la lui refuse. C’est d’ailleurs la cause première de la seconde guerre mondiale, puisque à l’époque on a refusé à Hitler l’auto-détermination des habitants de Dantzig (aujourd’hui Gdansk) alors peuplée à 95% d’allemands qui avaient été séparés de leur nation par les résolutions iniques issues de la fin de la première guerre mondiale. Hitler, profondément patriote ne pouvait l’accepter et laisser ses compatriotes subir l’injustice du joug d’une nation étrangère. Il fut acculé à reprendre ce qui revenait de droit au peuple allemand.

Terminons par une évidence qu’il est bon de rappeler. La France a occupé l’Afrique du Nord durant un peu plus d’un siècle et en a tiré trois états modernes (Tunisie – Algérie – Maroc). L’islam a colonisé l’Afrique du Nord durant 10 siècles et en a fait une terre de pleurs, d’injustices et sous-développée où les cultures pré-islamiques y sont systématiquement exterminées et foulées au pied. Pourtant il n’y a jamais eu de guerre d’indépendance des peuples face à l’invasion islamique. Pourquoi ? Parce qu’ils ont été convertis de force ou éradiqués. Finalement, c’est triste à dire, mais les colonisations qui ont réussies dans l’histoire sont celles de l’Amérique du Sud par l’Espagne et le Portugal, celle de l’Amérique du Nord par les anglo-saxons et celle d’une partie de l’Afrique et de l’Asie par les musulmans. A chaque fois, le succès de leur colonisation fut l’extermination des cultures ou carrément des populations locales. L’assimilation avec sa politique de développement et de main tendue n’a jamais fonctionné et ne fonctionnera jamais. Il n’y a pas de demies mesure pour réussir, soit on reste chez soit, soit on extermine l’autre. Personnellement, je préfère la première solution.

L’échec de l’aventure française en Afrique du nord n’est pas que de notre fait, loin s’en faut. L’islam est inassimilable, et se revendique comme tel. les populations locales ont gardé leurs manières de vivre et leur taux de natalité ne s’est jamais rapproché de celui des occidentaux. Hier contrebalancé par un taux de mortalité infantile élevé, nous les avons sorti du sous-développement à nos dépends. De manière à ce que l’histoire ne se répète pas, il est donc temps de mettre dehors les membres de cette secte et de faire payer au prix fort les apprentis sorciers pourvoyeurs de mufti-culturalisme, de dissolution des nations et qui font la promotion de l’islam partout où ils passent, Tunisie, Lybie, Egypte, Syrie… L’Algérie risque de connaître de violents rebondissement dans un avenir proche, nous devrions nous préparer.

Enfin, et se sera mon dernier mot, en guise d’avertissement n’oublions pas ce qu’ont fait subir à la population civile les « libérateurs » du fascisme italien venu d’Afrique du Nord, les fameux « goumiers » (lire le descriptif sous cette vidéo à voir absolument).


L’Europe telle qu’on nous la présentait il y a près de quarante ans: le ver était déjà dans le fruit

J’avais déjà écrit un long billet au sujet de la longue histoire de la trahison de nos élites européennes, depuis je suis tombé sur un document de 1978 qui résume tout à fait l’idéologie à l’œuvre depuis quarante ans maintenant. Petit décryptage:

Intro

L’auteure commence par une célébration de la culture européenne multi-millénaire depuis Athènes et Rome et… Jérusalem ! (Dans le texte, il faut comprendre Jérusalem comme le berceau de la culture chrétienne… bon, à l’époque l’Europe avançait à pas de loup, depuis les masques sont tombés).

Ensuite, l’auteure met l’accent sur ce qui rapproche chaque européen: l’appartenance à ce grand ensemble qu’est l’Europe. Pour l’instant, tout va bien. Mais le dévoiement arrive progressivement. Tout d’abord on nous parle des bienfaits de l’invasion barbare de l’empire romain (qui pourtant a contribué à sa chute !) en sous-entendant que de tels bienfaits pourraient être aujourd’hui les mêmes avec d’autres populations… C’est ainsi que nous est rapidement présenté le mythe de l’Andalous (je passe les détails dithyrambiques). Aujourd’hui on sait ce qu’il en est.
unEt de conclure par une énorme saloperie, pardonnez-moi l’expression: L’Europe n’a rien fait, mais s’est contenté de se laisser « enrichir » de l’extérieure.

trois
Nous sommes donc, aux yeux de l’Union Européenne, les éternels débiteurs des autres cultures. Finalement, l’idée que l’Europe n’est qu’un parasite qui n’a fait que prendre chez les autres n’est pas loin… D’ailleurs, la suite est logique: puisque nous devons tout aux autres, le « repliement nationaliste » est forcément délétère puisqu’il nous prive de notre enrichissement « historique »:

quatre
Magnifique, n’est-ce pas ? Voilà donc l’idéologie européenne dans toute sa splendeur. Quel dommage que les masses n’aient pas été informées proprement du projet européen. Y aurait-il un soucis au niveau de l’information et des médias ? Je n’ose y croire. Plus loin, l’auteure en vient même à glorifier l’Église (et donc le seul et l’unique Vatican II, évidemment) dans son rôle précurseur:

cinq
Il serait intéressant de connaître l’avis d’un catholique sur ce sujet. Pour ma part, Saint Benoit rêvait probablement d’une Europe catholique et non pas multi-confessionnelle et multi-ethnique… mais les voies de l’Union Européenne sont impénétrables…

Je passe tout un tas de blabla sur les langues européennes à propos desquelles le même schéma est appliqué avec des notions forts novatrice telles que « la multiple appartenance » ou encore « la multiple identité » (qui marque une certaine schizophrénie) ou bien « notre volonté de vivre dans les diversités les plus paradoxales mais unis (sic)« . Bref, l’union de la différence et la différence de l’union, à moins que se ne soit le contraire.

On a droit ensuite à un court descriptif (de quelques pages) de chacun des pays de l’Europe… Notons tout de même que pour la France, l’auteure parle de « races hétérogènes« . Il est vrai qu’en 1978 le politiquement correct ne s’était pas imposé, même à Bruxelles… Finalement, il retourne de toute cette prose que l’idée même de France est erronée car il n’y a en réalité aucune unité nationale et la France est bien plus une « Europe en miniature« . C’est bien le plan de l’Union Européenne que l’on retrouve là: promotion des régionalismes et éclatement des états comme cela est bien décrit dans l’ouvrage de Pierre Hillard.

