LE BLOG QUI EN A RAS LE CUL – «Un peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur" De Gaulle

Europe

L’espoir et la Tragédie – partie 1: l’avant première guerre mondiale

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Caroll Quinley n’est pas le premier venu. Il faisait partie de la conspiration. Il faut comprendre le titre de son ouvrage comme l’espoir d’un gouvernement global sous la main mise de la finance apatride et la (ou les) tragédie(s) nécessaire(s) pour y parvenir. Cela fait bien longtemps que je voulais m’atteler à écrire sur son ouvrage qui fait tout-de-même plus de 1300 pages. Il s’agit du deuxième tome sur l’histoire de l’humanité. Y est décrit l’histoire contemporaine depuis la fin du 19ème siècle jusqu’au début des années 60. L’ouvrage fut publié en 1966, c’est assez vieux donc, mais l’essentiel y est puisque ce que nous vivons n’est que le parachèvement de ce qui fut pensé de longue date et c’est cela qui est dévoilé à tout un chacun dans cet ouvrage, à la portée de tous. Comme le dit la jacket de l’ouvrage:

« Pour comprendre l’état d’esprit qui façonne ce monde, lisez le livre qui façonne leur état d’esprit »

Caroll Quinley, théoricien de l’évolution des civilisations, passe sa thèse à Harvard, enseigne à l’université de Princeton, Harvard, puis au département des services étrangers de l’université Gorgetown (d’où est issue pas mal de commissaires européens dont Barrosso et haut lieu de la formation des cadres de la CIA). Le professeur Quinley fut aussi consultant pour le département de la défense américaine, l’US Navy, ainsi que d’autres sociétés semi-secrètes. Théoricien du métissage et du relativisme, il déclare:

« Il est clair que l’Occident croit en la diversité plutôt que l’uniformité, le pluralisme plutôt que dans le monisme ou le dualisme, l’inclusion plutôt que l’exclusion, à la liberté plutôt que l’autorité, en la vérité plutôt que dans la puissance, la conversion plutôt que dans l’anéantissement, à l’individu plutôt que dans l’organisation, dans la réconciliation plutôt que dans le triomphe, l’hétérogénéité plutôt que de l’homogénéité, en relativismes plutôt que dans l’absolu, et dans les approximations plutôt que dans les réponses définitives. »

Nous allons voir ce qu’il entend par là. Regardons donc quelques extraits de l’opus sus-mentionné. On commence par ce que nombreux n’ont pas encore compris (l’ouvrage est disponible ici en pdf):

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C’est juste un petit rappel pour ceux qui n’avaient pas encore saisi le concept. C’est un peu cours, il faudrait apporter des arguments, vous allez me dire. On y vient. Petit détour en passant pour comprendre le désir des élites américaines d’interdire les armes à feu dans ce pays. D’autres en on parlé mieux que je ne saurais le faire. Ceci est juste pour confirmer quelle est l’intention derrière cette politique:

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Continuons notre lecture, et entrons dans le vif du sujet:

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Rien de nouveau sous le soleil me direz-vous. Certes, mais c’est si joliment dit que je ne vous en aurait pas privé. C’est ainsi que la France de Napoléon, pourtant totalement entre les mains de la Banque (privée) de France, devait malgré tout perdre la guerre contre l’Angleterre… Pour une raison simple: qui se soumet en totalité, s’endette et scelle sa soumission. Mais, en contre partie, celui qui se soumet corps et âme reçoit les moyens de vaincre ceux qui ne se soumettent pas (ou moins).

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Peu à peu nous découvrons ainsi que ces forces obscures sont nés dans les monarchies et ont œuvré à leur remplacement par des instituions démocratiques beaucoup plus arrangeantes et dont la finalité est évidemment la destruction des nations.

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Bien sûr, la réalité des intentions doit être cachée du grand public. Tout doit se faire dans l’ombre, comme toute conspiration. Sinon, c’est la révolte assurée des peuples dont on planifie l’esclavage. Les centres d’intérêts des conspirateurs ? Comme on vient de le voir: les dettes des états et les antichambres secrètes du pouvoir.

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Alors pourquoi la démocratie est plus intéressante que la royauté ? Eh bien c’est très simple. En dehors du fait que les riches payent la campagne (publicitaire) électorale de ceux qui deviennent leur débiteurs, l’autre raison est la suivante. Le monarque qui a la charge du bien-être de son peuple doit être au fait de tous les tenants et aboutissants de son pouvoir et notamment son son financement. Or la démocratie permet de mettre au pouvoir des abrutis incompétents et corruptibles pour un temps limité (voir la vidéo de Chouard). Outre que cela permet une corruption plus importante, cela inaugure surtout le règne des « conseillers de l’ombre ». Ministère de l’agriculture ? Quelqu’un qui n’a jamais mis les pieds dans un champ, ministère des transport ? Quelqu’un qui se fait conduire dans une voiture de fonction… Ministre de l’économie ? Se sera un ignorant total sur le fonctionnement monétaire… ou encore mieux, un banquier qui en la matière a la science infuse !

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Aux États-Unis, quelques uns de ces « conseillers de l’ombre » furent:

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A propos de quelques uns des personnages cités:

« This new and complete Revolution we contemplate can be defined in a very few words. It is outright world-socialism, scientifically planned and directed… »

  • Edward Grenfell, fut gouverneur de la Banque d’Angleterre et œuvra pour que tous les achats des Britanniques et des alliées aux américains durant la première guerre mondiale soient gérés exclusivement par la compagnie JPMorgan.
  • Willard Straight qui se fiança avec une fille de Théodore Roosevelt avant d’épouser une descendante de la famille Whitney (financiers philanthropes) était lui aussi membre de sociétés semi-secrètes telles que Delta Tau Delta (voir les membres ici) ou encore la Sphinx Head Society. membre du « prepardness movement » pour encourager et préparer les USA a entrer dans la guerre contre l’Allemagne 1914, il meurt à la « conférence de la paix » en 1919 là où se réunissait les vainqueurs de l’Allemagne.
  • Dwight Morrow, n’est pas mal dans le genre non plus. Multimillionnaire, membre de nombreuses multinationales entre les mains de JPMorgan, et ayant de bonnes connexions avec les hauts gradés de l’armée, il fut aussi ambassadeur au Mexique et réussi a convaincre le département d’Etat américain a soutenir militairement le gouvernement Calles dans l’éradication de l’église catholique au Mexique par des pillages massifs, viols, tortures et assassinats de prêtres, ainsi que la destruction d’églises, au nom de l’appel à la paix (on connait la technique).
  • Nelson Perkins, secrétaire d’État auprès de Théodore Roosevelt et représentant les intérêts de JPmorgan, il eu aussi un certain rôle à jouer dans l’histoire du Canal de Panama.
  • Russel leffingwell, à la tête du CFR de 1944 à 1953, membre de la Carnegie Corporation (Institution qui parmi tant d’autres favorise le « dialogue US-islam » pour une meilleure intégration de l’islam…
  • Elihu Root, lui c’est pas n’importe qui, prix Nobel de la Paix, membre des sociétés semi-secrète Sigma-Phi Society et Phi Betta Kappa Society, lui aussi un ardent défenseur de la paix qui œuvra pour la préparation des USA dans la guerre contre l’Allemagne (sic). Dès juin 1917 il fut très officiellement envoyé dans la très fraichement Russie bolchévique pour signer des accords de partenariat avec les US. Il fut par ailleurs un membre fondateur du CFR. J’en passe et des meilleures, membre de la Carnegie, favorable à la Société des Nations, etc, etc.
  • John W. Davis, membre des sociétés semi-secrètes Phi Kappa Psi, Phi Beta Kappa, franc-maçon, membre de Carnegie, de la fondation Rockfeller et surtout faisant parti du complot contre le gouvernement américain « buisness plot » dont j’avais déjà parlé . Il devient conseillé juridique auprès de JPMorgan lors de l’enquête du Sénat sur les origines de la crise de 1929, etc etc.
  • John Foster Dulles, secrétaire d’État américain sous Eisenhower, son frère était directeur de la CIA, supporteur de la Société des Nations, membre de la société semi-secrète Phi Beta Kappa, et de l’American Whig–Cliosophic Society. Spécialisé dans la finance internationale, il contribua au plan Dawes qui mit l’Allemagne à genoux mais qui permettait à la France et à la Grande Bretagne de rembourser leurs prêts auprès de Wall Street, dont il s’occupait personnellement. Il fut l’un des auteurs de la charte des Nations Unies et des promoteurs de l’OTAN. Il œuvra à la perte d’influence de la France, notamment au Vietnam. Architecte du Traité de l’Organisation de l’Asie du Sud, il fut aussi favorable à l’utilisation de la CIA pour renverser les gouvernement d’Amérique du Sud, notamment au Nicaragua. Il était aussi membre de Carnegie, de la fondation Rockefeller et membre fondateur du CFR, parmi d’autres.
  • Seymour Parker Gilbert, banquier à la solde de JPMorgan, il supervisait le remboursement de l’Allemagne, responsable de l’exécution du plan Dawes.

Je n’ai pas spécifié, mais la majorité d’entre eux étaient des protestants, voir des presbytériens. Mais encore une fois, il ne s’agissait que des agents du système bancaire. Les croyances des vraies patrons étaient un peu plus hétérogènes, et bien sûr, les banques centrales crées par les nations furent bien vite trustées:

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Bien sûr, puisque l’argent vient d’une petite clique très restreinte, tout (doit) découle(r) d’eux:

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Dans cette ambiance euphorique d’un pouvoir absolu grâce à l’illusion démocratique, la finance internationale n’a pas vu venir le péril nationaliste. C’est bien pour cette raison que celui-ci est aujourd’hui considéré comme le mal absolu. D’ailleurs, le régime de Vichy (entre autres) fut mis au banc (financier) des nations, tandis que des régimes comme le National Socialisme, pour rendre une certaine souveraineté au peuple s’allia avec le monde de entrepreneuriat (Siemens, Bosch et tant d’autres) qui cherchaient à s’émanciper de la main mise financière apatride. En outre, un autre grand entrepreneur, Ford, n’a pas mâché ses mots. Pour l’auteur, le « monopole capitaliste », c’est-à-dire la totalité des leviers politiques entre les mains de la finance apatride, est le seul moyen d’obtenir le bonheur… s’y refuser, c’est courir à l’échec.

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Depuis la naissance des nationalismes, et malgré la propagande de matraquage, la finance internationale fut durant le dernier siècle tenue en bride, ou du moins ne jouissait plus de toutes ses prérogatives passées (reconquises en quasi totalité depuis une vingtaine d’années). Pour l’auteur (qui appartient à cette élite apatride) l’hégémonie de la finance internationale d’avant la naissance du nationalisme militant est une époque dorée qu’il faut tendre a retrouver:

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Pour terminer, une des méthode évoquée pour retrouver ce passé doré, c’est l’usage du socialisme, ici dénommé progressisme (l’ouvrage étant édité en 1966, le terme « socialisme » n’était pas en odeur de sainteté aux US) pour assoupir les peuples:

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L’accord de Cotonou de 2010, Comment l’Europe plannifie la disparition des petites Etat-Nations

L’accord de Cotonou scelle une nouvelle relation entre l’Union Européenne et les pays ACP (Afrique – Caraïbe – Pacifique). C’est une belle invention qui nous vient tout droit de la commission européenne, qui fleure bon la dictature mondiale, et la suppression pure et simple des petites nations dans le monde. On peut trouver le texte officiel ici, que je vais m’empresser de disséquer.

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Introduction

Article 2 « En vue de la réalisation des objectifs du partenariat, les États ACP déterminent, en toute souveraineté, les stratégies de développement de leurs économies et de leurs société. »

On va voir plus loin ce que la commission européenne entend par souveraineté. N’y croyez rien, ce mot est vide de sens, l’objectif est bien d’intégrer une gouvernance mondiale, en posant les jalons d’un intégration d’abord régionale puis continentale:

Article 3 « Le dialogue porte sur l’ensemble des objectifs et finalités définis dans le présent accord ainsi que sur toutes les questions d’intérêt commun général ou régional, y compris les questions relatives à l’intégration régionale ou continentale. »
Article 9 – 2 « Les parties s’engagent à promouvoir et protéger toutes les libertés fondamentales et tous les droits de l’homme, qu’il s’agisse des droits civils [limitation de la liberté d’expression] et politiques [inféodations au partis politiques subventionnés par les fortunes apatrides], ou économiques [droit au chômage et à la paupérisation], sociaux [le mariage pour tous] et culturels [promotion du multiculturalisme]. […] Les principes démocratiques sont des principes universellement reconnus sur lesquels se fonde l’organisation de l’État pour assurer la légitimité de son autorité. »

Donc sortir de la démocratie est illégal, on n’a pas même besoin de se poser la question puisque c’est un « principe universellement reconnu » …universellement reconnu comme étant un système défectueux et servant les intérêts de l’oligarchie apatride, par tous les penseurs honnêtes tout du moins. On remarquera que dans l’histoire les démocraties ne se sont pas gênées pour bafouer les droits de l’homme dont elles font pourtant la promotion.

Article 9 – 3 « Le renforcement des capacités pour l’élaboration et la mise en œuvre de mesures visant en particulier la prévention et la lutte contre la corruption. »

Encore des vœux pieux, que l’on a notamment entendu dans la bouche de ineffable Cahuzac. En réalité, une telle institution qui se réclame de la démocratie devient intouchable pour le commun des mortels qui se perdent dans un dédale administratif de type soviétique s’ils devaient vouloir faire valoir leurs droits. Or on sait où mène l’impunité… certainement pas à la lutte contre la corruption. En fait, ce document est rempli de bons sentiments, paix, justice, amour bisous bisous. Évidemment, les signataires savent tous que cela n’est que du bidon. Les petits trafiquants par exemple sont peut-être pourchassés, mais uniquement s’ils ne servent pas les intérêts des mafias planétaires toutes puissantes. De toute manière, où est l’organisme indépendant chargé de vérifier le respect de l’individu et de sa liberté ? Nulle part… les signataires sont donc juges et parties, on est chargé de les croire sur parole.

Souveraineté ?

Au nom de la paix les nations sont sommées de se désarmer… Pardon, mais la paix s’impose et s’obtient lorsque l’on est capable de se défendre à tout type d’agression. Il n’est pas sûr que les USA auraient atomisé le Japon si à l’époque le Japon avait disposé de l’arme nucléaire… Et pourtant, on peut lire:

« Article 11b -1 Les parties conviennent en conséquence de coopérer et de contribuer à la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs en veillant au respect intégral et à la mise en œuvre au niveau national des obligations qu’elles ont contractées dans le cadre des traités et accords internationaux de désarmement et de non-prolifération ainsi que de leurs autres obligations internationales en la matière. Les parties conviennent que la présente disposition constitue un élément essentiel du présent accord. »

Ainsi, les nations en voie de disparition seront de toute façon totalement désemparée dans le cas où elles voudraient se rebeller contre cette politique mondialiste entre les mains d’on sait qui. D’ailleurs, si une nation devait être soupçonnée de vouloir continuer à se défendre, alors:

Article 11b – 6 « Si les consultations ne conduisent pas à une solution acceptable par les parties, en cas de refus de consultation ou en cas d’urgence particulière, des mesures appropriées peuvent être prises.« 

Article 96 1 – c « Les « mesures appropriées » au sens du présent article, sont des mesures arrêtées en conformité avec le droit international et proportionnelles à la violation. »

Menace qui n’est même pas voilée. En d’autres termes, rendez les armes ou ça va chier pour votre matricule. La suite est aussi intéressante: on a vu que les pays ACP géraient leur politique souverainement. On va voir ce que signifie vraiment le mot « souverain » sous la plume des mondialistes:

Article 12 « Lorsque la Communauté [européenne] envisage, dans le cadre de ses compétences, de prendre une mesure susceptible d’affecter les intérêts des États ACP, pour autant que les objectifs du présent accord soient concernés, elle en informe le groupe ACP en temps utile.« 

C’est ça la souveraineté ?? Mais de qui se moque t-on ?! On a décidé pour vous et on vous avertira quand on le jugera nécessaire… elle est pas belle votre souveraineté ? Et si les pays ACP ne sont pas d’accord ? Toujours dans l’article 12:

En cas de besoin (sic), une demande d’information peut également être introduite à l’initiative des États ACP. À la demande de ceux-ci, des consultations ont lieu à bref délai afin qu’il puisse être tenu compte de leurs préoccupations quant à l’impact de ces mesures avant qu’une décision finale ne soit prise. Si la Communauté ne donne pas suite aux observations des États ACP, elle les en informe dès que possible en indiquant ses raisons. Le groupe ACP reçoit en outre, si possible à l’avance, des informations adéquates sur l’entrée en vigueur de ces décisions.

On croit rêver ! Donc les pays en pleine possession de leur prétendue souveraineté on juste le droit de dire: « heu, s’il vous plait, on pourrais dire quelque chose ? Parce que ça nous concerne quand même. » La communauté dans son extrême bonté l’écoute et en cas de refus de la dite demande, l’UE se contente de lui en révéler la raison, par exemple: « on vous emmerde« . Ça c’est une raison qu’elle est bonne, non ? De toute façon, ils ne seront mis au jus que plus tard, c’est-à-dire mis devant le fait accompli ! Elle est belle la souveraineté. Autant déclarer tout de suite que les nations ACP n’existent plus, ce serait plus honnête. Au fait, c’est qui ces états qui de fait vont disparaître en tant que tel, en voilà la liste:

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Immigration

Article 13 – 2 « Les parties sont d’accord pour considérer qu’un partenariat implique, à l’égard des migrations, un traitement équitable des ressortissants des pays tiers résidant légalement sur leurs territoires, une politique d’intégration ayant pour ambition de leur offrir des droits et obligations comparables à ceux de leurs citoyens, à favoriser la non-discrimination dans la vie économique, sociale et culturelle et à mettre en place des mesures de lutte contre le racisme et la xénophobie. »

En d’autres termes, génocide globale des cultures locales, mélangez-vous ! Et ceux qui refusent sont des racistes xénophobes ! Et bien sûr, il va falloir héberger, nourrir, loger et trouver un emploi à tous les étrangers désireux de venir chez vous sans aucun favoritisme pour les membres de votre propre peuple !

Article 12 – 3 « Chaque État membre accorde aux travailleurs ressortissant d’un pays ACP exerçant légalement une activité sur son territoire, un traitement caractérisé par l’absence de toute discrimination fondée sur la nationalité par rapport à ses propres ressortissants, en ce qui concerne les conditions de travail, de rémunération et de licenciement. Chaque État ACP accorde, en outre, à cet égard un traitement non-discriminatoire comparable aux travailleurs ressortissants des États membres. »

Les Institutions

Tout ce micmac qui se fait dans le dos des peuples est géré par trois institutions, le conseil des ministres, le comité des ambassadeurs et l’Assemblée parlementaire paritaire.

Le conseil des ministres

Article 15 – 1 « Le Conseil des ministres est composé, d’une part, des membres du Conseil de l’Union européenne et de membres de la Commission des Communautés européennes et,d’autre part, d’un membre du gouvernement de chaque État ACP. »

Donc les représentants des peuples des petits pays d’Afrique, Caraïbe et Pacifique auront en face d’eux des gens cooptés venant du Bilderberg, de la Trilatérale, de Goldman Sucks ou ayant étudié à l’université Georgetown, comme Barroso, haut lieu de la formation des cadres de la CIA, et nullement des représentants des peuples européens. Et ce sont ces gens là qui en notre nom vont imposer les réformes sociétales et économique aux pays ACP. Le conseil des ministres donne la ligne à suivre, son rôle est « d’adopter les orientations de politiques. » Pour adopter une mesure politique, il suffit de

Article 15 – 3 « la moitié des membres du Conseil de l’Union européenne, d’un membre de la Commission et des deux tiers des membres représentant les gouvernements des États ACP. »

Mais le meilleur, c’est que le conseil des ministres, (issu du même article):

« peut prendre des décisions qui sont obligatoires pour les parties.« 

C’est comme ça, point barre, y’a pas à discuter.

Le comité des ambassadeurs

Article 16 – 1 « Le Comité des ambassadeurs est composé, d’une part, du représentant permanent de chaque État membre auprès de l’Union européenne et d’un représentant de la Commission et, d’autre part, du chef de mission de chaque État ACP auprès de l’Union européenne. »

Cette fois-ci, pas un seul des membres n’est connu du grand public, que d’illustres inconnus arrivés là par la grâce du saint esprit et aux commandes des nations. Le comité des ambassadeurs c’est grosso modo le pouvoir exécutif, il applique dans les détails la politique générale décidée par le conseil des ministres. Bref, c’est une usine à gaz technocratique aisément corruptible… un machin au service des intérêts supérieurs de la finance apatride.

