LE BLOG QUI EN A RAS LE CUL – «Un peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur" De Gaulle

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L’espoir et la Tragédie – partie 1: l’avant première guerre mondiale

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Caroll Quinley n’est pas le premier venu. Il faisait partie de la conspiration. Il faut comprendre le titre de son ouvrage comme l’espoir d’un gouvernement global sous la main mise de la finance apatride et la (ou les) tragédie(s) nécessaire(s) pour y parvenir. Cela fait bien longtemps que je voulais m’atteler à écrire sur son ouvrage qui fait tout-de-même plus de 1300 pages. Il s’agit du deuxième tome sur l’histoire de l’humanité. Y est décrit l’histoire contemporaine depuis la fin du 19ème siècle jusqu’au début des années 60. L’ouvrage fut publié en 1966, c’est assez vieux donc, mais l’essentiel y est puisque ce que nous vivons n’est que le parachèvement de ce qui fut pensé de longue date et c’est cela qui est dévoilé à tout un chacun dans cet ouvrage, à la portée de tous. Comme le dit la jacket de l’ouvrage:

« Pour comprendre l’état d’esprit qui façonne ce monde, lisez le livre qui façonne leur état d’esprit »

Caroll Quinley, théoricien de l’évolution des civilisations, passe sa thèse à Harvard, enseigne à l’université de Princeton, Harvard, puis au département des services étrangers de l’université Gorgetown (d’où est issue pas mal de commissaires européens dont Barrosso et haut lieu de la formation des cadres de la CIA). Le professeur Quinley fut aussi consultant pour le département de la défense américaine, l’US Navy, ainsi que d’autres sociétés semi-secrètes. Théoricien du métissage et du relativisme, il déclare:

« Il est clair que l’Occident croit en la diversité plutôt que l’uniformité, le pluralisme plutôt que dans le monisme ou le dualisme, l’inclusion plutôt que l’exclusion, à la liberté plutôt que l’autorité, en la vérité plutôt que dans la puissance, la conversion plutôt que dans l’anéantissement, à l’individu plutôt que dans l’organisation, dans la réconciliation plutôt que dans le triomphe, l’hétérogénéité plutôt que de l’homogénéité, en relativismes plutôt que dans l’absolu, et dans les approximations plutôt que dans les réponses définitives. »

Nous allons voir ce qu’il entend par là. Regardons donc quelques extraits de l’opus sus-mentionné. On commence par ce que nombreux n’ont pas encore compris (l’ouvrage est disponible ici en pdf):

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C’est juste un petit rappel pour ceux qui n’avaient pas encore saisi le concept. C’est un peu cours, il faudrait apporter des arguments, vous allez me dire. On y vient. Petit détour en passant pour comprendre le désir des élites américaines d’interdire les armes à feu dans ce pays. D’autres en on parlé mieux que je ne saurais le faire. Ceci est juste pour confirmer quelle est l’intention derrière cette politique:

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Continuons notre lecture, et entrons dans le vif du sujet:

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Rien de nouveau sous le soleil me direz-vous. Certes, mais c’est si joliment dit que je ne vous en aurait pas privé. C’est ainsi que la France de Napoléon, pourtant totalement entre les mains de la Banque (privée) de France, devait malgré tout perdre la guerre contre l’Angleterre… Pour une raison simple: qui se soumet en totalité, s’endette et scelle sa soumission. Mais, en contre partie, celui qui se soumet corps et âme reçoit les moyens de vaincre ceux qui ne se soumettent pas (ou moins).

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Peu à peu nous découvrons ainsi que ces forces obscures sont nés dans les monarchies et ont œuvré à leur remplacement par des instituions démocratiques beaucoup plus arrangeantes et dont la finalité est évidemment la destruction des nations.

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Bien sûr, la réalité des intentions doit être cachée du grand public. Tout doit se faire dans l’ombre, comme toute conspiration. Sinon, c’est la révolte assurée des peuples dont on planifie l’esclavage. Les centres d’intérêts des conspirateurs ? Comme on vient de le voir: les dettes des états et les antichambres secrètes du pouvoir.

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Alors pourquoi la démocratie est plus intéressante que la royauté ? Eh bien c’est très simple. En dehors du fait que les riches payent la campagne (publicitaire) électorale de ceux qui deviennent leur débiteurs, l’autre raison est la suivante. Le monarque qui a la charge du bien-être de son peuple doit être au fait de tous les tenants et aboutissants de son pouvoir et notamment son son financement. Or la démocratie permet de mettre au pouvoir des abrutis incompétents et corruptibles pour un temps limité (voir la vidéo de Chouard). Outre que cela permet une corruption plus importante, cela inaugure surtout le règne des « conseillers de l’ombre ». Ministère de l’agriculture ? Quelqu’un qui n’a jamais mis les pieds dans un champ, ministère des transport ? Quelqu’un qui se fait conduire dans une voiture de fonction… Ministre de l’économie ? Se sera un ignorant total sur le fonctionnement monétaire… ou encore mieux, un banquier qui en la matière a la science infuse !

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Aux États-Unis, quelques uns de ces « conseillers de l’ombre » furent:

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A propos de quelques uns des personnages cités:

« This new and complete Revolution we contemplate can be defined in a very few words. It is outright world-socialism, scientifically planned and directed… »

  • Edward Grenfell, fut gouverneur de la Banque d’Angleterre et œuvra pour que tous les achats des Britanniques et des alliées aux américains durant la première guerre mondiale soient gérés exclusivement par la compagnie JPMorgan.
  • Willard Straight qui se fiança avec une fille de Théodore Roosevelt avant d’épouser une descendante de la famille Whitney (financiers philanthropes) était lui aussi membre de sociétés semi-secrètes telles que Delta Tau Delta (voir les membres ici) ou encore la Sphinx Head Society. membre du « prepardness movement » pour encourager et préparer les USA a entrer dans la guerre contre l’Allemagne 1914, il meurt à la « conférence de la paix » en 1919 là où se réunissait les vainqueurs de l’Allemagne.
  • Dwight Morrow, n’est pas mal dans le genre non plus. Multimillionnaire, membre de nombreuses multinationales entre les mains de JPMorgan, et ayant de bonnes connexions avec les hauts gradés de l’armée, il fut aussi ambassadeur au Mexique et réussi a convaincre le département d’Etat américain a soutenir militairement le gouvernement Calles dans l’éradication de l’église catholique au Mexique par des pillages massifs, viols, tortures et assassinats de prêtres, ainsi que la destruction d’églises, au nom de l’appel à la paix (on connait la technique).
  • Nelson Perkins, secrétaire d’État auprès de Théodore Roosevelt et représentant les intérêts de JPmorgan, il eu aussi un certain rôle à jouer dans l’histoire du Canal de Panama.
  • Russel leffingwell, à la tête du CFR de 1944 à 1953, membre de la Carnegie Corporation (Institution qui parmi tant d’autres favorise le « dialogue US-islam » pour une meilleure intégration de l’islam…
  • Elihu Root, lui c’est pas n’importe qui, prix Nobel de la Paix, membre des sociétés semi-secrète Sigma-Phi Society et Phi Betta Kappa Society, lui aussi un ardent défenseur de la paix qui œuvra pour la préparation des USA dans la guerre contre l’Allemagne (sic). Dès juin 1917 il fut très officiellement envoyé dans la très fraichement Russie bolchévique pour signer des accords de partenariat avec les US. Il fut par ailleurs un membre fondateur du CFR. J’en passe et des meilleures, membre de la Carnegie, favorable à la Société des Nations, etc, etc.
  • John W. Davis, membre des sociétés semi-secrètes Phi Kappa Psi, Phi Beta Kappa, franc-maçon, membre de Carnegie, de la fondation Rockfeller et surtout faisant parti du complot contre le gouvernement américain « buisness plot » dont j’avais déjà parlé . Il devient conseillé juridique auprès de JPMorgan lors de l’enquête du Sénat sur les origines de la crise de 1929, etc etc.
  • John Foster Dulles, secrétaire d’État américain sous Eisenhower, son frère était directeur de la CIA, supporteur de la Société des Nations, membre de la société semi-secrète Phi Beta Kappa, et de l’American Whig–Cliosophic Society. Spécialisé dans la finance internationale, il contribua au plan Dawes qui mit l’Allemagne à genoux mais qui permettait à la France et à la Grande Bretagne de rembourser leurs prêts auprès de Wall Street, dont il s’occupait personnellement. Il fut l’un des auteurs de la charte des Nations Unies et des promoteurs de l’OTAN. Il œuvra à la perte d’influence de la France, notamment au Vietnam. Architecte du Traité de l’Organisation de l’Asie du Sud, il fut aussi favorable à l’utilisation de la CIA pour renverser les gouvernement d’Amérique du Sud, notamment au Nicaragua. Il était aussi membre de Carnegie, de la fondation Rockefeller et membre fondateur du CFR, parmi d’autres.
  • Seymour Parker Gilbert, banquier à la solde de JPMorgan, il supervisait le remboursement de l’Allemagne, responsable de l’exécution du plan Dawes.

Je n’ai pas spécifié, mais la majorité d’entre eux étaient des protestants, voir des presbytériens. Mais encore une fois, il ne s’agissait que des agents du système bancaire. Les croyances des vraies patrons étaient un peu plus hétérogènes, et bien sûr, les banques centrales crées par les nations furent bien vite trustées:

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Bien sûr, puisque l’argent vient d’une petite clique très restreinte, tout (doit) découle(r) d’eux:

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Dans cette ambiance euphorique d’un pouvoir absolu grâce à l’illusion démocratique, la finance internationale n’a pas vu venir le péril nationaliste. C’est bien pour cette raison que celui-ci est aujourd’hui considéré comme le mal absolu. D’ailleurs, le régime de Vichy (entre autres) fut mis au banc (financier) des nations, tandis que des régimes comme le National Socialisme, pour rendre une certaine souveraineté au peuple s’allia avec le monde de entrepreneuriat (Siemens, Bosch et tant d’autres) qui cherchaient à s’émanciper de la main mise financière apatride. En outre, un autre grand entrepreneur, Ford, n’a pas mâché ses mots. Pour l’auteur, le « monopole capitaliste », c’est-à-dire la totalité des leviers politiques entre les mains de la finance apatride, est le seul moyen d’obtenir le bonheur… s’y refuser, c’est courir à l’échec.

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Depuis la naissance des nationalismes, et malgré la propagande de matraquage, la finance internationale fut durant le dernier siècle tenue en bride, ou du moins ne jouissait plus de toutes ses prérogatives passées (reconquises en quasi totalité depuis une vingtaine d’années). Pour l’auteur (qui appartient à cette élite apatride) l’hégémonie de la finance internationale d’avant la naissance du nationalisme militant est une époque dorée qu’il faut tendre a retrouver:

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Pour terminer, une des méthode évoquée pour retrouver ce passé doré, c’est l’usage du socialisme, ici dénommé progressisme (l’ouvrage étant édité en 1966, le terme « socialisme » n’était pas en odeur de sainteté aux US) pour assoupir les peuples:

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L’accord de Cotonou de 2010, Comment l’Europe plannifie la disparition des petites Etat-Nations

L’accord de Cotonou scelle une nouvelle relation entre l’Union Européenne et les pays ACP (Afrique – Caraïbe – Pacifique). C’est une belle invention qui nous vient tout droit de la commission européenne, qui fleure bon la dictature mondiale, et la suppression pure et simple des petites nations dans le monde. On peut trouver le texte officiel ici, que je vais m’empresser de disséquer.

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Introduction

Article 2 « En vue de la réalisation des objectifs du partenariat, les États ACP déterminent, en toute souveraineté, les stratégies de développement de leurs économies et de leurs société. »

On va voir plus loin ce que la commission européenne entend par souveraineté. N’y croyez rien, ce mot est vide de sens, l’objectif est bien d’intégrer une gouvernance mondiale, en posant les jalons d’un intégration d’abord régionale puis continentale:

Article 3 « Le dialogue porte sur l’ensemble des objectifs et finalités définis dans le présent accord ainsi que sur toutes les questions d’intérêt commun général ou régional, y compris les questions relatives à l’intégration régionale ou continentale. »
Article 9 – 2 « Les parties s’engagent à promouvoir et protéger toutes les libertés fondamentales et tous les droits de l’homme, qu’il s’agisse des droits civils [limitation de la liberté d’expression] et politiques [inféodations au partis politiques subventionnés par les fortunes apatrides], ou économiques [droit au chômage et à la paupérisation], sociaux [le mariage pour tous] et culturels [promotion du multiculturalisme]. […] Les principes démocratiques sont des principes universellement reconnus sur lesquels se fonde l’organisation de l’État pour assurer la légitimité de son autorité. »

Donc sortir de la démocratie est illégal, on n’a pas même besoin de se poser la question puisque c’est un « principe universellement reconnu » …universellement reconnu comme étant un système défectueux et servant les intérêts de l’oligarchie apatride, par tous les penseurs honnêtes tout du moins. On remarquera que dans l’histoire les démocraties ne se sont pas gênées pour bafouer les droits de l’homme dont elles font pourtant la promotion.

Article 9 – 3 « Le renforcement des capacités pour l’élaboration et la mise en œuvre de mesures visant en particulier la prévention et la lutte contre la corruption. »

Encore des vœux pieux, que l’on a notamment entendu dans la bouche de ineffable Cahuzac. En réalité, une telle institution qui se réclame de la démocratie devient intouchable pour le commun des mortels qui se perdent dans un dédale administratif de type soviétique s’ils devaient vouloir faire valoir leurs droits. Or on sait où mène l’impunité… certainement pas à la lutte contre la corruption. En fait, ce document est rempli de bons sentiments, paix, justice, amour bisous bisous. Évidemment, les signataires savent tous que cela n’est que du bidon. Les petits trafiquants par exemple sont peut-être pourchassés, mais uniquement s’ils ne servent pas les intérêts des mafias planétaires toutes puissantes. De toute manière, où est l’organisme indépendant chargé de vérifier le respect de l’individu et de sa liberté ? Nulle part… les signataires sont donc juges et parties, on est chargé de les croire sur parole.

Souveraineté ?

Au nom de la paix les nations sont sommées de se désarmer… Pardon, mais la paix s’impose et s’obtient lorsque l’on est capable de se défendre à tout type d’agression. Il n’est pas sûr que les USA auraient atomisé le Japon si à l’époque le Japon avait disposé de l’arme nucléaire… Et pourtant, on peut lire:

« Article 11b -1 Les parties conviennent en conséquence de coopérer et de contribuer à la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs en veillant au respect intégral et à la mise en œuvre au niveau national des obligations qu’elles ont contractées dans le cadre des traités et accords internationaux de désarmement et de non-prolifération ainsi que de leurs autres obligations internationales en la matière. Les parties conviennent que la présente disposition constitue un élément essentiel du présent accord. »

Ainsi, les nations en voie de disparition seront de toute façon totalement désemparée dans le cas où elles voudraient se rebeller contre cette politique mondialiste entre les mains d’on sait qui. D’ailleurs, si une nation devait être soupçonnée de vouloir continuer à se défendre, alors:

Article 11b – 6 « Si les consultations ne conduisent pas à une solution acceptable par les parties, en cas de refus de consultation ou en cas d’urgence particulière, des mesures appropriées peuvent être prises.« 

Article 96 1 – c « Les « mesures appropriées » au sens du présent article, sont des mesures arrêtées en conformité avec le droit international et proportionnelles à la violation. »

Menace qui n’est même pas voilée. En d’autres termes, rendez les armes ou ça va chier pour votre matricule. La suite est aussi intéressante: on a vu que les pays ACP géraient leur politique souverainement. On va voir ce que signifie vraiment le mot « souverain » sous la plume des mondialistes:

Article 12 « Lorsque la Communauté [européenne] envisage, dans le cadre de ses compétences, de prendre une mesure susceptible d’affecter les intérêts des États ACP, pour autant que les objectifs du présent accord soient concernés, elle en informe le groupe ACP en temps utile.« 

C’est ça la souveraineté ?? Mais de qui se moque t-on ?! On a décidé pour vous et on vous avertira quand on le jugera nécessaire… elle est pas belle votre souveraineté ? Et si les pays ACP ne sont pas d’accord ? Toujours dans l’article 12:

En cas de besoin (sic), une demande d’information peut également être introduite à l’initiative des États ACP. À la demande de ceux-ci, des consultations ont lieu à bref délai afin qu’il puisse être tenu compte de leurs préoccupations quant à l’impact de ces mesures avant qu’une décision finale ne soit prise. Si la Communauté ne donne pas suite aux observations des États ACP, elle les en informe dès que possible en indiquant ses raisons. Le groupe ACP reçoit en outre, si possible à l’avance, des informations adéquates sur l’entrée en vigueur de ces décisions.

On croit rêver ! Donc les pays en pleine possession de leur prétendue souveraineté on juste le droit de dire: « heu, s’il vous plait, on pourrais dire quelque chose ? Parce que ça nous concerne quand même. » La communauté dans son extrême bonté l’écoute et en cas de refus de la dite demande, l’UE se contente de lui en révéler la raison, par exemple: « on vous emmerde« . Ça c’est une raison qu’elle est bonne, non ? De toute façon, ils ne seront mis au jus que plus tard, c’est-à-dire mis devant le fait accompli ! Elle est belle la souveraineté. Autant déclarer tout de suite que les nations ACP n’existent plus, ce serait plus honnête. Au fait, c’est qui ces états qui de fait vont disparaître en tant que tel, en voilà la liste:

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Immigration

Article 13 – 2 « Les parties sont d’accord pour considérer qu’un partenariat implique, à l’égard des migrations, un traitement équitable des ressortissants des pays tiers résidant légalement sur leurs territoires, une politique d’intégration ayant pour ambition de leur offrir des droits et obligations comparables à ceux de leurs citoyens, à favoriser la non-discrimination dans la vie économique, sociale et culturelle et à mettre en place des mesures de lutte contre le racisme et la xénophobie. »

En d’autres termes, génocide globale des cultures locales, mélangez-vous ! Et ceux qui refusent sont des racistes xénophobes ! Et bien sûr, il va falloir héberger, nourrir, loger et trouver un emploi à tous les étrangers désireux de venir chez vous sans aucun favoritisme pour les membres de votre propre peuple !

Article 12 – 3 « Chaque État membre accorde aux travailleurs ressortissant d’un pays ACP exerçant légalement une activité sur son territoire, un traitement caractérisé par l’absence de toute discrimination fondée sur la nationalité par rapport à ses propres ressortissants, en ce qui concerne les conditions de travail, de rémunération et de licenciement. Chaque État ACP accorde, en outre, à cet égard un traitement non-discriminatoire comparable aux travailleurs ressortissants des États membres. »

Les Institutions

Tout ce micmac qui se fait dans le dos des peuples est géré par trois institutions, le conseil des ministres, le comité des ambassadeurs et l’Assemblée parlementaire paritaire.

Le conseil des ministres

Article 15 – 1 « Le Conseil des ministres est composé, d’une part, des membres du Conseil de l’Union européenne et de membres de la Commission des Communautés européennes et,d’autre part, d’un membre du gouvernement de chaque État ACP. »

Donc les représentants des peuples des petits pays d’Afrique, Caraïbe et Pacifique auront en face d’eux des gens cooptés venant du Bilderberg, de la Trilatérale, de Goldman Sucks ou ayant étudié à l’université Georgetown, comme Barroso, haut lieu de la formation des cadres de la CIA, et nullement des représentants des peuples européens. Et ce sont ces gens là qui en notre nom vont imposer les réformes sociétales et économique aux pays ACP. Le conseil des ministres donne la ligne à suivre, son rôle est « d’adopter les orientations de politiques. » Pour adopter une mesure politique, il suffit de

Article 15 – 3 « la moitié des membres du Conseil de l’Union européenne, d’un membre de la Commission et des deux tiers des membres représentant les gouvernements des États ACP. »

Mais le meilleur, c’est que le conseil des ministres, (issu du même article):

« peut prendre des décisions qui sont obligatoires pour les parties.« 

C’est comme ça, point barre, y’a pas à discuter.

Le comité des ambassadeurs

Article 16 – 1 « Le Comité des ambassadeurs est composé, d’une part, du représentant permanent de chaque État membre auprès de l’Union européenne et d’un représentant de la Commission et, d’autre part, du chef de mission de chaque État ACP auprès de l’Union européenne. »

Cette fois-ci, pas un seul des membres n’est connu du grand public, que d’illustres inconnus arrivés là par la grâce du saint esprit et aux commandes des nations. Le comité des ambassadeurs c’est grosso modo le pouvoir exécutif, il applique dans les détails la politique générale décidée par le conseil des ministres. Bref, c’est une usine à gaz technocratique aisément corruptible… un machin au service des intérêts supérieurs de la finance apatride.

L’assemblée paritaire

C’est le seul organe pseudo-démocratique. C’est-à-dire que des membres élus devrons y siéger. Quand on connait le foutoir pas possible du parlement européen avec des élus ayant des salaires de président de la République et l’oreille attentive à tous les lobbies de la finance, en passant par la pharmacie jusqu’au BTP… on a de bonnes raisons de se faire du soucis. De toute façon, son rôle est juste de « promouvoir » la paix et l’amour, « d’examiner » les rapports qu’on lui fournit. Bref, c’est la Douma soviétique au pouvoir essentiellement consultatif !

Le développement économique

Les objectifs ? Des pages de blabla ou on trouve entre autre « l’éradication de la pauvreté »… On se demande par quel moyen, par l’éradication des pauvres ? Les termes sont tellement fourres tout et vagues, qu’on peut y mettre tout et n’importe quoi. On notera tout de même des points qui eux sont beaucoup plus précis:

Article 21 – 1 – c « la privatisation et la réforme des entreprises« 

les entreprises de bien publics des petits pays comme pour l’approvisionnement en eau vont désormais devoir faire du chiffre d’affaire et non plus servir l’intérêt commun.

Article 21 – 2 – c « Mobilisation des flux d’épargne privée, tant domestiques qu’étrangers, pour le financement d’entreprises privées, par le soutien des politiques destinées à développer un secteur financier moderne, y compris les marchés des capitaux, les institutions financières et les opérations viables de microfinance.« 

Donc la finance apatride va pouvoir se servir, c’est open-bar ! Et en ce qui concerne la microfinance, j’en avais déjà parler: nul ne doit pouvoir se soustraire au pouvoir financier !

Article 21 – 3 « La coopération vise à promouvoir le développement des entreprises par des financements, des facilités de garantie et un appui technique. »

Donc non seulement il faut ouvrir les frontières, mettre en concurrence les petites structures artisanales avec les mastodontes multinationales, mais les peuples doivent en plus leur apporter financement, garanties et appui technique… dans le langage courant on dit « file moi cent balles et un mars« . L’objectif étant encore une fois:

Article 22 – 1 – b – v « Encourager la coopération régionale et l’intégration progressive des politiques macroéconomiques et monétaires« 

Autrement dit, c’est l’instauration du Nouvel Ordre Mondial et la standardisation des politiques économiques et monétaires gérées par la toute puissance de USraël. Une sorte de jeu de domino, une structure en forme d’oignon avec au cœur, l’élite apatride, l’empire US aux ordres qui a la main sur son vassal européen et ce dernier gérant la politique des petites nations du monde. les responsabilités sont diluées dans une tambouille administrative ou personne n’est coupable et où tout le monde s’en met plein les poches.