Je vous laisse deviner ce qui est dis au sujet de l’Italie ou de l’Allemagne dont l’unité nationale est beaucoup plus récente… On l’a donc bien compris, quand il s’agit de l’Europe la culture rassemble les peuples, quand il s’agit des nations, c’est l’inverse. Comprenne qui pourra. L’Europe, c’est finalement un état qui s’ignore (mais un bon état, pas comme les ridicules et pitoyables états nationaux):
six
Magnifique prose soviétique qui renvoie les nations européennes au rang de « provinces« … Même aux USA, on parle là bas « d’États unis » c’est-à-dire d’une union des États que l’on nous refuse pourtant ici. D’ailleurs les USA ont un pouvoir central qui s’est renforcé outrageusement depuis le 11/9 faisant ressembler de plus en plus le « pays de la liberté » en « pays des soviets« . Il n’y avait en effet que les soviets pour parler des « provinces polonaises » ou « ukrainiennes » en lieu et place de « Pologne » ou « Ukraine » et en attendant de les désigner par un simple numéro ? L’éradication de toute fierté nationale à la racine. Dans le nouvel ensemble la France et l’Allemagne de l’Europe sont identiques à l’Auvergne et la Picardie, deux provinces d’un même Etat. Une reconstruction historique annihilant toute réalité et au pouvoir destructeur phénoménal. Enfin, on l’aura compris tant cela est martelé, défendre sa nation ne peut être que l’œuvre « d’aliénés ». Je trouve ensuite la confirmation de mes lignes fraichement écrites:

septFinalement, on en vient aux résolutions à prendre. Que faire pour promouvoir l’Europe d’un point de vue culturel ? La solution découle directement de ce qui vient d’être dit:
huit

Il faut donc accentuer l’aspect européen de toutes les cultures régionales et minimaliser (voir détruire ?) le sens national de la culture. Une question vient poindre dans mon esprit malade, comment peut-on parler du bienfait des différences et vouloir en même temps les niveler par un idéel technocratique commun ? C’est toujours le même paradoxe (que d’aucun évite de voir) la promotion de la diversité par l’uniformisation… et sa conclusion qui ne semble gêner personne: nous sommes tous différents donc nous sommes tous identiques. Quand le dogme de l’égalité sévit…

On remarquera au passage « qu’il faut unir« . On ne se pose pas la question, non, non, non, l’union est un impératif absolu, c’est une évidence point barre. Hors de l’union point de salut ! D’ailleurs, tout ce qui s’oppose à l’union est « mortel » ! Mortel pour qui ? Pour les technocrates qui pointent à 20 000 euros par mois… pas de conclusion hâtive, je vous prie ! Mais attention, il faut se dépêcher (de peur que les peuples ne s’aperçoivent de l’escroquerie ?):

neuf
Il faut donc se bouger les miches pour imposer ce « nouveau visage » à la société européenne et dont on sait aujourd’hui, près de quarante ans plus tard, à quoi il ressemble. C’est ainsi qu’un des moyens de détruire les cohésions nationales, pardon, je veux dire renforcer l’esprit européiste, c’est:

dix
On note au passage que l’attachement national est bénéfique lorsqu’il s’agit de migrants… Je crois qu’il n’y a rien à ajouter… Et d’enfoncer le clou, au cas où le message ne serait pas bien passé:

douze

Je remarque en passant la petite quenelle qu’on nous a glissé: l’Europe ne se ferait pas au bénéfice du Capital ? L’Europe ne se fait pas au bénéfice des nations (quel aveu!) c’est effectivement confirmé et de loin. Mais cela ne se ferait pas non plus au bénéfice du Capital ? Quelle bonne blague… C’était peut être une insertion pour rassurer les crypto-marxistes idiots utiles de l’Europe à l’époque ? Depuis, la ligne directrice de l’Europe c’est remboursement prioritaire des intérêts des dettes souveraines aux marchés financiers par des privatisations sans précédents. Voir cette vidéo magistrale où l’Europe aux ordres des marchés impose à la France l’abandon du CDI.

Pour finir, souvenez-vous de l’Europe au début des années 80… avant que toutes ces belles choses ne soient imposées de force aux gouvernements hypocritement consentants et financièrement intéressés… Voyez l’œuvre de destruction formidable dont cette idéologie a été le cheval de Troie tandis que partout ailleurs dans le monde et au même moment, les autres nations se sont renforcées (Chine, Inde, Brésil…). Décidément, merci l’Europe. De là à en conclure que tel était le véritable objectif…

Dans la logique de l’inversion accusatoire j’ai entendu la question suivante sur France Inter (sans rire): que faire pour que l’Europe cesse d’être le bouc-émissaire du mécontentement populaire ? Ma réponse : la dissoudre.

Cette conclusion du document est magnifique de réécriture historique de type soviétique. C’est vrai, il ne faut pas l’oublier, depuis Rome, l’Europe a vécu aux crochets des peuples du monde de manière parasitique jusqu’à la Renaissance… Une paille. Les racailles de banlieue ont bien intégré ce concept inculqué par l’UE… c’est peut être pour cela qu’ils doivent représenter l’homme idéal européen, c’est-à-dire la victime éternelle de l’Europe blanche parasite.

treize
L’Europe est donc la terre des hommes, de tous les hommes cela s’entend. Affirmer le contraire c’est être un élément décadent qu’il serait bon « d’éliminer« . L’auteure ne mentionne pas pourtant l’ouverture de camps pour de tels éléments, c’est regrettable, vous l’admettrez.

quatorze
Non, non, la main sur le cœur, nous a t-on promis, juré, craché, cela ne sera pas un melting-pot artificiel. On voit le résultat quarante ans plus tard. Il n’y a pas de lois pour mettre en prison de tels parjures ?

Petites citations pour la route:

Edmond de ROTHSCHILD,
dans la revue« Entreprise», du 18 juillet 1970 :

 « …une Europe politique fédérale où chaque individu s’identifiera à une province, que ce soit le Wurtemberg ou la Savoie, la Bretagne, l’Alsace-Lorraine ou le pays Wallon. Dansces conditions la structure qui doit disparaître, le verrou quidoit sauter, c’est la nation. »

Daniel COHN-BENDIT,
dans le journal «Le Monde», du 9 décembre 1975 :

« L’Europe pour moi, cela veut dire avant tout la liberté de circulation des idées, pour faire exploser les structures nationales et les vieux schémas. »

Bernard-Henri LÉVY,
dans le quotidien «France-Soir», du 24 avril 1979 :

« Je crois que les prochaines élections européennes ont un enjeu décisif. Bravo à tout ce qui peut contribuer à casser les mythologies réactionnaires de l’État-nation, du nationalisme cocardier, de la France du terroir, des binious et des folklores.»

Citations récupérées ici.