L’assemblée paritaire

C’est le seul organe pseudo-démocratique. C’est-à-dire que des membres élus devrons y siéger. Quand on connait le foutoir pas possible du parlement européen avec des élus ayant des salaires de président de la République et l’oreille attentive à tous les lobbies de la finance, en passant par la pharmacie jusqu’au BTP… on a de bonnes raisons de se faire du soucis. De toute façon, son rôle est juste de « promouvoir » la paix et l’amour, « d’examiner » les rapports qu’on lui fournit. Bref, c’est la Douma soviétique au pouvoir essentiellement consultatif !

Le développement économique

Les objectifs ? Des pages de blabla ou on trouve entre autre « l’éradication de la pauvreté »… On se demande par quel moyen, par l’éradication des pauvres ? Les termes sont tellement fourres tout et vagues, qu’on peut y mettre tout et n’importe quoi. On notera tout de même des points qui eux sont beaucoup plus précis:

Article 21 – 1 – c « la privatisation et la réforme des entreprises« 

les entreprises de bien publics des petits pays comme pour l’approvisionnement en eau vont désormais devoir faire du chiffre d’affaire et non plus servir l’intérêt commun.

Article 21 – 2 – c « Mobilisation des flux d’épargne privée, tant domestiques qu’étrangers, pour le financement d’entreprises privées, par le soutien des politiques destinées à développer un secteur financier moderne, y compris les marchés des capitaux, les institutions financières et les opérations viables de microfinance.« 

Donc la finance apatride va pouvoir se servir, c’est open-bar ! Et en ce qui concerne la microfinance, j’en avais déjà parler: nul ne doit pouvoir se soustraire au pouvoir financier !

Article 21 – 3 « La coopération vise à promouvoir le développement des entreprises par des financements, des facilités de garantie et un appui technique. »

Donc non seulement il faut ouvrir les frontières, mettre en concurrence les petites structures artisanales avec les mastodontes multinationales, mais les peuples doivent en plus leur apporter financement, garanties et appui technique… dans le langage courant on dit « file moi cent balles et un mars« . L’objectif étant encore une fois:

Article 22 – 1 – b – v « Encourager la coopération régionale et l’intégration progressive des politiques macroéconomiques et monétaires« 

Autrement dit, c’est l’instauration du Nouvel Ordre Mondial et la standardisation des politiques économiques et monétaires gérées par la toute puissance de USraël. Une sorte de jeu de domino, une structure en forme d’oignon avec au cœur, l’élite apatride, l’empire US aux ordres qui a la main sur son vassal européen et ce dernier gérant la politique des petites nations du monde. les responsabilités sont diluées dans une tambouille administrative ou personne n’est coupable et où tout le monde s’en met plein les poches.

Article 23 – b – c « La coopération appuie les réformes politiques et institutionnelles durables et les investissements nécessaires à l’accès équitable aux activités économiques et aux ressources productives, en particulier:[…] b) le capital, le crédit et la terre, notamment, en ce qui concerne les droits de propriété et d’exploitation; c) l’élaboration de stratégies rurales visant à établir un cadre pour la planification décentralisée, la répartition et la gestion des ressources. »

Ça aussi c’est beau, non ? spéculation foncière, décentralisation, c’est-à-dire confiscation du pouvoir central au profit de petits potentats locaux serviles, accaparement des ressources naturelles… que du bon.

Le développement social

Là encore c’est bienvenu dans le monde des bisounours. « Qualité de l’éducation […] accès équitable à des services de soins complets et de qualité […] lutte contre le VIH […] améliorer l’accès à l’eau potable […] construction de logements sociaux » et patati et patata. Tout va bien dans le meilleur des mondes grâce aux accords de Cotonou. On se demande se qu’ils faisaient avant cet accord… Tout cela ressemble à un énorme shaker où l’on aurait mis toutes les promesses non tenues par nos politiques depuis 50 ans et qu’on nous les balançait tous à la tronche en même temps. S’ils n’ont pas pu le faire avant, ce n’est surement pas cette usine à gaz qui y parviendra.

Coopération et Intégration Régionale

Article 28 « Intégration graduelle des États ACP dans l’économie mondiale […] Coordination et harmonisation des politiques régionales et sous-régionales […] La coopération appuie également les projets aux niveaux interrégionaux et intra-ACP impliquant, par exemple une ou plusieurs organisations régionales ACP, y compris au niveau continental« 

Je crois qu’on avait déjà compris.

Changement climatique

Article 32A – d – vii « Promotion des sources d’énergie renouvelable et des technologies à faible émission de carbone qui privilégient le développement durable« 

Comme je l’avais montré , le réchauffement climatique est un hoax, et la technologie durable n’est qu’un moyen pour éviter le développement des pays sous-développés. A quand des hauts-fourneaux ou des trains qui fonctionnent avec des panneaux solaire ? Quelle bonne blague…

Coopération économique et commerciale

Article 34 – 1 « Le but ultime de la coopération économique et commerciale est de permettre aux États ACP de participer pleinement au commerce international. […] La coopération économique et commerciale doit leur permettre de répondre aux défis de la mondialisation et de s’adapter progressivement aux nouvelles conditions du commerce international, facilitant ainsi leur transition vers l’économie mondiale libéralisée.« 

Bon, c’est toujours bien de répéter au cas où on n’aurait pas compris…

Article 34 – 4 « La coopération économique et commerciale est mise en œuvre en parfaite conformité avec les dispositions de l’accord instituant l’Organisation mondiale du commerce (OMC)« 

On s’en doute bien, tout se tient…

Nouveaux accords commerciaux

Article 36 – 1 « Les parties conviennent de prendre toutes les mesures nécessaires pour conclure de nouveaux accords de partenariat économique compatibles avec les règles de l’OMC, en supprimant progressivement les entraves aux échanges entre elles« 

Voilà une règle qu’elle est bonne, la fameuse concurrence libre et non faussée ! Mettre en concurrence l’industrie allemande avec celle du Nigeria ou celle du Togo, est en effet une belle compétition… que le meilleur gagne !

Article 37 – 4 « Les négociations des accords de partenariat économique visent notamment à établir le calendrier de la suppression progressive des obstacles au commerce entre les parties, conformément aux règles de l’OMC en la matière. En ce qui concerne la Communauté, la libéralisation des échanges s’appuie sur l’acquis et visera à améliorer l’accès actuel des pays ACP au marché, notamment par le biais d’un réexamen des règles d’origine. […] Les négociations seront donc aussi flexibles que possible en ce qui concerne la fixation d’une période de transition d’une durée suffisante, la couverture finale des produits, en tenant compte des secteurs sensibles, et le degré d’asymétrie en termes de calendrier du démantèlement tarifaire.« 

Tout ne va pas être dépecé d’un seul coup, c’est la technique habituelle des petits pas… progressivement, de manière à ne pas braquer brutalement les populations mais à les affaiblir par un travail de sape sans jamais dépasser le seuil d’intolérance. Et pour ceux qui veulent faire du zèle dans la destruction de leur nation:

Article 37A -1 « Dans le contexte des orientations commerciales actuelles axées sur une libéralisation accrue des échanges, l’UE et les États ACP peuvent participer aux négociations et à la mise en œuvre d’accords visant à libéraliser davantage le commerce multilatéral et bilatéral.« 

Transport Maritime

Article 42 – 3 « Chaque partie accordera notamment un traitement non moins favorable que celui qu’elle accorde à ses propres navires, aux navires exploités par des ressortissants ou des sociétés de l’autre partie, et aux navires immatriculés sur le territoire de l’une des parties, en ce qui concerne l’accès aux ports, l’utilisation des Infrastructures et des services maritimes auxiliaires de ces ports, ainsi que les redevances et charges qui y sont liées, les facilités douanières, les postes d’arrimage et les Installations de chargement et déchargement. »

On se demande dès lors pour quelles raisons des armateurs continueraient de battre pavillon national, puisque ayant les mêmes facilités il leur sera dès lors beaucoup rentable de naviguer sous le pavillon des nations les moins regardantes en terme de salaire de l’équipage ou de respect de la nature. C’est du dumping social et écologique pur et dur.

AGSC (Accord Général Sur le commerce des Services)

Article 43 – 2 « [Les parties] reconfirment donc leurs engagements respectifs dans le cadre des accords multilatéraux existants, notamment le protocole sur les services de télécommunications de base joint à AGCS, et invitent les pays ACP qui n’ont pas encore adhéré à ces accords à le faire.« 

L’AGSC, vous ne connaissez pas ? C’est un accord multilatéral de libéralisation des échanges de services, signé à Marrakech en 1994 et qui institua l’OMC. D’après wiki: « L’AGCS oblige les États à créer un environnement compétitif entre entreprises publiques et privées : en pratique, cela se traduit soit par une diminution des subventions aux premières, soit par l’aménagement d’aides particulières pour les entreprises privées. Les subventions au niveau des communes sont aussi visées par l’AGCS. » Aujourd’hui plusieurs collectivités (bien peu) dans le monde se sont constitués « Zone Hors AGCS« .

Politique de concurrence

Article 45 – 2 « Pour assurer l’élimination des distorsions de concurrence et en tenant dûment compte des différents niveaux de développement et des besoins économiques de chaque pays ACP, elles s’engagent à mettre en œuvre des règles et des politiques nationales ou régionales comprenant la surveillance et, dans certaines conditions, l’interdiction d’accords entre entreprises, de décisions d’associations d’entreprises et de pratiques concertées entre entreprises [qui] ont pour objet ou pour effet d’empêcher, de restreindre ou de fausser le jeu de la concurrence.« 

Cet article est magnifique de cynisme: pour prendre en compte la moindre compétitivité des industries des pays ACP, que doit on faire ? Supprimer tout obstacle à une libre concurrence ! C’est l’aveu clair et net d’une volonté de destruction de toutes les infrastructures productives de ces petits pays.

Protection des droits de propriété intellectuelle

Article 46- 5 « Aux fins du présent accord, les droits de propriété intellectuelle couvrent en particulier […] les brevets, y compris les brevets concernant les inventions biotechnologiques et les espèces végétales. »

Dans la même logique qu’ici, nous allons imposer les brevets pour le vivant aux autres pays du monde… révoltant.

Normalisation et certification

Article 47 -1 « [Les parties] réaffirment leur engagement en vertu de l’accord sur les obstacles techniques au commerce, annexé à l’accord instituant l’OMC (accord OTC). » Article 47 -2  « elles réaffirment leurs engagements en vertu de l’accord sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires, annexé à l’accord instituant l’OMC (accord SPS). »

Ce projet peut sembler louable, mais il n’en est rien. Que toutes les nations adoptent les mêmes certifications, pourquoi pas… à condition de savoir par qui sont établis ces certifications. Or dans le cas présent, toute certification internationale est l’œuvre de lobbies auprès des instances dirigeantes dans le but de vendre de la merde à moindre prix et jamais dans l’intérêt des consommateurs.

Commerce et environnement

Après de nombreux blabla sur la nécessité de préserver l’environnement et la « gestion saine et durable de l’environnement« , c’est la douche froide:

Article 49 – 3 « Les parties conviennent que les mesures environnementales ne doivent pas être utilisées à des fins protectionnistes. »

N’importe qui pourra donc invoquer cet article pour faire plier la réglementation en place. C’est exactement l’esprit de la directive du juif Bolkestein.

 

Commerce et norme du travail

Article 50 – 3 « Les parties conviennent que les normes de travail ne doivent pas être utilisées à des fins de protectionnisme »

Idem en tout point au paragraphe précédent.

 

Nature des financements

Article 61 – 2 « L’aide budgétaire directe en appui des réformes macroéconomiques ou sectorielles est accordée lorsque: […] b) des politiques macroéconomiques de stabilité bien définies, établies par le pays et évaluées positivement par ses principaux bailleurs de fonds, y compris, le cas échéant, les institutions financières internationales, ont été mises en place ou sont encours de mise en œuvre.« 

On connait la technique notamment illustré par le FMI: on vous file de la thune à condition que vous appliquiez nos réformes ultra-libérales de privatisation massives des services de bien commun… voir le cas de la Grèce.

esclavage financier et souverainete monetaire

Esclave financier ou Souveraineté monétaire (2012)
(Enquête en Français)
32 pages 125×210 Version Papier
Non, la Crise n’est pas fortuite elle est organisée, par un ramassis de gangsters. La France et 55 autres pays ont été enfermés dans un véritable GOULAG monétaire économique et financier. Les populations de ces pays travaillent sans relâche à l’alimentation d’une pompe à Phynances au débit de plus en plus important. Nos ennemis dans cette guerre ne sont en fait, qu’un « Ramassis de Gangsters », des « Suceurs de Sang » qui fonctionnent comme un « Syndicat du Crime », organisé en « Cartel de Banques » ! Le vrai drame est que les plus serviles « collabos » de ce Cartel sont nos vénaux hommes politiques et grands commis de l’Etat.

 

Le remboursement ad vitam aeternam de la dette

Un autre aspect de cet accord est l’optimisation du remboursement des dettes faite aux usuriers apatrides qui vivent de la rente sur le dos des travailleurs dont les efforts ne visent à terme que le remboursement d’une dette jamais remboursée. C’est le travail gratuit ou plus clairement l’esclavage. Cette dette, épée de Damoclès politique et levier permettant la soumission totale des nations doit être calculée de manière à optimiser les remboursements, au besoin par une suppression d’une partie de celle-ci.

Article 66 – 1 « En vue d’alléger la charge de la dette des États ACP et d’atténuer leurs problèmes de balance des paiements, les parties conviennent d’utiliser les ressources prévues par le cadre financier pluriannuel de coopération au titre du présent accord pour contribuer à des initiatives de réduction de la dette approuvées au niveau international, au bénéfice des pays ACP. »

Article 66 – 2 « La Communauté peut accorder, à la demande d’un État ACP: a) une assistance pour étudier et trouver des solutions concrètes à l’endettement, y compris la dette interne, aux difficultés du service de la dette et aux problèmes de balance des paiements; b) une formation en matière de gestion de la dette et de négociation financière internationale ainsi qu’une aide pour des ateliers, cours et séminaires de formation dans ces domaines; et c) une aide pour mettre au point des techniques et instruments souples de gestion de la dette. »

Article 66 – 3 « Afin de contribuer à l’exécution du service de la dette… »

L’ajustement structurel

Il faut à tout prit éviter un soulèvement populaire, les peuples doivent être cuisinés à petit feu… on l’a déjà vu plus haut, ici c’est confirmé: la dépossession des peuples de leurs biens et l’intégration des nations dans la gouvernance globale doit se faire en douceur.

Article 67- 1 « Les parties veillent à ce que l’ajustement soit économiquement viable et socialement et politiquement supportable. »

Article 67 – 2 « L’appui à l’ajustement structurel vise aussi à: a) Intégrer, dès le début du diagnostic, les mesures propres à favoriser l’intégration régionale et à prendre en compte les effets des ajustements transfrontaliers; b) appuyer l’harmonisation et la coordination des politiques macro-économiques et sectorielles, y compris dans le domaine fiscal et douanier, en vue d’atteindre le double objectif d’Intégration régionale et de réforme structurelle au niveau national. »

 

Promouvoir les investissements privés

A table ! Le démembrement des nations doit être une grande fête pour toutes les fortunes du monde désireuses de faire fructifier leurs pactoles. C’est le bal des vautours pour qui les dignitaires du régime ont déroulé le tapis rouge.

Article 75 « Reconnaissant l’importance des investissements privés pour la promotion de leur coopération au développement et la nécessité de prendre des mesures pour stimuler ces investissements, les États ACP, la Communauté et ses États membres, dans le cadre du présent accord […] facilitent des partenariats et des sociétés mixtes en encourageant le cofinancement, parrainent des forums sectoriels d’investissement en vue de promouvoir les partenariats et les investissements étrangers. […]diffusent des informations sur les opportunités d’investissement et les conditions dans lesquelles opèrent les entreprises dans les États ACP. »

L’intervention des assurances étatiques et régionales

Évidemment, pour être sûr du jackpot, il faut assurer les investisseurs d’un rendement sécurisé. Au cas où les peuples se rebiffent, la finance apatride doit pouvoir assurer ses arrières… sait-on jamais. Dans ce cas, ce seront les peuples soumis qui paieront pour ceux qui se révoltent.

Article 77 – 2 « La coopération offre des garanties et contribue par des Fonds de garantie [soutenu par l’ensemble des nations] à couvrir les risques liés à des investissements éligibles. La coopération apporte plus précisément un soutien à des régimes de réassurance destinés à couvrir l’investissement direct étranger réalisé par des investisseurs éligibles contre les insécurités juridiques et les principaux risques d’expropriation, de restriction de transfert de devises, de guerre et de troubles civils, ainsi que de rupture de contrat. […] Des programmes de garantie visant à couvrir le risque au moyen de garanties partielles d’emprunt. Des garanties partielles sont offertes tant pour le risque politique [révolte] que pour le risque de crédit [défaut de paiement des peuples comme en Islande]. […] des fonds de garantie nationaux et régionaux. »

Conclusion

Il est temps de reprendre les rênes du pouvoir et de mettre toute cette merde aux ordures.

Remarque, ce document officiel est une traduction pitoyable de l’anglais. Le traducteur doit s’appeler Google translate, des paragraphes entiers sont restés en anglais, des tournures de phrases sont approximatives… Bref un travail bâclé qui indique bien qu’il s’agit là d’une grosse bouffonnerie avec des pages et des pages de bons sentiments dégoulinants qui ne seront jamais appliqués, contrairement à la razzia bien réelle faite sur les biens publiques et les infrastructures de ces petits pays.

Voir aussi:


Pour une critique positive – le vrai testament de Dominique Venner

Voilà le vrai testament politique que laissa Venner au début des années 60. Le texte est fortement influencé par les évènements du moment, à savoir, entre autre, la guerre d’Algérie. Si sur certains aspects il est daté, sur d’autres et par de nombreux aspect, ce texte est d’une actualité frappante. L’intégralité du texte peut être trouvé ici en fichier pdf. (C’est moi qui souligne dans le texte qui suit):

Venner

L’action entreprise depuis l’échec d’Avril 1961 [le « putsch des généraux« ] a mis en œuvre des moyens nouveaux. Elle a mobilisé un nombre accru de partisans et s’est résolument engagée dans la voie de la violence et de la clandestinité. Cette transformation des formes de lutte n’a cependant pas affecté des données de la méthode antérieurement appliquée. Elle est restée conforme aux caractéristiques des luttes « nationales », jalonnées d’actes de courage et d’échecs lamentables.

Lénine, prenant en 1917 les risques d’une défaite militaire afin de créer les conditions de la révolution bolchevique, ou encore Franco, marquant sa prise de commandement insurrectionnelle en 1936 par l’exécution de son propre cousin qui refusait de le suivre, sont deux exemples d’un comportement inverse de celui des « nationaux ». Par contre, le refus de porter réellement l’action en métropole le 22 avril 1961, comme le sanglante et inutile manifestation parisienne du 6 février 1934, sont typique de la mentalité « nationale ».

Défaut de conception

Les « nationaux » qui utilisèrent le mot « révolution » sans en connaître la signification, croient au « sursaut national » spontané ! Ils croient également que « l’armée bougera »… Confiants dans ces deux rêves irréalisables, considérés comme des remèdes-miracles, ils ne conçoivent pas la nécessité d’éduquer des partisans au moyen d’une doctrine juste expliquant les causes de la décadence occidentale, proposant une solution et servant de gouvernail à la pensée dans l’action. C’est pourquoi, ils se complaisent dans une série de maladies politiques qui sont responsables de leurs échecs. Confusion idéologique. Les « nationaux » s’attaquent aux effets du mal, pas à ses racines. Ils sont anticommunistes mais oublient que le capitalisme et les régimes libéraux sont les principaux artisans de la propagation du communisme. Ils étaient hostiles à la politique algérienne du gouvernement, mais oublient que cette politique était le produit d’un régime, de son idéologie, de ses intérêts, de ses maîtres réels financiers et technocrates, comme de ses structures politiques et économiques. Ils voulaient sauver l’Algérie française contre le régime, mais ils reprennent à leur compte ses principes et ses mythes. Imagine-t-on les premiers chrétiens adorant les idoles païennes et les communistes chantant les louanges du capitalisme ?

Conformisme

Tous les « nationaux » ont leur bon gaulliste, leur bon technocrate, leur bon ministre. Cédant à un vieux réflexe bourgeois, ils redoutent « l’aventure » et le « chaos ». Pour peu qu’un homme du régime agite le drapeau, ils lui donnent
leur confiance. Ils préfèrent le confort de l’aveuglement à la lucidité. Le sentimentalisme et l’esprit de clocher prennent toujours le pas sur le raisonnement politique. Dans l’espoir niais de satisfaire tout le monde, ils se refusent à prendre parti et ne satisfont personne.