Article 23 – b – c « La coopération appuie les réformes politiques et institutionnelles durables et les investissements nécessaires à l’accès équitable aux activités économiques et aux ressources productives, en particulier:[…] b) le capital, le crédit et la terre, notamment, en ce qui concerne les droits de propriété et d’exploitation; c) l’élaboration de stratégies rurales visant à établir un cadre pour la planification décentralisée, la répartition et la gestion des ressources. »

Ça aussi c’est beau, non ? spéculation foncière, décentralisation, c’est-à-dire confiscation du pouvoir central au profit de petits potentats locaux serviles, accaparement des ressources naturelles… que du bon.

Le développement social

Là encore c’est bienvenu dans le monde des bisounours. « Qualité de l’éducation […] accès équitable à des services de soins complets et de qualité […] lutte contre le VIH […] améliorer l’accès à l’eau potable […] construction de logements sociaux » et patati et patata. Tout va bien dans le meilleur des mondes grâce aux accords de Cotonou. On se demande se qu’ils faisaient avant cet accord… Tout cela ressemble à un énorme shaker où l’on aurait mis toutes les promesses non tenues par nos politiques depuis 50 ans et qu’on nous les balançait tous à la tronche en même temps. S’ils n’ont pas pu le faire avant, ce n’est surement pas cette usine à gaz qui y parviendra.

Coopération et Intégration Régionale

Article 28 « Intégration graduelle des États ACP dans l’économie mondiale […] Coordination et harmonisation des politiques régionales et sous-régionales […] La coopération appuie également les projets aux niveaux interrégionaux et intra-ACP impliquant, par exemple une ou plusieurs organisations régionales ACP, y compris au niveau continental« 

Je crois qu’on avait déjà compris.

Changement climatique

Article 32A – d – vii « Promotion des sources d’énergie renouvelable et des technologies à faible émission de carbone qui privilégient le développement durable« 

Comme je l’avais montré , le réchauffement climatique est un hoax, et la technologie durable n’est qu’un moyen pour éviter le développement des pays sous-développés. A quand des hauts-fourneaux ou des trains qui fonctionnent avec des panneaux solaire ? Quelle bonne blague…

Coopération économique et commerciale

Article 34 – 1 « Le but ultime de la coopération économique et commerciale est de permettre aux États ACP de participer pleinement au commerce international. […] La coopération économique et commerciale doit leur permettre de répondre aux défis de la mondialisation et de s’adapter progressivement aux nouvelles conditions du commerce international, facilitant ainsi leur transition vers l’économie mondiale libéralisée.« 

Bon, c’est toujours bien de répéter au cas où on n’aurait pas compris…

Article 34 – 4 « La coopération économique et commerciale est mise en œuvre en parfaite conformité avec les dispositions de l’accord instituant l’Organisation mondiale du commerce (OMC)« 

On s’en doute bien, tout se tient…

Nouveaux accords commerciaux

Article 36 – 1 « Les parties conviennent de prendre toutes les mesures nécessaires pour conclure de nouveaux accords de partenariat économique compatibles avec les règles de l’OMC, en supprimant progressivement les entraves aux échanges entre elles« 

Voilà une règle qu’elle est bonne, la fameuse concurrence libre et non faussée ! Mettre en concurrence l’industrie allemande avec celle du Nigeria ou celle du Togo, est en effet une belle compétition… que le meilleur gagne !

Article 37 – 4 « Les négociations des accords de partenariat économique visent notamment à établir le calendrier de la suppression progressive des obstacles au commerce entre les parties, conformément aux règles de l’OMC en la matière. En ce qui concerne la Communauté, la libéralisation des échanges s’appuie sur l’acquis et visera à améliorer l’accès actuel des pays ACP au marché, notamment par le biais d’un réexamen des règles d’origine. […] Les négociations seront donc aussi flexibles que possible en ce qui concerne la fixation d’une période de transition d’une durée suffisante, la couverture finale des produits, en tenant compte des secteurs sensibles, et le degré d’asymétrie en termes de calendrier du démantèlement tarifaire.« 

Tout ne va pas être dépecé d’un seul coup, c’est la technique habituelle des petits pas… progressivement, de manière à ne pas braquer brutalement les populations mais à les affaiblir par un travail de sape sans jamais dépasser le seuil d’intolérance. Et pour ceux qui veulent faire du zèle dans la destruction de leur nation:

Article 37A -1 « Dans le contexte des orientations commerciales actuelles axées sur une libéralisation accrue des échanges, l’UE et les États ACP peuvent participer aux négociations et à la mise en œuvre d’accords visant à libéraliser davantage le commerce multilatéral et bilatéral.« 

Transport Maritime

Article 42 – 3 « Chaque partie accordera notamment un traitement non moins favorable que celui qu’elle accorde à ses propres navires, aux navires exploités par des ressortissants ou des sociétés de l’autre partie, et aux navires immatriculés sur le territoire de l’une des parties, en ce qui concerne l’accès aux ports, l’utilisation des Infrastructures et des services maritimes auxiliaires de ces ports, ainsi que les redevances et charges qui y sont liées, les facilités douanières, les postes d’arrimage et les Installations de chargement et déchargement. »

On se demande dès lors pour quelles raisons des armateurs continueraient de battre pavillon national, puisque ayant les mêmes facilités il leur sera dès lors beaucoup rentable de naviguer sous le pavillon des nations les moins regardantes en terme de salaire de l’équipage ou de respect de la nature. C’est du dumping social et écologique pur et dur.

AGSC (Accord Général Sur le commerce des Services)

Article 43 – 2 « [Les parties] reconfirment donc leurs engagements respectifs dans le cadre des accords multilatéraux existants, notamment le protocole sur les services de télécommunications de base joint à AGCS, et invitent les pays ACP qui n’ont pas encore adhéré à ces accords à le faire.« 

L’AGSC, vous ne connaissez pas ? C’est un accord multilatéral de libéralisation des échanges de services, signé à Marrakech en 1994 et qui institua l’OMC. D’après wiki: « L’AGCS oblige les États à créer un environnement compétitif entre entreprises publiques et privées : en pratique, cela se traduit soit par une diminution des subventions aux premières, soit par l’aménagement d’aides particulières pour les entreprises privées. Les subventions au niveau des communes sont aussi visées par l’AGCS. » Aujourd’hui plusieurs collectivités (bien peu) dans le monde se sont constitués « Zone Hors AGCS« .

Politique de concurrence

Article 45 – 2 « Pour assurer l’élimination des distorsions de concurrence et en tenant dûment compte des différents niveaux de développement et des besoins économiques de chaque pays ACP, elles s’engagent à mettre en œuvre des règles et des politiques nationales ou régionales comprenant la surveillance et, dans certaines conditions, l’interdiction d’accords entre entreprises, de décisions d’associations d’entreprises et de pratiques concertées entre entreprises [qui] ont pour objet ou pour effet d’empêcher, de restreindre ou de fausser le jeu de la concurrence.« 

Cet article est magnifique de cynisme: pour prendre en compte la moindre compétitivité des industries des pays ACP, que doit on faire ? Supprimer tout obstacle à une libre concurrence ! C’est l’aveu clair et net d’une volonté de destruction de toutes les infrastructures productives de ces petits pays.

Protection des droits de propriété intellectuelle

Article 46- 5 « Aux fins du présent accord, les droits de propriété intellectuelle couvrent en particulier […] les brevets, y compris les brevets concernant les inventions biotechnologiques et les espèces végétales. »

Dans la même logique qu’ici, nous allons imposer les brevets pour le vivant aux autres pays du monde… révoltant.

Normalisation et certification

Article 47 -1 « [Les parties] réaffirment leur engagement en vertu de l’accord sur les obstacles techniques au commerce, annexé à l’accord instituant l’OMC (accord OTC). » Article 47 -2  « elles réaffirment leurs engagements en vertu de l’accord sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires, annexé à l’accord instituant l’OMC (accord SPS). »

Ce projet peut sembler louable, mais il n’en est rien. Que toutes les nations adoptent les mêmes certifications, pourquoi pas… à condition de savoir par qui sont établis ces certifications. Or dans le cas présent, toute certification internationale est l’œuvre de lobbies auprès des instances dirigeantes dans le but de vendre de la merde à moindre prix et jamais dans l’intérêt des consommateurs.

Commerce et environnement

Après de nombreux blabla sur la nécessité de préserver l’environnement et la « gestion saine et durable de l’environnement« , c’est la douche froide:

Article 49 – 3 « Les parties conviennent que les mesures environnementales ne doivent pas être utilisées à des fins protectionnistes. »

N’importe qui pourra donc invoquer cet article pour faire plier la réglementation en place. C’est exactement l’esprit de la directive du juif Bolkestein.

 

Commerce et norme du travail

Article 50 – 3 « Les parties conviennent que les normes de travail ne doivent pas être utilisées à des fins de protectionnisme »

Idem en tout point au paragraphe précédent.

 

Nature des financements

Article 61 – 2 « L’aide budgétaire directe en appui des réformes macroéconomiques ou sectorielles est accordée lorsque: […] b) des politiques macroéconomiques de stabilité bien définies, établies par le pays et évaluées positivement par ses principaux bailleurs de fonds, y compris, le cas échéant, les institutions financières internationales, ont été mises en place ou sont encours de mise en œuvre.« 

On connait la technique notamment illustré par le FMI: on vous file de la thune à condition que vous appliquiez nos réformes ultra-libérales de privatisation massives des services de bien commun… voir le cas de la Grèce.

esclavage financier et souverainete monetaire

Esclave financier ou Souveraineté monétaire (2012)
(Enquête en Français)
32 pages 125×210 Version Papier
Non, la Crise n’est pas fortuite elle est organisée, par un ramassis de gangsters. La France et 55 autres pays ont été enfermés dans un véritable GOULAG monétaire économique et financier. Les populations de ces pays travaillent sans relâche à l’alimentation d’une pompe à Phynances au débit de plus en plus important. Nos ennemis dans cette guerre ne sont en fait, qu’un « Ramassis de Gangsters », des « Suceurs de Sang » qui fonctionnent comme un « Syndicat du Crime », organisé en « Cartel de Banques » ! Le vrai drame est que les plus serviles « collabos » de ce Cartel sont nos vénaux hommes politiques et grands commis de l’Etat.

 

Le remboursement ad vitam aeternam de la dette

Un autre aspect de cet accord est l’optimisation du remboursement des dettes faite aux usuriers apatrides qui vivent de la rente sur le dos des travailleurs dont les efforts ne visent à terme que le remboursement d’une dette jamais remboursée. C’est le travail gratuit ou plus clairement l’esclavage. Cette dette, épée de Damoclès politique et levier permettant la soumission totale des nations doit être calculée de manière à optimiser les remboursements, au besoin par une suppression d’une partie de celle-ci.

Article 66 – 1 « En vue d’alléger la charge de la dette des États ACP et d’atténuer leurs problèmes de balance des paiements, les parties conviennent d’utiliser les ressources prévues par le cadre financier pluriannuel de coopération au titre du présent accord pour contribuer à des initiatives de réduction de la dette approuvées au niveau international, au bénéfice des pays ACP. »

Article 66 – 2 « La Communauté peut accorder, à la demande d’un État ACP: a) une assistance pour étudier et trouver des solutions concrètes à l’endettement, y compris la dette interne, aux difficultés du service de la dette et aux problèmes de balance des paiements; b) une formation en matière de gestion de la dette et de négociation financière internationale ainsi qu’une aide pour des ateliers, cours et séminaires de formation dans ces domaines; et c) une aide pour mettre au point des techniques et instruments souples de gestion de la dette. »

Article 66 – 3 « Afin de contribuer à l’exécution du service de la dette… »

L’ajustement structurel

Il faut à tout prit éviter un soulèvement populaire, les peuples doivent être cuisinés à petit feu… on l’a déjà vu plus haut, ici c’est confirmé: la dépossession des peuples de leurs biens et l’intégration des nations dans la gouvernance globale doit se faire en douceur.

Article 67- 1 « Les parties veillent à ce que l’ajustement soit économiquement viable et socialement et politiquement supportable. »

Article 67 – 2 « L’appui à l’ajustement structurel vise aussi à: a) Intégrer, dès le début du diagnostic, les mesures propres à favoriser l’intégration régionale et à prendre en compte les effets des ajustements transfrontaliers; b) appuyer l’harmonisation et la coordination des politiques macro-économiques et sectorielles, y compris dans le domaine fiscal et douanier, en vue d’atteindre le double objectif d’Intégration régionale et de réforme structurelle au niveau national. »

 

Promouvoir les investissements privés

A table ! Le démembrement des nations doit être une grande fête pour toutes les fortunes du monde désireuses de faire fructifier leurs pactoles. C’est le bal des vautours pour qui les dignitaires du régime ont déroulé le tapis rouge.

Article 75 « Reconnaissant l’importance des investissements privés pour la promotion de leur coopération au développement et la nécessité de prendre des mesures pour stimuler ces investissements, les États ACP, la Communauté et ses États membres, dans le cadre du présent accord […] facilitent des partenariats et des sociétés mixtes en encourageant le cofinancement, parrainent des forums sectoriels d’investissement en vue de promouvoir les partenariats et les investissements étrangers. […]diffusent des informations sur les opportunités d’investissement et les conditions dans lesquelles opèrent les entreprises dans les États ACP. »

L’intervention des assurances étatiques et régionales

Évidemment, pour être sûr du jackpot, il faut assurer les investisseurs d’un rendement sécurisé. Au cas où les peuples se rebiffent, la finance apatride doit pouvoir assurer ses arrières… sait-on jamais. Dans ce cas, ce seront les peuples soumis qui paieront pour ceux qui se révoltent.

Article 77 – 2 « La coopération offre des garanties et contribue par des Fonds de garantie [soutenu par l’ensemble des nations] à couvrir les risques liés à des investissements éligibles. La coopération apporte plus précisément un soutien à des régimes de réassurance destinés à couvrir l’investissement direct étranger réalisé par des investisseurs éligibles contre les insécurités juridiques et les principaux risques d’expropriation, de restriction de transfert de devises, de guerre et de troubles civils, ainsi que de rupture de contrat. […] Des programmes de garantie visant à couvrir le risque au moyen de garanties partielles d’emprunt. Des garanties partielles sont offertes tant pour le risque politique [révolte] que pour le risque de crédit [défaut de paiement des peuples comme en Islande]. […] des fonds de garantie nationaux et régionaux. »

Conclusion

Il est temps de reprendre les rênes du pouvoir et de mettre toute cette merde aux ordures.

Remarque, ce document officiel est une traduction pitoyable de l’anglais. Le traducteur doit s’appeler Google translate, des paragraphes entiers sont restés en anglais, des tournures de phrases sont approximatives… Bref un travail bâclé qui indique bien qu’il s’agit là d’une grosse bouffonnerie avec des pages et des pages de bons sentiments dégoulinants qui ne seront jamais appliqués, contrairement à la razzia bien réelle faite sur les biens publiques et les infrastructures de ces petits pays.

Voir aussi:


Pour une critique positive – le vrai testament de Dominique Venner

Voilà le vrai testament politique que laissa Venner au début des années 60. Le texte est fortement influencé par les évènements du moment, à savoir, entre autre, la guerre d’Algérie. Si sur certains aspects il est daté, sur d’autres et par de nombreux aspect, ce texte est d’une actualité frappante. L’intégralité du texte peut être trouvé ici en fichier pdf. (C’est moi qui souligne dans le texte qui suit):

Venner

L’action entreprise depuis l’échec d’Avril 1961 [le « putsch des généraux« ] a mis en œuvre des moyens nouveaux. Elle a mobilisé un nombre accru de partisans et s’est résolument engagée dans la voie de la violence et de la clandestinité. Cette transformation des formes de lutte n’a cependant pas affecté des données de la méthode antérieurement appliquée. Elle est restée conforme aux caractéristiques des luttes « nationales », jalonnées d’actes de courage et d’échecs lamentables.

Lénine, prenant en 1917 les risques d’une défaite militaire afin de créer les conditions de la révolution bolchevique, ou encore Franco, marquant sa prise de commandement insurrectionnelle en 1936 par l’exécution de son propre cousin qui refusait de le suivre, sont deux exemples d’un comportement inverse de celui des « nationaux ». Par contre, le refus de porter réellement l’action en métropole le 22 avril 1961, comme le sanglante et inutile manifestation parisienne du 6 février 1934, sont typique de la mentalité « nationale ».

Défaut de conception

Les « nationaux » qui utilisèrent le mot « révolution » sans en connaître la signification, croient au « sursaut national » spontané ! Ils croient également que « l’armée bougera »… Confiants dans ces deux rêves irréalisables, considérés comme des remèdes-miracles, ils ne conçoivent pas la nécessité d’éduquer des partisans au moyen d’une doctrine juste expliquant les causes de la décadence occidentale, proposant une solution et servant de gouvernail à la pensée dans l’action. C’est pourquoi, ils se complaisent dans une série de maladies politiques qui sont responsables de leurs échecs. Confusion idéologique. Les « nationaux » s’attaquent aux effets du mal, pas à ses racines. Ils sont anticommunistes mais oublient que le capitalisme et les régimes libéraux sont les principaux artisans de la propagation du communisme. Ils étaient hostiles à la politique algérienne du gouvernement, mais oublient que cette politique était le produit d’un régime, de son idéologie, de ses intérêts, de ses maîtres réels financiers et technocrates, comme de ses structures politiques et économiques. Ils voulaient sauver l’Algérie française contre le régime, mais ils reprennent à leur compte ses principes et ses mythes. Imagine-t-on les premiers chrétiens adorant les idoles païennes et les communistes chantant les louanges du capitalisme ?

Conformisme

Tous les « nationaux » ont leur bon gaulliste, leur bon technocrate, leur bon ministre. Cédant à un vieux réflexe bourgeois, ils redoutent « l’aventure » et le « chaos ». Pour peu qu’un homme du régime agite le drapeau, ils lui donnent
leur confiance. Ils préfèrent le confort de l’aveuglement à la lucidité. Le sentimentalisme et l’esprit de clocher prennent toujours le pas sur le raisonnement politique. Dans l’espoir niais de satisfaire tout le monde, ils se refusent à prendre parti et ne satisfont personne.

Archaïsme

Faute d’imagination, les « nationaux » continuent à emboucher le clairon de Déroudèle qui n’ameute plus personne. Programme et slogans sont fixés dans le tricolore d’avant-guerre. De l’armée au pouvoir à l’anticommunisme négatif, en passant par la contre-révolution et le corporatisme, les « formules nationales » repoussent plus qu’elles ne séduisent. Cet arsenal politique date d’un demi-siècle. Il est sans prise sur notre peuple.

Défaut d’Organisation

Les raisons qui poussent les « nationaux » à nier la nécessité des idéesdans le combat politique, les poussent à nier la nécessité de l’organisation. Leur action est viciée par des tares qui expliquent tous leurs effondrements.

Opportunisme

Les notables « nationaux », parlementaires et autres, militaires et civile, sont opportunistes par ambition personnelle. Le prétexte généralement invoqué pour camoufler leur arrivisme est celui de l’ « habileté ». C’est au nom de l’habileté que les « nationaux » ont cautionné… le référendum de 1958, les entreprises de politiciens depuis lors. Derrière chacune de ces positions se dessinait la perspective d’un ruban, d’une sinécure ou d’une élection. Ils sentent le vent et savent se faire violents, voire même séditieux quand cela leur apparaît profitable. Leurs discours fracassants ne font peur à personne. Ils attaquent un  homme, un gouvernement et se gardent bien de toucher à l’essentiel et de s’en prendre au régime lui-même. L’Algérie fut un bon tremplin et une occasion de faire fortune grâce aux subsides généreusement dispensés, tandis que les militants devaient combattre les mains nues. Si le vent tourne, ils n’hésitent pas à trahir leur drapeau et leurs camarades. Le siège au parlement n’est pas un moyen mais une fin en soi ; il doit être conservé à tout prix. Les simples partisans, eux, sont opportunistes par défaut de doctrine et de formation. Ils se fient à la mine du beau parleur et aux impressions superficielles plutôt qu’à l’analyse politique des idées et des faits, ils sont voués à être dupés.

Mythomanie

La lecture des romans d’espionnage, les souvenirs de la résistance et autres services spéciaux, le récit des comploteurs, gaullistes et autres, plongent les « nationaux » dans une atmosphère de rêve permanent. Un bridge avec un général en retraite, un parlementaire ou un sergent de réserve devient une sombre et puissante conjuration. Pour peu que l’on recrute dix lycéens, on se prend pour Mussolini. Quand on se vante de commander à 5000 hommes structurés, c’est que l’on rassemble péniblement quelques centaines de fonds de tiroir. Si, par chance, ils reçoivent une circulaire d’une quelconque administration militaire, ils montrent l’enveloppe avec des airs de conspirateurs, des souris et des silences lourds de sous-entendus. Ils sont partisans de l’union autour d’eux et se répandent en amères reproches de sectarisme à l’encontre des militants qui se refusent à les prendre au sérieux. Les mêmes « nationaux » dans une période de véritables clandestins, se font arrêter avec des listes d’adresses et de documents, se mettent à table dès que la police lève la voix.

Terrorisme

La fausse analyse d’une situation, l’absence de doctrine et de formation qui poussent les uns vers l’opportunisme, jettent les autres dans la violence négative et le terrorisme. La mauvaise digestion des études par trop primaires, consacrées à certains aspects de la subversion communiste du F.L.N., a accru ce penchant. Les pétards sous les fenêtres des concierges n’ont pas apporté un seul partisan à l’Algérie française. Le terrorisme aveugle est le meilleur moyen pour se couper d’une population. C’est un acte désespéré. Autant l’action clandestine et l’utilisation calculée de la force peuvent être indispensables lorsqu’une nation n’a plus d’autres moyens pour rentrer dans son droit, et dans ce cas l’action vise à faire participer le peuple à la lutte, autant le terrorisme rejette celui qui l’emploi hors de la communauté populaire et le condamne à l’échec.

Anarchisme

Les « nationaux » qui admirent tant la discipline chez les autres sont, en pratique, de véritables anarchistes. Incapables de se situer à leur place dans la lutte, ils ont le goût de l’action désordonnée. Leur vanité les pousse aux actes individuels gratuits, leur cause dût-elle en pâtir. Ils ignorent la parole donnée et nul ne peut prévoir où les entraînera leur fantaisie. Ils suivent à la rigueur un chef de bande et s’épanouissent dans les petits clans. L’absence de référence idéologique commune accroît leur éparpillement et interdit leur unité.

Pour une nouvelle théorie révolutionnaire

Avant de songer à définir quoi que ce soit de constructif, cette critique des tares « nationales » est indispensable. Certains, par manque de maturité politique, pourront ne pas la comprendre. Ceux qui ont tiré les leçons de leur propre expérience en ont admis au contraire la nécessité. La révolution n’est pas l’acte de la violence qui parfois accompagne une destitution de pouvoir. Ce n’est pas non plus un simple changement d’institutions ou de clan politique. La révolution est moins la prise du pouvoir que son utilisation pour la construction de la nouvelle société. Cette tâche immense ne peut être envisagée dans le désordre des esprits et des actes. Elle nécessite un vaste outil de travail de préparation et de formation. Le combat « national » s’enlise dans des ornières vieilles d’un demi-siècle. Avant toute chose, une nouvelle théorie révolutionnaire doit être élaborée.