 

 

Mais cette idéologie vient encore de plus loin… Voir cette vidéo ARTE (et les quelques explications préalables)


Sur les bienfaits du communisme talmudo-maçonnique

J’avais déjà parlé de ce qui s’était passé durant la révolution bolchévique, dont le nombre de documents disponibles tant en librairies qu’en bibliothèques est incroyablement faible, pour ne pas dire la plupart du temps inexistants… alors qu’il s’agit d’une partie cruciale de l’histoire contemporaine. Voici un documentaire complètement sidérant où l’on découvre le réel mépris pour la vie humaine qui se cache derrière la belle fable du communisme. Attention, ça décoiffe. On y retrouve les caractéristiques de notre temps: l’irresponsabilité du pouvoir, les manœuvres qui engagent plusieurs milliers de personnes sur la seule base d’une idéologie, la totale impunité des responsables, le rôle de bourreau ou de victime distribué selon le hasard des évènements, la corruption et l’effacement totale de toute morale, de toute ordre, de toute organisation. L’anarchie, le chaos, la loi du plus fort, en un mot: la destruction de toute humanité. L’épitaphe étant: « en souvenir de toutes les victimes durant ces années d’incroyance ».

Quand Staline créa l’impensable: l’île aux cannibales:


Platon, ce facho…

Qu’il est bon de revenir aux sources. C’est une manière de ne pas perdre le nord dans une période totalement inverti du point de vue des valeurs. Il est d’ailleurs évident que nombre de penseurs et artistes reconnus pour leurs œuvres majeurs passées seraient aujourd’hui passés sous silence, surveillés, ou emprisonnés. Comme Jérome Bourbon l’écrivait justement dans Rivarol le 11 janvier,

La parole n’est pas libre, l’on ne peut plus dire la vérité sans craindre les foudres de la loi. L’on ne peut dénoncer fortement les méfaits de l’immigration de masse et du métissage sans risquer de contrevenir à la loi Pleven, l’on ne peut émettre des doutes sur la version officielle et obligatoire de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale sans subir les foudres de la loi Fabius-Gayssot, l’on ne peut manifester devant les cliniques qui pratiquent l’infanticide de masse sans être condamné au nom de la loi Neiertz qui crée un délit d’entrave à l’IVG. L’on ne peut s’exprimer librement sur la question juive, les races, les allogènes sans craindre les lois Pleven, Perben et Lellouche. Jamais nos dirigeants n’ont autant parlé de droits, de liberté et jamais dans les faits ils n’ont été aussi réduits. Même dans l’Union soviétique qui avait dépénalisé l’avortement dès 1920 (ce fut le premier pays au monde à le faire), jamais la famille n’a été attaquée comme elle l’est aujourd’hui en Occident.

Dans cette ambiance délétère, il est toujours intéressant de se souvenir de ce que pensaient les philosophes antiques, et quel était le consensus au sein des civilisations passées car, comme le dit l’adage, pour comprendre le présent et le futur, il faut apprendre le passé. Voici donc quelques citations qui proviennent du Politique de Platon et qui, étrangement, résonne en moi comme un rappel de ce que j’ai pu lire dans certains livres interdits.

le politique

« – Eh bien, est-il concevable que, dans une cité, la foule puisse acquérir cette science [politique] ?
– Comment le croire ?
– […] C’est en une seule personne, en deux ou en quelques unes tout au plus qu’il faut la chercher. »

Petite quenelle pour la démocratie, dont Churchill, qui avait ses heures de lucidité, avait osé dire:

« le meilleur argument contre la démocratie est un entretient de cinq minutes avec l’électeur moyen. »

En effet, qu’un homme éduqué qui cherche le bien commun (ce qui se fait rare) ait le même poids, par le vote, qu’un camé, ou un fan de Britney Spears est une politique promue dont l’objectif est suffisamment clair. Mais Platon continu de plus belle:

« Ce qui vaut le mieux, ce n’est pas que les lois prévalent, mais que prévale le roi qui est un homme réfléchi ».

C’est vrai que l’humanité a vécu sous le pouvoir royale depuis l’antiquité. Il y a peut être quelque chose d’intéressant à creuser là dedans. Je ne suis pas spécialiste, mais c’est tout de même un sujet intriguant, car la haine de la royauté est l’enfant de la révolution talmudo-maçonnique. Même Ardisson, avant de reprendre le droit chemin avait des choses intéressantes à dire. Platon, s’explique un peu plus loin:

« La loi ne pourrait jamais embrasser avec exactitude ce qui est le meilleur et le plus juste, pour tous au même instant et prescrire ainsi ce qui est le mieux. […] Cela interdit à toute technique de prendre un parti simple qui vaudrait, en quelque domaine que se soit pour tous les cas et pour toujours. »

« C’est à cela même que tend la loi, à la façon d’un homme sûr de lui et ignorant qui ne permettrait à personne de rien faire qui aille contre ses consignes et ne souffrirait non plus aucune question, et cela même s’il vient à quelqu’un une idée nouvelle qui vaille mieux que les consignes qu’il avait formulé. »

Ainsi, donc pour Platon, un homme qui fut élevé dans l’idée de vouer son existence au bien commun, qui ne peut subir aucune pression d’ordre médiatique ou financière doit pouvoir trancher et en dernier ressort avoir le pas sur les lois:

« les hommes qui sont en mesure d’exercer leur autorité peuvent réaliser une constitution droite, en faisant de leur propre technique [politique] une force plus puissante que les lois. »

« Exercer son autorité avec vertu et science, distillant comme il faut à tous ce qui leur revient en vertu de la justice et de la piété, et en se gardant de maltraiter, de tuer ou de faire du mal à qui il souhaitera en toute occasion. En fait s’il apparaissait un roi comme celui que nous décrivons, on l’accueillerait avec joie, et se comportant comme un capitaine de navire, il gouvernerait dans le bonheur la seule constitution dont la rectitude soit absolue. »

Et d’enfoncer le clou sur la démocratie:

« le gouvernement de la multitude [démocratie] est débile en tout et sans grande puissance non plus, ni pour le bien, ni pour le mal, si on le compare aux autres, parce que dans ce gouvernement l’autorité est émietté entre un grand nombre d’individu. »

Allez savoir maintenant, pourquoi nous faisons la promotion de la démocratie partout dans le monde à coup de bombes ?


Alain Soral – janvier 2013, la contre analyse

Je continue, après mes questions restées sans réponses (ou presque) que l’on peut lire ici ou. Parce que décidément, cher Soral, vos vidéos sont passionnantes à plus d’un titre, c’est d’ailleurs les seules vidéos vraiment intéressantes du web. Et puis, parler de vos vidéos c’est aussi parler de l’actualité, d’une pierre deux coups, c’est parfait. Vous savez, j’ai 20 ans de moins que vous, pourtant vous me faites vraiment penser à moi il y a 10 ans de cela… Voyons votre vidéo du mois de janvier 2013.