Archaïsme

Faute d’imagination, les « nationaux » continuent à emboucher le clairon de Déroudèle qui n’ameute plus personne. Programme et slogans sont fixés dans le tricolore d’avant-guerre. De l’armée au pouvoir à l’anticommunisme négatif, en passant par la contre-révolution et le corporatisme, les « formules nationales » repoussent plus qu’elles ne séduisent. Cet arsenal politique date d’un demi-siècle. Il est sans prise sur notre peuple.

Défaut d’Organisation

Les raisons qui poussent les « nationaux » à nier la nécessité des idéesdans le combat politique, les poussent à nier la nécessité de l’organisation. Leur action est viciée par des tares qui expliquent tous leurs effondrements.

Opportunisme

Les notables « nationaux », parlementaires et autres, militaires et civile, sont opportunistes par ambition personnelle. Le prétexte généralement invoqué pour camoufler leur arrivisme est celui de l’ « habileté ». C’est au nom de l’habileté que les « nationaux » ont cautionné… le référendum de 1958, les entreprises de politiciens depuis lors. Derrière chacune de ces positions se dessinait la perspective d’un ruban, d’une sinécure ou d’une élection. Ils sentent le vent et savent se faire violents, voire même séditieux quand cela leur apparaît profitable. Leurs discours fracassants ne font peur à personne. Ils attaquent un  homme, un gouvernement et se gardent bien de toucher à l’essentiel et de s’en prendre au régime lui-même. L’Algérie fut un bon tremplin et une occasion de faire fortune grâce aux subsides généreusement dispensés, tandis que les militants devaient combattre les mains nues. Si le vent tourne, ils n’hésitent pas à trahir leur drapeau et leurs camarades. Le siège au parlement n’est pas un moyen mais une fin en soi ; il doit être conservé à tout prix. Les simples partisans, eux, sont opportunistes par défaut de doctrine et de formation. Ils se fient à la mine du beau parleur et aux impressions superficielles plutôt qu’à l’analyse politique des idées et des faits, ils sont voués à être dupés.

Mythomanie

La lecture des romans d’espionnage, les souvenirs de la résistance et autres services spéciaux, le récit des comploteurs, gaullistes et autres, plongent les « nationaux » dans une atmosphère de rêve permanent. Un bridge avec un général en retraite, un parlementaire ou un sergent de réserve devient une sombre et puissante conjuration. Pour peu que l’on recrute dix lycéens, on se prend pour Mussolini. Quand on se vante de commander à 5000 hommes structurés, c’est que l’on rassemble péniblement quelques centaines de fonds de tiroir. Si, par chance, ils reçoivent une circulaire d’une quelconque administration militaire, ils montrent l’enveloppe avec des airs de conspirateurs, des souris et des silences lourds de sous-entendus. Ils sont partisans de l’union autour d’eux et se répandent en amères reproches de sectarisme à l’encontre des militants qui se refusent à les prendre au sérieux. Les mêmes « nationaux » dans une période de véritables clandestins, se font arrêter avec des listes d’adresses et de documents, se mettent à table dès que la police lève la voix.

Terrorisme

La fausse analyse d’une situation, l’absence de doctrine et de formation qui poussent les uns vers l’opportunisme, jettent les autres dans la violence négative et le terrorisme. La mauvaise digestion des études par trop primaires, consacrées à certains aspects de la subversion communiste du F.L.N., a accru ce penchant. Les pétards sous les fenêtres des concierges n’ont pas apporté un seul partisan à l’Algérie française. Le terrorisme aveugle est le meilleur moyen pour se couper d’une population. C’est un acte désespéré. Autant l’action clandestine et l’utilisation calculée de la force peuvent être indispensables lorsqu’une nation n’a plus d’autres moyens pour rentrer dans son droit, et dans ce cas l’action vise à faire participer le peuple à la lutte, autant le terrorisme rejette celui qui l’emploi hors de la communauté populaire et le condamne à l’échec.

Anarchisme

Les « nationaux » qui admirent tant la discipline chez les autres sont, en pratique, de véritables anarchistes. Incapables de se situer à leur place dans la lutte, ils ont le goût de l’action désordonnée. Leur vanité les pousse aux actes individuels gratuits, leur cause dût-elle en pâtir. Ils ignorent la parole donnée et nul ne peut prévoir où les entraînera leur fantaisie. Ils suivent à la rigueur un chef de bande et s’épanouissent dans les petits clans. L’absence de référence idéologique commune accroît leur éparpillement et interdit leur unité.

Pour une nouvelle théorie révolutionnaire

Avant de songer à définir quoi que ce soit de constructif, cette critique des tares « nationales » est indispensable. Certains, par manque de maturité politique, pourront ne pas la comprendre. Ceux qui ont tiré les leçons de leur propre expérience en ont admis au contraire la nécessité. La révolution n’est pas l’acte de la violence qui parfois accompagne une destitution de pouvoir. Ce n’est pas non plus un simple changement d’institutions ou de clan politique. La révolution est moins la prise du pouvoir que son utilisation pour la construction de la nouvelle société. Cette tâche immense ne peut être envisagée dans le désordre des esprits et des actes. Elle nécessite un vaste outil de travail de préparation et de formation. Le combat « national » s’enlise dans des ornières vieilles d’un demi-siècle. Avant toute chose, une nouvelle théorie révolutionnaire doit être élaborée.

Il n’y a pas de révolution spontanée

Il est toujours possible d’agir, il est moins facile de réussir. Surtout dans une lutte révolutionnaire, combat à mort contre un adversaire tout-puissant, madré, expérimenté, qu’il faut combattre plus par les idées et l’astuce que par la force. Il est cependant fréquent d’entendre opposer l’action et la pensée. C’est croire à la spontanéité de l’action révolutionnaire. Et l’on cite comme exemple la révolution fasciste en Italie. On oublie qu’à la formation des « fascios » en 1915 Mussolini combattait depuis plus de douze ans comme agitateur et journaliste. On oublie surtout les conditions de la lutte en Italie après l’armistice de 1918 qui n’avaient rien à voir avec celles de la France d’aujourd’hui. En Italie comme dans d’autres Nations européennes, le pouvoir d’Etat était d’une extrême faiblesse, bien incapable d’imposer sa loi aux factions armées qui se disputaient le pays. L’Etat devait traiter tour à tour avec de véritables armées politiques. En octobre 1922, l’armée des « chemises noires » pesa un peu plus lourd et s’empara de l’Etat. Aujourd’hui, les « régimes libéraux » d’Occident sont caractérisés par une caste nombreuse de privilégiés, agents des groupes financiers, qui détiennent l’ensemble des leviers politiques, administratifs, économiques et sont unis par une étroite complicité. Ils s’appuient sur un gigantesque appareil administratif qui encadre rigoureusement la population, tout spécialement grâce aux réglementations sociales. Ils détiennent le monopole du pouvoir politique et du pouvoir économique. Ils contrôlent la presque totalité des moyens d’information et sont maîtres des esprits. Ils se défendent grâce à d’innombrables forces de police. Ils ont transformé les citoyens en moutons dociles. Seules, les oppositions fictives sont tolérées.

A la fin de la première guerre mondiale, la révolution communiste était une menace immédiate pour toute l’Europe. Le danger détermine toujours un mouvement de défense: les mouvements fascistes en profitèrent. Seule force capable de s’opposer à la violence des rouges, le fascisme reçut de puissants appuis et l’adhésion massive de partisans. Aujourd’hui, le « soir du grand soir », les soviets d’usine, les tchékas appartiennent au passé. Les communistes d’Occident se sont embourgeoisés, ils font partie du décor, ils sont les plus fermes défenseurs du régime. L’homme-au-couteau-entre-les-dents n’est plus le communiste mais l’activiste.

Quant à la Russie, les capitalistes y voient un nouveau marché. Au contraire de la première moitié du vingtième siècle, la satisfaction des besoins matériels élémentaires semble à portée de main de tous. Les soupes populaires, les grèves sauvages sont oubliées. Hormis quelques catégories minoritaires menacées, la grande masse des salariés est convaincus d’avoir plus à perdre qu’à gagner à vouloir arracher par la violence ce que les revendications pacifiques et le temps lui donneront inéluctablement. Le carcan des lois sociales et le chantage au crédit font le reste pour lui retirer toute combativité. Le sens de l’intérêt général, le courage civique et politique sont aujourd’hui le fait d’une très petite minorité, injuriée, dont on a limité systématiquement les moyens d’expression  égaux. Cela nous éloigne fort de l’Italie des années 20. Le génie personnel de Mussolini pouvait suffire à grouper une masse passionnée, disponible, et à conquérir un Etat incapable de se défendre. Telle n’est plus la situation en Europe et en France. Puisque la puissance appartient à l’adversaire, il faut une ruse supérieure. Puisque le « grand homme » (inexistant d’ailleurs) s’est par trop déprécié, il faut miser sur l’équipe. Qualité des combattants, combat méthodique et raisonné, direction collégiale, imposent : enseignement, doctrine.

Depuis 1947, l’armée française engagée à défendre les terroristes d’outremer, est victorieuse, sur le terrain et contrainte aux capitulations successives par l’ensemble des forces politiques et économiques qui constitue le régime. Il a fallu attendre le mois d’Avril 1961, quatorze années, pour qu’un nombre infime de cadres entrevoient leur véritable ennemi. Un ennemi qui se trouvait moins sur le terrain, sous l’aspect du Viet ou du fellagha, qu’en France même, dans les conseils d’administration, les banques, les salles de rédaction, les assemblées et les bureaux ministériels. Encore ce sentiment hostile à une mythique Métropole décadente qu’à la réalité du régime. Cette prise de conscience limitée fut sans lendemain.

Pour vaincre, il faut comprendre ce qu’est le régime, découvrir ses méthodes, débusquer ses complices, ceux qui se camouflent en patriotes. Il faut se déterminer les solutions positives qui permettront de construire la société de demain. Cela nécessite un total retour sur soi-même, une totale révision des vérités apprises, une conscience révolutionnaire.

La conscience révolutionnaire

Rien n’est moins spontané que la conscience révolutionnaire. Le révolutionnaire est entièrement conscient de la lutte engagée entre le Nationalisme, porteur des valeurs créatrices et spirituelles de l’Occident et le Matérialisme sous ses formes libérales ou marxistes. Il est libéré des préjugés des préjugés, des contre-vérités et des réflexes conditionnés par lesquels le régime se défend. L’éducation politique qui permet de s’en affranchir s’acquiert par expérience personnelle, bien sûr, mais surtout à l’aide de l’enseignement que seule l’étude permet de dégager. Sans cette éducation, l’homme le plus courageux, le plus audacieux, n’est plus qu’une marionnette manipulée par le régime. Au gré des circonstances celui-ci tire les ficelles qui régleront son comportement. Ficelle patriotique, anticommunisme aveugle, menace fasciste, légalisme, unité de l’armée, etc.. Par une propagande permanente à sens unique, à laquelle chacun est soumis dès l’enfance, le régime, sous ses multiples aspects, a progressivement intoxiqué les Français. Toutes les nations à direction démocratique en sont là. Tout esprit critique, toute pensée personnelle sont détruits. Il suffit que soient prononcés les mots-clefs pour déclencher le réflexe conditionné prévu et supprimer tout raisonnement. La spontanéité laisse subsister le réflexe conditionné. Elle ne conduit qu’à la révolte, si facile à désamorcer ou à détourner par quelques concessions de surface, quelque os à ronger ou quelques changements de décor. Ainsi fut-il maintes fois avec les Français d’Algérie, l’armée et les « nationaux ».

Devant un danger vital, il est possible de dresser un front de défense. La résistance à la fin de la dernière guerre et l’O.A.S. en sont des exemples. L’issue du combat était une question de vie ou de mort ; la lutte physique contre la force physique de l’adversaire visible peut être totale, sans pitié. A supposer que la révolte triomphe, dès que le péril semble conjuré, le front explose en multiples clans, tandis que la masse des partisans, n’ayant plus de raisons de combattre, retourne à ses tâches familières, se démobilise et confie de nouveau la cité sauvée à ceux qui l’avaient perdue. La France et l’Europe doivent accomplir leur révolution nationaliste pour survivre. Des changements superficiels n’atteindraient pas le mal. Rien ne sera fait tant que les germes du régime ne seront pas extirpés jusqu’à la dernière racine. Pour cela, il faut détruire son organisation politique, abattre ses idoles et ses dogmes, éliminer ses maîtres officiels et occultes, montrer au peuple combien on l’a trompé, exploité, souillé. Enfin, reconstruire. Non sur des constructions de papier mais sur une élite jeune et révolutionnaire, pénétré d’une nouvelle conception du monde. L’action qui doit imposer cette révolution peut-elle se concevoir sans la direction d’une doctrine révolutionnaire ? Certainement non. Comment s’opposer à un adversaire armé d’une dialectique éprouvée, riche d’une longue expérience, puissamment organisé, sans idéologie, sansméthode ?

Sans doctrine révolutionnaire, pas de révolution possible !

Même lorsqu’elle revêt des formes militaires, la lutte révolutionnaire est avant tout psychologique. Comment la conduire, comment convertir, enthousiasmer de nouveaux partisans sans une définition claire de l’idéologie nouvelle, sans doctrine ? Une doctrine comprise, non comme un ensemble d’abstractions, mais comme un gouvernail pour la pensée et l’action. Maintenir le moral offensif de ses propres partisans, communiquer ses convictions aux hésitants sont deux conditions indispensables au développement du Nationalisme. La preuve est faite que dans l’action ou en prison, quand la démoralisation guette, quand l’adversaire semble triompher, les militants éduqués, dont la pensée cohérente soutient la foi, ont une force de résistance supérieure.

Une nouvelle élaboration doctrinale est la seule réponse au fractionnement infini des activistes. Il n’y a pas à revenir sur la valeur unificatrice de l’action. Elle est évidente. Mais cette unification ne peut être durable et utile sans unification idéologique autour d’une doctrine juste. Le rédacteur de « France-Observateur », le fonctionnaire de la S.F.I.O., le communiste ont en commun une même idéologie : le marxisme. Leur référence doctrinale est donc la même, leur conception du monde est semblable. Les mots qu’ils emploient ont la même signification. Ils appartiennent à la même famille. Malgré leurs divisions profondes dans l’action, ils concourent tous à imposer la même idéologie. Il n’en va pas de même dans l’opposition nationale. Les activistes ne se reconnaissent pas d’ancêtres communs. Les uns sont fascisants, les autres maurassiens, certains se disent intégristes et chacune des catégories enferme maintes variantes. Leur seule unité est négative: anticommunisme, antigaullisme. Ils ne se comprennent pas entre eux. Les mots qu’ils emploient – révolution, contrerévolution, nationalisme, Europe, etc.. – ont des sens différents, voire opposés. Comment ne se heurteraient-ils pas ? Comment affirmeraient-ils une même idéologie ? L’unité révolutionnaire est impossible sans unité de doctrine.

L’oeuvre de Marx est immense, illisible et confuse. Il a fallu Lénine pour en tirer un corps de doctrine clair et pour transformer cet énorme fatras en arme efficace de guerre politique. Le Nationalisme a derrière lui son Marx collectif, tout aussi confus et inadapté que le compagnon d’Engels pouvait l’être pour la Russie de 1903. Il faut d’urgence faire de Lénine collectif. Le Nationalisme est héritier d’une pensée infiniment riche, mais trop diverse, incomplète et entachée d’archaïsme. Le temps est venu d’en faire la synthèse et de lui apporter les compléments, les correctifs imposés par l’éclosion de nouveaux problèmes. Telle étude documentée sur la Haute Finance, telle sur les Doctrines du Nationalisme, constituent d’excellentes approches qui répondent à ce besoin.

Les causes qui précipitèrent, à la fin du XIXème siècle, la naissance du Nationalisme en tant qu’idéologie politique (et non au sens étroit de la simple prise de conscience nationale), n’ont guère varié depuis lors. Le Nationalisme est né de la critique de la société libérale au XIXème siècle. Par la suite, il s’est opposé au marxisme, enfant naturel du libéralisme. Venant après les contre-encyclopédistes, après les positivistes, après Taine, Benan, dont une partie de l’enseignement subsiste dans le Nationalisme, Drumont et Barrès ont tracé les caractères permanents de cette idéologie à laquelle Charles Maurras, José-Antonio, Robert Brasillach, Alxis Carrel et tant d’autres en Europe, donnèrent la collaboration de leur génie propre. Fondé sur une conception héroïque de l’existence, le Nationalisme, qui est un retour aux sources de communauté populaire, entend créer de nouveaux rapports sociaux sur une base communautaire et bâtir un ordre politique sur la hiérarchie du mérite et de la valeur. Dépouillé de l’enveloppe étroite imposée par une époque, le Nationalisme est devenu une nouvelle philosophie politique. Européen dans ses conceptions et ses perspectives, il apporte une solution universelle aux problèmes posés à l’homme par la révolution technique.

Perspectives nationalistes

La passivité de l’opinion et la lâcheté des élites traditionnelles devant les évènements d’Algérie ont ouvert les yeux à tous les hommes capables de réflexion. Souvent au prix de révisions pénibles, de rupture avec leurs convictions passées, ils se regroupent autour d’une nouvelle définition du Nationalisme. Ce n’est pas le lieu ici de tenter un essai doctrinal. Etudes et confrontations seront nécessaires. Il est cependant possible de tracer les propositions fondamentales.

Critique du libéralisme et du marxisme

Le libéralisme a pu séduire, un temps, par une apparence de générosité. La réalité a dissipé ce rêve. Cette idée morte est aujourd’hui le camouflage de la dictature hypocrite du capitalisme international étendu sur toutes les démocraties d’Occident. L’oligarchie capitaliste est née à la fin du XVIIIème siècle. Les idées libérales qui se répandirent à l’époque en France servirent de justification aux intérêts conjugués de la haute aristocratie et l’argent pour s’opposer à l’autorité du pouvoir central qui les tenait depuis longtemps en lisière. Cette lutte des gros intérêts contre le pouvoir populaire (en l’espèce la monarchie française) se retrouve avec constance au cours des âges. Dans les sociétés organisées, une fois dépouillée l’enveloppe institutionnelle à forme monarchique ou républicaine qui cache la réalité, on discerne deux types principaux de pouvoir : le premier s’appuie sur le peuple pour contenir les gros intérêts, féodaux ou financiers, le second est aux mains des gros intérêts pour exploiter le peuple. Le premier s’identifie à la communauté populaire et devient le serviteur de son destin, le second assujettit la communauté populaire pour la seule satisfaction de ses appétits.

Les démocraties modernes, qui appartiennent au second type suivirent l’évolution du capitalisme dont elles n’étaient que l’émanation politique. Le capitalisme ayant perdu sa forme personnelle et nationale pour devenir financier et apatride, les démocraties passèrent sous le contrôle des groupes financiers internationaux. Les quelques divergences qui subsistaient entre ces derniers cessèrent dès qu’apparaît la menace d’un réveil populaire. Si le mensonge et la ruse où ils sont passés maître se révèlent insuffisants, ils emploient les armes les plus meurtrières, les contraintes les plus violentes. Ils n’ont jamais reculé devant le génocide, les bombardements atomiques, les camps de concentration, les tortures et le viol psychologique.

L’oligarchie capitaliste est indifférente au sort des communautés nationales. Son but est de satisfaire une insatiable volonté de puissance par la domination économique du monde. Les hommes et les civilisations se voient sacrifiées à ses desseins purement matérialistes qui rejoignent ceux des marxistes. Pour les technocrates comme pour les communistes, l’homme est un animal économique doté de deux fonctions : produire et consommer. Ce que ne mesure pas une règle à calcul est classé dans le superflu. Ce superflu doit donc être soumis à l’essentiel : le rendement économique. Les tendances individualistes, qui sont une gêne pour l’édification et l’application des plans, doivent disparaître. Dans les sociétés matérialistes il n’y a de place que pour les masses parfaitement dociles, homogènes [c’est-à-dire métissées], normalisées. Ceux qui n’acceptent pas le conditionnement des esprits et la castration de la masse sont affublés du nom de « fascistes ». Mettre en doute la sincérité des maîtres de l’opinion en démocratie ou relever les contradictions de la « ligne » en régime communiste, refuser de comparer la culture occidentale aux vagissements préhistoriques de la négritude ou à la décomposition morbide d’un certain modernisme, mépriser la « conscience universelle », sourire à l’évocation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sont les preuves d’un esprit malsain et rebelle. Rébellion qui conduit à l’élimination physique en régime communiste et à l’élimination sociale en régime libéral. Ainsi, l’un et l’autre détruisent-ils, avec l’individualisme créateur et l’enracinement populaire, l’essence même de l’homme et de sa communauté. Ils engagent l’humanité dans une impasse, dans la pire des régressions.