Il n’y a pas de révolution spontanée

Il est toujours possible d’agir, il est moins facile de réussir. Surtout dans une lutte révolutionnaire, combat à mort contre un adversaire tout-puissant, madré, expérimenté, qu’il faut combattre plus par les idées et l’astuce que par la force. Il est cependant fréquent d’entendre opposer l’action et la pensée. C’est croire à la spontanéité de l’action révolutionnaire. Et l’on cite comme exemple la révolution fasciste en Italie. On oublie qu’à la formation des « fascios » en 1915 Mussolini combattait depuis plus de douze ans comme agitateur et journaliste. On oublie surtout les conditions de la lutte en Italie après l’armistice de 1918 qui n’avaient rien à voir avec celles de la France d’aujourd’hui. En Italie comme dans d’autres Nations européennes, le pouvoir d’Etat était d’une extrême faiblesse, bien incapable d’imposer sa loi aux factions armées qui se disputaient le pays. L’Etat devait traiter tour à tour avec de véritables armées politiques. En octobre 1922, l’armée des « chemises noires » pesa un peu plus lourd et s’empara de l’Etat. Aujourd’hui, les « régimes libéraux » d’Occident sont caractérisés par une caste nombreuse de privilégiés, agents des groupes financiers, qui détiennent l’ensemble des leviers politiques, administratifs, économiques et sont unis par une étroite complicité. Ils s’appuient sur un gigantesque appareil administratif qui encadre rigoureusement la population, tout spécialement grâce aux réglementations sociales. Ils détiennent le monopole du pouvoir politique et du pouvoir économique. Ils contrôlent la presque totalité des moyens d’information et sont maîtres des esprits. Ils se défendent grâce à d’innombrables forces de police. Ils ont transformé les citoyens en moutons dociles. Seules, les oppositions fictives sont tolérées.

A la fin de la première guerre mondiale, la révolution communiste était une menace immédiate pour toute l’Europe. Le danger détermine toujours un mouvement de défense: les mouvements fascistes en profitèrent. Seule force capable de s’opposer à la violence des rouges, le fascisme reçut de puissants appuis et l’adhésion massive de partisans. Aujourd’hui, le « soir du grand soir », les soviets d’usine, les tchékas appartiennent au passé. Les communistes d’Occident se sont embourgeoisés, ils font partie du décor, ils sont les plus fermes défenseurs du régime. L’homme-au-couteau-entre-les-dents n’est plus le communiste mais l’activiste.

Quant à la Russie, les capitalistes y voient un nouveau marché. Au contraire de la première moitié du vingtième siècle, la satisfaction des besoins matériels élémentaires semble à portée de main de tous. Les soupes populaires, les grèves sauvages sont oubliées. Hormis quelques catégories minoritaires menacées, la grande masse des salariés est convaincus d’avoir plus à perdre qu’à gagner à vouloir arracher par la violence ce que les revendications pacifiques et le temps lui donneront inéluctablement. Le carcan des lois sociales et le chantage au crédit font le reste pour lui retirer toute combativité. Le sens de l’intérêt général, le courage civique et politique sont aujourd’hui le fait d’une très petite minorité, injuriée, dont on a limité systématiquement les moyens d’expression  égaux. Cela nous éloigne fort de l’Italie des années 20. Le génie personnel de Mussolini pouvait suffire à grouper une masse passionnée, disponible, et à conquérir un Etat incapable de se défendre. Telle n’est plus la situation en Europe et en France. Puisque la puissance appartient à l’adversaire, il faut une ruse supérieure. Puisque le « grand homme » (inexistant d’ailleurs) s’est par trop déprécié, il faut miser sur l’équipe. Qualité des combattants, combat méthodique et raisonné, direction collégiale, imposent : enseignement, doctrine.

Depuis 1947, l’armée française engagée à défendre les terroristes d’outremer, est victorieuse, sur le terrain et contrainte aux capitulations successives par l’ensemble des forces politiques et économiques qui constitue le régime. Il a fallu attendre le mois d’Avril 1961, quatorze années, pour qu’un nombre infime de cadres entrevoient leur véritable ennemi. Un ennemi qui se trouvait moins sur le terrain, sous l’aspect du Viet ou du fellagha, qu’en France même, dans les conseils d’administration, les banques, les salles de rédaction, les assemblées et les bureaux ministériels. Encore ce sentiment hostile à une mythique Métropole décadente qu’à la réalité du régime. Cette prise de conscience limitée fut sans lendemain.

Pour vaincre, il faut comprendre ce qu’est le régime, découvrir ses méthodes, débusquer ses complices, ceux qui se camouflent en patriotes. Il faut se déterminer les solutions positives qui permettront de construire la société de demain. Cela nécessite un total retour sur soi-même, une totale révision des vérités apprises, une conscience révolutionnaire.

La conscience révolutionnaire

Rien n’est moins spontané que la conscience révolutionnaire. Le révolutionnaire est entièrement conscient de la lutte engagée entre le Nationalisme, porteur des valeurs créatrices et spirituelles de l’Occident et le Matérialisme sous ses formes libérales ou marxistes. Il est libéré des préjugés des préjugés, des contre-vérités et des réflexes conditionnés par lesquels le régime se défend. L’éducation politique qui permet de s’en affranchir s’acquiert par expérience personnelle, bien sûr, mais surtout à l’aide de l’enseignement que seule l’étude permet de dégager. Sans cette éducation, l’homme le plus courageux, le plus audacieux, n’est plus qu’une marionnette manipulée par le régime. Au gré des circonstances celui-ci tire les ficelles qui régleront son comportement. Ficelle patriotique, anticommunisme aveugle, menace fasciste, légalisme, unité de l’armée, etc.. Par une propagande permanente à sens unique, à laquelle chacun est soumis dès l’enfance, le régime, sous ses multiples aspects, a progressivement intoxiqué les Français. Toutes les nations à direction démocratique en sont là. Tout esprit critique, toute pensée personnelle sont détruits. Il suffit que soient prononcés les mots-clefs pour déclencher le réflexe conditionné prévu et supprimer tout raisonnement. La spontanéité laisse subsister le réflexe conditionné. Elle ne conduit qu’à la révolte, si facile à désamorcer ou à détourner par quelques concessions de surface, quelque os à ronger ou quelques changements de décor. Ainsi fut-il maintes fois avec les Français d’Algérie, l’armée et les « nationaux ».

Devant un danger vital, il est possible de dresser un front de défense. La résistance à la fin de la dernière guerre et l’O.A.S. en sont des exemples. L’issue du combat était une question de vie ou de mort ; la lutte physique contre la force physique de l’adversaire visible peut être totale, sans pitié. A supposer que la révolte triomphe, dès que le péril semble conjuré, le front explose en multiples clans, tandis que la masse des partisans, n’ayant plus de raisons de combattre, retourne à ses tâches familières, se démobilise et confie de nouveau la cité sauvée à ceux qui l’avaient perdue. La France et l’Europe doivent accomplir leur révolution nationaliste pour survivre. Des changements superficiels n’atteindraient pas le mal. Rien ne sera fait tant que les germes du régime ne seront pas extirpés jusqu’à la dernière racine. Pour cela, il faut détruire son organisation politique, abattre ses idoles et ses dogmes, éliminer ses maîtres officiels et occultes, montrer au peuple combien on l’a trompé, exploité, souillé. Enfin, reconstruire. Non sur des constructions de papier mais sur une élite jeune et révolutionnaire, pénétré d’une nouvelle conception du monde. L’action qui doit imposer cette révolution peut-elle se concevoir sans la direction d’une doctrine révolutionnaire ? Certainement non. Comment s’opposer à un adversaire armé d’une dialectique éprouvée, riche d’une longue expérience, puissamment organisé, sans idéologie, sansméthode ?

Sans doctrine révolutionnaire, pas de révolution possible !

Même lorsqu’elle revêt des formes militaires, la lutte révolutionnaire est avant tout psychologique. Comment la conduire, comment convertir, enthousiasmer de nouveaux partisans sans une définition claire de l’idéologie nouvelle, sans doctrine ? Une doctrine comprise, non comme un ensemble d’abstractions, mais comme un gouvernail pour la pensée et l’action. Maintenir le moral offensif de ses propres partisans, communiquer ses convictions aux hésitants sont deux conditions indispensables au développement du Nationalisme. La preuve est faite que dans l’action ou en prison, quand la démoralisation guette, quand l’adversaire semble triompher, les militants éduqués, dont la pensée cohérente soutient la foi, ont une force de résistance supérieure.

Une nouvelle élaboration doctrinale est la seule réponse au fractionnement infini des activistes. Il n’y a pas à revenir sur la valeur unificatrice de l’action. Elle est évidente. Mais cette unification ne peut être durable et utile sans unification idéologique autour d’une doctrine juste. Le rédacteur de « France-Observateur », le fonctionnaire de la S.F.I.O., le communiste ont en commun une même idéologie : le marxisme. Leur référence doctrinale est donc la même, leur conception du monde est semblable. Les mots qu’ils emploient ont la même signification. Ils appartiennent à la même famille. Malgré leurs divisions profondes dans l’action, ils concourent tous à imposer la même idéologie. Il n’en va pas de même dans l’opposition nationale. Les activistes ne se reconnaissent pas d’ancêtres communs. Les uns sont fascisants, les autres maurassiens, certains se disent intégristes et chacune des catégories enferme maintes variantes. Leur seule unité est négative: anticommunisme, antigaullisme. Ils ne se comprennent pas entre eux. Les mots qu’ils emploient – révolution, contrerévolution, nationalisme, Europe, etc.. – ont des sens différents, voire opposés. Comment ne se heurteraient-ils pas ? Comment affirmeraient-ils une même idéologie ? L’unité révolutionnaire est impossible sans unité de doctrine.

L’oeuvre de Marx est immense, illisible et confuse. Il a fallu Lénine pour en tirer un corps de doctrine clair et pour transformer cet énorme fatras en arme efficace de guerre politique. Le Nationalisme a derrière lui son Marx collectif, tout aussi confus et inadapté que le compagnon d’Engels pouvait l’être pour la Russie de 1903. Il faut d’urgence faire de Lénine collectif. Le Nationalisme est héritier d’une pensée infiniment riche, mais trop diverse, incomplète et entachée d’archaïsme. Le temps est venu d’en faire la synthèse et de lui apporter les compléments, les correctifs imposés par l’éclosion de nouveaux problèmes. Telle étude documentée sur la Haute Finance, telle sur les Doctrines du Nationalisme, constituent d’excellentes approches qui répondent à ce besoin.

Les causes qui précipitèrent, à la fin du XIXème siècle, la naissance du Nationalisme en tant qu’idéologie politique (et non au sens étroit de la simple prise de conscience nationale), n’ont guère varié depuis lors. Le Nationalisme est né de la critique de la société libérale au XIXème siècle. Par la suite, il s’est opposé au marxisme, enfant naturel du libéralisme. Venant après les contre-encyclopédistes, après les positivistes, après Taine, Benan, dont une partie de l’enseignement subsiste dans le Nationalisme, Drumont et Barrès ont tracé les caractères permanents de cette idéologie à laquelle Charles Maurras, José-Antonio, Robert Brasillach, Alxis Carrel et tant d’autres en Europe, donnèrent la collaboration de leur génie propre. Fondé sur une conception héroïque de l’existence, le Nationalisme, qui est un retour aux sources de communauté populaire, entend créer de nouveaux rapports sociaux sur une base communautaire et bâtir un ordre politique sur la hiérarchie du mérite et de la valeur. Dépouillé de l’enveloppe étroite imposée par une époque, le Nationalisme est devenu une nouvelle philosophie politique. Européen dans ses conceptions et ses perspectives, il apporte une solution universelle aux problèmes posés à l’homme par la révolution technique.

Perspectives nationalistes

La passivité de l’opinion et la lâcheté des élites traditionnelles devant les évènements d’Algérie ont ouvert les yeux à tous les hommes capables de réflexion. Souvent au prix de révisions pénibles, de rupture avec leurs convictions passées, ils se regroupent autour d’une nouvelle définition du Nationalisme. Ce n’est pas le lieu ici de tenter un essai doctrinal. Etudes et confrontations seront nécessaires. Il est cependant possible de tracer les propositions fondamentales.

Critique du libéralisme et du marxisme

Le libéralisme a pu séduire, un temps, par une apparence de générosité. La réalité a dissipé ce rêve. Cette idée morte est aujourd’hui le camouflage de la dictature hypocrite du capitalisme international étendu sur toutes les démocraties d’Occident. L’oligarchie capitaliste est née à la fin du XVIIIème siècle. Les idées libérales qui se répandirent à l’époque en France servirent de justification aux intérêts conjugués de la haute aristocratie et l’argent pour s’opposer à l’autorité du pouvoir central qui les tenait depuis longtemps en lisière. Cette lutte des gros intérêts contre le pouvoir populaire (en l’espèce la monarchie française) se retrouve avec constance au cours des âges. Dans les sociétés organisées, une fois dépouillée l’enveloppe institutionnelle à forme monarchique ou républicaine qui cache la réalité, on discerne deux types principaux de pouvoir : le premier s’appuie sur le peuple pour contenir les gros intérêts, féodaux ou financiers, le second est aux mains des gros intérêts pour exploiter le peuple. Le premier s’identifie à la communauté populaire et devient le serviteur de son destin, le second assujettit la communauté populaire pour la seule satisfaction de ses appétits.

Les démocraties modernes, qui appartiennent au second type suivirent l’évolution du capitalisme dont elles n’étaient que l’émanation politique. Le capitalisme ayant perdu sa forme personnelle et nationale pour devenir financier et apatride, les démocraties passèrent sous le contrôle des groupes financiers internationaux. Les quelques divergences qui subsistaient entre ces derniers cessèrent dès qu’apparaît la menace d’un réveil populaire. Si le mensonge et la ruse où ils sont passés maître se révèlent insuffisants, ils emploient les armes les plus meurtrières, les contraintes les plus violentes. Ils n’ont jamais reculé devant le génocide, les bombardements atomiques, les camps de concentration, les tortures et le viol psychologique.

L’oligarchie capitaliste est indifférente au sort des communautés nationales. Son but est de satisfaire une insatiable volonté de puissance par la domination économique du monde. Les hommes et les civilisations se voient sacrifiées à ses desseins purement matérialistes qui rejoignent ceux des marxistes. Pour les technocrates comme pour les communistes, l’homme est un animal économique doté de deux fonctions : produire et consommer. Ce que ne mesure pas une règle à calcul est classé dans le superflu. Ce superflu doit donc être soumis à l’essentiel : le rendement économique. Les tendances individualistes, qui sont une gêne pour l’édification et l’application des plans, doivent disparaître. Dans les sociétés matérialistes il n’y a de place que pour les masses parfaitement dociles, homogènes [c’est-à-dire métissées], normalisées. Ceux qui n’acceptent pas le conditionnement des esprits et la castration de la masse sont affublés du nom de « fascistes ». Mettre en doute la sincérité des maîtres de l’opinion en démocratie ou relever les contradictions de la « ligne » en régime communiste, refuser de comparer la culture occidentale aux vagissements préhistoriques de la négritude ou à la décomposition morbide d’un certain modernisme, mépriser la « conscience universelle », sourire à l’évocation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sont les preuves d’un esprit malsain et rebelle. Rébellion qui conduit à l’élimination physique en régime communiste et à l’élimination sociale en régime libéral. Ainsi, l’un et l’autre détruisent-ils, avec l’individualisme créateur et l’enracinement populaire, l’essence même de l’homme et de sa communauté. Ils engagent l’humanité dans une impasse, dans la pire des régressions.

L’histoire des hommes n’est qu’un long effort pour s’affranchir des lois de la matière. L’extase mythique, l’art, la science, les règles éthiques sont autant de conquête de l’esprit et de la volonté humaine. La permanence de ces victoires a donné naissances aux civilisations. Créations arbitraires de la sensibilité, de l’intelligence et de l’énergie des peuples, les civilisations se développent et s’épurent pour autant qu’elles conservent leur pouvoir créateur. Les peuples qui leur ont donné naissance perdent la force de se défendre contre les assauts extérieurs, que disparaissent leurs vertus originelles, leur énergie vitale, et la civilisation disparaît à son tour dans l’anéantissement ou la décadence.

Tel est le terme logique où conduit l’exploitation de l’homme par la caste des technocrates ou par la « nouvelle classe dirigeante ». Ces deux forces, qui sont issues de la même philosophie. Libéralisme et marxisme ont pris des voies différentes qui les ont amenées à s’opposer mais qui conduisent aux mêmes résultats : l’asservissement des peuples préalablement trompés par les mythes démocratiques. La démocratie est le nouvel opium des peuples.

Un humanisme viril

Les peuples européens ont édifié une civilisation unique dans l’histoire. Son pouvoir créateur, malgré les millénaires, ne s’est pas tari. Ceux-là mêmes qui s’en déclarent ennemis reconnaissent implicitement son universalité. Entre un Orient traditionnel soumis aux règles métaphysiques et les nouvelles sociétés matérialistes, la civilisation européenne fait la synthèse des aspirations spirituelles et des nécessités matérielles. Alors que l’uniformité de la masse est proposée comme idéal partout dans le monde, elle exalte l’individualisme des forts, le triomphe de la qualité humaine sur la médiocrité. Elle résume en elle-même l’équilibre à établir comme solution aux bouleversements créés par la révolution technique dans la vie des hommes. Fondées sur les valeurs individuelles et communautaires, cette nouvelle harmonie peut être définie comme un humanisme viril. Nouvelle table des valeurs, cette humanisme viril rejette la fausse loi du nombre et veut plier la puissance de la technique et de l’économie à la volonté civilisatrice de l’homme européen. Celui-ci retrouvera sur une terre familière, au sein de sa lignée et dans la culture originale de son peuple, un monde à sa mesure. Il découvrira la signification de son existence dans l’accomplissement de son destin d’homme, dans la fidélité à un style de vie fondé sur l’éthique européenne de l’honneur.

L’éthique de l’honneur s’oppose à la morale d’esclave du matérialisme libéral ou marxiste. Elle affirme que la vie est un combat. Elle exalte la valeur du sacrifice. Elle croit au pouvoir de la volonté sur les évènements. Elle fonde sur la loyauté et la solidarité les rapports des hommes d’une même communauté. Elle confère au travail une grandeur en soi indépendante du profit. Elle retrouve le sens de la véritable dignité de l’homme non pas octroyée mais conquise par l’effort permanent. Elle développe chez l’homme européen la conscience de ses responsabilités par rapport à l’humanité dont il est l’ordonnateur naturel.

Un ordre vivant

La légitimité d’un pouvoir ne se résume pas à l’observation d’une loi écrite éminemment variable ou au consentement des masses obtenu par la contrainte psychologique des moyens publicitaires. Est légitime le pouvoir qui observe ledroit de la Nation, ses lois non écrites révélées par l’histoire. Est illégitime le pouvoir qui s’écarte du destin national et détruit les réalités nationales. Alors, la légitimité appartient à ceux qui luttent pour rétablir la Nation dans son droit. Minorité lucide, ceux-là forment l’élite révolutionnaire sur qui repose l’avenir. Le monde ne se plie pas à un système mais à une volonté. Ce n’est pas le système qu’il faut chercher mais la volonté. Certes, la structure même de l’Etat doit être pensée autour de quelques principes directeurs : l’autorité, la continuité, la puissance de conception se trouvent réunies dans une direction à forme collégiale ; celle-ci s’appuiesur un corps de cadres politiques hiérarchisés,assistés d’une véritable représentation populaire des professions et des communautés régionales aptes à délibérer de leurs problèmes propres. Mais il importe surtout de forger les hommes sur lesquels reposeront la communauté et l’avenir de la civilisation.

Ce ne sont ni les machines électroniques ni les savants qui décideront du sort de l’humanité. Les problèmes immenses que poseront les nouveaux développements techniques exigeront une élite politique appelée par vocation, douée d’une volonté d’airain au service d’une pleine conscience de sa mission historique. Cette écrasante responsabilité justifira qu’il lui soit demandé plus qu’aux autres hommes.

Cinq pour cent des individus, admettent les sociologues, sont profondément pervers, tarés, vicieux. A l’autre extrémité, on observe une même proportion d’hommes qui possèdent, naturellement et de façon développée, des qualités particulières d’énergie et d’abnégation qui les prédisposent à servir la communauté, donc à la diriger. Les démocraties qui instaurent le règne de la combine et de l’argent sont, en grande partie, dominées par les premiers. La révolution Nationaliste devra éliminer les premiers et imposer les seconds. La sélection et l’éducation, dès la jeunesse, de ces hommes d’élite serontparmi les premières préoccupations de la société nouvelle. Leur formation fouettera la vigueur de leur caractère, développera leur esprit de sacrifice, ouvrira leur intelligence aux disciplines intellectuelles. Maintenus dans la pureté originelle, non seulement par un engagement d’honneur mais par une règle stricte et particulière, ils formeront un ordre vivant constamment renouvelé dans le temps, mais toujours semblable dans son esprit. Ainsi, au pouvoir des manieurs d’argent sera substitué celui des croyants et des combattants.

Une économie organique

L’économie n’est pas une fin en soi. C’est un élément de la vie des sociétés, parmi les principaux, mais seulement un élément. Elle n’est pas la source ou l’explication des évolutions de l’humanité. Elle est un agent ou une conséquence. C’est dans la psychologie des peuples, dans leur énergie et leurs vertus politiques que se trouve l’explication de l’histoire. L’économie doit être soumise à la volonté politique. Que celle-ci disparaisse – ce qui est le propre des régimes libéraux – et les forces économiques débridées entraînent la société vers l’anarchie. Aussi le problème immense de l’économie s’inscrit-il naturellement dans la révolution Nationaliste. Ce serait revenir aux mortelles erreurs « nationales » que d’en nier l’importance ou de s’en débarrasser par un mot miracle aussi sujet à confusion et à contestation que celui de « corporatisme », par exemple. Le capitalisme a créé un monde artificiel où l’homme est inadapté. Par ailleurs, la communauté populaire est exploitée par une caste étroite qui monopolise tous les pouvoirs et tend à la suprématie internationale. Enfin, le capitalisme cache sous une débauche de mots nouveaux une conception anachronique dont l’économie supporte les conséquences. Ces critiques s’appliquent mot pour mot au communisme.

La solution à l’inadaptation de l’homme dans un monde qui n’est plus fait pour lui est, nous l’avons vu, un problème politique. Le développement technique et économique ne trouve pas en lui-même sa propre justification ; elle est dépendante de son utilisation. Au nouvel Etat d’assujettir l’économie à ses desseins, d’en faire l’outil d’un nouveau printemps européens. Créer des valeurs civilisatrices, forger les armes d’une nécessaire puissance, élever la qualité du peuple seront alors ses buts. C’est dans une totale transformation de la structure de l’entreprise (nous ne parlons ici que de l’entreprise à capital financier au assimilé, non de la petite entreprise familiale qui doit être préservée et où le problème ne se pose pas) et de l’organisation générale de l’économie réside le moyen de détruire le pouvoir exorbitant de la caste technocratique, de supprimer l’exploitation des travailleurs, d’établir une justice réelle, de retrouver la vérité économique et un fonctionnement sain.

En régime capitaliste comme en régime communiste, l’entreprise est la propriété exclusive du capital financier dans l’un, capital étatique dans l’autre. Pour les salariés, qu’ils soient cadres ou simples travailleurs, le résultat est le même : ils sont volés, les richesses produites par leur travail sont absorbées par le capital. Cette position favorisée donne au capital tous pouvoirs sur l’entreprise : direction, gestion, bien qu’ils soient extérieurs et tendent avant tout à réaliser un profit financier, parfois au détriment de la production et de l’entreprise elle-même. Le mot fameux de Proudhon trouve ici sa pleine signification : « la propriété, c’est le vol ! ». Supprimer l’appropriation est la solution juste qui donnera naissance à l’entreprise communautaire. Le capital prendra alors sa juste place d’élément de la production, à coté du travail. L’un et l’autre participeront, avec un pouvoir proportionnel à leur importance dans l’entreprise, à la désignation de la direction, à la gestion économique et au bénéfice des profits réels.