D’abord, bravo pour la pédagogie, on voit que vous ne vous adressez pas à des intellectuels. Je n’aurais pas votre patience pour tout expliquer comme vous le faites. C’est l’air des temps modernes.

canapé

1- Le bon Soral

  • Vous nous dites, sur l’euro

« L’oligarchie ne lâchera pas l’euro. »

Enfin quelqu’un qui a compris la manœuvre, je vous félicite ! Jusque là, seul Asselineau l’avait compris, tandis que partout, tout le monde parle de l’effondrement de l’euro… ce qui est impossible depuis que le MES à été entériné.

  • Vous nous dites sur Torreton,

« Phillipe Torreton est le con du mois »

Rien à ajouter

  • Vous nous dites sur Depardieu,

« Soutien à Depardieu, malgré tout »

J’applaudis. Même si vous parlez de « C’est assez Torreton dans l’esprit de piétiner des morts« … Depardieu appréciera.

  • Vous nous dites sur le mariage pour tous,

« Le mariage pour tous c’est intéressant parce que c’est quelque chose qui ne correspond pas à de l’électoralisme […] c’est vraiment une injonction de l’oligarchie mondialiste pour nous amener à une autre société, à marche forcée. »

Ça mange pas de pain, c’est vrai, tout le monde est d’accord ou presque, ça coute rien… on est d’accord. Soit dit en passant, le mariage pour tous ne se fait pas au nom de la liberté comme vous le dites, mais au nom de l’égalité… comme l’enseigne la franc-maçonnerie et comme le dit le nom de votre site web.

  • Vous nous dites sur la liberté à outrance,

« Le marquis de Sade a parfaitement compris ce qu’était la liberté poussée jusqu’au bout. »

Vraiment, c’est juste magnifique. Enfin quelqu’un qui reprend les analyse de la République de Platon sur la liberté promut comme licence. 100% d’accord.

  • Vous nous parlez de René Shérer

Merci, je connaissais pas… sa bio sur wiki vaut le coup d’œil.

  • Vous nous dites sur le CDI

« Le marché mondiale nous implique [impose ?] de déréguler encore plus et de flexibiliser encore plus sinon ça va être encore pire. »

Tout-à-fait, rien de nouveau sous le soleil. FORTUNE nous informe de cela depuis déjà plusieurs années (vous savez, ceux que vous appelez les « planqués du web« ).

  • Vous nous dites sur les syndicats

« Les syndicats font leur boulot de sociaux-traitres »

Là encore, c’est vrai… ça fait longtemps qu’on le sait, mais c’est bien de le dire. J’avais d’ailleurs écris un truc à ce sujet à propos de la réforme des retraites où il s’agissait de s’aligner sur les réformes ultra-libérales chinoises.

  • Vous nous dites sur le Mali,

Tout ce qui se passe en ce moment en Afrique Centrale, Mali mais aussi Soudan, Niger, etc. est la conséquence de la déstabilisation, de la destruction de la Lybie de Khadafi.

Que dire ? Je crois qu’on l’avait tous compris, je l’ai même entendu dire par des auditeurs de France Inter… Mais c’est toujours bien de le répéter. D’ailleurs, je l’avais dit à Khadafi: si tu sautes c’est parce que tu lutte contre l’islamisme. Dictateur, mais pas très futé quand même Mouhammar… Morsi l’a bien compris. Sur le fait que la déstabilisation de l’Afrique (où la France fait le sale boulot avant d’être mise à la porte) pour donner les pleins pouvoirs à l’empire dans l’espoir de contrebalancer la Chine, tout est juste. Cela a été révélé il y a déjà 6 ans par le général américain 4 étoile, Wesley Clark. Mais c’est bien cher Soral de relayer l’info.

  • Un très bon point, vous parlez de l’affaire Allègre, du gendarme Roussel et de Dominique Baudis. Dommage que vous n’ayez pas parlé du livre du gendarme Roussel. Voilà qui est fait:
Roussel

Cliquez pour commander

  • Vous nous parlez d’une montée en puissance de guerre locales larvées:

Ce qui va amener à une guerre mondiale de basse température […] qui est en dernière instance le salut de la banque.

Oui, c’est tout-à-fait vrai. On le sait depuis longtemps puisque la chute de la Yougoslavie fut le laboratoire de ce qui se passe ici. Pour s’en sortir, il faut lutter sur deux points: l’indépendance et l’esprit de corps du peuple français.

  • Vous nous dites sur Charlie Hebdo,

[l’effondrement du nombre de lecteurs des journaux] oblige par ailleurs les actionnaires majoritaires qui possèdent et Libé et Charlie Hebdo d’incendier eux-même les locaux de Charlie Hebdo, c’est pour ça qu’on trouvera jamais les incendiaires.

C’est une accusation grave que je n’ai vu nul part. Si c’est vrai, c’est énorme.

2- Le Soral qui veut le beurre et l’argent du beurre ou le deux poids deux mesures

  • Vous nous dites, sur les droits de l’homme

« Les droits de l’homme sont le fer de lance de l’impérialisme et du colonialisme […] ça c’est la gauche maçonnique […] C’est la négation des société différentes, des sociétés traditionnelles […] quand j’entends parler des droits de l’homme je sors mon révolver. »

Vous avez grandement raison. Mais sachez que les droits de l’homme c’est aussi l’abandon du droit du sang pour le droit du sol, c’est aussi l’intégration républicaine de tout être humain à la communauté nationale quelque soit sa race, sa culture et sa religion. Là aussi vous sortez votre révolver ? Étrangement, non, au contraire, puisque vous dites:

Je ne suis pas racialiste.

C’est votre choix. Sachez tout de même, vous qui vous prétendez le pourfendeur des sujets interdits qu’il s’agit là pourtant de l’ultime sujet tabou sine die de tout débat. Vous nous dites qu’avant la seconde guerre mondiale, comme le dit le CRIF lui-même, la majorité des gens étaient plutôt antisémites… c’était aussi vrai pour la question de la race. Je vous invite à ce propos de regarder ceci ou cela… Le droit du sol en découle directement et se trouve aussi être l’enfant des lumières et de la révolution française… Le tabou de la question est aussi entretenu par les mêmes pour promouvoir le métissage. Si vous y êtes opposé vous devriez être pour le droit du sang, mais non. Même chez Etienne Chouard, on soulève très légèrement la question: « Qui est le peuple ?« . Petites réflexions pas inintéressantes. Je citerais en outre JM Lepen:

Les apprentis sorciers qui ont le projet de détruire les nations pour construire le rêve cauchemardesque du village global, l’utopie d’un monde égalitaire [et réconcilié ?] mais où tout de même il y aurait des gens plus ou moins égaux, sans différence de races, mais il y en aurait quand même qui aurait le droit de se maintenir dans leur intégrité tandis que d’autre seraient vivement invité à se métisser.