L’histoire des hommes n’est qu’un long effort pour s’affranchir des lois de la matière. L’extase mythique, l’art, la science, les règles éthiques sont autant de conquête de l’esprit et de la volonté humaine. La permanence de ces victoires a donné naissances aux civilisations. Créations arbitraires de la sensibilité, de l’intelligence et de l’énergie des peuples, les civilisations se développent et s’épurent pour autant qu’elles conservent leur pouvoir créateur. Les peuples qui leur ont donné naissance perdent la force de se défendre contre les assauts extérieurs, que disparaissent leurs vertus originelles, leur énergie vitale, et la civilisation disparaît à son tour dans l’anéantissement ou la décadence.

Tel est le terme logique où conduit l’exploitation de l’homme par la caste des technocrates ou par la « nouvelle classe dirigeante ». Ces deux forces, qui sont issues de la même philosophie. Libéralisme et marxisme ont pris des voies différentes qui les ont amenées à s’opposer mais qui conduisent aux mêmes résultats : l’asservissement des peuples préalablement trompés par les mythes démocratiques. La démocratie est le nouvel opium des peuples.

Un humanisme viril

Les peuples européens ont édifié une civilisation unique dans l’histoire. Son pouvoir créateur, malgré les millénaires, ne s’est pas tari. Ceux-là mêmes qui s’en déclarent ennemis reconnaissent implicitement son universalité. Entre un Orient traditionnel soumis aux règles métaphysiques et les nouvelles sociétés matérialistes, la civilisation européenne fait la synthèse des aspirations spirituelles et des nécessités matérielles. Alors que l’uniformité de la masse est proposée comme idéal partout dans le monde, elle exalte l’individualisme des forts, le triomphe de la qualité humaine sur la médiocrité. Elle résume en elle-même l’équilibre à établir comme solution aux bouleversements créés par la révolution technique dans la vie des hommes. Fondées sur les valeurs individuelles et communautaires, cette nouvelle harmonie peut être définie comme un humanisme viril. Nouvelle table des valeurs, cette humanisme viril rejette la fausse loi du nombre et veut plier la puissance de la technique et de l’économie à la volonté civilisatrice de l’homme européen. Celui-ci retrouvera sur une terre familière, au sein de sa lignée et dans la culture originale de son peuple, un monde à sa mesure. Il découvrira la signification de son existence dans l’accomplissement de son destin d’homme, dans la fidélité à un style de vie fondé sur l’éthique européenne de l’honneur.

L’éthique de l’honneur s’oppose à la morale d’esclave du matérialisme libéral ou marxiste. Elle affirme que la vie est un combat. Elle exalte la valeur du sacrifice. Elle croit au pouvoir de la volonté sur les évènements. Elle fonde sur la loyauté et la solidarité les rapports des hommes d’une même communauté. Elle confère au travail une grandeur en soi indépendante du profit. Elle retrouve le sens de la véritable dignité de l’homme non pas octroyée mais conquise par l’effort permanent. Elle développe chez l’homme européen la conscience de ses responsabilités par rapport à l’humanité dont il est l’ordonnateur naturel.

Un ordre vivant

La légitimité d’un pouvoir ne se résume pas à l’observation d’une loi écrite éminemment variable ou au consentement des masses obtenu par la contrainte psychologique des moyens publicitaires. Est légitime le pouvoir qui observe ledroit de la Nation, ses lois non écrites révélées par l’histoire. Est illégitime le pouvoir qui s’écarte du destin national et détruit les réalités nationales. Alors, la légitimité appartient à ceux qui luttent pour rétablir la Nation dans son droit. Minorité lucide, ceux-là forment l’élite révolutionnaire sur qui repose l’avenir. Le monde ne se plie pas à un système mais à une volonté. Ce n’est pas le système qu’il faut chercher mais la volonté. Certes, la structure même de l’Etat doit être pensée autour de quelques principes directeurs : l’autorité, la continuité, la puissance de conception se trouvent réunies dans une direction à forme collégiale ; celle-ci s’appuiesur un corps de cadres politiques hiérarchisés,assistés d’une véritable représentation populaire des professions et des communautés régionales aptes à délibérer de leurs problèmes propres. Mais il importe surtout de forger les hommes sur lesquels reposeront la communauté et l’avenir de la civilisation.

Ce ne sont ni les machines électroniques ni les savants qui décideront du sort de l’humanité. Les problèmes immenses que poseront les nouveaux développements techniques exigeront une élite politique appelée par vocation, douée d’une volonté d’airain au service d’une pleine conscience de sa mission historique. Cette écrasante responsabilité justifira qu’il lui soit demandé plus qu’aux autres hommes.

Cinq pour cent des individus, admettent les sociologues, sont profondément pervers, tarés, vicieux. A l’autre extrémité, on observe une même proportion d’hommes qui possèdent, naturellement et de façon développée, des qualités particulières d’énergie et d’abnégation qui les prédisposent à servir la communauté, donc à la diriger. Les démocraties qui instaurent le règne de la combine et de l’argent sont, en grande partie, dominées par les premiers. La révolution Nationaliste devra éliminer les premiers et imposer les seconds. La sélection et l’éducation, dès la jeunesse, de ces hommes d’élite serontparmi les premières préoccupations de la société nouvelle. Leur formation fouettera la vigueur de leur caractère, développera leur esprit de sacrifice, ouvrira leur intelligence aux disciplines intellectuelles. Maintenus dans la pureté originelle, non seulement par un engagement d’honneur mais par une règle stricte et particulière, ils formeront un ordre vivant constamment renouvelé dans le temps, mais toujours semblable dans son esprit. Ainsi, au pouvoir des manieurs d’argent sera substitué celui des croyants et des combattants.

Une économie organique

L’économie n’est pas une fin en soi. C’est un élément de la vie des sociétés, parmi les principaux, mais seulement un élément. Elle n’est pas la source ou l’explication des évolutions de l’humanité. Elle est un agent ou une conséquence. C’est dans la psychologie des peuples, dans leur énergie et leurs vertus politiques que se trouve l’explication de l’histoire. L’économie doit être soumise à la volonté politique. Que celle-ci disparaisse – ce qui est le propre des régimes libéraux – et les forces économiques débridées entraînent la société vers l’anarchie. Aussi le problème immense de l’économie s’inscrit-il naturellement dans la révolution Nationaliste. Ce serait revenir aux mortelles erreurs « nationales » que d’en nier l’importance ou de s’en débarrasser par un mot miracle aussi sujet à confusion et à contestation que celui de « corporatisme », par exemple. Le capitalisme a créé un monde artificiel où l’homme est inadapté. Par ailleurs, la communauté populaire est exploitée par une caste étroite qui monopolise tous les pouvoirs et tend à la suprématie internationale. Enfin, le capitalisme cache sous une débauche de mots nouveaux une conception anachronique dont l’économie supporte les conséquences. Ces critiques s’appliquent mot pour mot au communisme.

La solution à l’inadaptation de l’homme dans un monde qui n’est plus fait pour lui est, nous l’avons vu, un problème politique. Le développement technique et économique ne trouve pas en lui-même sa propre justification ; elle est dépendante de son utilisation. Au nouvel Etat d’assujettir l’économie à ses desseins, d’en faire l’outil d’un nouveau printemps européens. Créer des valeurs civilisatrices, forger les armes d’une nécessaire puissance, élever la qualité du peuple seront alors ses buts. C’est dans une totale transformation de la structure de l’entreprise (nous ne parlons ici que de l’entreprise à capital financier au assimilé, non de la petite entreprise familiale qui doit être préservée et où le problème ne se pose pas) et de l’organisation générale de l’économie réside le moyen de détruire le pouvoir exorbitant de la caste technocratique, de supprimer l’exploitation des travailleurs, d’établir une justice réelle, de retrouver la vérité économique et un fonctionnement sain.

En régime capitaliste comme en régime communiste, l’entreprise est la propriété exclusive du capital financier dans l’un, capital étatique dans l’autre. Pour les salariés, qu’ils soient cadres ou simples travailleurs, le résultat est le même : ils sont volés, les richesses produites par leur travail sont absorbées par le capital. Cette position favorisée donne au capital tous pouvoirs sur l’entreprise : direction, gestion, bien qu’ils soient extérieurs et tendent avant tout à réaliser un profit financier, parfois au détriment de la production et de l’entreprise elle-même. Le mot fameux de Proudhon trouve ici sa pleine signification : « la propriété, c’est le vol ! ». Supprimer l’appropriation est la solution juste qui donnera naissance à l’entreprise communautaire. Le capital prendra alors sa juste place d’élément de la production, à coté du travail. L’un et l’autre participeront, avec un pouvoir proportionnel à leur importance dans l’entreprise, à la désignation de la direction, à la gestion économique et au bénéfice des profits réels.

Cette révolution dans l’entreprise s’inscrira dans une organisation nouvelle de l’économie ayant pour base la profession et le cadre géographique régional. Supprimant les parasites et le pouvoir des financiers, elle créera un ensemble de corps intermédiaires. Ces nouvelles structures, capables de s’intégrer aisément dans l’Europe, ne peuvent trouver meilleure définition que celle d’ « économie organique ».

Une jeune Europe

La victoire américaine et soviétique de 1945 a mis un terme aux conflits des Nations européennes. La menace d’adversaires et de dangers communs, une évidente solidarité de sort dans les bons et les mauvais jours, des intérêts semblables ont développé le sentiment de l’unité. Ce sentiment est confirmé par le raisonnement. L’unité est indispensable à l’avenir des Nations européennes. Elles ont perdu la suprématie du nombre ; unies, elles retrouveraient celle de la civilisation, du génie créateur, du pouvoir d’organisation et de la puissance économique. Divisées, leurs territoires sont voués à l’invasion et leurs armées à la défaite ; unies, elles constitueraient une force invincible. Isolées, elles deviendront des satellites, avec la certitude de tomber, comme déjà une partie d’entre elles, sous la domination soviétique. La civilisation européenne serait systématiquement combattue et un point final serait mis à l’évolution de l’humanité. Unies, elles auront, au contraire, les moyens de s’imposer et d’assurer leur mission civilisatrice.

L’unité ne peut être le prolongement des organismes financiers et politiques institués dans l’après-guerre. Ils ont pour but d’étendre le pouvoir international de la technocratie qui en contrôle tous les rouages, et de préserver les privilèges politico-économiques qui se dissimulent derrière les panneaux réclames de la démocratie. Ces institutions apportent dès maintenant à l’échelle européenne les vices et les mots engendrés par le régime dans chacune des Nations et multipliés d’autant.

Au nom de l’Europe, le développement de ces institutions en accélère la décadence. L’unité ne peut signifier nivellement. L’uniformisation et le cosmopolitisme détruiraient l’Europe. Son unité s’édifiera autour des réalités nationales que chacun des peuples entend défendre : communauté historique, culture originale, attachement au sol. Vouloir limiter l’Europe à l’influence latine ou à celle du germanisme, ce serait maintenir sa division, voire développer une nouvelle hostilité. Mais surtout, ce serait nier la réalité européenne concrétisée par Rome et par l’époque médiévale dans une fusion de ses deux courants : continental et méditerranéen.

Imaginer l’Europe sous l’hégémonie d’une Nation serait recommencer un rêve sanglant dont l’histoire porte les traces récentes ; la diversité des langues et des origines n’est pas un obstacle ; nombreux sont les Etats multilingues et l’Empire romain, qui édifia la première unité européenne dans le respect des peuples rassemblés et de leurs cultures, se donna des Empereurs nés tant à Rome qu’en Gaule, en Illyrie ou en Espagne. L’Europe ne se borne pas à la limite artificielle du rideau de fer imposée par les vainqueurs de 1945. Elle englobe la totalité des Nations et des peuples européens. Penser à l’unité, c’est, en premier lieu, penser à la libération de toutes les Nations captives de l’Ukraine à l’Allemagne. Le destin de l’Europe est à l’Est : briser les chaînes, abattre la tyrannie soviétique, refouler la marée asiatique. Hors du bloc continental européen, les peuples et les Etats qui appartiennent à sa civilisation forment l’Occident. L’Europe en est l’âme. Sa complète solidarité s’affirmera notamment avec les centres occidentaux de l’Afrique. Ces positions sont les bases d’une nouvelle organisation du continent africain dont le sort est lié à celui de l’Europe. Dans la construction européenne, les peuples sous-développés trouveront un exemple et des solutions à leurs propres difficultés. Ce n’est pas de mendicité qu’ils ont besoin mais d’organisation.

L’Europe possède un corps incomparable de cadres spécialisés dans les questions d’outre-mer. Aucune autre puissance ne pourra rivaliser avec le talent d’organisation de ces cadres épaulés par le dynamisme européen réveillé. Ils sortiront ces peuples de la misère et de l’anarchie, ils les ramèneront à l’Occident. Ce ne sont pas les accords économiques qui unifieront l’Europe, mais l’adhésion de ses peuples au Nationalisme. Des obstacles qui paraissent insurmontables sont dus aux structures démocratiques. Une fois le régime balayé, ces faux problèmes disparaîtront d’eux-mêmes. Il est donc évident que, sans révolution, il n’y a pas d’unité européenne possible.

Le succès de la révolution dans une Nation d’Europe – et la France est la seule à réunir les conditions voulues – permettra une rapide extensions aux autres Nations. L’unité de deux Nations débarrassées du régime développera une telle force de séduction, un tel dynamisme que les vieux systèmes, le rideau de fer et les frontières s’effondreront. La première étape de l’unité sera politique et créera un seul Etat collégial à forme évolutive. Les autres étapes, militaires, économiques, suivront. Les mouvements Nationalistes d’Europe seront les agents de cette unité et le noyau du futur ordre vivant européen. Ainsi la jeune Europe, fondée sur une même civilisation, un même espace et un même destin, sera-t-elle le foyer actif de l’Occident et de l’ordre du monde. La jeunesse d’Europe aura de nouvelles cathédrales à construire et un nouvel empire à édifier.

L’organisation et l’action

La lutte menée autour des événements d’Algérie a montré que les « nationaux » pouvaient contribuer à créer une situation favorable. Mais la démonstration est également faite (sans remonter aux événements antérieurs à la seconde guerre mondiale) de leur totale impuissance à transformer une révolte populaire en révolution. L’embryon d’organisation nationaliste, malgré les efforts de ses militants, n’a pas grandi au rythme de la révolte spontanée. Ainsi, les conceptions « nationales » prévalurent-elle et la nouvelle résistance engagée dans des conditions politiques favorables après le 22 avril 1961, avec une abondance de partisans et de moyens, sombra dans le ridicule et le déshonneur. Cependant, cette période de lutte clandestine et de répression a forgé des combattants révolutionnaires, jeunes pour la plupart et les circonstances de l’effondrement ont déniaisé bon nombre de partisans qui faisaient confiance aux procédés « nationaux ». C’est pourquoi le Nationalisme trouvera demain les militants et les cadres qui lui firent défaut dans le passé.

La jeunesse française sera marquée pendant des années par les derniers combats menés pour la défense de l’intégrité du territoire national en Algérie. Ses meilleurs éléments y ont participé activement. Ils ont tout risqué, la torture, la prison, la mort. La condamnation des méthodes terroristes ne s’applique pas à eux qui furent des exécutants courageux et qui sont des exemples, mais aux chefs qui décidèrent de ces méthodes néfastes. La révolte de la Jeunesse contre une société sénile et hostile est une réalité. Personne n’avait prévu le raz-de-marée poujadiste de 1955 ni les révoltes paysannes de 1961. Malgré frigidaire et télévision, des hommes, par centaine de milliers, descendirent dans la rue. La malfaisance du régime suscitera dans l’avenir de nouvelles explosions populaires. Inorganisées, ces révoltes retomberaient comme les précédentes. Toute l’action doit donc avoir pour but d’introduire le levain dans la pâte. Le travail d’organisation, de pénétration, d’éducation populaire est toujours lent. Il faut se souvenir que tous les révolutionnaires du XXe siècle ont dû combattre longtemps avant de triompher. Lénine près de trente ans, Hitler treize ans, Mao-Tsé-Toung trentre-trois ans… Dans les difficultés de la lutte, la masse acquiert une conscience révolutionnaire, de nouveaux cadres surgissent, l’organisation se rôde et se renforce.

Le développement de l’action révolutionnaire n’est jamais progressif et harmonieux. Semblable à une ligne brisée, il est fait de succès partiels, d’échecs, de remontées, de nouvelles chutes, de stagnations apparentes. Tous les mouvements révolutionnaires ont connu des revers catastrophiques alors que la victoire semblait à portée de main : Bolcheviks en 1905, nationaux-socialistes en 1923, communistes chinois en 1927 et 1931. Leur réussite tint à leur faculté d’analyser les causes de ces échecs, d’en tirer les enseignements, de se corriger et de s’adapter aux nouvelles conditions de la lutte. Les bolcheviks abandonnèrent la seule illégalité pour conjurer les possibilités légales et illégales. Les nationaux-socialistes rejetèrent la voie insurrectionnelle pour entreprendre la conquête légale du pouvoir. Mao-Tsé-Toung laissa le prolétariat urbain et s’orienta vers les campagnes et la guérilla. L’action révolutionnaire, comme la guerre, obéit à des lois impératives. Les nationalistes doivent les rechercher à la lumière de leur propre expérience et les adapter à la nouvelle situation.

Des notables ou des militants

Pour un homme ou pour une idée ? L’électeur, le simple partisan, suivent une tête d’affiche, un nom connu, le sauveur d’un jour. Les « nationaux » aiment cette facilité. Troupeaux passifs, ils attendent tout de l’homme miracle. Même les petits groupes ont leur idole. L’immuable disparition du grand homme laisse des dupes aigris et découragés. Le Nationaliste n’a pas besoin de suiveurs mais de militants qui se définissent par rapport à sa doctrine, non par rapport à un homme. Ils ne combattent pas pour un pseudo-sauveur car le sauveur se trouve en eux. Ceux qui assument la direction de la lutte peuvent disparaître ou se tromper, la valeur de la cause ne s’en trouve pas atteinte, ils sont remplacés. Les militants se sacrifient pour leurs idées, non pour un homme.

L’organisation doit être la communauté des militants, non une propriété personnelle. Elle sera conduite par des responsables qui ne seront que les porte-paroles momentanés du Nationalisme. Les responsables dirigeront l’action des militants parce qu’ils seront révélés les plus aptes à servir l’Organisation, sans laquelle ils ne seraient rien. Le bluff et l’efficacité des sommes énormes recueillies pour l’Algérie Française furent englouties par les notables et les politiciens auxquelles elles furent confiées.

Quelques brochures, des conférences, des voyages, quelques affichages prétendirent justifier leur emploi. Avec ces moyens colossaux les notables n’ont rien fait. Pendant ce temps, des militants développaient une activité cohérente avec des moyens dérisoires que fournissaient leurs cotisations personnelles. Ils tinrent des réunions publiques, couvrirent le pays d’inscriptions, fabriquèrent des affiches à la main, déclenchèrent des actions spectaculaires à peu de frais, leurs ronéos tournèrent d’un bout à l’autre de la France. Ils firent beaucoup avec rien. C’est le propre du militant.

Les notables et la piétaille

Pour les notables qui dirigent les « nationaux », les militants appartiennent à une catégorie inférieure. Ils ne sont que la piétaille des luttes politiques. Ils font partie du matériel électoral. Ils sont les « billes » des éternels complots. Leur abnégation sert de marche-pied aux ambitions des arrivistes [allusions aux nouveaux cadres du FN ?].

Si les affaires tournent mal, les militants sont froidement abandonnés. L’Organisation Nationaliste écartera les notables. Ses membres et ses dirigeants seront des militants sortis, non des laboratoires électoraux ou d’officine à complots, mais du combat : les nuits d’affichage, les harangues en public, les coups, les réunions houleuses, les tracts tirés le soir sur une ronéo, distribués à l’aube, les arrestations, les interrogatoires, les sévices, la prison, les juges, les déceptions, les injures, l’indifférence, les échecs… Là, ce sont les plus tenaces, les plus dévoués, les plus conscients qui sont les premiers, là se forme l’élite révolutionnaire.

Union des « nationaux » ou organisation des révolutionnaires – Les ennemis camouflés

Nombre de politiciens, civils ou militaires, virent longtemps dans l’Algérie un tremplin pour leurs ambitions. Hommes du régime par intérêt et par formation, ils restèrent les ennemis jurés de la révolution. Ils furent d’autant plus aptes à la combattre qu’ils semblaient en être les partisans. Les gaullistes, jusqu’au 13 Mai, certains parlementaires, certains dirigeants par la suite, sont les illustrations du noyautage de la révolte par le régime.