Cette révolution dans l’entreprise s’inscrira dans une organisation nouvelle de l’économie ayant pour base la profession et le cadre géographique régional. Supprimant les parasites et le pouvoir des financiers, elle créera un ensemble de corps intermédiaires. Ces nouvelles structures, capables de s’intégrer aisément dans l’Europe, ne peuvent trouver meilleure définition que celle d’ « économie organique ».

Une jeune Europe

La victoire américaine et soviétique de 1945 a mis un terme aux conflits des Nations européennes. La menace d’adversaires et de dangers communs, une évidente solidarité de sort dans les bons et les mauvais jours, des intérêts semblables ont développé le sentiment de l’unité. Ce sentiment est confirmé par le raisonnement. L’unité est indispensable à l’avenir des Nations européennes. Elles ont perdu la suprématie du nombre ; unies, elles retrouveraient celle de la civilisation, du génie créateur, du pouvoir d’organisation et de la puissance économique. Divisées, leurs territoires sont voués à l’invasion et leurs armées à la défaite ; unies, elles constitueraient une force invincible. Isolées, elles deviendront des satellites, avec la certitude de tomber, comme déjà une partie d’entre elles, sous la domination soviétique. La civilisation européenne serait systématiquement combattue et un point final serait mis à l’évolution de l’humanité. Unies, elles auront, au contraire, les moyens de s’imposer et d’assurer leur mission civilisatrice.

L’unité ne peut être le prolongement des organismes financiers et politiques institués dans l’après-guerre. Ils ont pour but d’étendre le pouvoir international de la technocratie qui en contrôle tous les rouages, et de préserver les privilèges politico-économiques qui se dissimulent derrière les panneaux réclames de la démocratie. Ces institutions apportent dès maintenant à l’échelle européenne les vices et les mots engendrés par le régime dans chacune des Nations et multipliés d’autant.

Au nom de l’Europe, le développement de ces institutions en accélère la décadence. L’unité ne peut signifier nivellement. L’uniformisation et le cosmopolitisme détruiraient l’Europe. Son unité s’édifiera autour des réalités nationales que chacun des peuples entend défendre : communauté historique, culture originale, attachement au sol. Vouloir limiter l’Europe à l’influence latine ou à celle du germanisme, ce serait maintenir sa division, voire développer une nouvelle hostilité. Mais surtout, ce serait nier la réalité européenne concrétisée par Rome et par l’époque médiévale dans une fusion de ses deux courants : continental et méditerranéen.

Imaginer l’Europe sous l’hégémonie d’une Nation serait recommencer un rêve sanglant dont l’histoire porte les traces récentes ; la diversité des langues et des origines n’est pas un obstacle ; nombreux sont les Etats multilingues et l’Empire romain, qui édifia la première unité européenne dans le respect des peuples rassemblés et de leurs cultures, se donna des Empereurs nés tant à Rome qu’en Gaule, en Illyrie ou en Espagne. L’Europe ne se borne pas à la limite artificielle du rideau de fer imposée par les vainqueurs de 1945. Elle englobe la totalité des Nations et des peuples européens. Penser à l’unité, c’est, en premier lieu, penser à la libération de toutes les Nations captives de l’Ukraine à l’Allemagne. Le destin de l’Europe est à l’Est : briser les chaînes, abattre la tyrannie soviétique, refouler la marée asiatique. Hors du bloc continental européen, les peuples et les Etats qui appartiennent à sa civilisation forment l’Occident. L’Europe en est l’âme. Sa complète solidarité s’affirmera notamment avec les centres occidentaux de l’Afrique. Ces positions sont les bases d’une nouvelle organisation du continent africain dont le sort est lié à celui de l’Europe. Dans la construction européenne, les peuples sous-développés trouveront un exemple et des solutions à leurs propres difficultés. Ce n’est pas de mendicité qu’ils ont besoin mais d’organisation.

L’Europe possède un corps incomparable de cadres spécialisés dans les questions d’outre-mer. Aucune autre puissance ne pourra rivaliser avec le talent d’organisation de ces cadres épaulés par le dynamisme européen réveillé. Ils sortiront ces peuples de la misère et de l’anarchie, ils les ramèneront à l’Occident. Ce ne sont pas les accords économiques qui unifieront l’Europe, mais l’adhésion de ses peuples au Nationalisme. Des obstacles qui paraissent insurmontables sont dus aux structures démocratiques. Une fois le régime balayé, ces faux problèmes disparaîtront d’eux-mêmes. Il est donc évident que, sans révolution, il n’y a pas d’unité européenne possible.

Le succès de la révolution dans une Nation d’Europe – et la France est la seule à réunir les conditions voulues – permettra une rapide extensions aux autres Nations. L’unité de deux Nations débarrassées du régime développera une telle force de séduction, un tel dynamisme que les vieux systèmes, le rideau de fer et les frontières s’effondreront. La première étape de l’unité sera politique et créera un seul Etat collégial à forme évolutive. Les autres étapes, militaires, économiques, suivront. Les mouvements Nationalistes d’Europe seront les agents de cette unité et le noyau du futur ordre vivant européen. Ainsi la jeune Europe, fondée sur une même civilisation, un même espace et un même destin, sera-t-elle le foyer actif de l’Occident et de l’ordre du monde. La jeunesse d’Europe aura de nouvelles cathédrales à construire et un nouvel empire à édifier.

L’organisation et l’action

La lutte menée autour des événements d’Algérie a montré que les « nationaux » pouvaient contribuer à créer une situation favorable. Mais la démonstration est également faite (sans remonter aux événements antérieurs à la seconde guerre mondiale) de leur totale impuissance à transformer une révolte populaire en révolution. L’embryon d’organisation nationaliste, malgré les efforts de ses militants, n’a pas grandi au rythme de la révolte spontanée. Ainsi, les conceptions « nationales » prévalurent-elle et la nouvelle résistance engagée dans des conditions politiques favorables après le 22 avril 1961, avec une abondance de partisans et de moyens, sombra dans le ridicule et le déshonneur. Cependant, cette période de lutte clandestine et de répression a forgé des combattants révolutionnaires, jeunes pour la plupart et les circonstances de l’effondrement ont déniaisé bon nombre de partisans qui faisaient confiance aux procédés « nationaux ». C’est pourquoi le Nationalisme trouvera demain les militants et les cadres qui lui firent défaut dans le passé.

La jeunesse française sera marquée pendant des années par les derniers combats menés pour la défense de l’intégrité du territoire national en Algérie. Ses meilleurs éléments y ont participé activement. Ils ont tout risqué, la torture, la prison, la mort. La condamnation des méthodes terroristes ne s’applique pas à eux qui furent des exécutants courageux et qui sont des exemples, mais aux chefs qui décidèrent de ces méthodes néfastes. La révolte de la Jeunesse contre une société sénile et hostile est une réalité. Personne n’avait prévu le raz-de-marée poujadiste de 1955 ni les révoltes paysannes de 1961. Malgré frigidaire et télévision, des hommes, par centaine de milliers, descendirent dans la rue. La malfaisance du régime suscitera dans l’avenir de nouvelles explosions populaires. Inorganisées, ces révoltes retomberaient comme les précédentes. Toute l’action doit donc avoir pour but d’introduire le levain dans la pâte. Le travail d’organisation, de pénétration, d’éducation populaire est toujours lent. Il faut se souvenir que tous les révolutionnaires du XXe siècle ont dû combattre longtemps avant de triompher. Lénine près de trente ans, Hitler treize ans, Mao-Tsé-Toung trentre-trois ans… Dans les difficultés de la lutte, la masse acquiert une conscience révolutionnaire, de nouveaux cadres surgissent, l’organisation se rôde et se renforce.

Le développement de l’action révolutionnaire n’est jamais progressif et harmonieux. Semblable à une ligne brisée, il est fait de succès partiels, d’échecs, de remontées, de nouvelles chutes, de stagnations apparentes. Tous les mouvements révolutionnaires ont connu des revers catastrophiques alors que la victoire semblait à portée de main : Bolcheviks en 1905, nationaux-socialistes en 1923, communistes chinois en 1927 et 1931. Leur réussite tint à leur faculté d’analyser les causes de ces échecs, d’en tirer les enseignements, de se corriger et de s’adapter aux nouvelles conditions de la lutte. Les bolcheviks abandonnèrent la seule illégalité pour conjurer les possibilités légales et illégales. Les nationaux-socialistes rejetèrent la voie insurrectionnelle pour entreprendre la conquête légale du pouvoir. Mao-Tsé-Toung laissa le prolétariat urbain et s’orienta vers les campagnes et la guérilla. L’action révolutionnaire, comme la guerre, obéit à des lois impératives. Les nationalistes doivent les rechercher à la lumière de leur propre expérience et les adapter à la nouvelle situation.

Des notables ou des militants

Pour un homme ou pour une idée ? L’électeur, le simple partisan, suivent une tête d’affiche, un nom connu, le sauveur d’un jour. Les « nationaux » aiment cette facilité. Troupeaux passifs, ils attendent tout de l’homme miracle. Même les petits groupes ont leur idole. L’immuable disparition du grand homme laisse des dupes aigris et découragés. Le Nationaliste n’a pas besoin de suiveurs mais de militants qui se définissent par rapport à sa doctrine, non par rapport à un homme. Ils ne combattent pas pour un pseudo-sauveur car le sauveur se trouve en eux. Ceux qui assument la direction de la lutte peuvent disparaître ou se tromper, la valeur de la cause ne s’en trouve pas atteinte, ils sont remplacés. Les militants se sacrifient pour leurs idées, non pour un homme.

L’organisation doit être la communauté des militants, non une propriété personnelle. Elle sera conduite par des responsables qui ne seront que les porte-paroles momentanés du Nationalisme. Les responsables dirigeront l’action des militants parce qu’ils seront révélés les plus aptes à servir l’Organisation, sans laquelle ils ne seraient rien. Le bluff et l’efficacité des sommes énormes recueillies pour l’Algérie Française furent englouties par les notables et les politiciens auxquelles elles furent confiées.

Quelques brochures, des conférences, des voyages, quelques affichages prétendirent justifier leur emploi. Avec ces moyens colossaux les notables n’ont rien fait. Pendant ce temps, des militants développaient une activité cohérente avec des moyens dérisoires que fournissaient leurs cotisations personnelles. Ils tinrent des réunions publiques, couvrirent le pays d’inscriptions, fabriquèrent des affiches à la main, déclenchèrent des actions spectaculaires à peu de frais, leurs ronéos tournèrent d’un bout à l’autre de la France. Ils firent beaucoup avec rien. C’est le propre du militant.

Les notables et la piétaille

Pour les notables qui dirigent les « nationaux », les militants appartiennent à une catégorie inférieure. Ils ne sont que la piétaille des luttes politiques. Ils font partie du matériel électoral. Ils sont les « billes » des éternels complots. Leur abnégation sert de marche-pied aux ambitions des arrivistes [allusions aux nouveaux cadres du FN ?].

Si les affaires tournent mal, les militants sont froidement abandonnés. L’Organisation Nationaliste écartera les notables. Ses membres et ses dirigeants seront des militants sortis, non des laboratoires électoraux ou d’officine à complots, mais du combat : les nuits d’affichage, les harangues en public, les coups, les réunions houleuses, les tracts tirés le soir sur une ronéo, distribués à l’aube, les arrestations, les interrogatoires, les sévices, la prison, les juges, les déceptions, les injures, l’indifférence, les échecs… Là, ce sont les plus tenaces, les plus dévoués, les plus conscients qui sont les premiers, là se forme l’élite révolutionnaire.

Union des « nationaux » ou organisation des révolutionnaires – Les ennemis camouflés

Nombre de politiciens, civils ou militaires, virent longtemps dans l’Algérie un tremplin pour leurs ambitions. Hommes du régime par intérêt et par formation, ils restèrent les ennemis jurés de la révolution. Ils furent d’autant plus aptes à la combattre qu’ils semblaient en être les partisans. Les gaullistes, jusqu’au 13 Mai, certains parlementaires, certains dirigeants par la suite, sont les illustrations du noyautage de la révolte par le régime.

L’un des comploteurs du 13 Mai, Léon Delbecque, expliqua sans vergogne cette méthode : « J’ai été l’organisateur du 13 Mai », déclarait-il le 6 juillet 1958 au congrès des Républicains Sociaux du Nord. « Aux fonctions que j’occupais, j’ai été sollicité pour participer à des complots dirigés bien souvent contre la République et le régime républicain, complots que connaissait la police, mais qu’elle était incapable d’empêcher. Je me suis occuper d’être au bon endroit, au bon moment, pour détourner vers le général de Gaulle le soulèvement qui devait se produire ». La direction de l’O.A.S. a regorgé de ces individus qui se sont « occupés d’être au bon endroit, au bon moment » pour engager la révolte dans une impasse. Si l’armée secrète avait pu détrôner de Gaulle, les mêmes auraient permis au régime de traverser cette crise sans encombre, comme au 13 Mai.

Ils sont habiles à utiliser la confusion née de buts apparemment semblables. Ils savent que les « nationaux », sans éducation politique, se laissent prendre au chantage à l’union et qu’ils ont un penchant coupable pour l’adversaire soi-disant repentant. C’est entrer dans leur jeu que de les accepter. Ce serait se faire leur complice que de se taire et de ne pas les dévoiler au peuple tout entier. Pas d’union avec les hommes du régime ! Ils doivent être dénoncés avec la dernière vigueur. A ce prix la masse cessera d’être trompée, les partisans perdront leur naïveté naturelle et deviendront des militants éduqués.

Zéro plus zéro

Zéro plus zéro, cela fait toujours zéro. L’addition des mythomanes, des comploteurs, des nostalgiques, des arrivistes, des « nationaux » donc, ne donnera jamais une force cohérente. Conserver l’espoir d’unir les incapables, c’est persévérer dans l’erreur. Les quelques éléments de valeur sont paralysés par les farfelus qui les entourent. Le jugement populaire ne s’y trompe pas. Aussi font-ils un mal considérable au Nationalisme avec lequel ils sont fréquemment confondus. Ils font fuir les éléments sains et tarissent tout recrutement de qualité. Avec eux, il ne peut être question d’union. Il faut, au contraire, proclamer les différences fondamentales qui les séparent du Nationalisme. Les farfelus doivent être impitoyablement écartés. A cette condition, il sera possible d’attirer des éléments neufs, des partisans efficaces.

Rassemblements et Comités d’Entente.

Même l’O.A.S. avec la dynamique de l’action, avec sa direction unique, ses moyens énormes, et un objectif commun essentiel, n’a pas réussi à fédérer en Métropole les partisans de l’Algérie Française. Comment penser que ce rêve pieux, aussi vieux que l’opposition nationale, pourrait se réaliser dans l’avenir avec des conditions infiniment moins valables ? Les rassemblements et les fronts ont un seul but : profiter à ceux qui les organisent ou les contrôlent. Le front populaire favorisera les communistes, comme le regroupement national servit Soustelle. Les autres participants sont des dupes. Proposés par les notables, les rassemblements et comités d’entente ont le plus souvent un but électoral. Ils procurent à bas prix des colleurs d’affiches, des équipes de service d’ordre ; ce sont d’excellentes pompes à finance. La période électorale close, le rassemblement est placé sous somnifère en attendant une nouvelle occasion d’exploiter l’inaltérable crédulité des « nationaux ».

A la première difficulté sérieuse, par exemple une décision à prendre sur un événement controversé, le front explose et chacun reprendre sa liberté. Le rêve a vécu. Le combat politique, tout comme la guerre, est faite de manœuvre : dissimulation, recul, offensive. Il nécessite une totale discipline et une direction unique capable de prendre instantanément des initiatives engageant l’ensemble des forces. Leur composition hétérogène et la diversité de conception de leurs dirigeants interdisent aux rassemblements de se plier à ces lois ; ils sont donc voués à l’opportunisme et à la désintégration.

Comment imaginer qu’un troupeau incohérent où dominent les bavards, les arrivistes et les farfelus, que minent les querelles clans et de personnes, soit capable de lutter contre la force supérieurement organisée du régime ? Il est vrai que tel n’est pas le but des notables « nationaux ». Cette forme d’action est définitivement condamnée par l’expérience. La tactique du front ne saurait être envisagée sans une puissante organisation Nationaliste capable de lui imprimer son élan et de lui imposer sa ligne politique.

Organisation monolithique et disciplinée

Le travail de ces dernières années fut accompli par de petites équipes, voire des isolés. Ces noyaux étaient composés de militants véritables, éduqués, sûrs, compétents. Avec des moyens infimes, mais de la ténacité et de l’imagination, ils furent les artisans de tous les succès partiels enregistrés dans la lutte.

La preuve est faite que cinq militants valent mieux que cinquante farfelus. La qualité des combattants, est, de loin, préférable à leur quantité. C’est autour d’une équipe minoritaire et efficace que la masse se rassemble, pas l’inverse. Que les mouvements révolutionnaires soient des minorités agissantes ne signifie évidemment pas que tous les groupes minoritaires soient, pour autant, révolutionnaires. C’est une excuse trop facile pour la médiocrité de certains. Les minorités agissantes ne sont pas des sectes stériles, elles sont en prise directe sur le peuple.

Destinée au combat, l’Organisation Nationaliste doit être une, monolithique et hiérarchisée. Elle sera formée par le groupement de tous les militants acquis au Nationalisme, dévoués et disciplinés. Leur âge, pas plus que leur milieu, n’a d’importance. Qu’ils soient étudiants ou paysans, ouvriers ou techniciens, ces militants seront dans tous les milieux les propagandistes et les organisateurs de la révolution.

Suivant les circonstances, leur action sera apparente ou non. Ses aspects lui permettront d’assurer la pénétration généralisée de l’Organisation Nationaliste, jusques et y compris dans les rouages du régime.

Complot ou action populaire – En retard d’une guerre

L’exemple des complots gaullistes, du terrorisme systématique du F.L.N. ou de l’I.R.A. en Irlande, a séduit nombre de « nationaux ». Il est plus facile de copier le passé que d’imaginer l’avenir. L’anachronisme en politique, comme dans le domaine militaire, est une certitude de défaite : on ne refait pas une guerre de position à l’époque des blindés. Certaines images ont causé le plus grand mal dans le passé. La guerre d’Espagne, l’insurrection nationale de 1936 autour de l’armée. Le 13 Mai et le pseudo-soulèvement militaire. L’appel aux soldats, cher aux « nationaux ».

L’armée française est l’une des composantes du régime ; ses chefs ont été soigneusement choisis pour leur soumission intéressée, ses cadres sont en majorité de simples fonctionnaires, mais pas l’armée avec un grand « A ». Celle là serait tout juste bonne à épauler une entreprise de replâtrage du régime. C’est par manque de confiance en soi et par refus de l’effort que les « nationaux » se sont déchargés de leur responsabilité sur l’espoir aveugle d’imaginaires complots militaires. C’est une lâcheté intellectuelle, une fausse excuse pour échapper aux patientes et difficiles tâches du militant.

Mille cadres révolutionnaires

Un consentement populaire, pas plus qu’une action de rue, n’est suffisant pour assurer le succès de la révolution dans une société techniquement développée. Pas de pouvoir sans le contrôle, par l’intérieur, des rouages techniques qui assurent le fonctionnement d’un Etat moderne. L’extrême complexité de la Haute-Administration, son pouvoir occulte, sa colonisation par la caste des technocrates, en font un monde à part, étanche et tout puissant. Seule la présence dans ces rouages de cadres révolutionnaires, même en nombre très limité permettra de la neutraliser et de la plier à la volonté nationaliste. Certains services publics d’intérêt vital pour le fonctionnement du pays, noyautés par les technocrates et les communistes, entrent dans le même cadre de préoccupations.

A ciel ouvert, porte-étendard du Nationalisme, le mouvement politique proprement dit aura pour tâche de parler publiquement au peuple et de le gagner. Il utilisera, suivant les nécessités de l’heure, tous les moyens légaux de propagande d’action. Bâti sur un corps hiérarchisé de cadres et de militants éduqués, organisés sur une base cellulaire, à la fois territoriale et professionnelle, il sollicitera des adhésions massives.

En liaison ouverte ou non avec le mouvement politique, des « bases » seront progressivement organisées. Comme cela fut expliqué plus haut, les « bases » ont pour but la prise en main et le contrôle d’un milieu déterminé par une action tant sociale que politique, les adversaires étant éliminés et les neutres absorbés. Ce travail pourra donner naissance à des associations diverses adaptées au milieu visé. Il reposera entièrement sur des cadres Nationalistes spécialisés et capables d’en assurer l’organisation.

Pénétration dans les rouages de l’Etat, mouvement politique, bases populaires seront les branches principales de l’Organisation Nationaliste. Elle sera donc bâtie sur un corps de cadres hiérarchisés, spécialisés, présents dans toutes les organisations sociales, rattachés à une direction centralisée à forme collégiale. L’organisation sera ainsi capable d’orchestrer la même campagne dans tout le pays et sous tous les aspects. Elle sera capable de manoeuvrer avec discipline et promptitude dans la bataille. Cadres et militants seront dans le peuple comme le levain dans la pâte. Mille cadres révolutionnaires d’élite donneront au Nationalisme la victoire.

A l’échelle de l’Occident – Un poumon extérieur

Pendant toute la période qui suivit le 22 Avril 1961, l’action en faveur de l’Algérie Française reçut un soutien permanent et actif de différents groupes à tendance Nationaliste d’Europe et même des Etats-Unis. Pour la première fois, une solidarité effective unit les Occidentaux par-dessus les frontières. Les moyens de propagande de ces groupes furent mobilisés afin d’appuyer l’action menée en France. Journaux, brochures, conférences, réunions, manifestations, comité de soutien adoptèrent un même mot d’ordre repris dans toutes les langues.

Plusieurs Nations devinrent, en quelque sorte, des poumons « extérieurs » de la résistance française, lui permettant de reprendre souffle. Des groupes de travail s’installèrent. L’hébergement des partisans traqués fut organisé. Le régime comprit le danger. Il intervint sur le plan diplomatique pour que cesse l’appui aux combattants français et pour que soient réprimés les actes de solidarité.

Solidarité et orchestration

Face au complot permanent des régimes libéraux et de l’organisation communiste internationale, les Nationalistes d’Occident doivent, non seulement persévérer dans cette voie, mais accroître l’action et perfectionner la méthode. Les militants d’une Nation Europe doivent trouver à l’extérieur de leurs frontières un support de propagande qui explique leur combat, exalte leur courage, dénonce la répression et les sévices dont ils sont victimes, éveille le sentiment d’un combat commun des peuples européens pour leur survie contre ceux qui veulent les asservir.

L’élargissement de ces initiatives doit permettre une véritable orchestration autour d’un thème central très simple : lutte contre le communisme et contre tout ceux qui le favorisent. Par des canaux très différents : presse, cercles d’étudiants, syndicats, parlementaires, mouvements politiques, association culturelles, anciens combattants, organisation de jeunes, comités d’intellectuels, une vigoureuse contre-attaque pourra être menée contre les entreprises soviétiques et ceux qui les appuient indirectement. Tel événement susceptible de démontrer la collusion du régime libéral et du communisme, tel autre capable de soulever l’indignation populaire, pourront être immédiatement montés en épingle, partout et au même moment. Un organisme coordinateur laissant à chacun sa liberté d’action devra recueillir les informations et les diffuser aux fins d’exploitation.