On a compris le camp pour lequel vous avez pris position, cher Soral, celui des droits de l’homme métissé, quoi que vous en disiez. Au fait, Le Pen est donc « philosémite » ??? Pourquoi pas sioniste ? Je pouffe.

  • Vous nous dites à propos du Christ,

« Le christ est l’antisémite en chef »

Pourquoi pas. Mais vous nous dites aussi que le judaïsme est une religion post-chrétienté. Peut on être contre quelque chose qui n’existe pas encore ?

  • Vous nous dites, sur comment sortir de la crise par comparaison avec les années 30,

« Ça va faire grincer des dents quand on verra quel était le modèle économique qui a trouvé toutes les solutions pour sauver ce que ni le New Deal a réussi a sauver, ni la planification stalinienne, ni le front populaire français. […] Seule une révolution nationale-socialiste nous permettra de sortir de cette crise. »

Le National-socialisme a effectivement, en l’espace de quelques années, réussi un exploit considérable en sortant l’Allemagne des ténèbres économiques, en donnant de l’emploi à tous, et en fournissant des mesures de protections sociales exemplaires aux allemands qui avaient été placés sous la botte des élites financières cosmopolites après leur défaites de la première guerre mondiale. Pourtant, vous vous contredisez encore (le contraire aurait été surprenant) en disant,

« On connait très bien les solutions pour sortir de la crise: […] protectionnisme européen. »

Vous êtes donc europophile ?? Tout comme Jean-François Kahn, que vous considérez « relativement honnête » ? Ou peut être fédéraliste-socialiste, c’est-à-dire international (plusieurs nations) socialiste ? Cela existe déjà l’internationale socialisme vous savez, vous devriez y adhérer. J’en tombe des nues… car proposer un protectionnisme européen, c’est par opposition passer sous silence le protectionnisme national. Pourtant, la plus grosse concurrence au niveau de l’emploi provient bien des pays européens. Petit exemple parmi tant d’autres: Hausse de 60% des travailleurs européens en Auvergne payés au salaire portugais: 610 euros par mois. Merci l’Europe et vive le protectionnisme européen… surtout, cerise sur le gâteau, lorsque vous parlez de,

L’alliance impériale anti-nationaliste

C’est une auto-quenelle ? Un nouveau concept.

  • Vous nous dites que le processus de domination judéo talmudique prévoit:

« La destruction de Rome, c’est-à-dire la destruction de l’église catholique et de l’occident. »

les documents que vous présentez pour étayer cette affirmation sont très convaincants. Quel dommage que vous passiez sous silence la même volonté portée par l’islam, comme on a put le comprendre entre autre en France au Bourget par les membres de l’UOIF ou l’entendre ailleurs sur la télé égyptienne… Deux poids, deux mesures.

  • Vous nous dites sur la suppression du père Noël:

« Au nom de la laïcité il faudrait enlever les sapins de Noël […] et on voit un peu partout au moment de Noël des chandeliers à sept branches fleurir dans l’espace publique alors qu’on nous interdit les sapins […] pour fêter une fête religieuse qui s’appelle Hanouka. […] Il est scandaleux que des chandeliers à sept branches fleurissent dans l’espace publique. […] Dans l’espace publique c’est intolérable, c’est une atteinte aux droits de l’homme, c’est une atteinte  l’égalitarisme républicain… »

C’est vrai que la nation française ne reconnait aucun culte, vous avez tout-à-fait raison. Soit dit en passant, il y a donc les bons droits de l’homme et les mauvais droits de l’homme ? Un peu comme le bon chasseur et le mauvais chasseur ? Mais là encore, vous passez étrangement sous silence le fait que le président Hollande qui ne souhaite pas de joyeux Noël aux chrétiens, souhaite une bonne fin de Ramadan (Aïd-el-Fitr) aux musulmans… une volonté judéo-maçonnique peut être ? Et que pensez-vous pour la même occasion de la nuit du Ramadan financée par la mairie de Paris ? Vous nous dites,

« Chaque année, ils en demandent et en obtiennent un peu plus » (la preuve par l’image):

image1

Vous nous dites aussi,

« Au nom de la laïcité on a la prise du pouvoir du monde juif sur la France […] Et bientôt, on aura plus que des symboles juifs, et notre calendrier sera entièrement soumis à Pessah, Hanouka, Rosh hashana, etc. » (la preuve par l’image):

image2

Vous voyez, même Delanoé en donne a tout le monde, vous ne devriez pas en favoriser certains au détriment des autres, ça ne fait pas très « égalité et réconciliation ». Deux poids, deux mesures…

  • Vous nous parlez de « TOP journaliste »,

J’ai été sorti de manière malhonnête et trompeuse de ce palmarès alors que j’étais le premier et de très loin. […] Je vous intime l’ordre de me remettre dans votre palmarès.

Bon, j’ai failli sortir mon kleenex. Le monde est d’une rare injustice à votre encontre, je compatis.

3- Le Soral à coté de la plaque:

  • Vous nous dites, sur l’incohérence du système

Il y a une schizophrénie totale du système, ou le  système nous prend totalement pour des imbéciles, c’est qu’aujourd’hui ils combattent au Mali ce qu’il ont sponsorisé hier en Lybie et ce qu’ils sponsorisent encore en Syrie.

Oui, tout cela n’est que du bon sens. Mais c’est quoi déjà qu’ils ont sponsorisé en Lybie et en Syrie ? le bouddhisme ? « Mon travail c’est d’avoir une analyse cohérente« … Pourtant, vous reprenez exactement le même argument que les médias de masse (que vous prétendez être incohérents) puisque selon vous, il y a les bons (modérés) et les mauvais musulmans (salafisme-fucking). C’est dommage que les mauvais sont ceux qui appliquent le Coran à la lettre…

  • Vous nous dites, sur les conflits religieux

La manipualtion ethico-religieuse est de nous faire croire que c’est une guerre entre musulmans et non-musulmans.

Ça fait 1400 ans que l’islam rêve de conquérir Rome, ça n’est donc pas nouveau. Certes, il y a manipulation, mais pas celle que vous prétendez. L’islam est un outil qui est utilisé pour ce qu’il est, ni plus ni moins. Les islamistes sont armés pour qu’on les combattent, c’est indubitable. Mais à quoi servirait d’armer les adeptes d’une secte pacifique ? A rien. L’islam n’a pas été choisi par hasard, soyez en convaincu. Votre islamophilie cache quelque chose de plus profond…

  • Vous nous dites, sur la libanisation de la France

réconciliation nationale des shiites et des chrétiens pour ne pas tomber dans le piège et la manipulation sioniste […] Les libanais comprennent très bien ce qui se passe en France en ce moment, parce qu’on est en train de libaniser la France à toute force. On a créer des tensions ethnico-religieuse pour pouvoir contrôler la France en la déstabilisant et régner par le chaos. Nous sommes dans la période pré-75, où la tension monte et les imbéciles, les gens manipulés, les gens en colère, les gens naïfs vont au conflit ethnique sans se rendre compte que tout le monde à y perdre sauf ceux qui tirent les ficelles par derrière, alors qu’au Liban ils sont passés de l’autre coté, ils ont vécu ce déchirement, cette guerre civile, cet effondrement et ils essaient de ne pas retomber dans le piège, malgré les manipulations actuelles.