L’un des comploteurs du 13 Mai, Léon Delbecque, expliqua sans vergogne cette méthode : « J’ai été l’organisateur du 13 Mai », déclarait-il le 6 juillet 1958 au congrès des Républicains Sociaux du Nord. « Aux fonctions que j’occupais, j’ai été sollicité pour participer à des complots dirigés bien souvent contre la République et le régime républicain, complots que connaissait la police, mais qu’elle était incapable d’empêcher. Je me suis occuper d’être au bon endroit, au bon moment, pour détourner vers le général de Gaulle le soulèvement qui devait se produire ». La direction de l’O.A.S. a regorgé de ces individus qui se sont « occupés d’être au bon endroit, au bon moment » pour engager la révolte dans une impasse. Si l’armée secrète avait pu détrôner de Gaulle, les mêmes auraient permis au régime de traverser cette crise sans encombre, comme au 13 Mai.

Ils sont habiles à utiliser la confusion née de buts apparemment semblables. Ils savent que les « nationaux », sans éducation politique, se laissent prendre au chantage à l’union et qu’ils ont un penchant coupable pour l’adversaire soi-disant repentant. C’est entrer dans leur jeu que de les accepter. Ce serait se faire leur complice que de se taire et de ne pas les dévoiler au peuple tout entier. Pas d’union avec les hommes du régime ! Ils doivent être dénoncés avec la dernière vigueur. A ce prix la masse cessera d’être trompée, les partisans perdront leur naïveté naturelle et deviendront des militants éduqués.

Zéro plus zéro

Zéro plus zéro, cela fait toujours zéro. L’addition des mythomanes, des comploteurs, des nostalgiques, des arrivistes, des « nationaux » donc, ne donnera jamais une force cohérente. Conserver l’espoir d’unir les incapables, c’est persévérer dans l’erreur. Les quelques éléments de valeur sont paralysés par les farfelus qui les entourent. Le jugement populaire ne s’y trompe pas. Aussi font-ils un mal considérable au Nationalisme avec lequel ils sont fréquemment confondus. Ils font fuir les éléments sains et tarissent tout recrutement de qualité. Avec eux, il ne peut être question d’union. Il faut, au contraire, proclamer les différences fondamentales qui les séparent du Nationalisme. Les farfelus doivent être impitoyablement écartés. A cette condition, il sera possible d’attirer des éléments neufs, des partisans efficaces.

Rassemblements et Comités d’Entente.

Même l’O.A.S. avec la dynamique de l’action, avec sa direction unique, ses moyens énormes, et un objectif commun essentiel, n’a pas réussi à fédérer en Métropole les partisans de l’Algérie Française. Comment penser que ce rêve pieux, aussi vieux que l’opposition nationale, pourrait se réaliser dans l’avenir avec des conditions infiniment moins valables ? Les rassemblements et les fronts ont un seul but : profiter à ceux qui les organisent ou les contrôlent. Le front populaire favorisera les communistes, comme le regroupement national servit Soustelle. Les autres participants sont des dupes. Proposés par les notables, les rassemblements et comités d’entente ont le plus souvent un but électoral. Ils procurent à bas prix des colleurs d’affiches, des équipes de service d’ordre ; ce sont d’excellentes pompes à finance. La période électorale close, le rassemblement est placé sous somnifère en attendant une nouvelle occasion d’exploiter l’inaltérable crédulité des « nationaux ».

A la première difficulté sérieuse, par exemple une décision à prendre sur un événement controversé, le front explose et chacun reprendre sa liberté. Le rêve a vécu. Le combat politique, tout comme la guerre, est faite de manœuvre : dissimulation, recul, offensive. Il nécessite une totale discipline et une direction unique capable de prendre instantanément des initiatives engageant l’ensemble des forces. Leur composition hétérogène et la diversité de conception de leurs dirigeants interdisent aux rassemblements de se plier à ces lois ; ils sont donc voués à l’opportunisme et à la désintégration.

Comment imaginer qu’un troupeau incohérent où dominent les bavards, les arrivistes et les farfelus, que minent les querelles clans et de personnes, soit capable de lutter contre la force supérieurement organisée du régime ? Il est vrai que tel n’est pas le but des notables « nationaux ». Cette forme d’action est définitivement condamnée par l’expérience. La tactique du front ne saurait être envisagée sans une puissante organisation Nationaliste capable de lui imprimer son élan et de lui imposer sa ligne politique.

Organisation monolithique et disciplinée

Le travail de ces dernières années fut accompli par de petites équipes, voire des isolés. Ces noyaux étaient composés de militants véritables, éduqués, sûrs, compétents. Avec des moyens infimes, mais de la ténacité et de l’imagination, ils furent les artisans de tous les succès partiels enregistrés dans la lutte.

La preuve est faite que cinq militants valent mieux que cinquante farfelus. La qualité des combattants, est, de loin, préférable à leur quantité. C’est autour d’une équipe minoritaire et efficace que la masse se rassemble, pas l’inverse. Que les mouvements révolutionnaires soient des minorités agissantes ne signifie évidemment pas que tous les groupes minoritaires soient, pour autant, révolutionnaires. C’est une excuse trop facile pour la médiocrité de certains. Les minorités agissantes ne sont pas des sectes stériles, elles sont en prise directe sur le peuple.

Destinée au combat, l’Organisation Nationaliste doit être une, monolithique et hiérarchisée. Elle sera formée par le groupement de tous les militants acquis au Nationalisme, dévoués et disciplinés. Leur âge, pas plus que leur milieu, n’a d’importance. Qu’ils soient étudiants ou paysans, ouvriers ou techniciens, ces militants seront dans tous les milieux les propagandistes et les organisateurs de la révolution.

Suivant les circonstances, leur action sera apparente ou non. Ses aspects lui permettront d’assurer la pénétration généralisée de l’Organisation Nationaliste, jusques et y compris dans les rouages du régime.

Complot ou action populaire – En retard d’une guerre

L’exemple des complots gaullistes, du terrorisme systématique du F.L.N. ou de l’I.R.A. en Irlande, a séduit nombre de « nationaux ». Il est plus facile de copier le passé que d’imaginer l’avenir. L’anachronisme en politique, comme dans le domaine militaire, est une certitude de défaite : on ne refait pas une guerre de position à l’époque des blindés. Certaines images ont causé le plus grand mal dans le passé. La guerre d’Espagne, l’insurrection nationale de 1936 autour de l’armée. Le 13 Mai et le pseudo-soulèvement militaire. L’appel aux soldats, cher aux « nationaux ».

L’armée française est l’une des composantes du régime ; ses chefs ont été soigneusement choisis pour leur soumission intéressée, ses cadres sont en majorité de simples fonctionnaires, mais pas l’armée avec un grand « A ». Celle là serait tout juste bonne à épauler une entreprise de replâtrage du régime. C’est par manque de confiance en soi et par refus de l’effort que les « nationaux » se sont déchargés de leur responsabilité sur l’espoir aveugle d’imaginaires complots militaires. C’est une lâcheté intellectuelle, une fausse excuse pour échapper aux patientes et difficiles tâches du militant.

Mille cadres révolutionnaires

Un consentement populaire, pas plus qu’une action de rue, n’est suffisant pour assurer le succès de la révolution dans une société techniquement développée. Pas de pouvoir sans le contrôle, par l’intérieur, des rouages techniques qui assurent le fonctionnement d’un Etat moderne. L’extrême complexité de la Haute-Administration, son pouvoir occulte, sa colonisation par la caste des technocrates, en font un monde à part, étanche et tout puissant. Seule la présence dans ces rouages de cadres révolutionnaires, même en nombre très limité permettra de la neutraliser et de la plier à la volonté nationaliste. Certains services publics d’intérêt vital pour le fonctionnement du pays, noyautés par les technocrates et les communistes, entrent dans le même cadre de préoccupations.

A ciel ouvert, porte-étendard du Nationalisme, le mouvement politique proprement dit aura pour tâche de parler publiquement au peuple et de le gagner. Il utilisera, suivant les nécessités de l’heure, tous les moyens légaux de propagande d’action. Bâti sur un corps hiérarchisé de cadres et de militants éduqués, organisés sur une base cellulaire, à la fois territoriale et professionnelle, il sollicitera des adhésions massives.

En liaison ouverte ou non avec le mouvement politique, des « bases » seront progressivement organisées. Comme cela fut expliqué plus haut, les « bases » ont pour but la prise en main et le contrôle d’un milieu déterminé par une action tant sociale que politique, les adversaires étant éliminés et les neutres absorbés. Ce travail pourra donner naissance à des associations diverses adaptées au milieu visé. Il reposera entièrement sur des cadres Nationalistes spécialisés et capables d’en assurer l’organisation.

Pénétration dans les rouages de l’Etat, mouvement politique, bases populaires seront les branches principales de l’Organisation Nationaliste. Elle sera donc bâtie sur un corps de cadres hiérarchisés, spécialisés, présents dans toutes les organisations sociales, rattachés à une direction centralisée à forme collégiale. L’organisation sera ainsi capable d’orchestrer la même campagne dans tout le pays et sous tous les aspects. Elle sera capable de manoeuvrer avec discipline et promptitude dans la bataille. Cadres et militants seront dans le peuple comme le levain dans la pâte. Mille cadres révolutionnaires d’élite donneront au Nationalisme la victoire.

A l’échelle de l’Occident – Un poumon extérieur

Pendant toute la période qui suivit le 22 Avril 1961, l’action en faveur de l’Algérie Française reçut un soutien permanent et actif de différents groupes à tendance Nationaliste d’Europe et même des Etats-Unis. Pour la première fois, une solidarité effective unit les Occidentaux par-dessus les frontières. Les moyens de propagande de ces groupes furent mobilisés afin d’appuyer l’action menée en France. Journaux, brochures, conférences, réunions, manifestations, comité de soutien adoptèrent un même mot d’ordre repris dans toutes les langues.

Plusieurs Nations devinrent, en quelque sorte, des poumons « extérieurs » de la résistance française, lui permettant de reprendre souffle. Des groupes de travail s’installèrent. L’hébergement des partisans traqués fut organisé. Le régime comprit le danger. Il intervint sur le plan diplomatique pour que cesse l’appui aux combattants français et pour que soient réprimés les actes de solidarité.

Solidarité et orchestration

Face au complot permanent des régimes libéraux et de l’organisation communiste internationale, les Nationalistes d’Occident doivent, non seulement persévérer dans cette voie, mais accroître l’action et perfectionner la méthode. Les militants d’une Nation Europe doivent trouver à l’extérieur de leurs frontières un support de propagande qui explique leur combat, exalte leur courage, dénonce la répression et les sévices dont ils sont victimes, éveille le sentiment d’un combat commun des peuples européens pour leur survie contre ceux qui veulent les asservir.

L’élargissement de ces initiatives doit permettre une véritable orchestration autour d’un thème central très simple : lutte contre le communisme et contre tout ceux qui le favorisent. Par des canaux très différents : presse, cercles d’étudiants, syndicats, parlementaires, mouvements politiques, association culturelles, anciens combattants, organisation de jeunes, comités d’intellectuels, une vigoureuse contre-attaque pourra être menée contre les entreprises soviétiques et ceux qui les appuient indirectement. Tel événement susceptible de démontrer la collusion du régime libéral et du communisme, tel autre capable de soulever l’indignation populaire, pourront être immédiatement montés en épingle, partout et au même moment. Un organisme coordinateur laissant à chacun sa liberté d’action devra recueillir les informations et les diffuser aux fins d’exploitation.

Un sang nouveau

L’entrée de la jeunesse dans le combat politique, l’influence des luttes menées en France, les problèmes neufs, ont accéléré le besoin d’une nouvelle définition de l’idéologie Nationaliste comme doctrine de la Jeune Europe. De nombreux contacts, des échanges d’idées, des conférences communes ont montré une convergence des conceptions chez tous les militants européens.

Les dernières années, qui sont une source incomparable d’enseignements pour les Nationalistes de France, apparaissent au même titre comme une expérience unique offerte aux Nationalistes d’Europe. Là se forge une méthode adaptée aux nouvelles conditions de lutte. Dans la critique positive entreprise par les militants français, les combattants européens trouveront les leçons qui guideront leur action.

Pour Commencer

Pour commencer, il faut créer les conditions d’une action nouvelle, populaire et résolument légale. Dans cette perspective, les dernières séquelles de l’O.A.S., qui sont désormais un atout puissant du régime, doivent être éliminées parce que néfastes. Il importe de développer partout et à tous les échelons la critique positive de l’action antérieure, de travailler collectivement à la nouvelle définition du Nationalisme. Il faut parler, écrire, s’expliquer, demander l’ouverture de la presse d’opposition nationale à ce travail. Toutes les occasions doivent être saisies et les travaux personnels doivent être inspirés par ce souci et ce besoin.

L’action de propagande doit être poursuivie afin de maintenir la présence et l’explication permanente du Nationalisme. Pleurer le passé ou pratiquer une politique de ressentiment serait allé à l’encontre du but poursuivi. La responsabilité de l’abandon de l’Algérie incombe, non au peuple trompé, mais au régime et aux politiciens (civils et militaires) qui dirigent le combat « national ». Parallèlement, il faut maintenir le contact avec tous les partisans sincères. Aider ceux qui sont éprouvés. Etre activement présents auprès de nos compatriotes réfugiés d’Algérie et ne pas laisser l’initiative aux seules forces du régime.

Cette période transitoire doit être mise à profit pour un travail en profondeur afin de préparer l’heure où les militants, autrefois dispersés, se réuniront afin de mettre sur pied l’Organisation Nationaliste, définir son programme et engager le fer. Non, les complots ne résolvent rien, ils sont néfastes. Les comploteurs ressemblent à ces vieilles filles qui se réunissent pour épancher leur bile et leurs sentiments venimeux. Comploteurs de salon ou terroristes, ils se coupent eux-mêmes de leurs compatriotes. Ils prennent une mentalité d’incompris, deviennent hargneux et le ressentiment les domine. Ils s’écartent ainsi définitivement du Nationalisme et de la victoire.

Le révolutionnarisme

Ce ne sont pas les moyens utilisés, mais les buts qui caractérisent une organisation révolutionnaire. Les moyens, eux, ne dépendent que des circonstances. Ainsi, le parti bolchevik usa de l’illégalité et de la violence, tandis que le parti national-socialiste, autre organisation révolutionnaire, utilisa les seuls moyens légaux pour conquérir le pouvoir. L’outrance dans l’expression, les promesse d’Apocalypse n’ont jamais fait avancer le Nationalisme d’un pas, au contraire. L’adversaire y trouve des arguments faciles, le peuple se détourne d’hommes qui se présentent comme des fous dangereux, les partisans se découragent ou se déforment à leur tour.

Le révolutionnarisme caricatural, dans les propos, les attitudes et l’action, est l’ennemi de la révolution. Ce sont surtout les jeunes éléments qui doivent s’en méfier. Revêtir un déguisement baptisé uniforme, confondre le sectarisme avec l’intransigeance, afficher une violence gratuite sont des pratiques qui relèvent de l’infantilisme. Certains y trouvent l’exaltation d’un romantisme morbide. La révolution n’est pas un bal costumé ni un exutoire pour mythomanes. L’action révolutionnaire n’est pas l’occasion de surenchère au purisme.

Des bases dans le peuple

L’action a pour but d’éclairer le peuple intoxiqué par la puissante propagande du régime, de lui proposer l’idéal nationaliste et de l’organiser pour vaincre. C’est pourquoi la priorité est à la propagande. Portant sur la masse, cette action doit être rigoureusement légale. Le travail dans le peuple n’est pas un privilège du communisme. Il nécessite seulement une méthode adaptée. Pénétration systématique et patiente, elle revêtira les aspects les plus variés. Le mécontentement des travailleurs d’une entreprise contre les syndicats officiels, la révolte des mal logés d’un quartier, la concentration des réfugiés d’Afrique du Nord dans un H.L.M., une ouverture dans une fédération locale d’exploitants agricoles, une corporation d’étudiants, le renouvellement des mandats d’une municipalité favorable, un centre d’instruction de l’armée, une école professionnelle, voilà au hasard autant d’occasions de constituer progressivement, avec persévérance et une parfaite adaptation au milieu, des « bases » nationalistes. L’instituteur, l’ingénieur, l’officier, le syndicaliste, militants Nationalistes, seront chacun dans leur milieu, les organisateurs possibles de ces « bases ».

L’organisation de telles bases en milieu populaire implique une spécialisation du travail et la concentration des efforts de tous sur les quelques points choisis après une analyse poussée des chances et des moyens à employer. Mieux vaut contrôler dans toute la France une seule entreprise, une seule municipalité, une seule faculté que de déployer une agitation généralisée sans prise sur la masse. Ces points forts du Nationalisme deviendront par l’exemple ses meilleurs atouts de propagande. Ils seront des écoles de militants et d’organisateurs qui, à leur tour, poursuivront le travail dans d’autres milieux.

C’est une action de longue haleine sans gloire et sans panache. C’est une action de fourmi. Mais, seule cette action se révélera efficace.

Artisanat ou efficacité – L’artisanat

A l’origine du combat Nationaliste, l’éparpillement des initiatives et la faiblesse des moyens initiaux avaient concentré sur un très petit nombre de militants la totalité des tâches. Ce qui était nécessaire lors d’une première étape devient catastrophique quand l’organisation se développe. Quelques hommes-orchestres sont écrasés par d’innombrables activités, toutes aussi nécessaires les unes que les autres. Autour d’eux, on prend l’habitude de s’en remettre à eux pour tout. De crainte de voir une tâche médiocrement exécutée par un nouveau titulaire, l’homme orchestre continue à tout faire par lui-même. L’esprit d’initiative disparaît et, avec lui, le goût de l’action. Des militants de valeur se voient relégués au rang de manœuvre ; ils perdent leur foi et leur dynamisme.

A ce stade artisanal, tout le monde doit savoir tout faire et personne n’est chargé en propre de rien. Les aptitudes personnelles des militants sont ignorées. Le travail artisanal entraîne une extraordinaire perte d’énergie et de qualité. Ainsi a-t-on vu un excellent journaliste économique, très introduit aux Etats-Unis, chargé de répartir des circulaires de l’O.A.S. dans les bureaux de poste. Il fut arrêté au cours d’une des ces opérations que de jeunes partisans, lycéens ou autres, auraient pu accomplir à sa place, alors que personne ne pouvait le remplacer dans sa spécialité où son utilité aurait dû apparaître évidente.

L’homme-orchestre débordé comme le militant inutilisé se rejoignent dans un même sentiment d’inefficacité et de dégoût. L’un et l’autre ont conscience de tourner dans le vide. Les militants éprouvés sont en nombre suffisant pour que la future Organisation Nationaliste se refuse au travail artisanal qui entraînerait son asphyxie.

Division du travail et centralisation

La variété des activités de l’Organisation, la diversité des milieux qu’elle doit pénétrer, le caractère à la fois apparent et non apparent de la lutte, imposent une division du travail qui doit aller, dans certains cas, jusqu’au cloisonnement. Ce fractionnement par branches d’activités confiées à des responsables éprouvés s’accompagne logiquement d’un commandement unique et centralisé au sommet.

A l’intérieur de chaque branche d’activité, la division du travail et la spécialisation des membres doivent être également pratiquées. Les organisations locales doivent pouvoir se consacrer avec le maximum d’efficacité à l’action, la centralisation et la spécialisation des tâches doivent leur en donner la possibilité. Pour prendre un exemple, celui de la propagande, capable de fournir rapidement un matériel adapté aux groupes locaux, que les initiatives artisanales impuissantes à lutter contre la propagande adverse.

Par ses militants, L’Organisation doit être présente partout, y compris chez l’adversaire. La présence de militants dans certains rouages économiques ou administratifs peut être d’une utilité infiniment supérieure à leur participation comme simples manoeuvres aux activités d’un groupe d’action. La lutte n’est pas une dans ses formes. C’est pourquoi la division du travail doit être également appliquée à l’échelon des organisations locales. Les membres doivent être des éléments actifs du travail commun, responsables de tâches précises et non de simples exécutants. A cette condition, des militants efficaces, des organisateurs, des cadres se formeront.


L’Europe telle qu’on nous la présentait il y a près de quarante ans: le ver était déjà dans le fruit

J’avais déjà écrit un long billet au sujet de la longue histoire de la trahison de nos élites européennes, depuis je suis tombé sur un document de 1978 qui résume tout à fait l’idéologie à l’œuvre depuis quarante ans maintenant. Petit décryptage:

Intro

L’auteure commence par une célébration de la culture européenne multi-millénaire depuis Athènes et Rome et… Jérusalem ! (Dans le texte, il faut comprendre Jérusalem comme le berceau de la culture chrétienne… bon, à l’époque l’Europe avançait à pas de loup, depuis les masques sont tombés).