Un sang nouveau

L’entrée de la jeunesse dans le combat politique, l’influence des luttes menées en France, les problèmes neufs, ont accéléré le besoin d’une nouvelle définition de l’idéologie Nationaliste comme doctrine de la Jeune Europe. De nombreux contacts, des échanges d’idées, des conférences communes ont montré une convergence des conceptions chez tous les militants européens.

Les dernières années, qui sont une source incomparable d’enseignements pour les Nationalistes de France, apparaissent au même titre comme une expérience unique offerte aux Nationalistes d’Europe. Là se forge une méthode adaptée aux nouvelles conditions de lutte. Dans la critique positive entreprise par les militants français, les combattants européens trouveront les leçons qui guideront leur action.

Pour Commencer

Pour commencer, il faut créer les conditions d’une action nouvelle, populaire et résolument légale. Dans cette perspective, les dernières séquelles de l’O.A.S., qui sont désormais un atout puissant du régime, doivent être éliminées parce que néfastes. Il importe de développer partout et à tous les échelons la critique positive de l’action antérieure, de travailler collectivement à la nouvelle définition du Nationalisme. Il faut parler, écrire, s’expliquer, demander l’ouverture de la presse d’opposition nationale à ce travail. Toutes les occasions doivent être saisies et les travaux personnels doivent être inspirés par ce souci et ce besoin.

L’action de propagande doit être poursuivie afin de maintenir la présence et l’explication permanente du Nationalisme. Pleurer le passé ou pratiquer une politique de ressentiment serait allé à l’encontre du but poursuivi. La responsabilité de l’abandon de l’Algérie incombe, non au peuple trompé, mais au régime et aux politiciens (civils et militaires) qui dirigent le combat « national ». Parallèlement, il faut maintenir le contact avec tous les partisans sincères. Aider ceux qui sont éprouvés. Etre activement présents auprès de nos compatriotes réfugiés d’Algérie et ne pas laisser l’initiative aux seules forces du régime.

Cette période transitoire doit être mise à profit pour un travail en profondeur afin de préparer l’heure où les militants, autrefois dispersés, se réuniront afin de mettre sur pied l’Organisation Nationaliste, définir son programme et engager le fer. Non, les complots ne résolvent rien, ils sont néfastes. Les comploteurs ressemblent à ces vieilles filles qui se réunissent pour épancher leur bile et leurs sentiments venimeux. Comploteurs de salon ou terroristes, ils se coupent eux-mêmes de leurs compatriotes. Ils prennent une mentalité d’incompris, deviennent hargneux et le ressentiment les domine. Ils s’écartent ainsi définitivement du Nationalisme et de la victoire.

Le révolutionnarisme

Ce ne sont pas les moyens utilisés, mais les buts qui caractérisent une organisation révolutionnaire. Les moyens, eux, ne dépendent que des circonstances. Ainsi, le parti bolchevik usa de l’illégalité et de la violence, tandis que le parti national-socialiste, autre organisation révolutionnaire, utilisa les seuls moyens légaux pour conquérir le pouvoir. L’outrance dans l’expression, les promesse d’Apocalypse n’ont jamais fait avancer le Nationalisme d’un pas, au contraire. L’adversaire y trouve des arguments faciles, le peuple se détourne d’hommes qui se présentent comme des fous dangereux, les partisans se découragent ou se déforment à leur tour.

Le révolutionnarisme caricatural, dans les propos, les attitudes et l’action, est l’ennemi de la révolution. Ce sont surtout les jeunes éléments qui doivent s’en méfier. Revêtir un déguisement baptisé uniforme, confondre le sectarisme avec l’intransigeance, afficher une violence gratuite sont des pratiques qui relèvent de l’infantilisme. Certains y trouvent l’exaltation d’un romantisme morbide. La révolution n’est pas un bal costumé ni un exutoire pour mythomanes. L’action révolutionnaire n’est pas l’occasion de surenchère au purisme.

Des bases dans le peuple

L’action a pour but d’éclairer le peuple intoxiqué par la puissante propagande du régime, de lui proposer l’idéal nationaliste et de l’organiser pour vaincre. C’est pourquoi la priorité est à la propagande. Portant sur la masse, cette action doit être rigoureusement légale. Le travail dans le peuple n’est pas un privilège du communisme. Il nécessite seulement une méthode adaptée. Pénétration systématique et patiente, elle revêtira les aspects les plus variés. Le mécontentement des travailleurs d’une entreprise contre les syndicats officiels, la révolte des mal logés d’un quartier, la concentration des réfugiés d’Afrique du Nord dans un H.L.M., une ouverture dans une fédération locale d’exploitants agricoles, une corporation d’étudiants, le renouvellement des mandats d’une municipalité favorable, un centre d’instruction de l’armée, une école professionnelle, voilà au hasard autant d’occasions de constituer progressivement, avec persévérance et une parfaite adaptation au milieu, des « bases » nationalistes. L’instituteur, l’ingénieur, l’officier, le syndicaliste, militants Nationalistes, seront chacun dans leur milieu, les organisateurs possibles de ces « bases ».

L’organisation de telles bases en milieu populaire implique une spécialisation du travail et la concentration des efforts de tous sur les quelques points choisis après une analyse poussée des chances et des moyens à employer. Mieux vaut contrôler dans toute la France une seule entreprise, une seule municipalité, une seule faculté que de déployer une agitation généralisée sans prise sur la masse. Ces points forts du Nationalisme deviendront par l’exemple ses meilleurs atouts de propagande. Ils seront des écoles de militants et d’organisateurs qui, à leur tour, poursuivront le travail dans d’autres milieux.

C’est une action de longue haleine sans gloire et sans panache. C’est une action de fourmi. Mais, seule cette action se révélera efficace.

Artisanat ou efficacité – L’artisanat

A l’origine du combat Nationaliste, l’éparpillement des initiatives et la faiblesse des moyens initiaux avaient concentré sur un très petit nombre de militants la totalité des tâches. Ce qui était nécessaire lors d’une première étape devient catastrophique quand l’organisation se développe. Quelques hommes-orchestres sont écrasés par d’innombrables activités, toutes aussi nécessaires les unes que les autres. Autour d’eux, on prend l’habitude de s’en remettre à eux pour tout. De crainte de voir une tâche médiocrement exécutée par un nouveau titulaire, l’homme orchestre continue à tout faire par lui-même. L’esprit d’initiative disparaît et, avec lui, le goût de l’action. Des militants de valeur se voient relégués au rang de manœuvre ; ils perdent leur foi et leur dynamisme.

A ce stade artisanal, tout le monde doit savoir tout faire et personne n’est chargé en propre de rien. Les aptitudes personnelles des militants sont ignorées. Le travail artisanal entraîne une extraordinaire perte d’énergie et de qualité. Ainsi a-t-on vu un excellent journaliste économique, très introduit aux Etats-Unis, chargé de répartir des circulaires de l’O.A.S. dans les bureaux de poste. Il fut arrêté au cours d’une des ces opérations que de jeunes partisans, lycéens ou autres, auraient pu accomplir à sa place, alors que personne ne pouvait le remplacer dans sa spécialité où son utilité aurait dû apparaître évidente.

L’homme-orchestre débordé comme le militant inutilisé se rejoignent dans un même sentiment d’inefficacité et de dégoût. L’un et l’autre ont conscience de tourner dans le vide. Les militants éprouvés sont en nombre suffisant pour que la future Organisation Nationaliste se refuse au travail artisanal qui entraînerait son asphyxie.

Division du travail et centralisation

La variété des activités de l’Organisation, la diversité des milieux qu’elle doit pénétrer, le caractère à la fois apparent et non apparent de la lutte, imposent une division du travail qui doit aller, dans certains cas, jusqu’au cloisonnement. Ce fractionnement par branches d’activités confiées à des responsables éprouvés s’accompagne logiquement d’un commandement unique et centralisé au sommet.

A l’intérieur de chaque branche d’activité, la division du travail et la spécialisation des membres doivent être également pratiquées. Les organisations locales doivent pouvoir se consacrer avec le maximum d’efficacité à l’action, la centralisation et la spécialisation des tâches doivent leur en donner la possibilité. Pour prendre un exemple, celui de la propagande, capable de fournir rapidement un matériel adapté aux groupes locaux, que les initiatives artisanales impuissantes à lutter contre la propagande adverse.

Par ses militants, L’Organisation doit être présente partout, y compris chez l’adversaire. La présence de militants dans certains rouages économiques ou administratifs peut être d’une utilité infiniment supérieure à leur participation comme simples manoeuvres aux activités d’un groupe d’action. La lutte n’est pas une dans ses formes. C’est pourquoi la division du travail doit être également appliquée à l’échelon des organisations locales. Les membres doivent être des éléments actifs du travail commun, responsables de tâches précises et non de simples exécutants. A cette condition, des militants efficaces, des organisateurs, des cadres se formeront.


Exclusivité Hanoho: Un prof d’histoire en Pologne viré pour avoir parlé du rôle juif dans la « Shoah »

Exclusivité, parce que je n’ai rien trouvé sur le web francophone à ce sujet.

Il faut savoir que depuis quelques années, dans le dernier pays au monde où l’église catholique romaine conserve encore quelque pouvoir, se mène une intense campagne pour la démoralisation de la nation. Récemment, un énooooorme musée à été construit en Pologne pour célébrer la Shoah et le soulèvement du ghetto de Varsovie, payé en grande partie par le contribuable polonais (10 millions d’euros par le ministère de la Culture + 10 millions d’euros par la ville de Varsovieà qui ont a refusé dans le même temps qu’y soit apposé une simple stèle commémorant les « justes » polonais ayant caché des juifs durant la seconde guerre mondiale au motif qu’il n’est pas bon d’exacerber le sentiment de fierté nationale… On sait où cela à conduit, etc. Une pétition a même été réalisée, par le centre de recherche sur l’Holocauste, où l’on peut lire que cette stèle serait le « triomphe de la complaisance nationale« .

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Barbara Engelking

Et la directrice du centre, Barbara Engelking d’ajouter que ce serait même un « crime antisémite« … Ça va loin, reconnaître la bravoure d’un peuple est un crime antisémite, nous voilà prévenu. L’idéologie est somme toute assez primaire: on se sert dans votre porte-monnaie et vous fermez votre gueule bande de fascistes.

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Nouveau mémorial juif en Pologne, payé en grande partie par le contribuable polonais

Devant cette propagande de fond, s’est levé, le professeur Krzysztof Jasiewicz de l’académie des Sciences de Varsovie, directeur du département d’histoire des pays de l’Est… et il s’est fait viré, purement et simplement. Mais qu’a t-il donc fait ? Violer un gamin ? Égorgé un soldat dans la rue ? Rien de tout cela… Voilà les paroles qui lui ont valu le coup de pied au derche:

Prof. Krzysztof Jasiewicz (photo credit: Polish Photography Agency/Polska Agencja Fotografów)

« Des générations de Juifs ont travaillé pendant des siècles pour parvenir à l’Holocauste »

« Sans la participation active des juifs de l’Holocauste aurait été impossible »

« Dialoguer avec les juifs est une perte de temps »

« Les Juifs nous accusent [les polonais] de tout les maux, ils sont violents et arrogants envers nous. Notre rôle dans ce dialogue se limite à présenter des excuses »

Ce brave homme salopard, fut viré illico presto, comme il se doit. La raison ? « Violation des normes élémentaires de la rigueur scientifique ». Sans commentaires.

Remarque: j’ai voulu partager ce lien sur le site propagande.info, voilà ce que m’a répondu l’administrateur du site:

« [ADMIN : On a supprimé le lien, c’est de la merde de juif, le gros piège habituel. Le type dit « Sans la participation active des juifs de l’Holocauste aurait été impossible ». En réalité, il n’y a pas eu du tout d’Holocauste, c’est une escroquerie des crochus.] »

Je ne peux évidemment pas approuver cette remarque sans me trouver sous le coup de la loi, mais je ferais juste remarquer qu’il existe aussi en Pologne une loi mémorielle qui peut amener l’auteur à 3 ans de prison, sans compter tout le reste. Ce professeur n’est donc pas forcément « un escroc ». Il faut savoir que ce prof subi aujourd’hui une véritable chasse à l’homme dans tous les merdias. Conspué, dénigré, avili… comme ils savent le faire. D’ailleurs les polonais étaient prévenus: lors du congrès juif mondial de 1996, le secrétaire général Israel Singer a dit:

« More than three million Jews died in Poland, and the Polish people are not going to be the heirs of the Polish Jews. We are never going to allow this. (…) They’re gonna hear from us until Poland freezes over again. » If Poland did not satisfy Jewish claims it would be « publicly attacked and humiliated« .

Je crois que c’est à peu près le seul genre de promesse qu’ils tiennent toujours.


Pour une société vraiment égalitaire

J’ai trouvé un texte d’une nullité abyssale, mais que d’aucun impressionnés par les raisonnements à l’emporte pièce ne peuvent en aperçevoir pas la stupidité. J’en met ici l’extrait le plus parlant (issu d’un blog merveilleux):

« En effet, selon la constitution des droits de l’homme, TOUS LES HOMMES SONT EGAUX : c’est fondamental. Donc tous les hommes devraient avoir les mêmes droits. Mais les homosexuels n’ont pas le droit au mariage. Ainsi, la loi se contredit elle-même. Il n’est pas logique que tout le monde soit égal, mais qu’une partie de la société n’ait pas un droit que les autres ont ! En réalité, ceux qui sont contre le mariage homosexuel ne font que semblant d’être en conformité avec les principes démocratiques. […] Ce débat est en effet assez étrange quand on y pense, car en réalité, on ne devrait même pas se poser la question du droit au mariage parce que si deux personnes adultes et consentantes s’aiment, elles et elles seules doivent être libres d’en décider. S’est-on déjà interrogé sur le droit au mariage hétérosexuel ? S’il existe un mariage qu’il soit accessible à tous, ou alors supprimons le complètement. C’est le principe de l’égalité. »

Voilà le même texte appliqué à d’autres discriminations intolérables:

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« En effet, selon la constitution des droits de l’homme, TOUS LES HOMMES SONT EGAUX : c’est fondamental. Donc tous les hommes devraient avoir les mêmes droits. Mais les bien-portants n’ont pas le droit à la chimio. Ainsi, la loi se contredit elle-même. Il n’est pas logique que tout le monde soit égal, mais qu’une partie de la société n’ait pas un droit que les autres ont ! En réalité, ceux qui sont contre la chimio pour tous ne font que semblant d’être en conformité avec les principes démocratiques. […] Ce débat est en effet assez étrange quand on y pense, car en réalité, on ne devrait même pas se poser la question du droit à la chimio pour tous parce que si deux personnes sont bien portantes et consentantes, elles et elles seules doivent être libres d’en décider. S’est-on déjà interrogé sur le droit à la chimio pour les cancéreux ? S’il existe une chimiothérapie qu’elle soit accessible à tous, ou alors supprimons la complètement. C’est le principe de l’égalité. »

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« En effet, selon la constitution des droits de l’homme, TOUS LES HOMMES SONT EGAUX : c’est fondamental. Donc tous les hommes devraient avoir les mêmes droits. Mais les non-handicapés n’ont pas le droit aux places pour handicapés. Ainsi, la loi se contredit elle-même. Il n’est pas logique que tout le monde soit égal, mais qu’une partie de la société n’ait pas un droit que les autres ont ! En réalité, ceux qui sont contre les places handicapés pour tous ne font que semblant d’être en conformité avec les principes démocratiques. […] Ce débat est en effet assez étrange quand on y pense, car en réalité, on ne devrait même pas se poser la question des places pour handicapés pour tous parce que si deux personnes non-handicapés consentantes veulent stationner sur une place handicapé, elles et elles seules doivent être libres d’en décider. S’est-on déjà interrogé sur le droit aux places handicapés aux handicapés ? S’il existe des places handicapés qu’elles soient accessibles à tous, ou alors supprimons les complètement. C’est le principe de l’égalité. »

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« En effet, selon la constitution des droits de l’homme, TOUS LES HOMMES SONT EGAUX : c’est fondamental. Donc tous les hommes devraient avoir les mêmes droits. Mais ceux qui ne jouent pas au tennis n’ont pas le droit à la coupe du vainqueur de Roland Garros. Ainsi, la loi se contredit elle-même. Il n’est pas logique que tout le monde soit égal, mais qu’une partie de la société n’ait pas un droit que les autres ont ! En réalité, ceux qui sont contre la coupe de Roland Garros pour tous ne font que semblant d’être en conformité avec les principes démocratiques. […] Ce débat est en effet assez étrange quand on y pense, car en réalité, on ne devrait même pas se poser la question d’une coupe de Roland Garros pour tous parce que si deux personnes consentantes qui n’ont jamais fait de tennis de leur vie veulent brandir la coupe de Roland Garros, elles et elles seules doivent être libres d’en décider. S’est-on déjà interrogé sur le droit des vainqueurs de Roland Garros à la coupe ? S’il existe une coupe du vainqueur qu’elle soit accessible à tous, ou alors supprimons la complètement. C’est le principe de l’égalité. »


CROSSblog – Homoparentalité : l’étude statistique censurée en France

[Paru dans « 24 heure actu » le 23 janvier] 

Publié le 23 janvier ? Donc nos politiques agissent en connaissance de cause, on ne peut même pas leur prêter des circonstances atténuantes telles que l’ignorance ou l’incompétence, leur but est clairement mis-à-jour !

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Photo : zigazou76

Une étude publiée par un sociologue américain démontre les effets de l’homoparentalité sur la psychologie des enfants privés d’altérité dans leur éducation et confrontés aux questions sur leur conception et leurs origines. Cette étude tenue secrète en France démontre, outre les problèmes de déséquilibre psychologique des enfants élevés par des couples homosexuels, que ces enfants sont en moyenne 10 fois plus victimes d’attouchements sexuels que les enfants ayant grandi dans leurs familles biologiques…

Le sociologue américain Mark Regnerus a publié un article dans le journal américain « Social Science Research, intitulé  « How different are the adult children of parents who have same-sex relationships? Findings from the New Family Structures Study » (A quel point les enfants devenus adultes de parents ayant eu une relation homosexuelle sont-ils différents ? Résultats de l’Étude sur les nouvelles structures familiales), qui dresse la bilan de la longue étude qu’il a menée sur 2988 personnes interrogées.

Les résultats de cette étude du chercheur universitaire sont surprenants. Ils ont été repris dans le site d’information américain Slate. Selon cette étude, les enfants élevés dans leurs familles biologiques disposent d’un meilleur niveau d’études, d’une meilleure santé mentale et physique, ils consomment moins de drogue, se tiennent plus éloignés des activités criminelles et se considèrent plus heureux que les enfants élevés par un couple homosexuel.

A l’inverse, les enfants issus de familles homoparentales, et en particulier de couples lesbiens sont bien plus sujets aux dépressions, il ont plus de problèmes physiques, il consomment plus de marijuana et ont plus de chance d’être au chômage (69% des enfants issus de familles homoparentales vivent des prestations sociales contre 17% pour les enfants de couples hétéros). Surtout, contrairement aux théories de Jean-Michel Aphatie et de Caroline Fourest, selon lesquelles les hétérosexuels sont de violents alcooliques qui frappent leurs enfants et en abusent, les enfants de couple lesbiens seraient en moyenne 10 fois plus victimes d’attouchements sexuels que dans les familles « hétéro-parentales » (23% contre 2% de moyenne).

Aux États-Unis, le lobby gay a été choqué par cette étude et l’a dénoncée si violemment (appuyé par des journalistes progressistes) qu’un mouvement de scientifiques s’est créé pour soutenir ces travaux et leur sérieux méthodologique.

Il est étonnant de constater que cette étude n’a jamais été évoquée par le moindre journaliste, en France, alors que nous sommes censés être en plein débat sur l’homoparentalité. Les journalistes préfèrent suivre les socialistes dans leur chasse aux « dérapages » homophobes plutôt que de s’interroger sur le fond du sujet et sur les dangers d’une telle loi.

Il est clair que les études sociologiques peuvent être controversées, mais pourquoi nous cacher celle là, alors que tous les défenseurs du mariage pour tous les homos, sans jamais rien citer, disent, l’air sûrs d’eux, que les premières études prouvent qu’il n’y a pas de différence éducative entre l’homoparentalité et la parenté « classique » ? Pourquoi personne ne parle tout haut de cet élément qui pourra certes être débattu mais qui ne peut qu’apporter des faits nouveaux aux discussions.

Qu’on montre toute les études et chacun se fera son idée, pourquoi laisser Caroline Fourest nous expliquer que les enfants de couples homosexuels sont en pleine forme sans mettre en doute cette vérité énoncée qui ne coule pourtant pas de sens ?

En même temps, tous ces futurs enfants dépressifs, drogués, aux troubles psychologiques, parasites de l’état, formeront de formidables électeurs (et militants pour ceux qui seront un peu plus en forme) du Parti Socialiste. On comprend mieux pourquoi le PS veut déglinguer nos enfants et légaliser le commerce des bébés…

La dégénérescence programmée, c’est maintenant !


Que disait Churchill en 1920 ?

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Churchill… Aujourd’hui, Churchill a sa statue en Israël, (dont on voit dans cette vidéo toute sa soumission) et est célébré comme un authentique sioniste anti-nazi ayant façonné « l’image positive des juifs ». Pour comprendre son pragmatisme et son cynisme, il suffit de lire ce que Churchill écrivait sur ce qu’il pensait vraiment du peuple élu en 1920.

Illustrated Sunday Herald – February 8, 1920, page 5

Churchill b5d3321dfc50Traduction du texte par mes soins (que j’ai récupérer ici parmi d’autres infos):

« Certaines personnes aiment les Juifs et d’autres pas, mais une personne réfléchie ne peut douter du fait qu’ils sont sans aucun doute la plus formidable et la plus remarquable race que le monde ait jamais porté. Et il se pourrait bien que cette incroyable race soit, à l’heure actuelle, à l’œuvre pour produire un nouveau système philosophique de morale, aussi malveillant que le christianisme est bienveillant, qui, s’il n’est pas arrêté briserait définitivement tout ce que le christianisme a rendu possible. On pourrait presque croire que l’Évangile du Christ et l’Évangile de l’Antéchrist proviennent des mêmes personnes, et que cette race mystique et mystérieuse avait été choisi pour la manifestation suprême, à la fois du divin et le diabolique. Les juifs de nationalité russe, en dépit des troubles dans lesquels ils ont souffert, ont réussi à joué un rôle honorable et couronné de succès dans la vie nationale même de la Russie. En tant que banquiers et industriels, ils ont vigoureusement promu le développement des ressources économiques de la Russie, et ils n’étaient pas étrangers à la création de ces organisations remarquables que sont les sociétés coopératives russes. En politique, leur soutien a été donné, pour la plupart, à des mouvements libéraux et progressistes, et ils ont été parmi les plus ardents défenseurs de l’amitié avec la France et la Grande-Bretagne.
Les Juifs internationaux.