C’est une analyse très séduisante, mais malheureusement bien tronquée et assez pauvre. Il se trouve que j’ai la chance aussi de connaître quelques libanais… Ce qu’ils m’ont dit n’est pas tout à fait ce que vous nous expliquez. Tout d’abord, la situation du Liban est bien différente. Petit récapitulatif que vous devriez lire:

[source] Au moyen age, les minorités rejetées par l’islam de l’empire Ottoman se sont retrouvées au Liban. Elles y vivaient dans la bonne entente. On y trouve notamment les druzes – musulmans qui rejettent la charia et sont ainsi eux-même rejetés de beaucoup de musulmans (Les druzes se sont d’ailleurs opposés de longue date à l’impérialisme musulman des turks). On y trouvait aussi des grecs orthodoxes, des arméniens et les chrétiens maronites. Contrairement à la France, homogène religieusement, le Liban a donc été de longue date le creuset de minorités religieuses oppressées parce que tolérantes face à l’empire musulman turc intolérant. Les sunnites étaient eux, très largement minoritaires. Donc votre comparaison entre la France et le Liban est déjà bidonnée dès le départ.

A partir du milieu XVIIIème siècle, les maronites (chrétiens) possédaient une majorité démographique confortable, eux qui se prétendent d’ailleurs les descendants des phéniciens de l’antiquité (donc les autochtones), contrairement aux musulmans aux racines étrangères. La population était alors d’environ un peu plus de 60% de chrétiens pour un peu moins de 40% de musulmans.

Par la suite, le Liban eut un statut préférentiel, car l’oppression de l’impérialisme musulman turc (service militaire, taxes et impôts) s’allégea quelque peu grâce à l’appui des nations occidentales qui étaient à l’époque dans leur phase d’expansion coloniale. A la fin du XIXème siècle, les chrétiens représentent près de 80% de la population libanaise… C’est le début de la période faste pour laquelle on attribuera le nom de « Petite Suisse du Proche Orient » au Liban.

Ensuite le rapport de force n’a fait que s’inverser. En cause, l’immigration, et notamment celle qui a déferlé de Palestine après la création d’Israël, un peu comme celle qui a déferlé en Europe après L’Irak, le Kossovo et aujourd’hui la Lybie et la Syrie. Et puis, il y a aussi un différentiel important dans le taux de natalité (Une enquête de 1959 montre par exemple un taux de natalité de 125‰ pour les chrétiens et 210‰ pour les musulmans). Résultats des courses, aujourd’hui, le rapport de force s’est inversé: 40% de chrétiens et 60% de musulmans… Les musulmans ne sont d’ailleurs plus les druzes pour la grande majorité, mais les bons soldats sunnites et chiites de l’impérialisme islamique. De là à dire qu’il y a un lien de cause à effet avec la situation du Liban…

Pour finir, une fois n’est pas coutume, je laisserais la parole au Sénat (qui ne fait pas que de la merde). Juste pour montrer que ce qui se passe au Liban, vient surtout de l’immigration et en particulier de l’immigration musulmane… les libanais, ce qu’ils pensent c’est qu’on devrait surtout ne pas faire la même erreur qu’eux et faire un peu de ménage à la maison par la méthode du coup de balai (mais cela vous a probablement échappé lors de votre séjour au Liban).

La paupérisation de la société est aggravée par la présence accrue de travailleurs immigrés qui acceptent des rémunérations moins importantes que les Libanais (environ 100 dollars par mois).

La baisse de la fécondité aidant, notamment dans les communautés chrétiennes, le nombre des travailleurs immigrés peut être estimé à 800 000 personnes : des Syriens (en particulier pour des travaux agricoles) ou des Egyptiens, mais aussi des Srilankais ou des Philippins.

La population immigrée, qui ainsi représente près du cinquième des Libanais, est le produit d’un nomadisme professionnel, facilité par la perméabilité de la frontière syro-libanaise.

Pour l’essentiel, les flux migratoires ne sont pas maîtrisés, car, si la carte de travail est en principe requise, les contrôles de l’administration sont quasiment inexistants.

Terre de passage et d’invasion, le Liban est devenu un pays d’immigration où la présence massive de travailleurs syriens consolide l’interpénétration, l’osmose entre la Syrie et le Liban. Certains ont pu même parler de  » colonisation  » du Liban, dans la mesure où ces nouveaux arrivants auront la tentation de s’y installer définitivement.

Finalement, ce que vous dites, on l’entend tous les jours sur France Inter: Vous passez sous silence l’immigration musulmane incontrôlée en France comme au Liban et affirmez qu’il n’y a pas de problèmes entre l’islam et la civilisation occidentale, mais seulement entre les extrémistes de chaque bord… Soral, France Inter, même combat ? Pour l’anecdote, tapez « France Inter 99 » sur google.

  • A propos de votre pote, le général Michel Aoun à qui vous avez rendu visite

…celui qui tend la main à Nasrallah. Pour bien comprendre votre duplicité (ou votre ignorance), revenons sur un fait historique. Comme le dit Thierry Meyssan, Le meurtre du premier ministre libanais Harriri a été suivi de près par les israëliens. Son meurtre a été utilisé à l’époque, entre autre, pour renverser le gouvernement syrien (et maintenant l’Iran) en l’accusant d’être le commanditaire du meurtre… et en organisant une grand messe judiciaire internationale qui a lamentablement capotée en 2006. C’était le projet atlantico-sioniste. Or que dit Aoun ? Il prétend que se sont bien les syriens qui sont derrière le coup, comme un bon petit soldat sioniste.

Ce qui est drôle, c’est surtout durant la guerre contre l’Irak. Hafez el-Assad baisse son froc et s’allie aux ricains. Les ricains lui laissent les mains libres pour envahir le Liban… Aoun est exfiltré par la DGSE (on ne sacrifie pas un pion si précieux). Après 15 ans d’exil en France, sa carrière politique est terminée. Pourtant, il revient sur le devant de la scène. Commandité par qui ? Financé par qui ? Les mouvements de résistance, c’est un peu comme la carte cachée dans la manche du tricheur, il la sort au moment opportun. Aoun fonda le CPL en 1992 pour s’opposer à la Syrie. Comme toujours, les mouvements de résistances sont mis en sourdine jusqu’à ce que le système ait besoin d’eux… C’est ainsi qu’Aoun reprend du service en 2005 en s’alliant avec les anti-syriens… les pièces du puzzle s’emboitent, l’agenda est parfais. Vous, Soral, le grand stratège, vous n’y voyez rien ?

