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L’objectif des anti-sionistes à travers deux exemples

1- Le printemps des sayanim- Jacob Cohen

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J’avais déjà parlé ici du livre de Jacob Cohen dans des termes assez élogieux. Après lecture, on peut dire que c’est un ouvrage léger, facile à lire, qui se veut être à destination d’une population peut habituée à la lecture (c’est assez enfantin) et de préférence issue de l’immigration. Certes, comme je l’avais spécifié, ce récit (dont on ne sait pas quelle est la partie fiction, ni la partie authentique) dénonce véhément la collusion toute puissante en France pour la sauvegarde sans concession des intérêts d’Israël d’abord et avant tout. Mais après réflexion, on s’aperçoit que cet ouvrage distille aussi en son sein une idéologie très à la mode: le multiculturalisme, le métissage, la ringardise du mariage, etc. Pour illustrer mes propos, je vous invite à méditer ces quelques extraits:

  • Une des protagoniste blanche aux cheveux blonds et d’ascendance juive fréquente un arabe. Elle sourit en son fort intérieur devant la stupidité des réflexions qu’elle pourrait entendre:

« C’est surtout le marché du jeudi qui lui fit découvrir le quartier. Les commerces exotiques et la diversité des habitants. La symbiose apparente. L’absence d’agressivité. Et des ruelles d’un charme désuet. Même sa blondeur semblait se fondre dans ce paysage éminemment coloré. Maintenant elle s’amusait des expression ahuries, des interrogations muettes ou euphémiques, sur cette partie du vingtième [arrondissement] où elle se rendait parfois seule le soir. « Quelle inconscience! » devaient penser amis ou collègues. « Tout ça pour un arabe! » auraient pu ajouter d’autres. Elle ne leur en voulait pas spécialement, on n’échappe pas facilement à sa condition. »

Les français sont donc des crétins repliés sur eux-mêmes, fermés à un monde de beauté, pacifique et accueillant… C’est vrai que le marché donne envie… faut vraiment être un pauvre type pour ne pas y voir la beauté du monde qui frappe à notre porte.

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  • Sur le terrible danger de l’attachement (brrr)

« L’approche de la trentaine n’y changeait rien. Elle n’avait jamais commis l’irréparable: lier son sort à celui d’un homme. »

Ouf, on respire…

  • Anti-sioniste, oui, mais faut pas pousser:

« Certaines choses avaient une résonance terrifiante. La famille de son père avait souffert de l’holocauste. L’antisémitisme était une chose abjecte. »

Puisqu’on vous le dit…

  • Anti-sioniste, oui, mais quand même victime:

« A une époque où les juifs comptaient leurs amis, et où les médias s’acharnaient sur Israël »

C’est vrai que cette campagne médiatique anti-Israël est vraiment omniprésente…

  • Les français d’origine étrangère doivent se désassimiler et retrouver leur valeurs qui ne sont pas celles de la France corrompue, et nous français devrions combattre nos « préjugés ».

« Youssef en djellaba ! Auparavant, cela l’aurait mortifiée. Maintenant elle en comprenait le sens. Et même, le vêtement en imposait. […] L’imaginaire autour des femmes voilées devenait soudain inepte. Elle se désolait d’un reste de préjugés. »

  • Porter le voile, c’est faire acte de résistance contre une France qui sent mauvais:

« – Ça ne doit pas être facile tous les jours [de porter le voile].
– Au début. Mais c’est une bonne école de résistance. Et j’ai presque autant de mal avec mes coreligionnaires [trop assimilées]. T’as bien vu.
– Et le travail ?
– Je suis avocate. Je travaille avec mon frère. Beaucoup viennent me consulter parce que je suis pratiquante. Mon boulot est comme une mission pour aider les gens. Le chemin est long pour abolir les discriminations. »

  • La franc-maçonnerie est la route vers le bonheur, mais fut détourné de sa mission première par les sionistes qui ont noyauté le mouvement:

« Il embrassa d’un regard ému le grand hall. toute préoccupation passait au second plan. Il avait conscience de pénétrer dans le panthéon de la franc-maçonnerie française. Ce n’était rien de moins que le siège du Grand Orient, défenseur de la République et de ses idéaux. […] La franc-maçonnerie avait un sens. On appartenait à une grande famille. Les différences étaient transcendées dans l’idéal commun. Un sentiment de fraternité unissait spontanément des maçons inconnus [ça on veut bien le croire] […] La morale maçonnique triomphera de toutes les manipulations ».

2- Comment le peuple juif fut inventé ? – Shlomo Sand

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Là, on passe dans un ouvrage beaucoup plus technique qui se veut universitaire, bourré de références, écrit tout en nuances et en périphrases. L’auteur y explique que le peuple juif est une construction artificielle, que l’Etat hébreu est bâti sur une supercherie: celui de l’existence d’un peuple juif. Bon, je suis assez septique. Les juifs n’existeraient donc pas en tant que nation… Pour bien comprendre ce livre, il faut avoir à l’esprit que l’auteur ne s’en prend pas qu’au peuple juif. En fait, Shlomo Sand est un pur communiste révolutionnaire et internationaliste. S’il réprouve l’idée d’une nation juive c’est surtout parce qu’il réprouve l’idée de nation tout court. Pour lui, toute nation est un projet illusoire et mortifère, une invention qui repose sur des sables mouvants:

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D’ailleurs, il le dit lui même, la raison, au final, saura abattre l’hérésie nationale:

nation1nation2On notera au passage l’allusion faite à la chouette de Minerve dont la symbolique est clairement franc-maçonne. Pour rappel, c’est entre autre l’emblème du Bohemian Club

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Enfin, l’auteur nous parle de la construction européenne comme œuvrant à la destruction des nations. Il applaudie d’ailleurs chaleureusement ce noble objectif:

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Effectivement, la démocratie est un système défectueux. Cela ne fait aucun doute. Pourquoi ? Parce que cela prive les peuple d’une authentique souveraineté: le pouvoir est entre les mains des fortunes apatrides. D’ailleurs l’auteur ne s’en cache pas: tout comme la nation, l’idée de souveraineté est une hérésie:

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3- Conclusion

Les juifs anti-sionistes semblent avoir pris pour argent comptant l’idée marxiste qu’il faille abattre les nations et promouvoir un peuple planétaire métissé pour tous les individus. Ils n’ont pas compris que cette doctrine avait été réfléchie pour être exclusivement appliquée aux goyim. Dans un élan véritablement universaliste, ils refusent même aux leurs de conserver leur identité. Aveuglés par un dogme destructeur, ils veulent l’appliquer y compris aux membres de leur propre nation. Il ne luttent pas spécialement contre Israël, mais contre toute entité nationale, contre toute idée de peuple, d’ethnie, de race. On les apprécie pour leurs visions anti-sionistes, sans comprendre le véritable enjeux de leur pensée: si israël doit être abattu, c’est tout simplement parce que toute nation doit disparaître, y compris l’ultime bastion du peuple élu.

Enfin, sur l’anti-sionisme, il me semble que ce débat ne nous concerne pas vraiment et est importé sur notre territoire à nos dépends. Certes, nous ne pouvons pas rester indifférents devant les injustices commises dans cette partie du globe, mais enfin, notre priorité ne devrait-elle pas être les injustices commises envers notre propre peuple ?

Remarque, je n’ai abordé que le cas des juifs communisants, quand est-il des juifs orthodoxes pratiquants et anti-sionistes ? Je laisse la parole à frère Nathanael, qui explique son point de vue (que je partage entièrement).