Dans une violente opposition à toute cette sphère de l’effort juif se sont levés les plans des juifs internationaux. Les partisans de cette sinistre confédération sont pour la plupart des hommes issus des populations malheureuses des pays où les Juifs furent persécutés à cause de leur race. La plupart, sinon la totalité, d’entre eux ont abandonné la foi de leurs ancêtres, et divorcé de leur esprit toutes les espérances spirituelles de l’autre monde. Ce mouvement parmi les Juifs n’est pas nouveau. Depuis l’époque de Spartacus-Weishaupt à celles de Karl Marx, jusqu’à Trotsky (Russie), Bela Kun (Hongrie), Rosa Luxembourg (Allemagne), et Emma Goldman (Etats-Unis), cette conspiration mondiale pour le renversement de la civilisation et pour la reconstitution d’une société sur la base de l’arrêt du développement, de la malveillance envieuse, et de l’égalité impossible, n’a cessé de croître. Cela a joué, comme l’a si bien montré l’écrivain moderne, Mme Webster, une partie définitivement évidente dans la tragédie de la Révolution française. Cette idéologie a été la cheville ouvrière de tous les mouvements subversifs durant le XIXe siècle, et maintenant, pour finir, cette bande de personnalités extraordinaires du monde de l’ombre des grandes villes d’Europe et d’Amérique a saisi le peuple russe par les cheveux de leur tête et sont devenus pratiquement les maîtres incontestés de cet énorme empire.
Juifs terroristes.

Aucuns besoin d’exagérer le rôle joué dans la création du bolchevisme et dans ce qui a amené la Révolution russe par ces juifs internationaux, athées la plupart. Ils ont eu très certainement un très grand rôle qui l’emporte probablement sur tous les autres. À l’exception notable de Lénine, la majorité des figures de proue sont juifs. En outre, la source d’inspiration principale et la puissance motrice provient des dirigeants juifs. Ainsi Tchitcherin, un Russe de souche, est éclipsé par Litvinoff son subordonné nominal, et l’influence des Russes comme Boukharine ou Lounatcharski ne peut être comparé avec le pouvoir de Trotsky, ou de Zinoviev, le dictateur de la Citadelle Rouge (Petrograd), ou de Krassine ou de Radek – tous des Juifs. Dans les institutions soviétiques la prédominance des Juifs est encore plus étonnante. Et l’important, si ce n’est le principal rôle dans le système de terrorisme appliqué par les Commissions extraordinaires pour combattre la contre-révolution a été prise par les Juifs, et dans certains cas notables par des Juives. On retrouve la même prédominance maléfique des Juifs durant la brève période de terreur au cours de laquelle Bela Kun a régné en Hongrie. Le même phénomène a été présenté en Allemagne (en particulier en Bavière), pour autant que cette folie a été autorisé à se nourrir de la prostration temporaire du peuple allemand. Bien que dans tous ces pays, il y a beaucoup de non-juifs en tous points aussi mauvais que le pire des révolutionnaires juifs, le rôle joué par celui-ci en proportion de leur nombre dans la population est étonnant.
« Protecteur des Juifs. »

Inutile de souligner le fait que les passions vengeresses les plus intenses ont été excitées au sein du peuple russe. Partout où l’autorité du général Dénikine pouvait s’exprimer, la protection a toujours été accordée à la population juive, et des efforts considérables ont été faits par ses officiers pour éviter les représailles et pour punir ceux qui en étaient coupables. Tant et si bien que la propagande de Petlurist contre le général Denikine le dénonça comme le protecteur des Juifs. Mesdames Healy, nièces de M. Tim Healy, concernant leurs expériences personnelles à Kief, déclarèrent qu’à leur connaissance et sur plus d’une occasion, les officiers qui avaient commis des infractions contre les juifs étaient réduits au statut de soldat du rang et envoyé hors de la ville vers le front. Mais les hordes de brigands par qui toute la vaste étendue de l’empire russe est en train de devenir infesté ne montrent aucune hésitation. Pour assouvir leur soif de sang et de vengeance au détriment de la population juive innocente chaque fois qu’une occasion se présente [Ce qui atteste la théorie que le petit peuple juif subie les représailles d’une population légitimement outrée, et devient ainsi l’étendard des martyres juifs brandit par ceux là même qui en sont indirectement la cause !]. Le brigand Makhno et les hordes de Petlioura et de Gregorieff, signalèrent tous leurs succès par les massacres les plus brutaux. Partout on trouva parmi les  population furieuses et frappées de stupeur une immonde révolte antisémite dans ses pires formes. Le fait que dans de nombreux cas les intérêts juifs et des lieux de culte juifs sont exclus par les bolcheviks dans leur hostilité universelle tend de plus en plus à associer la race juive en Russie avec les vilenies qui sont actuellement perpétrés.
Un foyer pour les Juifs.

Le sionisme offre la troisième sphère des conceptions politiques de la race juive. En contraste violent au communisme international. Le sionisme est déjà devenu un facteur dans les convulsions politiques de la Russie, comme une puissante influence concurrente dans les milieux bolcheviques avec le système communiste international. Rien ne pouvait être plus significatif que la fureur avec laquelle Trotsky a attaqué les sionistes en général, et le Dr Weissmann en particulier. La cruelle pertinence de son esprit ne lui laisse aucun doute sur le fait qu’un État communiste mondial sous la domination juive est directement contrarié et gêné par ce nouvel idéal, qui dirige les énergies et les espoirs des Juifs de tous les pays vers une solution plus simple, plus vraie: un objectif beaucoup plus réalisable. La lutte qui commence entre les sionistes et les juifs bolcheviques n’est pas moins d’une lutte pour l’âme du peuple juif.

Winton Churchill »

Remarque1 , Churchill considère que les juifs communistes se sont écartés du droit chemin en ayant « abandonné la foi de leurs ancêtres ». Churchill n’avait probablement pas lu le talmud

Remarque 2, à ce sujet, lire aussi « vive la révolution« , le témoignage d’une rescapée de la révolution russe.

Remarque 3, en 1920, la constitution d’un état hébreux pouvait paraître comme une opposition à la volonté d’une gouvernance globale soviétique entre des mains juives. Je ne suis pas sûr que ce soit toujours le cas. Dans Mein Kampf, Hitler fait par de son scepticisme vis-à-vis d’un tel état en imaginant qu’il pourrait facilement devenir la terre d’asile de toutes les crapules dont les actes auraient été dévoilées dans les nations du monde. Ce qui peut effectivement s’observer aujourd’hui. Néanmoins, il semble qu’il n’y est pas consensus dans la communauté à ce sujet. Le nombre croissant de juifs anti-sionistes est là pour en témoigner. Ils y voient, à juste titre, la dégradation dans le public goy de l’image juive… Kissinger ne déclara t-il pas que « Israël aura disparu dans 10 ans » ? Attali essaye d’ouvrir une nouvelle voie, en appelant de ses vœux l’institution de « Jérusalem comme capitale planétaire d’un gouvernement mondial« , c’est comme le dentifrice: deux en un.


Les allocs françaises pour tous et ce qu’en pense la Russie

Vous êtes polygame ? Vos enfants sont nés à l’étranger ? Grâce à l’Europe vous bénéficiez désormais des impôts des français. Selon l’estimation basse cela concernerait un demi-million d’enfants étrangers.

« On ferait mieux d’apprendre du suicide de l’Amérique, de l’Angleterre, de la Hollande et de la France si nous voulons survivre en tant que Nation » Vladimir Poutin (qui aura bientôt un cancer ?)

VOIR LA VIDEO

Heureusement, tous ces nouveaux venu qui vivent aux frais de la princesse, nous enrichissent culturellement. La Preuve par deux exemples:

 

1

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2

le Dauphiné du 31 mai

« Jugé cette après-midi par le tribunal correctionnel de Valence dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate pour sévices de nature sexuelle envers un animal apprivoisé, l’homme, âgé de 53 ans, de nationalité tunisienne, a été condamné à deux mois ferme. »

Remarque 1, cette dernière affaire devrait réjouir les auditeurs de France Inter.

Remarque 2, ces infos ont été glanées sur le blog de « Français de France« 


La Manif Pour Tous, nous sommes en dictature: les preuves

Des centaines de pages de web, j’en ai conserver plusieurs dizaines concernant les divers aspects du mouvement (vidéos/écrits/podcasts/photos) je tire la conclusion générale que nous vivons véritablement dans une dictature. Ce n’est pas un jeu de mot ou une figure de style, mais la conclusion logique qui émane d’une vue d’ensemble.

 

 

I – Les forces de l’ordre et ce qu’elles protègent vraiment

Manifestante arrêtée

Manifestante arrêtée

Il est clair qu’elles ne sont plus là pour protéger le citoyen, mais pour protéger le pouvoir. C’est la première caractéristique d’une dictature impopulaire. Je tiens à souligner que je n’ai fondamentalement pas de mauvais a priori envers une dictature qui elle serait populaire et défendrait les intérêts communs.

Le fait est patent, les forces de l’ordre n’ont absolument pas empêchées les racailles de banlieue déferler à Paris à la suite de la victoire du PSG. On pourrait parler d’incompétence, mais psychologiquement cela dénote autre chose. On fait toujours attention aux choses qui nous semblent importantes. Ici, c’est clair, la sécurité des français est tenue comme quantité négligeable. La sécurité des français n’intéresse pas le pouvoir, c’est un fait. En revanche, qu’est-ce qui importe aux yeux du pouvoir ? C’est sa propre protection bien sûr.

Et Valls de rajouter

« Laissez moi vous dire mon inquiétude car des groupes radicaux d’extrême droite veulent venir en nombre, non pour manifester mais pour créer l’affrontement et le désordre et pour s’en prendre aux symboles de la République, une République que ces groupes d’extrême droite haïssent. »

tee shirts

Pour comprendre toute la forfaiture de cette déclaration, pour quelle raison Valls est vraiment inquiet, pour comprendre ce mensonge éhonté de Valls qui prétend défendre la République et ses symboles, je vous met ici le témoignage d’un militaire venu manifester en avril:

Aujourd’hui 4 avril 2013.

Après le rassemblement des manifestants contre le « Mariage pour tous » devant le Sénat : « Il est 20h35, je repars de la manifestation de ce soir devant le sénat, mon drapeau français à l’épaule en sifflotant. Alors que je m’apprête à longer les grilles du Luxembourg et contourner le parc pour rejoindre mon véhicule. Deux gendarmes mobiles s’adressent à moi :

« Bonsoir, vous souhaitez passer derrière le parc ou poursuivre tout droit ? »

« Bonsoir, je dois longer les grilles pour récupérer mon véhicule. »

« Dans ce cas, si vous voulez passer derrière le sénat, nous allons devoir vous demander de rouler votre drapeau. »

« Mais, c’est un drapeau français, vous ne pouvez pas me demander de le dissimuler! »

« Nous sommes désolés, mais ce sont les consignes. »

« Je suis militaire, comme vous, vous ne pouvez pas me demander de cacher mon drapeau, c’est insensé! »

« Vous savez, nous sommes malheureux de vous le demander, nous n’avons rien à vous reprocher et nous comprenons votre exaspération, mais ce sont les ordres et nous devons les faire respecter. »

« Écoutez, j’ai servi en Afghanistan où j’ai risqué ma vie en servant ce drapeau, j’en suis fier, vous ne pouvez pas, maintenant, me demander de le rouler ! »

« Nous vous comprenons vraiment, cela nous désole, mais ce sont les ordres… »

« Bien, vous faites un métier difficile, je vous souhaite bon courage et bonne soirée. Et je vais donc continuer tout droit… »

Je suis français, je porte un drapeau français et je n’ai pas le droit de longer les grilles du sénat français!… Lors de l’élection de Hollande, on n’a demandé à personne de rouler les drapeaux algériens, marocains et turcs sur la place de la Bastille. Aujourd’hui des gendarmes FRANÇAIS demandent, sous prétexte d’obéir aux ordres, à des militaires FRANÇAIS, de rouler le DRAPEAU FRANÇAIS. En 1940, des gendarmes FRANÇAIS aussi disaient qu’il fallait « obéir
aux ordres »…  En sommes nous à nouveau arrivés là ???

La défense de la République et de ses symboles, vraiment ? Pour terminer ce chapitre, et pour illustrer mes propos, voir cette vidéo qui se passe de commentaires tant le parallèle est frappant:

 

 

 

II – Le traitement médiatique aux ordres

Sur les dizaines d’article de presse que j’ai lu, je n’ai trouvé que deux articles plutôt bienveillants envers la Manif Pour Tous et encore ce n’était pas pour les français (20 minutes: la manif en PologneLe Monde: la manif au Brésil). Pour le reste, tous les médias (pas un seul n’y échappe) ne parlent que de débordements, d’extrémistes, de violences et se basent pour cela sur une ou deux vidéos où l’on voit effectivement une petite poignée d’individus en découdre avec les forces de l’ordre… Bien sûr, l’historique n’est pas présenté, ni non plus les provocations qu’ont subi les manifestants et qui sont, elles, pourtant nombreuses. (harcèlement, interpellations arbitraires, tires de Flash-ball sur des manifestants pacifistes, rafles, des enfants mis à terre, une véritable police politique ! des CRS qui chargent les manifestants, la police qui pète les plombs, la police qui jette des bouteilles en verre dans la foule, des jeunes arrêtés pour port de T-shirt ! Les casseurs sont des policiers !).

Mais non, pas un seul mot sur tout cela… Pour avoir une petite idée du traitement médiatique, de la falsification des faits, du mensonge sans vergogne, contentons nous de regarder quelques articles parus dans Libération (parce que c’est un peu le symbole de cette décadence et aussi parce qu’on connait le nom du proprio).

[Libé – le 26 mai] – Débâcle

« Et pourquoi pas aussi un «1789 rembobiné», tant qu’à réécrire l’histoire en confondant événement au sens fort et actualité au sens courant ? La marche des fiertés réactionnaires ne sera évidemment ni l’un ni l’autre, tout au plus un bouillonnement de haines réchauffées sur des braises qui, elles, méritent une véritable attention. […] un mouvement non plus populaire mais radicalisé, non plus carnavalesque mais teigneux et factieux […] Par-delà le dégonflement de la baudruche «manif pour tous», nous y voilà : au bord d’un gouffre qui ne concerne pas simplement l’opposition, mais tout le champ politique. »

[Libé – le 26 mai] – Mariage pour tous, l’ultime raout des antis

« Dans le RER bondé d’après manif, la jeune femme aux joues roses continue d’agiter frénétiquement son drapeau, le corps encore secoué des spasmes du cortège. En mantra, elle répète un des slogans de l’après-midi : «On ne lâchera jamais, jamais, jamais.» […] la «manif pour tous» qui a rassemblé hier environ 150 000 participants selon la police, «plus d’un million» selon les organisateurs [vous avez noté les guillemets, sous-entendus le « le million » des affabulateurs de la manif ]. »

[Libé – le 27 mai] – Le communautarisme homophobe

« Le sentiment anti-homosexuel (plus ou moins déguisée en défense de l’intérêt de l’enfant) […] [les manifestants] devraient seulement un instant se mettre dans la peau des millions de gays et de lesbiennes qui assistent désolés à la violence d’une minorité, à l’indifférence d’une majorité et à la relativisation des experts, bref à tous les éléments permettant de faire de cette haine anti-homosexuelle une chose banale… »

[Libé – le 27 mai] – Aux invalides, des casseurs d’extrême droite, entre autres

« Les affrontements de dimanche soir sur l’esplanade des Invalides n’étaient-ils le fait que de «casseurs» d’extrême droite ? [Sous entendu, n’est-ce pas tout le mouvement qui est violent ?] Retour sur cette soirée agitée, qui a dérapé vers 20 heures […] Il aura fallu près de trois heures d’efforts aux forces de l’ordre pour mettre fin aux échauffourées. »

[Libé – le 27 mai] – Mariage pour tous, plus de 300 interpellations après la manif des antis

« Selon le ministre de l’Intérieur, interrogé sur Canal+, les personnes interpellées sont des «individus considérés comme dangereux» […] Environ 150 000 personnes selon la police, plus d’un million selon les organisateurs, avaient auparavant manifesté dans le calme contre le mariage homosexuel dans les rues de Paris, sous la surveillance de quelque 4 500 policiers et gendarmes. Manuel Valls a estimé que «sans ce dispositif exceptionnel des violences auraient eu lieu pendant la manifestation». »

Libération est évidemment le porte parole de l’oligarchie au pouvoir. Mais ce qu’il y a de plus frappant, ce n’est pas cela… c’est la surdité des médias. Le jour même, ils en parlaient, le lendemain encore un peu… surtout pour dénigrer et décrédibiliser le mouvement, le surlendemain… Plus RIEN ! Il s’agit pourtant du plus grand rassemblement populaire depuis… depuis… depuis quand déjà ? La grève des transports est bien mieux couverte médiatiquement. Ce soulèvement populaire s’apparente aux prémices d’une révolution en marche, mais non, cela est traité dans les faits divers. Circulez, y’a rien à voir. De quoi ont-ils donc peur ? On le devine…

 

 

 

III – La guerre des chiffres

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Photo de qualité étonnamment meilleure que celles mises à disposition par les agents du gouvernement pour le comptage des manifestants !

Ces pauvres manifestants qui courent après le million comme des débiles mentaux haineux et communautaristes… Pour étayer cela, déjà en mars, étaient produit des images certifiées authentiques et indiscutables par les autorités dont on ne remet pas en cause la bonne foi. Tout ce qui vient d’en haut est forcément bien et incontestable. Pourtant ces images ont été fournies à quatre laboratoires [deux labo belges, un labo anglais et un labo américain]. 3 affirment qu’il y a eu retouche, le dernier ne peut se prononcer tant la qualité des images est lamentable… Compte rendu d’un des labo:

« Il est clair que ces images ont été modifiées et de manière assez grossière.« 

Plus c’est gros, mieux ça passe. Mentez, il en restera toujours quelque chose, ne dit-on pas. Ces images présentées sur tous les JT ont du convaincre une bonne partie des français restés derrière leurs écrans que, d’une part ce mouvement n’est pas si important, d’autre part les organisateurs racontent vraiment n’importe quoi. On appelle ça de la manipulation. D’après des témoignages de manifestants (ici et ) que j’ai trouvé sur le web et qui prétendent avoir des connections bien placées, il en serait bien autrement:

De source très sûre (contacts d’amis en lien avec les RG),
les RG au sol ont compté 1.800.000 personnes.
L’hélicoptère de la sécurité civile était équipé d’un système de comptage optique fabriqué par THALES, notre ancien actionnaire. Il a dénombré 1.950.000 !! Les RG ont ensuite confisqué l’enregistrement de l’hélicoptère à son atterrissage…

J’étais hier à la manif. Nous n’étions pas 300.000 ni 1 million 400 : j’ai appris de source sûre, tout à l’heure (d’une amie capitaine de police à Loches que le comptage de la DCRI (direction centrale des renseignements intérieurs) indiquait 1 million 700.000 manifestants.
Il n’a pas été fait mention, bien sûr, de la qualité de la tenue et de la patience que nous avons eue à rester parqués pendant 4 heures sans pouvoir bouger. Par contre l’échauffourée a été largement médiatisée.
Nous avons notre conscience tranquille, nous ! « Il y a donc de la part du gouvernement au pouvoir actuellement, nanti de ce comptage, la volonté délibérée de minimiser de façon outrancière le comptage réalisé.

Bien sûr, on pourra me dire que ce n’est pas fiable… Cela est pourtant cohérent avec les images prises par les manifestants.

IV- La banderole sur Solférino – Un deux poids deux mesures hallucinant

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Le tout se résume en deux parties, la première issue de Libération du 26 mai:

Harlem DésirLa Seconde partie: Un condensé de réaction du même individu lors de l’occupation du bâtiment de Solférino par des sans papiers !

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V- Une bataille idéologique – exemple de cours à Science Po

SciencesPo
A Science Po, un nouvel enseignement a lieu, c’est le projet PRESSAGE. C’est vrai que ça commence à me les presser… On y enseigne que parler de sexe, c’est bon, c’est bien et que le méchant qui s’y oppose est un arriérés bouffé de d’idées rétrogrades et « la victime des prés-jugés de son temps » (sic). C’est vrai que pour eux, 2000 ans de civilisation c’est 2000 ans d’abrutis… heureusement qu’ils sont là pour nous éclairer. Des auteurs tels que « Poulain de la Barre » y sont étudies. Ce dernier fut un précurseur de la cause au 17ème siècle en lançant des slogans tels que « l’esprit n’a pas de sexe« . Et ma main dans ta gueule elle a un sexe ?
Vous pouvez écouter ici le premier cours donné à la rentré à Science Po intitulé « pensée des sexes et démocratie » et que je vais me faire le plaisir de décrypter.
Première impression: on se demande si la prof peut aligner une phrase sans en commencer une autre et en oubliant de répondre à la question qu’elle vient de poser. Une usine à gaz dont le ton posé donne l’impression de l’argumentaire détaillé et de la connaissance universitaire… mais en y regardant de plus près, c’est une infamie avec en moyenne une demie-heure pour exposer un argument qui tient en une ligne…
extrait:

« Le sexe serait une affaire de vie privée, c’est ce que j’appelle la ritournelle. [Seules les dictatures prétendre s’immiscer dans la vie sexuelle des gens…] Mon pari est d’ouvrir avec vous un espace d’intelligibilité parce que c’est une question intelligente cette question là: penser les sexes, le genre si vous voulez […] Il y a des obstacles et on va travailler aussi sur les obstacles: les prés-jugés, la contingence, c’est pas facile. [Eh non, c’est jamais facile abattre les bonnes mœurs, mais quand on y arrive c’est spectaculaire !] Il y a des exemples qui en sont le laboratoire […] Je vais prendre l’exemple d’une polémique qui a eu lieu il y a exactement un an […] qui est celle sur les manuels scolaires pour les SVT […] vous allez comprendre l’importance de l’obstacle […] Quelle était cette polémique ? [blablabla – La polémique] a démarrée dans la plus grande confusion, il a été dit très rapidement que ces manuels qui ont été offerts aux élèves de première allaient prôner deux choses, la théorie du genre […] ça visait la théorie de Judith Butler » [blabla…].

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Faisons une petite pause pour savoir qui est cette Judith Butler.

[voir l’émission d’ARTE]. C’est une membre de la communauté toute puissante. Membre de l’association « Jewish Voice for Peace » qui lutte contre… l’antisémitisme. Ceci dit, c’est aussi une anti-sioniste. D’ailleurs comme nombre d’anti-sionistes, elle est favorable à l’immigration et bien sûr à la destruction des États-Nations qui oppriment les immigrants. Comme elle le dit à propos des mouvements gays qui commencent à sortir les dents à force de se faire lyncher dans les banlieues « Je dois m’éloigner de cette complicité avec le racisme, notamment l’islamophobie« . Enfant, elle fut virée de son école, puis elle reçu l’enseignement d’un rabbin qu’elle trouva brillant. De quel rabbin il s’agit ?

Daniel Jeremy Silver, était un des dirigeant de « The Temple – Tifereth-Israel » une congrégation du judaïsme réformée de Cleveland. (« Tifereth-Israel » signifie « gloire d’Israël »). Je n’arrive pas à me connecter à leur site web… http://www.ttti.org. On sait juste que c’est une congrégation qui, du temps de Daniel Silver, déviait vers des réformes très libérales… On se demande lesquelles.