  • Maurice Gaudelier,vous ne comprenez pas ce que dit ce type ? C’est pourtant énorme:

« La loi efface père et mère pour mettre « parent », et cet englobant parent, c’est une abstraction […] le mot parent va non seulement effacer la différence des sexes, mais effacer la différence des générations, on évolue. »

C’est incroyable que vous n’ayez pas bondi à ces paroles ! C’est un pur exemple de novlangue ! Ce type pourrait jouer le rôle de Syme, l’ami de Winston Smith dans 1984. Le gars qui dans le roman d’Orwell, travaillait à la 11ème édition du dictionnaire novlangue dont l’objectif est de réduire le nombre de mots disponible… C’est exactement ce qu’il prétend faire ! Et puis, tout de même, je trouve Gaudelier beaucoup plus clair que vous lorsque vous dites que la vision des Lumières est,

« la négation de l’unité cosmique et de l’harmonie cosmique, la négation de la transcendance authentique »

Vous me faites pensez à la « liberté de pensée cosmique vers un nouvel age réminiscent« . En tout cas, merci vous m’avez fait bien rire.

  • Vous nous parlez de musulmans christianophiles,

« Jamais aucun musulman ne s’en ait prit au symboles chrétiens »

On ne vit pas sur la même planète, c’est sûr… Le web en est rempli, exemples en France ici, ou , ou encore ici, en Bosnie, en Lybie, en Arabie Saoudite… Encore des bouddhistes, très certainement.

  • Sur la réforme de l’islam – l’énorme bourde soralienne

Ce qu’il y a de marrant, c’est que vous n’aimez pas officiellement les musulmans qui suivent le coran à la lettre (salafiste-fucking), on pourrait croire que votre point de vue c’est qu’il y a des passages dans le coran qu’il faudrait donc abroger ou adoucir… (je n’y crois pas, à mon avis y’a pas grand chose à récupérer de cette religion, mais bon, pourquoi pas). Mais non, pour vous:

Les frères musulmans sont des réformateurs de l’islam, donc qui amène aussi au Vatican II de l’islam

Je vous est rarement vu dire quelque chose qui soit autant à coté de la plaque. Les frères musulmans promouvoir la réforme de l’islam ? J’en viendrais presque a ressentir un peu de pitié à votre égard. Sachez déjà que comme vous, Hassan al Banna, le fondateur des frères musulmans est un coraniste et se méfie des hadiths.

Retour historique: un des rares mouvement musulman qui a voulu mettre une petite dose de philosophie et de logique dans l’islam, les mutazilites, furent éliminés consciencieusement et leurs livres brûlés au moyen age… Ils voulaient un peu plus d’humanité dans l’islam, voilà ce qui leur en a couté. Faut dire aussi qu’à partir du moment où les musulmans ont eu le droit de penser, il y a eu pas mal d’apostasies. Il fallu vite faire machine arrière. Le mouvement théologique qui répondit au mutazilisme fut le ash’arisme… Pour eux le Coran n’a pas été créé, il est incréé et parfait. Il ne peut donc pas y avoir de réforme. Ils récusèrent aussi toute tentative intellectuelle humaine de pouvoir comprendre le monde. Or Hassan al Banna est un Ash’ari. Vous racontez donc n’importe quoi. Les frères musulmans n’ont jamais fait et ne ferons jamais la promotion de la moindre réforme en islam. Votre connaissance du sujet laisse vraiment à désirer.

En fait, les seuls à accuser, comme vous, les frères musulmans de bid’ah (c’est-à-dire d’innovation théologique) se sont les va-en-guerre jusqu’au boutisme qui n’acceptent pas de reconnaître la légitimité des urnes et qui pensent que l’on ne peut prendre le pouvoir que par les armes, c’est-à-dire les djihadistes. Soit dit en passant, les frères musulmans n’ont pas vraiment donné de garanties que la démocratie serait toujours d’actualité une fois au pouvoir… Vous avez donc, cher Soral, le même discours que les salafistes djihadistes sur ce point en accusant les frères musulmans de réformateurs. C’est plutôt intéressant. Mais ne vous inquiétez pas, la réforme de l’islam n’aura pas lieu, il sera toujours enseigné:

Ils aimeraient vous voir mécréants comme ils ont mécrus: alors vous seriez tous égaux ! [et réconcilié ? (sic)] Ne prenez donc pas d’alliés parmi eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le sentier d’Allah. Mais s’ils tournent le dos [ne jamais tourner le dos à un musulman]  saisissez-les alors, et tuez les où que vous les trouviez. Sourate An’Nisa, verset 89.

  • Vous nous parlez de l’institut du monde arabe et de son nouveau président: Jack Lang

Il devrait y avoir à la tête de l’institut du monde arabe, un arabisant musulman, c’est le minimum.

Tout d’abord, ne vous inquiétez pas, ça va venir des arabes musulmans à la tête d’institutions publiques. Hormis le fait que l’on s’en fout royal que Jack Lang soit à l’Institut du monde arabe (c’est toujours l’histoire la bande de copains judéo-maçonnique qui squattent le pouvoir et se refilent entre eux les postes juteux), ce qui est intéressant c’est plutôt votre silence quand aux ouvrages djihadistes en libre service et mis à disposition aux frais du contribuables à l’Institut du monde arabe. Voir par exemple, ici, , ici aussi ou encore là. Bon, on dira que c’est un oubli de votre part…

4- L’islamophobe du mois (soignez les tous !)