Ensuite, l’auteure met l’accent sur ce qui rapproche chaque européen: l’appartenance à ce grand ensemble qu’est l’Europe. Pour l’instant, tout va bien. Mais le dévoiement arrive progressivement. Tout d’abord on nous parle des bienfaits de l’invasion barbare de l’empire romain (qui pourtant a contribué à sa chute !) en sous-entendant que de tels bienfaits pourraient être aujourd’hui les mêmes avec d’autres populations… C’est ainsi que nous est rapidement présenté le mythe de l’Andalous (je passe les détails dithyrambiques). Aujourd’hui on sait ce qu’il en est.
unEt de conclure par une énorme saloperie, pardonnez-moi l’expression: L’Europe n’a rien fait, mais s’est contenté de se laisser « enrichir » de l’extérieure.

trois
Nous sommes donc, aux yeux de l’Union Européenne, les éternels débiteurs des autres cultures. Finalement, l’idée que l’Europe n’est qu’un parasite qui n’a fait que prendre chez les autres n’est pas loin… D’ailleurs, la suite est logique: puisque nous devons tout aux autres, le « repliement nationaliste » est forcément délétère puisqu’il nous prive de notre enrichissement « historique »:

quatre
Magnifique, n’est-ce pas ? Voilà donc l’idéologie européenne dans toute sa splendeur. Quel dommage que les masses n’aient pas été informées proprement du projet européen. Y aurait-il un soucis au niveau de l’information et des médias ? Je n’ose y croire. Plus loin, l’auteure en vient même à glorifier l’Église (et donc le seul et l’unique Vatican II, évidemment) dans son rôle précurseur:

cinq
Il serait intéressant de connaître l’avis d’un catholique sur ce sujet. Pour ma part, Saint Benoit rêvait probablement d’une Europe catholique et non pas multi-confessionnelle et multi-ethnique… mais les voies de l’Union Européenne sont impénétrables…

Je passe tout un tas de blabla sur les langues européennes à propos desquelles le même schéma est appliqué avec des notions forts novatrice telles que « la multiple appartenance » ou encore « la multiple identité » (qui marque une certaine schizophrénie) ou bien « notre volonté de vivre dans les diversités les plus paradoxales mais unis (sic)« . Bref, l’union de la différence et la différence de l’union, à moins que se ne soit le contraire.

On a droit ensuite à un court descriptif (de quelques pages) de chacun des pays de l’Europe… Notons tout de même que pour la France, l’auteure parle de « races hétérogènes« . Il est vrai qu’en 1978 le politiquement correct ne s’était pas imposé, même à Bruxelles… Finalement, il retourne de toute cette prose que l’idée même de France est erronée car il n’y a en réalité aucune unité nationale et la France est bien plus une « Europe en miniature« . C’est bien le plan de l’Union Européenne que l’on retrouve là: promotion des régionalismes et éclatement des états comme cela est bien décrit dans l’ouvrage de Pierre Hillard.

Je vous laisse deviner ce qui est dis au sujet de l’Italie ou de l’Allemagne dont l’unité nationale est beaucoup plus récente… On l’a donc bien compris, quand il s’agit de l’Europe la culture rassemble les peuples, quand il s’agit des nations, c’est l’inverse. Comprenne qui pourra. L’Europe, c’est finalement un état qui s’ignore (mais un bon état, pas comme les ridicules et pitoyables états nationaux):
six
Magnifique prose soviétique qui renvoie les nations européennes au rang de « provinces« … Même aux USA, on parle là bas « d’États unis » c’est-à-dire d’une union des États que l’on nous refuse pourtant ici. D’ailleurs les USA ont un pouvoir central qui s’est renforcé outrageusement depuis le 11/9 faisant ressembler de plus en plus le « pays de la liberté » en « pays des soviets« . Il n’y avait en effet que les soviets pour parler des « provinces polonaises » ou « ukrainiennes » en lieu et place de « Pologne » ou « Ukraine » et en attendant de les désigner par un simple numéro ? L’éradication de toute fierté nationale à la racine. Dans le nouvel ensemble la France et l’Allemagne de l’Europe sont identiques à l’Auvergne et la Picardie, deux provinces d’un même Etat. Une reconstruction historique annihilant toute réalité et au pouvoir destructeur phénoménal. Enfin, on l’aura compris tant cela est martelé, défendre sa nation ne peut être que l’œuvre « d’aliénés ». Je trouve ensuite la confirmation de mes lignes fraichement écrites:

septFinalement, on en vient aux résolutions à prendre. Que faire pour promouvoir l’Europe d’un point de vue culturel ? La solution découle directement de ce qui vient d’être dit:
huit

Il faut donc accentuer l’aspect européen de toutes les cultures régionales et minimaliser (voir détruire ?) le sens national de la culture. Une question vient poindre dans mon esprit malade, comment peut-on parler du bienfait des différences et vouloir en même temps les niveler par un idéel technocratique commun ? C’est toujours le même paradoxe (que d’aucun évite de voir) la promotion de la diversité par l’uniformisation… et sa conclusion qui ne semble gêner personne: nous sommes tous différents donc nous sommes tous identiques. Quand le dogme de l’égalité sévit…

On remarquera au passage « qu’il faut unir« . On ne se pose pas la question, non, non, non, l’union est un impératif absolu, c’est une évidence point barre. Hors de l’union point de salut ! D’ailleurs, tout ce qui s’oppose à l’union est « mortel » ! Mortel pour qui ? Pour les technocrates qui pointent à 20 000 euros par mois… pas de conclusion hâtive, je vous prie ! Mais attention, il faut se dépêcher (de peur que les peuples ne s’aperçoivent de l’escroquerie ?):

neuf
Il faut donc se bouger les miches pour imposer ce « nouveau visage » à la société européenne et dont on sait aujourd’hui, près de quarante ans plus tard, à quoi il ressemble. C’est ainsi qu’un des moyens de détruire les cohésions nationales, pardon, je veux dire renforcer l’esprit européiste, c’est:

dix
On note au passage que l’attachement national est bénéfique lorsqu’il s’agit de migrants… Je crois qu’il n’y a rien à ajouter… Et d’enfoncer le clou, au cas où le message ne serait pas bien passé:

douze

Je remarque en passant la petite quenelle qu’on nous a glissé: l’Europe ne se ferait pas au bénéfice du Capital ? L’Europe ne se fait pas au bénéfice des nations (quel aveu!) c’est effectivement confirmé et de loin. Mais cela ne se ferait pas non plus au bénéfice du Capital ? Quelle bonne blague… C’était peut être une insertion pour rassurer les crypto-marxistes idiots utiles de l’Europe à l’époque ? Depuis, la ligne directrice de l’Europe c’est remboursement prioritaire des intérêts des dettes souveraines aux marchés financiers par des privatisations sans précédents. Voir cette vidéo magistrale où l’Europe aux ordres des marchés impose à la France l’abandon du CDI.

Pour finir, souvenez-vous de l’Europe au début des années 80… avant que toutes ces belles choses ne soient imposées de force aux gouvernements hypocritement consentants et financièrement intéressés… Voyez l’œuvre de destruction formidable dont cette idéologie a été le cheval de Troie tandis que partout ailleurs dans le monde et au même moment, les autres nations se sont renforcées (Chine, Inde, Brésil…). Décidément, merci l’Europe. De là à en conclure que tel était le véritable objectif…

Dans la logique de l’inversion accusatoire j’ai entendu la question suivante sur France Inter (sans rire): que faire pour que l’Europe cesse d’être le bouc-émissaire du mécontentement populaire ? Ma réponse : la dissoudre.

Cette conclusion du document est magnifique de réécriture historique de type soviétique. C’est vrai, il ne faut pas l’oublier, depuis Rome, l’Europe a vécu aux crochets des peuples du monde de manière parasitique jusqu’à la Renaissance… Une paille. Les racailles de banlieue ont bien intégré ce concept inculqué par l’UE… c’est peut être pour cela qu’ils doivent représenter l’homme idéal européen, c’est-à-dire la victime éternelle de l’Europe blanche parasite.

treize
L’Europe est donc la terre des hommes, de tous les hommes cela s’entend. Affirmer le contraire c’est être un élément décadent qu’il serait bon « d’éliminer« . L’auteure ne mentionne pas pourtant l’ouverture de camps pour de tels éléments, c’est regrettable, vous l’admettrez.

quatorze
Non, non, la main sur le cœur, nous a t-on promis, juré, craché, cela ne sera pas un melting-pot artificiel. On voit le résultat quarante ans plus tard. Il n’y a pas de lois pour mettre en prison de tels parjures ?

Petites citations pour la route:

Edmond de ROTHSCHILD,
dans la revue« Entreprise», du 18 juillet 1970 :

 « …une Europe politique fédérale où chaque individu s’identifiera à une province, que ce soit le Wurtemberg ou la Savoie, la Bretagne, l’Alsace-Lorraine ou le pays Wallon. Dansces conditions la structure qui doit disparaître, le verrou quidoit sauter, c’est la nation. »

Daniel COHN-BENDIT,
dans le journal «Le Monde», du 9 décembre 1975 :

« L’Europe pour moi, cela veut dire avant tout la liberté de circulation des idées, pour faire exploser les structures nationales et les vieux schémas. »

Bernard-Henri LÉVY,
dans le quotidien «France-Soir», du 24 avril 1979 :

« Je crois que les prochaines élections européennes ont un enjeu décisif. Bravo à tout ce qui peut contribuer à casser les mythologies réactionnaires de l’État-nation, du nationalisme cocardier, de la France du terroir, des binious et des folklores.»

Citations récupérées ici.

 

 

Mais cette idéologie vient encore de plus loin… Voir cette vidéo ARTE (et les quelques explications préalables)


Un pays est un hotel

Petit hommage à l’excellent blog de Dixie et à ses « images faites maison ».

Hotel


La Suisse est en retard… mais elle fait des efforts

Nous venons d’adopter le mariage pour tous. Les suisses, eux, ont malheureusement toujours du retard dans les réformes révolutionnaires. C’est vrai qu’en Suisse c’est le chaos et la décadence, nous leur souhaitons de trouver rapidement le chemin de la paix et de la justice sociale, comme on sait le faire ici. Mais ne leur jetons pas la pierre, ils essayent de faire passer une loi pour dépénaliser l’inseste. Saluons leurs efforts salutaires pour nous rejoindre dans le club des nations bien pensantes.


Alain Soral – janvier 2013, la contre analyse

Je continue, après mes questions restées sans réponses (ou presque) que l’on peut lire ici ou. Parce que décidément, cher Soral, vos vidéos sont passionnantes à plus d’un titre, c’est d’ailleurs les seules vidéos vraiment intéressantes du web. Et puis, parler de vos vidéos c’est aussi parler de l’actualité, d’une pierre deux coups, c’est parfait. Vous savez, j’ai 20 ans de moins que vous, pourtant vous me faites vraiment penser à moi il y a 10 ans de cela… Voyons votre vidéo du mois de janvier 2013.

D’abord, bravo pour la pédagogie, on voit que vous ne vous adressez pas à des intellectuels. Je n’aurais pas votre patience pour tout expliquer comme vous le faites. C’est l’air des temps modernes.

canapé

1- Le bon Soral

  • Vous nous dites, sur l’euro

« L’oligarchie ne lâchera pas l’euro. »

Enfin quelqu’un qui a compris la manœuvre, je vous félicite ! Jusque là, seul Asselineau l’avait compris, tandis que partout, tout le monde parle de l’effondrement de l’euro… ce qui est impossible depuis que le MES à été entériné.

  • Vous nous dites sur Torreton,

« Phillipe Torreton est le con du mois »

Rien à ajouter

  • Vous nous dites sur Depardieu,

« Soutien à Depardieu, malgré tout »

J’applaudis. Même si vous parlez de « C’est assez Torreton dans l’esprit de piétiner des morts« … Depardieu appréciera.

  • Vous nous dites sur le mariage pour tous,

« Le mariage pour tous c’est intéressant parce que c’est quelque chose qui ne correspond pas à de l’électoralisme […] c’est vraiment une injonction de l’oligarchie mondialiste pour nous amener à une autre société, à marche forcée. »

Ça mange pas de pain, c’est vrai, tout le monde est d’accord ou presque, ça coute rien… on est d’accord. Soit dit en passant, le mariage pour tous ne se fait pas au nom de la liberté comme vous le dites, mais au nom de l’égalité… comme l’enseigne la franc-maçonnerie et comme le dit le nom de votre site web.

  • Vous nous dites sur la liberté à outrance,

« Le marquis de Sade a parfaitement compris ce qu’était la liberté poussée jusqu’au bout. »

Vraiment, c’est juste magnifique. Enfin quelqu’un qui reprend les analyse de la République de Platon sur la liberté promut comme licence. 100% d’accord.

  • Vous nous parlez de René Shérer

Merci, je connaissais pas… sa bio sur wiki vaut le coup d’œil.

  • Vous nous dites sur le CDI

« Le marché mondiale nous implique [impose ?] de déréguler encore plus et de flexibiliser encore plus sinon ça va être encore pire. »

Tout-à-fait, rien de nouveau sous le soleil. FORTUNE nous informe de cela depuis déjà plusieurs années (vous savez, ceux que vous appelez les « planqués du web« ).

  • Vous nous dites sur les syndicats

« Les syndicats font leur boulot de sociaux-traitres »

Là encore, c’est vrai… ça fait longtemps qu’on le sait, mais c’est bien de le dire. J’avais d’ailleurs écris un truc à ce sujet à propos de la réforme des retraites où il s’agissait de s’aligner sur les réformes ultra-libérales chinoises.

  • Vous nous dites sur le Mali,

Tout ce qui se passe en ce moment en Afrique Centrale, Mali mais aussi Soudan, Niger, etc. est la conséquence de la déstabilisation, de la destruction de la Lybie de Khadafi.

Que dire ? Je crois qu’on l’avait tous compris, je l’ai même entendu dire par des auditeurs de France Inter… Mais c’est toujours bien de le répéter. D’ailleurs, je l’avais dit à Khadafi: si tu sautes c’est parce que tu lutte contre l’islamisme. Dictateur, mais pas très futé quand même Mouhammar… Morsi l’a bien compris. Sur le fait que la déstabilisation de l’Afrique (où la France fait le sale boulot avant d’être mise à la porte) pour donner les pleins pouvoirs à l’empire dans l’espoir de contrebalancer la Chine, tout est juste. Cela a été révélé il y a déjà 6 ans par le général américain 4 étoile, Wesley Clark. Mais c’est bien cher Soral de relayer l’info.

  • Un très bon point, vous parlez de l’affaire Allègre, du gendarme Roussel et de Dominique Baudis. Dommage que vous n’ayez pas parlé du livre du gendarme Roussel. Voilà qui est fait:
Roussel

Cliquez pour commander

  • Vous nous parlez d’une montée en puissance de guerre locales larvées:

Ce qui va amener à une guerre mondiale de basse température […] qui est en dernière instance le salut de la banque.

Oui, c’est tout-à-fait vrai. On le sait depuis longtemps puisque la chute de la Yougoslavie fut le laboratoire de ce qui se passe ici. Pour s’en sortir, il faut lutter sur deux points: l’indépendance et l’esprit de corps du peuple français.

  • Vous nous dites sur Charlie Hebdo,

[l’effondrement du nombre de lecteurs des journaux] oblige par ailleurs les actionnaires majoritaires qui possèdent et Libé et Charlie Hebdo d’incendier eux-même les locaux de Charlie Hebdo, c’est pour ça qu’on trouvera jamais les incendiaires.

C’est une accusation grave que je n’ai vu nul part. Si c’est vrai, c’est énorme.

2- Le Soral qui veut le beurre et l’argent du beurre ou le deux poids deux mesures

  • Vous nous dites, sur les droits de l’homme

« Les droits de l’homme sont le fer de lance de l’impérialisme et du colonialisme […] ça c’est la gauche maçonnique […] C’est la négation des société différentes, des sociétés traditionnelles […] quand j’entends parler des droits de l’homme je sors mon révolver. »

Vous avez grandement raison. Mais sachez que les droits de l’homme c’est aussi l’abandon du droit du sang pour le droit du sol, c’est aussi l’intégration républicaine de tout être humain à la communauté nationale quelque soit sa race, sa culture et sa religion. Là aussi vous sortez votre révolver ? Étrangement, non, au contraire, puisque vous dites:

Je ne suis pas racialiste.

C’est votre choix. Sachez tout de même, vous qui vous prétendez le pourfendeur des sujets interdits qu’il s’agit là pourtant de l’ultime sujet tabou sine die de tout débat. Vous nous dites qu’avant la seconde guerre mondiale, comme le dit le CRIF lui-même, la majorité des gens étaient plutôt antisémites… c’était aussi vrai pour la question de la race. Je vous invite à ce propos de regarder ceci ou cela… Le droit du sol en découle directement et se trouve aussi être l’enfant des lumières et de la révolution française… Le tabou de la question est aussi entretenu par les mêmes pour promouvoir le métissage. Si vous y êtes opposé vous devriez être pour le droit du sang, mais non. Même chez Etienne Chouard, on soulève très légèrement la question: « Qui est le peuple ?« . Petites réflexions pas inintéressantes. Je citerais en outre JM Lepen:

Les apprentis sorciers qui ont le projet de détruire les nations pour construire le rêve cauchemardesque du village global, l’utopie d’un monde égalitaire [et réconcilié ?] mais où tout de même il y aurait des gens plus ou moins égaux, sans différence de races, mais il y en aurait quand même qui aurait le droit de se maintenir dans leur intégrité tandis que d’autre seraient vivement invité à se métisser.

On a compris le camp pour lequel vous avez pris position, cher Soral, celui des droits de l’homme métissé, quoi que vous en disiez. Au fait, Le Pen est donc « philosémite » ??? Pourquoi pas sioniste ? Je pouffe.

  • Vous nous dites à propos du Christ,

« Le christ est l’antisémite en chef »

Pourquoi pas. Mais vous nous dites aussi que le judaïsme est une religion post-chrétienté. Peut on être contre quelque chose qui n’existe pas encore ?

  • Vous nous dites, sur comment sortir de la crise par comparaison avec les années 30,

« Ça va faire grincer des dents quand on verra quel était le modèle économique qui a trouvé toutes les solutions pour sauver ce que ni le New Deal a réussi a sauver, ni la planification stalinienne, ni le front populaire français. […] Seule une révolution nationale-socialiste nous permettra de sortir de cette crise. »

Le National-socialisme a effectivement, en l’espace de quelques années, réussi un exploit considérable en sortant l’Allemagne des ténèbres économiques, en donnant de l’emploi à tous, et en fournissant des mesures de protections sociales exemplaires aux allemands qui avaient été placés sous la botte des élites financières cosmopolites après leur défaites de la première guerre mondiale. Pourtant, vous vous contredisez encore (le contraire aurait été surprenant) en disant,

« On connait très bien les solutions pour sortir de la crise: […] protectionnisme européen. »

Vous êtes donc europophile ?? Tout comme Jean-François Kahn, que vous considérez « relativement honnête » ? Ou peut être fédéraliste-socialiste, c’est-à-dire international (plusieurs nations) socialiste ? Cela existe déjà l’internationale socialisme vous savez, vous devriez y adhérer. J’en tombe des nues… car proposer un protectionnisme européen, c’est par opposition passer sous silence le protectionnisme national. Pourtant, la plus grosse concurrence au niveau de l’emploi provient bien des pays européens. Petit exemple parmi tant d’autres: Hausse de 60% des travailleurs européens en Auvergne payés au salaire portugais: 610 euros par mois. Merci l’Europe et vive le protectionnisme européen… surtout, cerise sur le gâteau, lorsque vous parlez de,

L’alliance impériale anti-nationaliste

C’est une auto-quenelle ? Un nouveau concept.

  • Vous nous dites que le processus de domination judéo talmudique prévoit:

« La destruction de Rome, c’est-à-dire la destruction de l’église catholique et de l’occident. »

les documents que vous présentez pour étayer cette affirmation sont très convaincants. Quel dommage que vous passiez sous silence la même volonté portée par l’islam, comme on a put le comprendre entre autre en France au Bourget par les membres de l’UOIF ou l’entendre ailleurs sur la télé égyptienne… Deux poids, deux mesures.