Revenons à Judith Butler qui influence donc les programmes scolaires français, qui est étudiée à Science Po mais aussi invitée à l’ENS… Moi perso, je n’influence pas les programmes scolaire en France, et vous ? Il faut un diplôme spécial pour ça ? Visiblement, être français n’est pas nécessaire… Mais regardons de plus prêt les écrits de cette « penseuse »:

« il faut assurément s’opposer à lui [l’Etat-Nation]. Mais si l’on s’oppose à l’État-nation, qu’est-ce qui peut lui servir d’alternative ? [Bonne question. Annah Arendt propose] une fédération qui diffuse à la fois les prétentions à la souveraineté nationale et l’ontologie de l’individualisme. [C’est-à-dire la destruction des peuples. En revanche, il existe un peuple pour qui une question mérite d’être posée:] Aimer le peuple juif : qu’y a-t-il de mal à cela ? [Rien du tout, que du bon !]. »

Mais revenons à la théorie du genre, telle qu’elle est promue par Judith Butler. Je vous laisse méditer les meilleurs extraits que j’ai trouvé, le premier est tiré de cet article:

« Le prix que Butler est prête à faire payer à la société pour ses souffrances personnelles semble sans limite, puisqu’elle en appelle à démâter les tabous de l’homosexualité et de l’inceste pour « défaire le genre ». Dans le cadre de sa théorie, l’un ne se conçoit pas sans l’autre, puisque le tabou de l’homosexualité est présupposé, on l’a vu, par celui de l’inceste. On ne peut atteindre le premier, qu’en dissolvant le second. Aucun problème, selon Butler, qui célèbre, avec Michel Foucault, les plaisirs buissonniers de l’échange sexuel intergénérationnel. »

Le deuxième, du même auteur fut diffusé sur les ondes de Radio Courtoisie:

« Ce qu’elle veut [Judith Butler] de manière plus fondamentale c’est détruire, ce sont des termes belliqueux et très négatifs qu’elle utilise très volontiers, détruire le modèle de la sexualité occidentale.« 

Voilà les présentation faites, revenons donc à notre cours de Sciences Po.

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La prof de Science Po poursuit sur la polémique des livres de SVT:

« Que, il y est une théorie du genre qui soit rapportée à un seul livre [celui de Judith Butler] moi l’intellectuelle [c’est vite dit] ça me paraît très insatisfaisant comme représentation médiatique, mais acceptons le [quelle indulgence…] ça me paraissait médiatiquement très faible [comme ton cours ?] ça pouvait désigner épistémologiquement, le fait qu’on accréditait une épistémologie qui séparait le sexe du genre, la nature de la culture, donc là y’avait une épistémologie globale […] Je suis très hostile à réduire épistémologiquement, d’ailleurs je suis pas du tout ce modèle épistémologique. [Je vais pas vous saouler avec cette daube, c’est juste pour vous montrer comment c’est ampoulé, lourdingue et au final d’une nullité abyssale] »

Je résume, parce que c’est insupportable. En gros, elle dit à ses étudiants que la polémique sur les livres de SVT consistait à faire des raccourcis et à réduire cette « science » à une simple éducation sexuelle des enfants où on leur enseignait que l’homosexualité est normal, que c’était ça qui était écrit dans les manuels de SVT.

On remarque deux choses. Tout d’abord, réduire ce n’est pas se tromper. Donc elle ne remet pas en cause le fait que l’homosexualité soit effectivement enseignée comme normalité aux élèves. Ensuite, elle ne remet pas en cause les idées de Judith Butler non plus, elle dit juste que c’est stupide de se focaliser sur un seul auteur. On peut difficilement faire plus light.

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Pour le fun, je continue:

« La science est quelque chose qui tous les jours apporte des éléments nouveaux [Allez dire ça aux signataires de la loi Gayssot]. […] En matière de sexe, la science biologique évolue [t’as vu ça où ?] si c’est ça qui doit être dit à des enfants de quinze ans, nous sommes obligés de l’accepter. Ou alors l’enseignement demande à ce qu’il y est une limite à la transmission du savoir [sous-entendu: no limits !] et ça c’est la vraie question philosophique [La sodomie peut-elle être une connaissance qui soit enseignée à une enfant mineure ? L’auteure ne le dit pas… mais la science bouge, c’est le principal, et puis il ne doit pas y avoir de limites non ?]. Tout n’est pas bon à dire aux filles, trois siècles de problèmes on va avoir avec ça, du 17ème au 20ème. C’est fini hein, on peut tout dire aux filles aujourd’hui [C’est vrai, heureusement maintenant il y a la journée du clito… attention la phrase suivante est gargantuesque et brasse du vent sur des kilomètres]. Donc la question qui était posé qui était intéressante c’était peut-on tout dire aux enfants ? La réponse dans le débat était non. Donc ça devient intéressant que sur la question qui touche au sexe, à la biologie, parce que c’est en grande évolution et va sortir aux éditions la découverte, c’était annoncé d’ailleurs dans le monde des livres il y a dix jours, le livre d’une américaine qui va faire débat et violemment, cette américaine vous l’aurez alors en bibliographie, je vais faire une petite parenthèse sur les bibliographies que je vais vous suggérer d’Anne Fausto Sterling qui a publié y’a déjà un certain nombre d’années un livre qui s’appelle « sexing the body »  […] et là ce livre qui a été analysé déjà dans un autre livre sorti y’a plusieurs années « collectif » sous la direction de Catherine Vidal […] vous y apprendrez qu’il n’y a pas deux sexes mais cinq, c’est-à-dire qu’il y a un éventails des des des des sexes qui complique beaucoup beaucoup beaucoup l’analyse biologique aujourd’hui et donc on descend dans ce débat de la biologie aujourd’hui sur lequel il va falloir ouvrir une discussion mais scientifique et non pas morale sur lequel nous allons désormais et là aussi à partir de la science biologique être obligé de réfléchir mais sans y mettre ni la question morale, ni même peut être même la question épistémologique de nature culture. […] Il ne devrait pas y avoir de limite à ce que nous transmettons comme savoir à de jeunes adultes. »

Bref, une bouillabaisse indigeste aux mots feutrés qui entourloupent leurs auditeurs et qui tourne autour du pot… mais regardons qui est cette auteure que la prof nous conseille de lire: Anne Fausto Sterling.

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Anne Fausto Sterling

Cette dernière est l’auteur du livre « The Five sex, pourquoi homme et femmes n’est pas suffisant » dont on peut lire un extrait ici. Cette auteur base une bonne part des ces idées sur les naissances d’enfants hermaphrodites, nés avec des sexes non définis… Il y a toujours eu des malformations, est-ce pour autant que l’on peut en tirer des généralités ? En tout cas, son livre aura surement du succès du coté de Tchernobyl. Le schéma suivant vous donne l’idée directrice de sa thèse (bientôt à l’épreuve du bac ?).

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Revenons à la prof de Science Po, dans son long monologue alambiqué elle mentionne une autre auteure: Donna Haraway. Que dit cette nouvelle référence conseillée de lecture aux jeunes étudiants ?

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Donna Haraway

Mme Haraway, dans son « manifeste cyborg » dont le titre complet est « Le Manifeste Cyborg, Science, technologie et féminisme socialiste à la fin du XXe siècle » elle raconte que:

Un des prémisses que j’observe c’est que les socialistes et les féministes américains voient des dualismes profonds entre l’esprit et le corps, l’animal et la machine, l’idéalisme et le matérialisme dans les pratiques sociales, les formulations symboliques, les objets physiques associés à la «haute technologie» et la culture scientifique. […] D’un certain point de vue, un monde cyborg serait une société vivante incarnée dans la réalité dans laquelle les hommes ne seraient plus effrayés par leur liens avec les animaux et les machines, ne seraient plus effrayés par leurs identités partielles et leurs contradictions. […] Il est important de remarquer l’effort de construire une révolution épistémologique visant à des réalisations passionnantes déterminées à changer le monde et à faisant partie du processus montrant les limites de l’identification […] Je ne connais pas d’autre moment de l’histoire où le besoin d’unité politique pour affronter efficacement les dominations de la «race», «genre», «sexualité» et «classe» se fait pressent. […] Les technologies de communication et les biotechnologies sont des outils cruciaux qui refondent notre corps. Ces outils incarnent et appliquent de nouvelles relations sociales pour les femmes du monde entier.

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Je termine ce chapitre avec quelques autres citations tirées de ce premier cours à Science Po (certaines approximatives, faut bien résumer des phrases sans queue ni tête).

« Le sexe ça sert en politique et c’est très intéressant. […] C’est un lieu de l’échange, […] On fait des choses très sérieuses avec le sexe. […] Les sexes sont une catégories vide. »

« Si on pense la fondation  de la société civile  fondé sur l’égalité des individus, […] vous pourriez avoir une représentation qui s’impose dans la société domestique. C’est l’analogie entre le père et le roi: vous aviez une construction autoritaire qui n’avait pas de problème à l’époque du roi, mais qu’en est-il dans une société égalitaire ? L’intuition est logique. Il nous faudra deux siècles pour que les droits de la société s’impose dans la famille. »

« J’ai été parlementaire européenne pendant 5 ans. »

« Le viol dans notre société serait un tabou, on n’aurait pas le droit d’en parler. […] Un viol c’est le tabou de l’inceste ? […] Je me suis posé la question. »

Étant donné ce genre d’enseignement, on n’a plus à chercher bien loin la décadence de l’enseignement en France. Peut être que lorsque notre niveau d’instruction aura atteint celui du Bangladesh, on se posera les bonnes questions… Enfin, on sera probablement trop occupés à s’enfiler. Science Po, ce centre pour étudiants décérébrés… Pour finir ce chapitre, je cherche à savoir, qui donc est cette prof de Science Po aux si belles références ?

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Geneviève Fraisse, une soixante-huitarde qui comme Cohn-Bendit eu une carrière politique enviable bien que moins médiatique. Déléguée interministérielle aux droits des femmes puis députée européenne de 2004 à 2008. Après mai 68 elle participe à une revue qui fera vite naufrage: « Les révoltes logiques« , dans le numéro 2, elle écrit:

[Le couple homme/femme est un] rêve qui reste à l’horizon […] Ce n’est ni l’homme, ni le couple, qui pourront faire cesser son esclavage de femme. Car le couple actuel n’est que l’union “de l’homme seul et de la femme seule” et non de l’homme et de la femme. C’est une relation “publique” marquée de la reconnaissance légale et sociale, véritable “prostitution” souvent, dont le désir est généralement absent. Au mieux, le mariage, l’amour accepté n’est, comme l’a dit Mme de Stael qu’un “égoïsme à deux”, miroir utile et gratifiant qui n’est somme toute que mensonge et parjure. »

Encore une frustrée aigrie… Pour connaître les retombées de cette idéologie métastasaire sur l’enseignement des plus petits, voir cette vidéo: « comment on fait les bébés » ?

 

 

 

V- Une bataille idéologique – dans l’arène politique

Extraits du très officiel site du « Ministère des Droits des Femmes« . Un des articles fait mention d’un « Rapport sur l’égalité entre les filles et les garçons dans les modes d’accueil de la petite enfance » et raconte que,

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Alors, comme je suis curieux, je suis allé voir ce rapport qui peut être lu ici. J’en met ici les extraits les plus intéressants:

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Il faut donc imposé la mixité de genre dans les écoles maternelles, pardon, je veux dire les « petites écoles« 

Rapport2

Effectivement, les enfants en bas age échappent à l’endoctrinement, il faudrait pouvoir y remédier… on pourrait imaginer la confiscation des enfants par exemple, et leur élevage dans un centre d’éducation ?

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C’est une obligation, pas de discutions donc, c’est comme ça, point barre. Parmi les actions à mettre en œuvre, il faut:

Rapport4

Donc instauration d’une politique de discrimination envers les femmes pour les métiers de la petite enfance ! Au nom de l’égalité !

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C’est l’endoctrinement pour tous ! C’est toute la société qui doit être refondue, personne ne doit y échapper, tous les corps de métiers sont concernés !

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Comment appelle-t-on cela, lorsque le pouvoir veux imposer une idéologie par tous les moyens et contre l’avis du peuple ? Une propagande dictatoriale ? Pour ceux qui voudront aller plus avant, je n’ai lu le résumé du texte… Je suis sûr que le reste réserve de belles surprises… Mais ce n’est pas fini, sur le site de ce « ministère » on trouve d’autres perles:

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A l’heure où de plus en plus de médicaments ne sont plus ou partiellement remboursés une telle mesure relève clairement de l’idéologie militante.

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Il ne s’agit pas d’éduquer les mineurs en leur enseignant l’abstinence, que l’amour se partage lorsque l’on est prêt, lorsque l’on aime la personne avec qui on vit cet instant. Non, non, non ! Distribution de capotes dans les collèges, et des pilules aux gamines, baisez qu’on vous dit ! Si vous êtes encore puceaux à 15 ans c’est que vous n’êtes pas normal ! D’ailleurs, la normalité c’est l’homosexualité… c’est une idéologie démoniaque dans tous les sens du terme. Incitation à la débauche, écœurant.

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Image issue du clip vidéo du ministère sus-mentionné. Mais tout cela n’est que le début. Je suis tombé sur un document monstrueusement intéressant, c’est le Document d’Orientation Stratégique (DOS) pour le développement du genre.

Cliquez pour lire le document en entier

Cliquez pour lire le document en entier

Une des recommandations est:

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Et puis je suis tombé sur ce passage:

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Au début, j’ai rien compris… mais je me suis dit que j’avais trouvé un truc pas mal. J’ai cherché. Le MAE, c’est évidemment le Ministère des Affaires Étrangères. La Gouvernance démocratique, qui s’occupe donc aussi de la promotion de l’idéologie du genre, est une émanation des Nations Unies. On savait déjà que cette noble entité véhiculait sous les apparences de « paix et amour » les idées les plus destructrices… On se souvient entre autre que la bien-nommée Lucifer Trust, renommée en Lucis-Trust, qui siège aux Nations Unies en tant que noble et belle organisation de conseil… On imagine les conseils… Mais ce qui est intéressant ici, c’est « la direction des Biens publics mondiaux ». Je n’en avais jamais entendu parler. C’est quand même important, puisque selon ce document ministériel, cette organisation chapeaute la promotion de l’idéologie du genre à l’échelle mondiale… Et là, en cherchant un peu, je tombe sur ce diaporama, dont je met ici les meilleurs extraits:

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Juste quelques mots à propos de Stiglitz, que d’aucuns considèrent comme un chevalier de l’anti-mondialisme. Il n’en est rien, ce juif qui a été aux commandes des institutions financières mondiales et conseiller de Bill Clinton, a recommandé récemment à la France de continuer son endettement auprès de ses potes du marché financier.

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Personne ne doit être exclu ? Comprendre, personne n’y échappera ! C’est la même logique faussement humanitaire que le micro-crédit.

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Il est donc clair que la théorie du complot d’un Nouvel Ordre Mondial est effectivement un complot (fait dans le dos des peuples) et pas du tout une théorie dont on voit tous les jours les effets.

Enfin au sujet de la PMA (Procréation Médicalement Assistée) et la GPA (Grossesse Pour Autrui) où la marchandisation des ventres des femmes, toujours sous couvert d’égalité et des droits de l’homme, il faut écouter ce qu’en pense Najat Belkacem, Pierre Bergé ou Elisabeth Badinter. La meilleure analyse à ce sujet est faite par Grégor Puppink.

Pour terminer, voilà qui intéressera nos amis musulmans, cette loi semble bien être le prélude à l’adoption de la polygamie… très fortement voulu par une petite secte bien placée: les bretons bien sûr. Voilà un papier bien intéressant je j’ai trouvé ici.

Les bretons

VI- Conclusion

Rappelons à quoi ressemble « le meilleur des monde » d’Huxley (utopie effrayante s’il en est)

« Dans cette société, la reproduction sexuée telle qu’on la conçoit a totalement disparu ; les êtres humains sont tous créés en laboratoire [GPA ?], les fœtus y évoluent dans des flacons, et sont conditionnés durant leur enfance.Cette société rend tabou le sujet de la viviparité : l’allusion à la maternité, à la famille ou encore au mariage font rougir de honte aussi bien les jeunes que les adultes. La sexualité y apparaît comme un simple loisir : chaque individu possède simultanément plusieurs partenaires sexuels (entre deux et six par semaine), et la durée de chaque relation est extrêmement limitée (quelques semaines seulement). Les femmes utilisent de nombreux moyens de contraception, appelés « exercices malthusiens », afin de contourner tout risque de reproduction qui échapperait au conditionnement réglementaire. »

On peut lire aussi:

« Le « meilleur des mondes » décrit aussi ce que serait la dictature parfaite: une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves « auraient l’amour de leur servitude »… »

Nous y sommes. Comme quoi, tout se tient, quel que soit le bout par lequel on tire la ficelle, on retrouve toujours la même matrice. Néanmoins nous sommes de moins en moins dupes et le pouvoir est aux abois, il concentre ses forces pour sa défense et use de tromperie pour endormir, diviser et faire passer cette saine révolte pour un conglomérat de salopards haineux, « déconnectés des réalités ». Le pouvoir vient d’intenter un nouveau procès contre Reynouard ! Le timing n’est à mon avis pas innocent. Tous les moyens sont bons, toutes les combines, le trucage des chiffres, la violence, le mensonge, la répression, la peur, les mises en garde à vue, la diffamation, la menace envers les maires qui ne veulent pas se plier au mariage pour tous… tous les moyens sont employés en masse pour nous faire reculer. C’est un signe !

Le pouvoir (le vrai) a peur et fait dire à tous ses serviteurs que c’est fini, qu’il faut passer à autre chose. Depuis Marine Le Pen à la gauche bien-pensante, c’est clair, c’est terminé les enfants ! On siffle la fin de la récré ! On a fait sortir les français qui commencent à ne plus supporter qu’on leur crache à la gueule, ils se sont défoulés, voilà, c’est bien, on passe. On a fait faire son petit tour à médor qui a fait sa crotte, maintenant c’est retour à la niche… et pourtant,

Non, non, non, on ne lâche rien, faites passer le mot:

ON SE REVOIT LE 14 JUILLET !

Il faudra demander alors sérieusement aux forces de l’ordre quelle est leur allégeance, à la nation française où à l’oligarchie mondialiste corrompue et pourvoyeuse de vices qui se réfugie derrière leurs bouclier ?

A voir: cette vidéo montée par la branche nantaise du mouvement qui raconte l’histoire de cette bataille, avec les manifestants, mais aussi les intervenants, les prises de paroles à l’assemblée et les indiscrétions sur le réels objectifs du gouvernement…


La guerre d’Algérie – notre passé, notre avenir, l’échec de l’assimilation et le rôle de l’islam

I- En guise d’introduction

A quoi ressemble l’Algérie d’aujourd’hui ? Les côtes sont devenues des poubelles à ciel ouvert (non sans rappeler celles de Marseille). La circulation en ville est des plus chaotique, la mer est le cimetière de tous les détritus divers et variés, les gens vivent dans des taudis, bâtiments qui datent de l’Algérie française ! … et les hôpitaux ?! malgré la manne pétrolière, ils n’ont bénéficié d’aucune amélioration, c’est bien le contraire ! Depuis l’indépendance ils sont devenus le théâtre d’une horreur terrifiante, bienvenue en enfer !

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Cette vidéo se veut être la présentation élogieuse d’Oran en 2013. On y voit effectivement de beaux bâtiments (tous construits durant l’Algérie française). On y voit notamment au début les lions qui ornent la mairie d’Oran (et qui furent posés par mon arrière grand père !).

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Mais on y voit surtout le délabrement, l’abandon de l’infrastructure. Les rues sont juchés de détritus et si certains bâtiments sont bien entretenus, la majorité sont décrépis et dans un état si déplorables qu’ils se sont effondrés (4’34) ! Rien qu’à Oran, il y en a un paquet d’immeubles qui s’effondrent sur des gens passifs qui attendent que « l’état leur donnent des logements décents« , exemples: (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, etc. des effondrements en cascade !)

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Les seules constructions neuves semblent être les écoles de formatage à la guerre sainte:

mosquée neuve et bâtiment délabré

mosquée neuve et bâtiment délabré

Vous pouvez comparer avec ce document, tourné dans les années 50 sur ce qu’était la ville d’Oran à l’époque de la France, avec son tramway et tous les bâtiments qui font la fierté des algériens d’aujourd’hui mais qui sont des produits français ou européens pour l’écrasante majorité. Les rues bien dressées, propres, vivantes, joyeuses et modernes (il faut savoir que les habitants ont possédé des toilettes et le tout-à-l’égout bien avant la plupart des grandes villes de métropole… et dont les mahométans ont hérité).

 

II- La France arrive au Maghreb

Tout d’abord, sans la France l’Algérie n’existerait pas. Petite rétrospective.

Je ne vais pas revenir sur les détails de la traite blanche ou noire dans les pays musulmans, d’autres l’ont fait beaucoup mieux que je ne saurais le faire et là n’est pas le sujet. Voir ici, ou , ou cette vidéo qui résume en dix minutes, ou encore ce très bon documentaire de la chaine histoire, ou encore le travail de Tidiane N’Diaye « un génocide voilé » sur la traite des noirs (qui elle émasculait les hommes et avortait les femmes), etc. Rappelons juste quelques faits.

Lorsque la France pose le pied en Afrique du Nord, le territoire appartient à l’empire hégémonique musulman de la Sublime Porte (Empire Ottoman) qui n’a cessé durant les siècles précédents de tenter de mettre l’Europe chrétienne à genoux après avoir conquis au prix d’une guerre sanglante toute l’Europe de l’est et une partie de l’Europe centrale. Sans l’arrivée de l’armée polonaise 150 ans plutôt, à Vienne, sur les ordres de Sobieski (qui laissait son pays sans protection pour fournir son aide tant il avait compris les risques désastreux pour la survie de la chrétienté), les soldats du dieu dispensant la miséricorde par le fil de l’épée auraient enfoncé l’Autriche et seraient arrivé aux portes de l’Allemagne… Les soldats viennois se sont défendu à 1 contre 15. Le 12 septembre 1683, il s’en est fallu de très très peu que Vienne subisse le sort de Constantinople. On retrouve la marque de fabrique : pillages, décapitations, mises en esclavages, villages incendiés, viols, massacres de femmes et d’enfants, trophées de têtes empalées… partout où elle passe (parfait exemple du visage de la religion d’amour lorsqu’elle est en position de force).

Empire ottoman en 1830

En 1830, l’Afrique du Nord sert toujours de base arrière pour les razzias que subissent les peuples européens (butins, esclavage, demandes de rançons) à tel point que les historiens considèrent (en présentant de nombreuses preuves) que le trafique des rançons étaient un apport majeur dans l’économie mahométane. A propos du dernier Dey d’Alger, Hussein, on peut lire:

« Il poursuit cependant les activités de piraterie en Méditerranée, principale ressource de la Régence d’Alger. »

Chaque ville européenne possédait un fond publique pour racheter ses citoyens tombés entre les mains mahométanes. Idéologiquement, l’objectif politique était toujours le même: fragiliser les populations européennes en vue d’une reprise des conquêtes telles qu’elles sont inscrites dans la tradition musulmane. Malgré leurs revers en Espagne, et la Reconquista, la doctrine est intransigeante: l’islam doit régner… par tous les moyens. Pragmatiquement, il s’agissait plutôt de suppléer un manque patent d’organisation et de production en vivant de manière parasitique. Dans le genre mafieux, le pouvoir de la Régence d’Alger imposait par exemple une taxe à tous les navires non mahométans qui voguaient en Méditerranée contre leur « protection ». En effet il fallait remplir les caisses. L’Afrique du Nord n’était qu’une tête de pont, les infra-structures étaient quasi inexistantes: les populations locales utilisaient encore les legs de la période romaine, notamment les aqueducs. Les seules constructions florissantes étaient les casernes militaires. Le pouvoir, comme dans la majeur partie des pays musulmans, ne peut imposer son règne que par les armes et la répression.