Je vais donc compléter votre rubrique « L’antisémite du mois » par le volet islam. C’est un peu comme avec le judaïsme, les plus grands penseurs bercés par l’islam sont souvent islamophobes. Cependant, bien souvent pour éviter de se faire lyncher, ils le gardent pour eux. Un peu comme Avérroès qui a du s’exiler, pas même pour avoir remis en cause la doctrine islamique, mais pour avoir fait la part belle à la philosophie. Soral, vous nous dites que,

« On ne peut pas être juif et philosophe, il faut choisir »

En islam, c’est pareil. Voilà donc ce que pensait quelques personnes dont le point de vue peut être intéressant de connaître,

Churchill, premier ministre anglais durant la seconde guerre mondiale:

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« Combien effrayantes sont les malédictions que le mahométanisme fait reposer sur ses fidèles ! Outre la frénésie fanatique, qui est aussi dangereuse pour l’homme que la peur de l’eau pour le chien, on y trouve une terrible apathie fataliste.
Les effets sont patents dans certains pays. Habitudes imprévoyantes, systèmes agricoles aberrants, lenteur des méthodes commerciales, et insécurité de la propriété se retrouvent partout où les adeptes du Prophète gouvernent ou vivent.
Un sensualisme avilissant dépouille la vie de sa grâce et de sa distinction, ensuite de sa dignité et de sa sainteté. Le fait que dans la loi mahométane toute femme, qu’elle soit enfant, épouse ou concubine doive appartenir à un homme comme son entière propriété, ne fait que repousser l’extinction totale de l’esclavage au jour où l’Islam aura cessé d’être un pouvoir important parmi les hommes.
Certains musulmans peuvent montrer de splendides qualités, mais l’influence de la religion paralyse le développement social de ceux qui la suivent. Aucune force aussi rétrograde n’existe dans le monde.
Loin d’être moribond le mahométanisme est une foi militante et prosélyte. Il s’est déjà répandu partout en Afrique centrale, attirant de courageux guerriers pour chaque avancée et partout où la chrétienté n’est pas protégée par les armes puissantes de la science, science contre laquelle elle a vainement luttée, la civilisation de l’Europe moderne peut s’écrouler, comme s’est écroulée la civilisation de la Rome antique. »

Omar Khayyam, savant et poète persan de renommée internationale et apprécié pour sa verve et sa libre pensée qui a vécu entre le IXème et Xème siècle.

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« Referme ton Coran. Pense et regarde librement le ciel et la terre. »

Difficile de dire plus sans se faire lapider en terre musulmane.

Gustav Flaubert, un des plus grand écrivain français avec Hugo, Balzac et Zola au XIXème siècle.

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« Je demande, au nom de l’humanité, à ce qu’on broie la Pierre-Noire, pour en jeter les cendres au vent, à ce qu’on détruise la Mecque, et que l’on souille la tombe de Mahomet. Ce serait le moyen de démoraliser le Fanatisme. »

Charles Maurras, dont Égalité et Réconciliation fait l’hommage:

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« Cette mosquée en plein Paris ne me dit rien de bon (…) s’il y a un réveil de l’Islam, et je ne crois pas que l’on puisse en douter, un trophée de la foi coranique sur cette colline Sainte-Geneviève où tous les plus grands docteurs de la chrétienté enseignèrent contre l’islam représente plus qu’une offense à notre passé: une menace pour notre avenir. »

Décidément, Soral, vous voulez le beurre et l’argent du beurre…

Taslima Nasreen, née musulmane au Bangladesh (parce que lorsque l’on nait de parents musulmans, on n’a pas le choix, on est musulman) médecin, écrivain. Elle dut se réfugier en occident pour se protéger d’une condamnation à mort après avoir critiqué l’islam.

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« Il peut y avoir des musulmans modérés, mais l’Islam par lui-même n’est pas modéré »

5- Le racialiste du mois (soignez les tous !)

Pour vous faire plaisir, cher Soral, vous qui n’êtes pas racialiste, voici donc quelques individus qu’il serait de bon ton de critiquer plus sévèrement.

Léopold Sédar Sehghor – Premier président de la République Sénégalaise, membre de l’académie française.

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« L’émotion est nègre et la raison est hellène. »

Emmanuel Kant – philosophe allemand, comme vous le dites, cher Soral, au-dessus de Kant, il n’y a rien.

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« La nature n’a doté le nègre d’Afrique d’aucun sentiment qui ne s’élève au-dessus de la niaiserie(…) Les Noirs (…) sont si bavards qu’il faut les séparer et les disperser à coups de bâton. »

Montesquieu – Celui qui fut à l’origine de la théorie sur « le principe de la séparation des pouvoirs » pour une société juste et humaine et que vous préférez à Voltaire.

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« On ne peut se mettre dans l’idée que Dieu, qui est un être sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir. (…) Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous mêmes chrétiens. » Montesquieu (dans « L’esprit des Lois » – 1748).

Abraham Lincoln – Premier Président républicain des États-Unis, il signa le 13ème amendement de la constitution américaine pour l’abolition de l’esclavage.

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« L’égalité des noirs ! Balivernes ! Pendant combien de temps encore, sous le gouvernement d’un Dieu assez grand pour créer et diriger l’univers, y aura-t-il des fripons pour colporter, et des imbéciles pour reprendre, des propos d’une démagogie aussi basse. »

Claude Lévi-Strauss – ethnologue et anthropologue français, membre de l’académie des sciences et professeur honoraire au collège de France. Bon désolé, c’est un juif, mais il a tout de même des choses intéressantes à dire (si si).

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« La simple proclamation de l’égalité naturelle entre tous les hommes et de la fraternité qui doit les unir, sans distinction de races ou de cultures, a quelque chose de décevant pour l’esprit, parce qu’elle néglige une diversité de fait, qui s’oppose à l’observation. »

Général De Gaulle – pas besoin de faire les présentation

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Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne.

Karl Marx,  de son vrai nom Mordechai Levy, votre mentor… auteur du Capital, etc.

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“Je ne pense pas que les noirs aient une âme, tant il est vrai qu’ils ne peuvent être associés à aucune structure appelée civilisation. »

James Dewey Watson – Prix Nobel de médecine pour sa co-découverte de la molécule d’ADN.

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Il déclara dans le journal britannique le Sunday Times qu’il était,

fondamentalement pessimiste quant à l’avenir de l’Afrique [parce que] toutes nos politiques d’aide sont fondées sur le fait que leur intelligence [celles des Africains] est la même que la nôtre [Occidentaux] alors que tous les tests disent que ce n’est pas vraiment le cas. [son espoir est que]  tous les hommes sont égaux [mais] les gens qui ont eu affaire à des employés noirs se sont rendu compte que ce n’est pas vrai »

Bien sûr, à la suite de cette déclaration il fut viré et mis en retraite, heureusement.

6- Conclusion

Je garde le meilleur pour la fin, vous nous dites:

« Ils seront face à des contradictions insurmontables, ce qui n’est pas tout-à-fait mon cas »

Un peu d’humour, ça fait toujours plaisir, car « ce qui est terrible avec la vérité, c’est que quand on la cherche, on la trouve« . CQFD. Comme vous le dites de Renaud Camus, « Je pense qu’il ne m’a pas répondu parce qu’il sait que j’ai parfaitement raison. » et de vous citer, citant Camus qui cite Giscard : « le dogme de l’inexistence des races a été proclamé pour faire plaisir aux Juifs qui devenaient nerveux dans les années 70« .

[EDIT: petit schéma pour la réponse au premier commentaire sur l’évolution d’un dogme religieux]Evoltution religion