  • Vous nous dites sur la suppression du père Noël:

« Au nom de la laïcité il faudrait enlever les sapins de Noël […] et on voit un peu partout au moment de Noël des chandeliers à sept branches fleurir dans l’espace publique alors qu’on nous interdit les sapins […] pour fêter une fête religieuse qui s’appelle Hanouka. […] Il est scandaleux que des chandeliers à sept branches fleurissent dans l’espace publique. […] Dans l’espace publique c’est intolérable, c’est une atteinte aux droits de l’homme, c’est une atteinte  l’égalitarisme républicain… »

C’est vrai que la nation française ne reconnait aucun culte, vous avez tout-à-fait raison. Soit dit en passant, il y a donc les bons droits de l’homme et les mauvais droits de l’homme ? Un peu comme le bon chasseur et le mauvais chasseur ? Mais là encore, vous passez étrangement sous silence le fait que le président Hollande qui ne souhaite pas de joyeux Noël aux chrétiens, souhaite une bonne fin de Ramadan (Aïd-el-Fitr) aux musulmans… une volonté judéo-maçonnique peut être ? Et que pensez-vous pour la même occasion de la nuit du Ramadan financée par la mairie de Paris ? Vous nous dites,

« Chaque année, ils en demandent et en obtiennent un peu plus » (la preuve par l’image):

image1

Vous nous dites aussi,

« Au nom de la laïcité on a la prise du pouvoir du monde juif sur la France […] Et bientôt, on aura plus que des symboles juifs, et notre calendrier sera entièrement soumis à Pessah, Hanouka, Rosh hashana, etc. » (la preuve par l’image):

image2

Vous voyez, même Delanoé en donne a tout le monde, vous ne devriez pas en favoriser certains au détriment des autres, ça ne fait pas très « égalité et réconciliation ». Deux poids, deux mesures…

  • Vous nous parlez de « TOP journaliste »,

J’ai été sorti de manière malhonnête et trompeuse de ce palmarès alors que j’étais le premier et de très loin. […] Je vous intime l’ordre de me remettre dans votre palmarès.

Bon, j’ai failli sortir mon kleenex. Le monde est d’une rare injustice à votre encontre, je compatis.

3- Le Soral à coté de la plaque:

  • Vous nous dites, sur l’incohérence du système

Il y a une schizophrénie totale du système, ou le  système nous prend totalement pour des imbéciles, c’est qu’aujourd’hui ils combattent au Mali ce qu’il ont sponsorisé hier en Lybie et ce qu’ils sponsorisent encore en Syrie.

Oui, tout cela n’est que du bon sens. Mais c’est quoi déjà qu’ils ont sponsorisé en Lybie et en Syrie ? le bouddhisme ? « Mon travail c’est d’avoir une analyse cohérente« … Pourtant, vous reprenez exactement le même argument que les médias de masse (que vous prétendez être incohérents) puisque selon vous, il y a les bons (modérés) et les mauvais musulmans (salafisme-fucking). C’est dommage que les mauvais sont ceux qui appliquent le Coran à la lettre…

  • Vous nous dites, sur les conflits religieux

La manipualtion ethico-religieuse est de nous faire croire que c’est une guerre entre musulmans et non-musulmans.

Ça fait 1400 ans que l’islam rêve de conquérir Rome, ça n’est donc pas nouveau. Certes, il y a manipulation, mais pas celle que vous prétendez. L’islam est un outil qui est utilisé pour ce qu’il est, ni plus ni moins. Les islamistes sont armés pour qu’on les combattent, c’est indubitable. Mais à quoi servirait d’armer les adeptes d’une secte pacifique ? A rien. L’islam n’a pas été choisi par hasard, soyez en convaincu. Votre islamophilie cache quelque chose de plus profond…

  • Vous nous dites, sur la libanisation de la France

réconciliation nationale des shiites et des chrétiens pour ne pas tomber dans le piège et la manipulation sioniste […] Les libanais comprennent très bien ce qui se passe en France en ce moment, parce qu’on est en train de libaniser la France à toute force. On a créer des tensions ethnico-religieuse pour pouvoir contrôler la France en la déstabilisant et régner par le chaos. Nous sommes dans la période pré-75, où la tension monte et les imbéciles, les gens manipulés, les gens en colère, les gens naïfs vont au conflit ethnique sans se rendre compte que tout le monde à y perdre sauf ceux qui tirent les ficelles par derrière, alors qu’au Liban ils sont passés de l’autre coté, ils ont vécu ce déchirement, cette guerre civile, cet effondrement et ils essaient de ne pas retomber dans le piège, malgré les manipulations actuelles.

C’est une analyse très séduisante, mais malheureusement bien tronquée et assez pauvre. Il se trouve que j’ai la chance aussi de connaître quelques libanais… Ce qu’ils m’ont dit n’est pas tout à fait ce que vous nous expliquez. Tout d’abord, la situation du Liban est bien différente. Petit récapitulatif que vous devriez lire:

[source] Au moyen age, les minorités rejetées par l’islam de l’empire Ottoman se sont retrouvées au Liban. Elles y vivaient dans la bonne entente. On y trouve notamment les druzes – musulmans qui rejettent la charia et sont ainsi eux-même rejetés de beaucoup de musulmans (Les druzes se sont d’ailleurs opposés de longue date à l’impérialisme musulman des turks). On y trouvait aussi des grecs orthodoxes, des arméniens et les chrétiens maronites. Contrairement à la France, homogène religieusement, le Liban a donc été de longue date le creuset de minorités religieuses oppressées parce que tolérantes face à l’empire musulman turc intolérant. Les sunnites étaient eux, très largement minoritaires. Donc votre comparaison entre la France et le Liban est déjà bidonnée dès le départ.

A partir du milieu XVIIIème siècle, les maronites (chrétiens) possédaient une majorité démographique confortable, eux qui se prétendent d’ailleurs les descendants des phéniciens de l’antiquité (donc les autochtones), contrairement aux musulmans aux racines étrangères. La population était alors d’environ un peu plus de 60% de chrétiens pour un peu moins de 40% de musulmans.

Par la suite, le Liban eut un statut préférentiel, car l’oppression de l’impérialisme musulman turc (service militaire, taxes et impôts) s’allégea quelque peu grâce à l’appui des nations occidentales qui étaient à l’époque dans leur phase d’expansion coloniale. A la fin du XIXème siècle, les chrétiens représentent près de 80% de la population libanaise… C’est le début de la période faste pour laquelle on attribuera le nom de « Petite Suisse du Proche Orient » au Liban.

Ensuite le rapport de force n’a fait que s’inverser. En cause, l’immigration, et notamment celle qui a déferlé de Palestine après la création d’Israël, un peu comme celle qui a déferlé en Europe après L’Irak, le Kossovo et aujourd’hui la Lybie et la Syrie. Et puis, il y a aussi un différentiel important dans le taux de natalité (Une enquête de 1959 montre par exemple un taux de natalité de 125‰ pour les chrétiens et 210‰ pour les musulmans). Résultats des courses, aujourd’hui, le rapport de force s’est inversé: 40% de chrétiens et 60% de musulmans… Les musulmans ne sont d’ailleurs plus les druzes pour la grande majorité, mais les bons soldats sunnites et chiites de l’impérialisme islamique. De là à dire qu’il y a un lien de cause à effet avec la situation du Liban…

Pour finir, une fois n’est pas coutume, je laisserais la parole au Sénat (qui ne fait pas que de la merde). Juste pour montrer que ce qui se passe au Liban, vient surtout de l’immigration et en particulier de l’immigration musulmane… les libanais, ce qu’ils pensent c’est qu’on devrait surtout ne pas faire la même erreur qu’eux et faire un peu de ménage à la maison par la méthode du coup de balai (mais cela vous a probablement échappé lors de votre séjour au Liban).

La paupérisation de la société est aggravée par la présence accrue de travailleurs immigrés qui acceptent des rémunérations moins importantes que les Libanais (environ 100 dollars par mois).

La baisse de la fécondité aidant, notamment dans les communautés chrétiennes, le nombre des travailleurs immigrés peut être estimé à 800 000 personnes : des Syriens (en particulier pour des travaux agricoles) ou des Egyptiens, mais aussi des Srilankais ou des Philippins.

La population immigrée, qui ainsi représente près du cinquième des Libanais, est le produit d’un nomadisme professionnel, facilité par la perméabilité de la frontière syro-libanaise.

Pour l’essentiel, les flux migratoires ne sont pas maîtrisés, car, si la carte de travail est en principe requise, les contrôles de l’administration sont quasiment inexistants.

Terre de passage et d’invasion, le Liban est devenu un pays d’immigration où la présence massive de travailleurs syriens consolide l’interpénétration, l’osmose entre la Syrie et le Liban. Certains ont pu même parler de  » colonisation  » du Liban, dans la mesure où ces nouveaux arrivants auront la tentation de s’y installer définitivement.

Finalement, ce que vous dites, on l’entend tous les jours sur France Inter: Vous passez sous silence l’immigration musulmane incontrôlée en France comme au Liban et affirmez qu’il n’y a pas de problèmes entre l’islam et la civilisation occidentale, mais seulement entre les extrémistes de chaque bord… Soral, France Inter, même combat ? Pour l’anecdote, tapez « France Inter 99 » sur google.

  • A propos de votre pote, le général Michel Aoun à qui vous avez rendu visite

…celui qui tend la main à Nasrallah. Pour bien comprendre votre duplicité (ou votre ignorance), revenons sur un fait historique. Comme le dit Thierry Meyssan, Le meurtre du premier ministre libanais Harriri a été suivi de près par les israëliens. Son meurtre a été utilisé à l’époque, entre autre, pour renverser le gouvernement syrien (et maintenant l’Iran) en l’accusant d’être le commanditaire du meurtre… et en organisant une grand messe judiciaire internationale qui a lamentablement capotée en 2006. C’était le projet atlantico-sioniste. Or que dit Aoun ? Il prétend que se sont bien les syriens qui sont derrière le coup, comme un bon petit soldat sioniste.

Ce qui est drôle, c’est surtout durant la guerre contre l’Irak. Hafez el-Assad baisse son froc et s’allie aux ricains. Les ricains lui laissent les mains libres pour envahir le Liban… Aoun est exfiltré par la DGSE (on ne sacrifie pas un pion si précieux). Après 15 ans d’exil en France, sa carrière politique est terminée. Pourtant, il revient sur le devant de la scène. Commandité par qui ? Financé par qui ? Les mouvements de résistance, c’est un peu comme la carte cachée dans la manche du tricheur, il la sort au moment opportun. Aoun fonda le CPL en 1992 pour s’opposer à la Syrie. Comme toujours, les mouvements de résistances sont mis en sourdine jusqu’à ce que le système ait besoin d’eux… C’est ainsi qu’Aoun reprend du service en 2005 en s’alliant avec les anti-syriens… les pièces du puzzle s’emboitent, l’agenda est parfais. Vous, Soral, le grand stratège, vous n’y voyez rien ?

  • Maurice Gaudelier,vous ne comprenez pas ce que dit ce type ? C’est pourtant énorme:

« La loi efface père et mère pour mettre « parent », et cet englobant parent, c’est une abstraction […] le mot parent va non seulement effacer la différence des sexes, mais effacer la différence des générations, on évolue. »

C’est incroyable que vous n’ayez pas bondi à ces paroles ! C’est un pur exemple de novlangue ! Ce type pourrait jouer le rôle de Syme, l’ami de Winston Smith dans 1984. Le gars qui dans le roman d’Orwell, travaillait à la 11ème édition du dictionnaire novlangue dont l’objectif est de réduire le nombre de mots disponible… C’est exactement ce qu’il prétend faire ! Et puis, tout de même, je trouve Gaudelier beaucoup plus clair que vous lorsque vous dites que la vision des Lumières est,

« la négation de l’unité cosmique et de l’harmonie cosmique, la négation de la transcendance authentique »

Vous me faites pensez à la « liberté de pensée cosmique vers un nouvel age réminiscent« . En tout cas, merci vous m’avez fait bien rire.

  • Vous nous parlez de musulmans christianophiles,

« Jamais aucun musulman ne s’en ait prit au symboles chrétiens »

On ne vit pas sur la même planète, c’est sûr… Le web en est rempli, exemples en France ici, ou , ou encore ici, en Bosnie, en Lybie, en Arabie Saoudite… Encore des bouddhistes, très certainement.

  • Sur la réforme de l’islam – l’énorme bourde soralienne

Ce qu’il y a de marrant, c’est que vous n’aimez pas officiellement les musulmans qui suivent le coran à la lettre (salafiste-fucking), on pourrait croire que votre point de vue c’est qu’il y a des passages dans le coran qu’il faudrait donc abroger ou adoucir… (je n’y crois pas, à mon avis y’a pas grand chose à récupérer de cette religion, mais bon, pourquoi pas). Mais non, pour vous:

Les frères musulmans sont des réformateurs de l’islam, donc qui amène aussi au Vatican II de l’islam

Je vous est rarement vu dire quelque chose qui soit autant à coté de la plaque. Les frères musulmans promouvoir la réforme de l’islam ? J’en viendrais presque a ressentir un peu de pitié à votre égard. Sachez déjà que comme vous, Hassan al Banna, le fondateur des frères musulmans est un coraniste et se méfie des hadiths.

Retour historique: un des rares mouvement musulman qui a voulu mettre une petite dose de philosophie et de logique dans l’islam, les mutazilites, furent éliminés consciencieusement et leurs livres brûlés au moyen age… Ils voulaient un peu plus d’humanité dans l’islam, voilà ce qui leur en a couté. Faut dire aussi qu’à partir du moment où les musulmans ont eu le droit de penser, il y a eu pas mal d’apostasies. Il fallu vite faire machine arrière. Le mouvement théologique qui répondit au mutazilisme fut le ash’arisme… Pour eux le Coran n’a pas été créé, il est incréé et parfait. Il ne peut donc pas y avoir de réforme. Ils récusèrent aussi toute tentative intellectuelle humaine de pouvoir comprendre le monde. Or Hassan al Banna est un Ash’ari. Vous racontez donc n’importe quoi. Les frères musulmans n’ont jamais fait et ne ferons jamais la promotion de la moindre réforme en islam. Votre connaissance du sujet laisse vraiment à désirer.

En fait, les seuls à accuser, comme vous, les frères musulmans de bid’ah (c’est-à-dire d’innovation théologique) se sont les va-en-guerre jusqu’au boutisme qui n’acceptent pas de reconnaître la légitimité des urnes et qui pensent que l’on ne peut prendre le pouvoir que par les armes, c’est-à-dire les djihadistes. Soit dit en passant, les frères musulmans n’ont pas vraiment donné de garanties que la démocratie serait toujours d’actualité une fois au pouvoir… Vous avez donc, cher Soral, le même discours que les salafistes djihadistes sur ce point en accusant les frères musulmans de réformateurs. C’est plutôt intéressant. Mais ne vous inquiétez pas, la réforme de l’islam n’aura pas lieu, il sera toujours enseigné:

Ils aimeraient vous voir mécréants comme ils ont mécrus: alors vous seriez tous égaux ! [et réconcilié ? (sic)] Ne prenez donc pas d’alliés parmi eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le sentier d’Allah. Mais s’ils tournent le dos [ne jamais tourner le dos à un musulman]  saisissez-les alors, et tuez les où que vous les trouviez. Sourate An’Nisa, verset 89.

  • Vous nous parlez de l’institut du monde arabe et de son nouveau président: Jack Lang

Il devrait y avoir à la tête de l’institut du monde arabe, un arabisant musulman, c’est le minimum.

Tout d’abord, ne vous inquiétez pas, ça va venir des arabes musulmans à la tête d’institutions publiques. Hormis le fait que l’on s’en fout royal que Jack Lang soit à l’Institut du monde arabe (c’est toujours l’histoire la bande de copains judéo-maçonnique qui squattent le pouvoir et se refilent entre eux les postes juteux), ce qui est intéressant c’est plutôt votre silence quand aux ouvrages djihadistes en libre service et mis à disposition aux frais du contribuables à l’Institut du monde arabe. Voir par exemple, ici, , ici aussi ou encore là. Bon, on dira que c’est un oubli de votre part…

4- L’islamophobe du mois (soignez les tous !)

Je vais donc compléter votre rubrique « L’antisémite du mois » par le volet islam. C’est un peu comme avec le judaïsme, les plus grands penseurs bercés par l’islam sont souvent islamophobes. Cependant, bien souvent pour éviter de se faire lyncher, ils le gardent pour eux. Un peu comme Avérroès qui a du s’exiler, pas même pour avoir remis en cause la doctrine islamique, mais pour avoir fait la part belle à la philosophie. Soral, vous nous dites que,

« On ne peut pas être juif et philosophe, il faut choisir »

En islam, c’est pareil. Voilà donc ce que pensait quelques personnes dont le point de vue peut être intéressant de connaître,

Churchill, premier ministre anglais durant la seconde guerre mondiale:

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« Combien effrayantes sont les malédictions que le mahométanisme fait reposer sur ses fidèles ! Outre la frénésie fanatique, qui est aussi dangereuse pour l’homme que la peur de l’eau pour le chien, on y trouve une terrible apathie fataliste.
Les effets sont patents dans certains pays. Habitudes imprévoyantes, systèmes agricoles aberrants, lenteur des méthodes commerciales, et insécurité de la propriété se retrouvent partout où les adeptes du Prophète gouvernent ou vivent.
Un sensualisme avilissant dépouille la vie de sa grâce et de sa distinction, ensuite de sa dignité et de sa sainteté. Le fait que dans la loi mahométane toute femme, qu’elle soit enfant, épouse ou concubine doive appartenir à un homme comme son entière propriété, ne fait que repousser l’extinction totale de l’esclavage au jour où l’Islam aura cessé d’être un pouvoir important parmi les hommes.
Certains musulmans peuvent montrer de splendides qualités, mais l’influence de la religion paralyse le développement social de ceux qui la suivent. Aucune force aussi rétrograde n’existe dans le monde.
Loin d’être moribond le mahométanisme est une foi militante et prosélyte. Il s’est déjà répandu partout en Afrique centrale, attirant de courageux guerriers pour chaque avancée et partout où la chrétienté n’est pas protégée par les armes puissantes de la science, science contre laquelle elle a vainement luttée, la civilisation de l’Europe moderne peut s’écrouler, comme s’est écroulée la civilisation de la Rome antique. »

Omar Khayyam, savant et poète persan de renommée internationale et apprécié pour sa verve et sa libre pensée qui a vécu entre le IXème et Xème siècle.

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« Referme ton Coran. Pense et regarde librement le ciel et la terre. »

Difficile de dire plus sans se faire lapider en terre musulmane.

Gustav Flaubert, un des plus grand écrivain français avec Hugo, Balzac et Zola au XIXème siècle.

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« Je demande, au nom de l’humanité, à ce qu’on broie la Pierre-Noire, pour en jeter les cendres au vent, à ce qu’on détruise la Mecque, et que l’on souille la tombe de Mahomet. Ce serait le moyen de démoraliser le Fanatisme. »

Charles Maurras, dont Égalité et Réconciliation fait l’hommage:

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« Cette mosquée en plein Paris ne me dit rien de bon (…) s’il y a un réveil de l’Islam, et je ne crois pas que l’on puisse en douter, un trophée de la foi coranique sur cette colline Sainte-Geneviève où tous les plus grands docteurs de la chrétienté enseignèrent contre l’islam représente plus qu’une offense à notre passé: une menace pour notre avenir. »

Décidément, Soral, vous voulez le beurre et l’argent du beurre…

Taslima Nasreen, née musulmane au Bangladesh (parce que lorsque l’on nait de parents musulmans, on n’a pas le choix, on est musulman) médecin, écrivain. Elle dut se réfugier en occident pour se protéger d’une condamnation à mort après avoir critiqué l’islam.

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« Il peut y avoir des musulmans modérés, mais l’Islam par lui-même n’est pas modéré »

5- Le racialiste du mois (soignez les tous !)

Pour vous faire plaisir, cher Soral, vous qui n’êtes pas racialiste, voici donc quelques individus qu’il serait de bon ton de critiquer plus sévèrement.

Léopold Sédar Sehghor – Premier président de la République Sénégalaise, membre de l’académie française.

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« L’émotion est nègre et la raison est hellène. »

Emmanuel Kant – philosophe allemand, comme vous le dites, cher Soral, au-dessus de Kant, il n’y a rien.

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« La nature n’a doté le nègre d’Afrique d’aucun sentiment qui ne s’élève au-dessus de la niaiserie(…) Les Noirs (…) sont si bavards qu’il faut les séparer et les disperser à coups de bâton. »

Montesquieu – Celui qui fut à l’origine de la théorie sur « le principe de la séparation des pouvoirs » pour une société juste et humaine et que vous préférez à Voltaire.

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« On ne peut se mettre dans l’idée que Dieu, qui est un être sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir. (…) Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous mêmes chrétiens. » Montesquieu (dans « L’esprit des Lois » – 1748).

Abraham Lincoln – Premier Président républicain des États-Unis, il signa le 13ème amendement de la constitution américaine pour l’abolition de l’esclavage.