Lorsque la France arriva sur les lieux, les chiffres officiels indiquent que la population s’élevait à moins de 2 millions, chiffre par ailleurs très probablement surestimé comme le montre un extrait de « Aperçus historiques, statistiques et topographique sur l’état d’Alger (1830)« :

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On aurait donc plutôt à faire à une population ne dépassant pas quelques centaines de milliers d’individus tout au plus. Mais voyons plutôt comment vivaient les gens à cette époque.

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Toujours est-il que l’arrivée de la France en Afrique du Nord n’a rien à voir avec la volonté de faire cesser les razzias sur le territoire national, ni même de dispenser la « civilisation ». Non, l’origine de l’intervention de la France est d’origine bien plus pragmatique:

« En 1798, le gouvernement du Directoire achète du blé à la Régence d’Alger pour les besoins de l’expédition du général Bonaparte en Égypte. Le blé est financé par un emprunt de la France auprès de familles juives d’Alger. Celles-ci demandent une garantie du dey qui gouverne la ville.

En 1827, le dey d’Alger, Hussein, frappe «du manche de son chasse-mouches» le consul de France Deval, un affairiste qui refuse non sans insolence de s’engager sur le remboursement du prêt.

Le président du ministère français, Villèle, demande réparation au dey pour l’offense faite à son consul mais n’obtient aucun semblant d’excuse.

Confronté deux ans plus tard à la fronde des députés, le roi Charles X éprouve le besoin de restaurer au plus vite son image. C’est ainsi que, le 3 mars 1830, dans le discours du trône, il évoque pour la première fois l’idée d’une expédition punitive destinée à obtenir réparation de la dette ainsi qu’à détruire le repaire de corsaires installé dans la régence d’Alger et mettre fin à l’esclavage !

Le comte Louis de Bourmont, ministre de la Guerre dans le gouvernement Polignac, est nommé «Commandant en chef de l’expédition en Afrique»

Les journaux de l’opposition multiplient les critiques à l’égard de ce militaire sans envergure. «M. de Bourmont veut être maréchal : il mérite le bâton !» écrit Le Figaro (en définitive, il aura bien le bâton de maréchal à l’issue de l’expédition d’Alger !). Mais la flotte n’appareille pas moins de Toulon le 25 mai 1830 avec 453 navires, 83 pièces de siège, 27.000 marins et 37.000 soldats. »

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III- Une guerre d’indépendance d’origine religieuse

 

L’origine idéologique: l’islam

Sans revenir sur toutes les batailles et les meneurs d’hommes, je passe directement à la guerre d’Algérie. Le père fondateur du mouvement de sécession algérienne, Messali Hadj, considérait la révolte contre la France comme un devoir impérieux religieux. Il lança la première attaque idéologique… Ça commence toujours par les idées. Voilà en effet ce que dit Ben Bella (chef historique du FLN et premier président de l’Algérie) à son propos:

« Cette semence [celle de la révolte], c’est d’abord dans l’esprit de Sid el Hadj [Messali Hadj] qu’elle a germé avant tout autre. C’est en lui, du moins, que l’idée trouva le terreau qui la rendu féconde. […] Il était au milieu du naufrage d’abandons successifs, et c’est quand des pans entiers de nos espoirs se sont effondrés, où tout semblait fait pour toujours, que la main de Dieu posée sur nous, par la voix d’un homme, celle de Sid el Hadj, a fait naitre l’idée nationale […] un nationalisme hanté par nos croyances et irriguée par notre foi en Allah, irriguée par l’islam. »

Cela est fondamental pour comprendre l’échec de l’aventure française en Afrique du Nord. Après tout, les autochtones était, au début du moins, extrêmement minoritaires. La création d’une nation moderne, partie de rien ou presque, et malgré les morts de la conquête, aurait du nous attirer la reconnaissance d’un peuple qui grâce à la science française et à la création d’infrastructures explosa démographiquement pour atteindre 9 millions d’habitants en 1960.

Nous pourrions très bien imaginer qu’une telle peuplade se serait fondu harmonieusement dans la population française tout en gardant des traditions locales, tels que les basques, les bretons ou les alsaciens. Pourquoi pas ? D’ailleurs c’était l’avis d’une grande partie de la population locale au début du siècle dernier. Quelques centaines de milliers d’individus n’auraient pas menacé la balance raciale du peuple français: on est à 1 voir 2 ordres de grandeur inférieur à ce qu’est la population d’origine émigrée vivant aujourd’hui en France. Cela est d’autant plus vrai qu’une part non négligeable refusa la France et alla s’installer ailleurs réduisant d’autant les effectifs. Alors pourquoi cela n’a pas fonctionné ? Deux raisons, d’une part il aurait fallu soit chasser définitivement, soit adopter les populations locales en leur donnant la nationalité française et non pas créer un code de l’indigénat répugnant. Les demies-mesures sont toujours garanties d’échec, il faut tout donner ou tout prendre. D’autre part l’autre raison de cet échec est que l’islam est inassimilable.

Messali Hadj fonda le Pari du Peuple Algérien en 1937, soit 17 ans avant la création du FLN. Un autre penseur qui contribua à la mouvance séparatiste algérienne fut le cheick Ben Badis qui lança le slogan dans les années 1930 « l’Algérie est ma partie, l’islam est ma religion et l’arabe est ma langue« . Il s’agissait donc d’un refus frontal de devenir français. Il faut tout de même retenir que ces opinions étaient largement minoritaires à l’époque. La France ne s’y trompa point, la politique était l’enseignement du français et la mise en sourdine de l’islam (on se demande d’ailleurs dans quel objectif l’Europe aujourd’hui favorise l’apprentissage des langues régionales… mais c’est une autre histoire). Le même Ben Badis déclarait encore (en utilisant la syntaxe de Yoda):

« Le peuple algérien est musulman et à l’arabité il appartient. »

Comme le résume très bien Mohammed Harbi, l’islam est à la source de tous les mouvements sécessionnistes:

Mohamed HarbiQuoi de surprenant alors que l’on eut pu entendre des slogans tels que « N’katian N’sarra » (« Tuez les Chrétiens »).

 

La tactique du FLN

Le FLN d’essence socialiste et révolutionnaire récupéra ce mouvement religieux car ils y voyaient, à juste titre, une opportunité pour fédérer les foules et réclamer l’indépendance. C’est ainsi que le FLN fit scission avec le parti communiste (qui était à l’époque anti-religieux) pour utiliser l’islam comme une arme idéologique. Mais soyons clairs, la religion n’était aux yeux du FLN qu’un outil pour parvenir à leurs fins et justifier leurs ambitions. Le PPA de Messali Hadj fut évincé de la course à l’indépendance. Il s’en est d’ailleurs fallu de peu que les dirigeants du FLN ne suppriment purement et simplement Messali Hadj.

Telles sont les racines du mal actuel en Algérie: pour prendre le pouvoir, certains n’hésitèrent pas à souffler sur les braises d’une religion guerrière. C’est le jeu dangereux dont nous voyons aujourd’hui les dernières péripéties. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Le djihad sème toujours sur son chemin une ribambelle de cadavres, c’est encore plus vrai lorsqu’il s’attaque à une nation forte.

Ce documentaire relativement honnête (mais qui tait les racines idéologiques de l’insurrection) retrace les évènements de la guerre d’Algérie. Nulle n’est mon intention de nier les atrocités perpétrées par l’armée française. Je ferais néanmoins remarquer que lorsque l’on s’attaque à une nation forte, en égorgeant ses femmes et ses enfants, il ne faut pas s’attendre a recevoir des fleures… la répression fut sanglante et disproportionnée, faisant d’ailleurs le jeu des indépendantistes… mais il fallait malheureusement s’y attendre. Qui se souvient aujourd’hui de la véritable déclaration de guerre que fut « la Toussaint Rouge » le 1er novembre 1954 ?

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L’indépendance

On parle beaucoup des atrocités françaises, mais parle-t-on de ces français et de ces loyalistes lapidés, éventrés à la baïonnette, énuclés, ébouillantés vivants, promenés habillés en femmes, nez, oreilles, et lèvres coupés, émasculés, enterrés vivants dans la chaux ou même dans le ciment, brûlés vifs à l’essence, enterrés vivants la tête dépassant et recouverte de miel, crucifiés sur des portes, nus sous le fouet en traînant des charrues, les muscles arrachés avec des tenailles ?

Quoi qu’il en soit, les français qui ont fait ce pays ont du partir. On peut avoir un petit aperçu de leur départ dans le film « Le coup de sirocco« . Seul film, à ma connaissance, qui aborde légèrement le sujet…

Pour finir sur l’indépendance, et en violation des accords d’Evian, la réalité pour les français fut bien « la valise ou le cercueil », le 5 juillet 1962 à Oran c’est le bain de sang:

« Tous ces hommes armés agressent les Européens qu’ils rencontrent, dans un déchaînement meurtrier. C’est une véritable chasse à l’homme qui s’organise. Elle va mettre à feu et à sang de nombreux quartiers européens. Les hommes armés se ruent sur les immeubles, enfoncent les portes des appartements, ouvrent le feu dans les restaurants, arrêtent, enlèvent, égorgent, au hasard des rencontres. Des rafales de mitraillette balaient les terrasses des cafés, les porches, les voitures. Sur les atrocités commises, de nombreux témoignages se recoupent : exécutions sommaires d’Européens et de musulmans soupçonnés de leur avoir été favorables, scènes de lynchage (place d’Armes, boulevard de Sébastopol, place Karguentah, boulevard de l’Industrie, rue d’Arzew et ailleurs), actes de torture (pendaison, pendaison à un croc de boucher, mutilations, énucléations).« 

Sans oublier le massacre des harkis, abandonnés lâchement par la France et génocidés par leur coreligionnaires (images INA).

Aujourd’hui, le témoignage d’une française vivant en Algérie et ayant épousée un algérien est déplorable: « nous sommes responsables, nous français, de ce qui se passe en Algérie« . Il faudrait qu’elle comprenne que l’auto-flagellation n’attire aucune reconnaissance, c’est l’inverse, plus on donne plus on nous réclame et on fini par nous marcher dessus. Les commentaires laissés sur sa vidéo:

« pour quoi cette salle francaise et veunue dans notres pays degage »

« les francais faut tous les tuer »

devraient l’aider à réfléchir.

Enfin, je terminerais par cette lettre envoyée à Hollande au sujet de la repentance…

Hollande

Enfin, pour ceux qui ne connaissent pas la petite histoire, le drapeau algérien est une invention très récente, créé pour l’occasion. Cliquez sur le drapeau pour entendre le témoignage de celui qui le dessina pour la première fois.

Qui inventa le drapeau algérien ? la réponse au bout du click

Qui inventa le drapeau algérien ? la réponse au bout du click

 

IV- L’après Indépendance

Le témoignages de français restés en Algérie après l’indépendance et qui sonnent étrangement familiers avec ce que nous vivons en France est source d’enseignements:

« Alors que les principales villes étaient jusque là principalement peuplées d’européens […] les européens se sentent des étrangers […] c’était devenu une ville d’hommes, on ne voyait plus de femmes. […]  Les algériens musulmans avaient fondu sur les logements [abandonnés] Ma femme en a eu assez la première […] elle n’avait aucun plaisir à vivre, plus de cinémas, plus de bistrots, les poubelles étaient ramassées une fois de temps en temps. […] Des matériels et des stocks pillés, des commandes publiques restées impayées, une fiscalité arbitraire […] la dégradation de la qualité de l’enseignement. »

Bon, faisons du passé table rase et regardons un peu de qui s’est passé en Algérie depuis l’indépendance. Un très bon documentaire de France 5 (partie 1partie 2) nous renseigne sur la politique algérienne. Je passe sur le fiasco de Ben Bella qui s’est prit pour Staline en éliminant les uns après les autres les membres du politburo de son « régime révolutionnaire » algérien. Il ne fit pas long feu, le chef de l’armée, Boumédienne n’avait pas envie de passer à la casserole.

L’intermède Boumédienne

Boumédienne

Parmi toute la tripotée de truants et d’escocs parvenu au pouvoir, il n’y a que Houari Boumediène qui, du point de vue des intérêts du peuple algérien, obtient grâce à mes yeux. Grand réformateur et grand bienfaiteur du peuple algérien, c’était aussi un très mauvais démocrate (montrant une fois de plus que démocratie n’a jamais rimé avec bonne gestion). L’Algérie lui doit son âge d’or et le titre de vraie puissance dans le cortège des nations.

Il meurt étrangement d’une maladie foudroyante en décembre 1978 alors qu’on lui prêtait encore de belles années devant lui… Certains prétendent qu’il aurait été empoisonné au thallium, une pratique usitée notamment par le mossad. On le sait, les nations fortes et sociales qui défendent leurs intérêts ne sont pas du goût de la finance apatride… Boumédienne avait indéniablement l’étoffe d’un grand chef d’état.

Le pourrissement – mise en place de la stratégie oligarchique

Curieusement encore, et en accord avec l’idée que Boumédienne devait dégager pour laisser place à l’incurie, une des premières mesures de son successeur fut de libéraliser l’économie (et de s’en mettre au passage plein les fouilles de manière scandaleuse…) Jusque là tout est cohérent. Le temps de la pourriture et du délitement était venu pour les algériens… la fin de Boumédienne est donc signée (à mon avis). D’étranges personnes vont commencer à tourner dans l’ombre autour du pouvoir… le séfarade José Aboulker, ou encore Mokhtar Louhibi, réfugié en France et ayant ses entrées au CRIF… La politique algérienne devient une usine à gaz et le dépècement de son économie attire tous les vautours.

Ce qu’il y a d’intéressant avec le pourrissement des élites d’une nation musulmane c’est l’impact direct que cela a sur la population: le retour au désir de l’ordre et son corolaire: le fait religieux censé apporter toutes les réponses, en l’occurrence l’islamisme. De là à croire que l’un est fait pour produire l’autre… si y’a moyen de récupérer quelques sous au passage… c’est une hypothèse hasardeuse, mais qui sait… Comme les politiques corrompus ne voient souvent pas plus loin que le bout de leur porte-monnaie.

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Abdelaziz Belkhadem – Premier ministre (2006 – 2008)

« On a commencer à désosser l’appareil industriel qui existait du temps du président Boumedienne avec le saucissonnage des grandes entreprises industrielles du pays. »

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Abdelaziz RAHABI – Ambassadeur (1992 – 1998)

« Ce qu’il y a de plus grave, c’est que la corruption s’est généralisée et atteint tous les niveaux de l’Etat et de la société. »

Mais dans un premier temps, pour frustrer encore davantage la population musulmane qui est de nature conservatrice, il faut promouvoir les révoltes étudiantes décadentes entre les mains de manipulateurs professionnels. L’islam n’est pas composé de mous du genoux qui se sont fait vaticannisés II. Ainsi, dans la surenchère de la provocation, en terre par nature pas très tolérante, il y a eu un « mai 68 » algérien avec la révolte de 1980 et un soulèvement… étudiant (126 morts et 5000 blessés quand même).

Les revendications ? La démocratie, la fin du régime, la remise en question de la langue nationale et la promotion de la diversité. Autrement dit, la fin d’une nation forte. Les leaders de la contestation ? Deux exemples:

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Saïd Saadi (ici en bonne compagnie)
Leader du Printemps berbère – psychiatre de formation, social-démocrate, membre d’Amnesty International (organisation aux idéaux suspects)

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Khalida Toumi
Militante féministe – ministre de la culture (depuis 2004)
Elle défend les droits de l’homme, c’est-à-dire l’opposition à la souveraineté nationale qui doit restreindre nécessairement les libertés individuelles pour la sauvegarde de la cohésion nationale et des bonnes mœurs. (les droits-de-l’hommistes ont tendance à confondre liberté et licence)

La réponse du pouvoir aux abois.

Bien sûr, la suite est logique et prévisible (prévue ?). Le pouvoir corrompu se défend avec force contre une contestation qui devient violente. Où va-t-il chercher refuge ? Il n’y a pas 36 solutions, dans la pruderie et la bigoterie. C’est ainsi que  le code de la famille inspiré de la charia est institué en 1984.

A ce stade, le pouvoir corrompu et ses opposants droits-de-l’hommiste sont tous entre les mains de la matrice… ils sont aussi tous deux les poins jetables de l’histoire. Les opposants gauchistes sont de plus en plus perçus pour ce qu’ils sont: les promoteurs de la décadence, et la population se réfugie dans les jupons des intégristes, derniers remparts supposés de valeurs morales inattaquables. Ces derniers sourient humblement face aux militaires en attendant leur heure. C’est ainsi que le gouvernement pourri jusqu’à la moelle obéit aux ordres de la finance apatride en échange d’une vie de luxe.

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Redha Malek – Porte parole du FLN à Evian – premier ministre en 1993 (c’est une quenelle sur la photo ?)

« On était allé beaucoup trop à gauche [sous l’ère Boumédienne] et on a essayé d’encourager les islamistes pour faire un penchant à ce gauchisme qui était surtout parmi les jeunes et les étudiants, je crois qu’on a favorisé les mouvements islamistes. »

Favorisé ? C’est un euphémisme ! La gestion du culte, l’école et l’aide sociale gérée par le pouvoir corrompu est cédé aux islamistes qui peuvent dès lors commencer leur travail de propagande et de sape dans la population… dans le contexte d’un pays faisandée et endetté, d’aucuns leur prête une oreille attentive. Les islamistes sont d’autant plus encouragés par le gouvernement qu’ils soutiennent sans réserve la privatisation économique. L’effet est sans surprise et phénoménal. Le pouvoir qui prend des allures de monarchie décadente creuse sa propre tombe sous le regard bienveillant de la finance apatride. L’Algérie au milieu des années 80 est à genoux, le pourrissement est total sous les cris de Allah Akbar qui se multiplient. Certains se frottent les mains.

Le 5 octobre 1988: le peuple endoctriné et piétiné se soulève, portant dans ses bagages la charia et non pas une doctrine sociale et nationale (la seule qui peut la sauver). Tout ce qui représente l’autorité est saccagé et brûlé. De leur coté, les pourris s’accrochent pouvoir: meurtres, tortures.

Le 10 octobre 1988, les islamistes sentent que leur temps est venu. Quelle est la réaction du pouvoir ? Après avoir écrasé les socialistes décérébrés (bien fait pour leur gueule) écoutons le Général Khaled NEZZAR:

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Chef d’état major de l’armée (1988 – 1990) – ministre de la Défense (1990 – 1993)

« Et là, j’ai compris, il fallait faire attention et j’ai ordonné à tout le monde de ne pas tirer, de laisser passer. »

Les islamistes passeront, c’est ce qui a été décidé… Il avait reçu des ordres ? De qui ? Alors, peut être que les militaires finissent par piger la combine et se retournent contre les islamistes du FIS. Oui, mais c’est trop tard. Ce n’est qu’un épiphénomène dont on va bientôt connaître l’aboutissement, le fruit pourri est prêt à tomber, l’islam est dans la place. Tout cela me fait étonnement pensé à des évènements plus récents et l’étrange collusion entre le FMI est les « libérateurs » barbus de la Libye. C’est un peu la même ambiance.

 

V- Conclusion

Revenons un peu sur la trahison de De Gaulle et le bradage de l’Algérie. L’auto-détermination n’était pas une mauvaise idée, mais aurait due être réalisée bien plus tôt et surtout qu’elle aurait due être pleinement appliquée. A savoir que l’Algérie des mahométans aurait du revenir aux mahométans et l’Algérie développée aurait due revenir aux français qui ont bâti ce pays et l’on fait entrer dans le monde de la modernité. On aurait eut une partition du territoire, et chacun chez soit. Le droit à l’auto-détermination a été dévoyé et l’on a rapatrié plus d’un million d’individus en France dont les aïeux ont sué sang et eau pour construire ce pays – certains disent que c’est le plus grand déplacement de population civile du 20ème siècle. On aurait pu se contenter de conserver la région oranaise par exemple. Il y avait à l’époque 9 millions de mahométans pour 1 million d’européens. On aurait du donc céder 9/10 du territoire en accord avec les lois internationales. Les mahométans auraient probablement refusé et montré ainsi leur intransigeance et la réalité de leur idéologie, à savoir à terme l’extermination de tout ce qui n’est pas eux. Comme le dit à propos de la fuite des français, l’un des leaders de l’époque, le commandant Azzedine:

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« Ils sont partis [les français] parce que le voisin connaissait l’autre et la guerre a duré longtemps et elle était totale, elle était sans pitié. »

Il est à remarquer à ce sujet que la notion d’auto-détermination des peuples est toujours utilisée non pas comme on veut nous le faire croire, à savoir dans l’intérêt des peuples, mais dans l’intérêt de l’oligarchie apatride. A chaque fois qu’il s’agit de dépecer une nation, on fait appel à elle. Mais qu’une nation la demande pour rassembler son peuple, on la lui refuse. C’est d’ailleurs la cause première de la seconde guerre mondiale, puisque à l’époque on a refusé à Hitler l’auto-détermination des habitants de Dantzig (aujourd’hui Gdansk) alors peuplée à 95% d’allemands qui avaient été séparés de leur nation par les résolutions iniques issues de la fin de la première guerre mondiale. Hitler, profondément patriote ne pouvait l’accepter et laisser ses compatriotes subir l’injustice du joug d’une nation étrangère. Il fut acculé à reprendre ce qui revenait de droit au peuple allemand.

Terminons par une évidence qu’il est bon de rappeler. La France a occupé l’Afrique du Nord durant un peu plus d’un siècle et en a tiré trois états modernes (Tunisie – Algérie – Maroc). L’islam a colonisé l’Afrique du Nord durant 10 siècles et en a fait une terre de pleurs, d’injustices et sous-développée où les cultures pré-islamiques y sont systématiquement exterminées et foulées au pied. Pourtant il n’y a jamais eu de guerre d’indépendance des peuples face à l’invasion islamique. Pourquoi ? Parce qu’ils ont été convertis de force ou éradiqués. Finalement, c’est triste à dire, mais les colonisations qui ont réussies dans l’histoire sont celles de l’Amérique du Sud par l’Espagne et le Portugal, celle de l’Amérique du Nord par les anglo-saxons et celle d’une partie de l’Afrique et de l’Asie par les musulmans. A chaque fois, le succès de leur colonisation fut l’extermination des cultures ou carrément des populations locales. L’assimilation avec sa politique de développement et de main tendue n’a jamais fonctionné et ne fonctionnera jamais. Il n’y a pas de demies mesure pour réussir, soit on reste chez soit, soit on extermine l’autre. Personnellement, je préfère la première solution.

L’échec de l’aventure française en Afrique du nord n’est pas que de notre fait, loin s’en faut. L’islam est inassimilable, et se revendique comme tel. les populations locales ont gardé leurs manières de vivre et leur taux de natalité ne s’est jamais rapproché de celui des occidentaux. Hier contrebalancé par un taux de mortalité infantile élevé, nous les avons sorti du sous-développement à nos dépends. De manière à ce que l’histoire ne se répète pas, il est donc temps de mettre dehors les membres de cette secte et de faire payer au prix fort les apprentis sorciers pourvoyeurs de mufti-culturalisme, de dissolution des nations et qui font la promotion de l’islam partout où ils passent, Tunisie, Lybie, Egypte, Syrie… L’Algérie risque de connaître de violents rebondissement dans un avenir proche, nous devrions nous préparer.

Enfin, et se sera mon dernier mot, en guise d’avertissement n’oublions pas ce qu’ont fait subir à la population civile les « libérateurs » du fascisme italien venu d’Afrique du Nord, les fameux « goumiers » (lire le descriptif sous cette vidéo à voir absolument).