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« L’égalité des noirs ! Balivernes ! Pendant combien de temps encore, sous le gouvernement d’un Dieu assez grand pour créer et diriger l’univers, y aura-t-il des fripons pour colporter, et des imbéciles pour reprendre, des propos d’une démagogie aussi basse. »

Claude Lévi-Strauss – ethnologue et anthropologue français, membre de l’académie des sciences et professeur honoraire au collège de France. Bon désolé, c’est un juif, mais il a tout de même des choses intéressantes à dire (si si).

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« La simple proclamation de l’égalité naturelle entre tous les hommes et de la fraternité qui doit les unir, sans distinction de races ou de cultures, a quelque chose de décevant pour l’esprit, parce qu’elle néglige une diversité de fait, qui s’oppose à l’observation. »

Général De Gaulle – pas besoin de faire les présentation

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Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne.

Karl Marx,  de son vrai nom Mordechai Levy, votre mentor… auteur du Capital, etc.

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“Je ne pense pas que les noirs aient une âme, tant il est vrai qu’ils ne peuvent être associés à aucune structure appelée civilisation. »

James Dewey Watson – Prix Nobel de médecine pour sa co-découverte de la molécule d’ADN.

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Il déclara dans le journal britannique le Sunday Times qu’il était,

fondamentalement pessimiste quant à l’avenir de l’Afrique [parce que] toutes nos politiques d’aide sont fondées sur le fait que leur intelligence [celles des Africains] est la même que la nôtre [Occidentaux] alors que tous les tests disent que ce n’est pas vraiment le cas. [son espoir est que]  tous les hommes sont égaux [mais] les gens qui ont eu affaire à des employés noirs se sont rendu compte que ce n’est pas vrai »

Bien sûr, à la suite de cette déclaration il fut viré et mis en retraite, heureusement.

6- Conclusion

Je garde le meilleur pour la fin, vous nous dites:

« Ils seront face à des contradictions insurmontables, ce qui n’est pas tout-à-fait mon cas »

Un peu d’humour, ça fait toujours plaisir, car « ce qui est terrible avec la vérité, c’est que quand on la cherche, on la trouve« . CQFD. Comme vous le dites de Renaud Camus, « Je pense qu’il ne m’a pas répondu parce qu’il sait que j’ai parfaitement raison. » et de vous citer, citant Camus qui cite Giscard : « le dogme de l’inexistence des races a été proclamé pour faire plaisir aux Juifs qui devenaient nerveux dans les années 70« .

[EDIT: petit schéma pour la réponse au premier commentaire sur l’évolution d’un dogme religieux]Evoltution religion


Quelques questions à Alain Soral 2 – Soral by Himself, expert en grand écart

Cher Soral, je vous aime toujours autant, même si n’avez pas répondu à mes questions… ou plutôt j’ai cru reconnaître quelques clins d’œil, mais sans être sûr qu’ils m’étaient destinés. Le problème c’est que j’ai encore plein de question pour vous.

Alain Soral

  • Soral VS le Canard Enchainé

Vous nous dites, dans votre dernière vidéo, que le Canard Enchainé,

donne à manger au cadre supérieur qui se croit encore lucide

Je trouve un peu dommage ce flinguage. Le Canard enchainé ce n’est pas la panacée. Ceci dit, mieux vaut avec que sans. Le canard, m’a continuellement déçu mais m’a aussi continuellement appris, surtout à travers l’ancienne rubrique « conflit de canard » pour le volet agro-alimentaire et dont j’avais scanné quelques articles à l’époque à la BU de ma fac (voir les onglets du blog) et aussi à travers la plume de Patrick Pelloux, médecin urgentiste sur les conditions de l’hôpital public. Voir son excellent ouvrage:

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Le débat sur l’hôpital n’est pas réservé aux médecins et aux politiques. L’hôpital appartient à tout le monde. Son avenir est entre vos mains. Ce livre doit vous permettre de participer à la construction d’un système de santé meilleur, plus solidaire, plus fraternel, plus humain. A l’heure où la crise économique fait basculer le monde et ses certitudes, Patrick Pelloux dresse un constat d’échec des précédentes réformes de l’hôpital et propose des pistes de réflexion et de solution. N’attendez pas d’être confronté aux défaillances du système de santé pour réfléchir à l’avenir de l’hôpital !

D’ailleurs, petite anecdote, la fameuse histoire de l’huile de consommation mélangée avec de l’huile de vidange par les agro-industriels et légalisée par l’Union Européenne, comme le reprend Asselineau dans ses présentations pour expliquer que l’Europe c’est le libéralisme à outrance… eh bien, c’est le canard qui a débusqué l’affaire !

« Jamais rien de sérieux et de réel »

comme vous le dites ?

  • Soral VS Faurisson

Revenons à votre dernier ouvrage.

Description sur Amazon:
Chroniqueur durant deux ans (2010-2011) à la revue Flash, le « journal gentil et intelligent » créé par des dissidents du Parti communiste et de National Hebdo, Alain Soral a analysé avec pertinence et justesse les grands enjeux politiques, économiques et sociaux dans des chroniques où il manie les concepts avec humour et facilité pour mieux les faire comprendre. Opposé aux intellectuels qui ne parlent que pour eux-mêmes, Alain Soral s adresse au plus grand nombre, et ils sont de plus en plus nombreux à l écouter, en témoigne le succès constant de ses livres malgré l omerta qui le frappe.
Ce sont l ensemble de ses chroniques qui sont ici réunies et qui définissent le mieux la pensée de Soral.

Vous écrivez:

J’admets le mauvais goût revendiqué de la performance Faurisson-Dieudonné. page 30

Oui, Dieudonné est choquant, obscène, transgressif… mais contrairement au « devoir de mémoire », personne n’est obligé d’aller le voir pour subir son prêche ! page 33

Page 191, vous parlez de « l’abruti et le faussaire Faurisson » mais on ne sait pas si c’est le point de vue que vous attribuez à Chomski ou si c’est le votre. Sachant que je n’ai jamais entendu Chomski dire une chose pareille, pourriez-vous préciser ? Question assez inutile, j’avoue, c’est déjà clair.

  • Soral & islam

Ainsi le musulman patriote, pourra faire comprendre aux français, malgré le matraquage médiatique, que l’islam est le contraire de la haine de la France et de la délinquance. […] Il pourra faire aussi comprendre que l’islam est aussi une religion de l’intégration et du respect, comme on pu l’être avant lui […] le judaïsme d’avant le virage siono-shoatique ». page 56.

On ne doit pas vivre sur la même planète. On note au passage que le judaïsme est une religion de l’intégration et du respect si l’on occulte le « virage siono-shoatique ». Intéressant point de vue. Évidemment, cela ne serait pas du Soral si vous ne vous contredisiez pas plus loin vous-même:

[…] d’où provient cette attitude systématique de mépris et de violence haineuse puisée au Deutéronome et à la bouche même du prophète Ézéchiel. page 189

Bref, passons, on ne va pas s’attacher aux détails. L’islam une religion de l’intégration ? Je me demande où vous avez vu ça ? Vous devriez lire le célèbre site internet Islam Questions et Réponses qui dispense de part le monde la bonne parole. Petit exemple: que doit faire un bon musulman lorsqu’il vit en pays mécréant ? Réponse:

Il faut aussi que l’intéressé nourrisse de l’inimitié à l’égard des mécréants ; il faut qu’il les haïsse et évite de s’allier à eux et de les aimer. Car l’un et l’autre sont incompatible avec la foi.

Ou encore mieux, ici:

est considéré comme un territoire de guerre tout pays ou contrée dont les gouvernants  n’appliquent pas les lois et ne gèrent pas les affaires des justiciables selon les dispositions de l’Islam

Étrangement, c’est exactement ce que tout un chacun peut voir autour de lui… mais heureusement, vous êtes là pour nous dessiller les yeux de la réalité (toujours trompeuse). Vous nous dites par ailleurs que,

L’islam est n’est pas une religion arabe mais universelle. page 128

Vous l’admettez, l’islam est universel, comme l’était autrefois le catholicisme. Je me demande si vous comprenez bien ce que signifie le mot universel. Universel c’est « qui s’étend à tout, qui concerne tout, qui embrasse la totalité« . C’est bien ça. L’universalisme, cela signifie que la doctrine doit s’étendre (et s’étendra de toute façon pour ceux qui y croient) à tous et à toutes. L’universalisme c’est l’expansion en trois étapes:

  1. L’argumentation pour tenter de convaincre et de convertir.
  2. La soumission imposée à ceux qui ne se sont pas converti.
  3. L’élimination des derniers qui ne se soumettent pas.

Voilà pour l’universalisme. On continue, puisque dans le même paragraphe vous vous contredisez encore vous-même:

[les patriotes musulmans] sont pour la francisation de l’islam. Et rien dans les cinq piliers de l’islam, rien dans sa théologie ne l’interdit, au contraire.

Dans votre logique illogique, ce qui est universel peut donc s’accorder avec des frontières et des coutumes qui lui sont étrangères. C’est certainement ce que pensaient les pères missionnaires des coutumes des amérindiens lorsqu’ils dispensèrent l’universel Christ en Amérique du Sud. Mais, nous verrons plus loin, votre ami l’imam Tarek Oubrou est beaucoup plus cohérent que vous, et en accord avec la longue histoire de la colonisation musulmane en Afrique du Nord et en Asie où les cultures locales ont été effacées consciencieusement.

Vous nous dites que l’islam est « manipulable » et doit se rapprocher de ce qu’est selon vous « l’islam bien compris » c’est-à-dire modéré. Il faut en revanche lutter contre les « salafistes » et les « islamo-racailles ». La première chose à laquelle je pense quand j’entends ça, c’est le discours de Georges Bush qui est identique, presque mot pour mot:

Je veux parler aux musulmans à travers le monde. Nous respectons votre foi, pratiquée par des millions d’américains et davantage encore parmi nos pays amis. Son enseignement est pacifique et ceux qui commettent leur forfaitures diaboliques au nom d’Allah, blasphèment le nom d’Allah. Les terroristes sont des traites à leur propre foi. L’ennemi de l’Amérique ne sont pas nos amis musulmans, ni nos amis arabes.

Ensuite, comme l’ont montré quelques historiens courageux et de renom, l’islam n’a pas changé et est toujours resté le même depuis toujours (ici ou ). Vous connaissez l’origine du mot razzia ? D’ailleurs, le Coran considéré comme « incréé » c’est-à-dire comme étant né avec l’univers lui-même et révélé aux hommes par le prophète Mahomet, constitue donc la vérité ultime, parfaite et intouchable. Le Coran, justement, parlons-en. Dans votre dernière vidéo, vous nous dites,

Les valeurs du Coran, […] sont d’un point de vue de la morale et du bon sens des choses que je valide totalement sans même avoir besoin de croire en Dieu. […] Il n’y a rien dans le Coran que je trouve contraire aux valeurs saines de l’humanité bien comprise.

Cher Soral, vous avez tout-à-fait raison, d’ailleurs, je ne vais pas remplir cet article de citations du Coran, mais juste vous en lire deux: Tout d’abord, sachez que

Si vous avez des doutes à propos (de la période d’attente) de vos femmes qui n’espèrent plus avoir de règles, leur délai est de trois mois. De même pour celles qui n’ont pas encore de règles. Sourate AL-TALAQ, verset 65.

Donc, ne vous inquiétez pas, si votre femme n’est pas encore pubère.

les Chrétiens disent : “Le Christ est fils d’Allah”. Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse ! Comment s’écartent-ils (de la vérité) ? Surate AT-TAWABAH, verset 30.

Donc, cher Soral, vous qui vous revendiquez comme catholique, n’ayez crainte, Allah finira par vous anéantir… selon « le point de vue de la morale et du bon sens » bien sûr.

Allez, on continue dans la rigolade,

Je ne parle pas des hadiths, qui sont très sujet à caution.

Vous avez raison de ne pas parler des hadiths. Parce que les musulmans pieux, eux, ils en parlent. D’ailleurs, les hadiths justifient beaucoup de choses dans la Sunna. Par exemple, le viol des femmes infidèles issues du butin de guerre, ou du territoire d’infidélité, est tout à fait légal dans l’islam sunnite. L’imâm Malik, dont les ouvrages sont au programme officiel des universités islamiques marocaines, « moralise » ces abjections dans son traité de droit Al-Muwatta’ (disponible en Fnac ou à l’Institut du Monde Arabe).

Mon avis c’est que l’islam, n’est pas manipulé dans le sens que vous donnez à ce terme, c’est-à-dire utilisé à l’inverse de ce que l’islam prétendrait défendre, mais bien au contraire, utilisé pour ce qu’il est intrinsèquement et que deux siècles d’hégémonie occidental avait réussi à mettre en sourdine. Au final, vous proposez donc deux peuples sur un territoire… que vous synthétiser dans le peuple des 3 tiers (1 tiers FN, 1 tiers musulman, 1 tiers communiste). Bon, c’est une bonne idée je trouve. D’ailleurs, l’histoire nous montre que cela a toujours été d’un succès détonnant. Vous qui aimez bien De Gaulle, méditez ces paroles prophétiques: « On peut intégrer des individus ; et encore, dans une certaine mesure seulement. On n’intègre pas des peuples, avec leur passé, leurs traditions, leurs souvenirs communs de batailles gagnées ou perdues, leurs héros. »

Pour finir sur le sujet, vous écrivez quand même une énormité indigne de votre génie:

les musulmans, eux, au moins sur le plan théologique, sanctifient le Christ, considéré comme le plus grand des prophètes. page 256

Le plus grand des prophètes en islam, c’est quand même Mahomet. Un point de détail qui a du vous échapper.

  • Soral VS le National Socialisme / extrême droite

Certes, vous dites qu’il ne peut y avoir de social que dans la nation, et de nation que si elle est sociale. Pourtant, à propos d’Israël par exemple, vous dites,

Pays étranger qui pratique une politique d’extrême droite [vous qui avez fait parti du bureau politique du FN, on jubile de l’incohérence du propos] […] [ayant] une idéologie fasciste celle de l’actuel gouvernement Netanyaou-Liberman.

Par ailleurs, vous parlez de

l’excellent travail de Michel Clouscard, le philosophe marxiste qui avait théorisé dès 1972, la montée de la droite libérale-libertaire grâce à Mai 68. je me démenais donc pour faire connaître « néo-fascisme et idéologie du désir » que je préfaçais.

Vous avez donc préfacé un ouvrage pour nous mettre en garde contre le néo-fascisme, mais fidèle à vous-même vous vous sabordez plus loin en rapportant ces paroles de Jospin: « l’anti-fascisme n’était que du théâtre ». Cela donne un peu l’impression d’un auto-désaveux des plus comiques. D’ailleurs, vous en parlez aussi des comiques dans votre ouvrage:

Les inventeurs du one-man show – un homme seul en scène, rendu surréel par l’éclairage et haranguant une foule pour exulter – ne sont-ils pas les deux comiques Hitler et Mussolini ? page 199

Tenez, je vais vous donner à vous poiler, écoutez bien les paroles (avant que cela ne disparaisse de youtube), moi aussi j’étais mort de rire en écoutant.

Pour finir sur le sujet, je me demandais pourquoi vous recommandiez le livre de Gottfried Feder, excellent par ailleurs, sans mentionner qu’il avait été le prof d’économie d’Hitler et l’avait formé sur les mesures économiques à prendre au pouvoir. Les mêmes que vous préconisez. Bon, j’imagine que cet oubli provient du fait que vous êtes un peu sous pression…

  • Soral & le front de gauche (?!)

Face à cette union sacrée libérale-écolo-mondialiste, la seule opposition crédible , serait une union type CNR, du front de gauche et du front national, soit l’union des LePen père et fille et du taciturne (et presque sympatique) Mélanchon. page 79

Une alliance avec le type que vous liquidez dans vos vidéos ? J’ai du mal à comprendre.

  • Soral & Frédéric Mitterrand (?!)

Et, moins mauvaise nouvelle, un mal pouvant parfois entrainer un bien, nomination au poste de ministre de la Culture de l’élégant et cultivé Frédéric Mitterrand. page 84

Frédéric Miterrand, en effet très élégant, cultivé qui se fait siffler au concert payé par le contribuable pour la rupture du jeûne du ramadan (l’Etat français islamophobe ?), attiré par les petits garçons et en passant, porte parole du mariage gay… Là aussi, il faudra m’expliquer…

  • Soral & la montée de l’islam patriote (??)

On assisterait ces derniers temps à une hausse sensible du sentiment national chez les jeunes Français de confession musulmane issus de l’immigration maghrébine. page 104

J’en rajoute une petite couche, parce qu’encore une fois, on ne doit pas vivre sur la même planète. Il suffit de regarder les résultats aux élections présidentielles comme je l’ait fait, ce qui n’est donc pas difficile. Les conclusions sont justement strictement opposées. Ou encore mieux, le rapport Obin, commandé par le gouvernement Jospin et enterré à peine sorti et qui parlait des « signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires ». Ils n’avaient pas noté cette hausse du patriotisme musulman, au contraire, ils écrivaient déjà en 2004 (entre autre):

Si on les informe qu’ils sont Français, comme dans ce collège de la banlieue parisienne, ils répliquent que c’est impossible puisqu’ils sont musulmans !

J’ai entendu parler d’une technique judaïque pour faire croire à l’histoire de l’islam patriote durant les manifs pour protester contre la loi interdisant le port du voile à l’école, c’était le coup du foulard tricolore. Je ne sais pas si ce n’est qu’une rumeur, peut être pouvez-vous me renseigner ?

  • Soral & le basané qui ne peut pas être raciste puisqu’il est basané (??)

Les médias et pouvoir se ruent contre les méchants musulmans « homophobes » et « communautaires » crient à la discrimination et au « racisme » (même si les musulmans sont des maghrébins basanés et les gays des petits blancs, mais depuis l’affaire Dieudonné, sur la question anti-raciste, on n’est plus à ça prêt !). Page 10

  • Soral & Tarek Oubrou

C’est vrai que vous relayez des vidéos de l’imam sur votre site web. Bon, je me suis demandé si un de vos collaborateur ne vous avait pas glissé une quenelle… mais non. Dans votre ouvrage:  Tarek Obrou a

un cerveau qui fonctionne et une culture politique. page 169

En, fait, vous avez tout-à-fait raison. Mais je n’ose comprendre le parti que vous avez pris. Puisqu’en effet pour Tarek Obrou la nation doit être remplacée par un Califat transnational, « la frontière entre les peuples musulmans » étant « une méprisable hérésie ». Il s’agit très certainement de la francisation de l’islam dont vous parlez cher Alain (sic). Votre ami a reçu la légion d’honneur de la part de la République maçonnique, jaloux ? Après ça, on veut bien croire, comme vous le dites, que des collectes dans les mosquées ont été réalisées pour vous soutenir.

  • Soral VS Les identitaires

Une colère gauloise enfin autorisée, pour ne pas dire poussée par les mêmes, pour être sûr que ça pète. page 205

Les « identitaires » qui sont coté gaulois, leur exact pendant [aux islamo-racailles], d’ailleurs encouragés par les mêmes. page 209.

Bon, les identitaires sont donc des gaulois-racaille soutenus par le système pour mettre le feu aux poudres. C’est vrai qu’ils sont drôlement soutenus. D’abord les médias nous disent qu’ils ont occupé une mosquée à Poitiers, alors qu’il s’agissait d’un chantier non consacré, et ils l’ont occupé de manière pacifique, sans violence et sans opposer de résistance aux forces de l’ordre durant leur arrestation. D’autre part, les protagonistes restèrent 48 heures en garde-à-vue… et sont poursuivis par la justice qui leur réclame des sommes prohibitives alors même que les identitaires ne demandaient qu’un référendum sur l’immigration. Le référendum, c’est aussi du fascisme ? Ah, et puis, j’oubliais, des dizaines de musulmans sont arrivés sur les lieux armés de tournes-vis sous l’œil bienveillant des forces de l’ordre qui n’ont pas bougé. Voilà un soutien oligarchique dont les identitaires auraient très probablement pu se passer… Soit dit en passant, tous ces jeunes gens sont issus du petit peuple dont vous parlez tant.

  • Soral & le peuple juif

Juif, n’est pas seulement une religion, mais aussi un peuple et une nation.

Bon, a priori je pense plutôt la même chose. Mais d’un autre coté, vous nous recommandez de lire l’ouvrage de Shlomo Sand « Comment le pleuple juif fut inventé« . Outre le fait que pour l’auteur, la nation est un concept éculé voué à disparaître, il prétend aussi (en gros) qu’il n’existe pas de peuple juif. Êtes vous sûr de l’avoir bien lu ce livre ?

Comme vous le dites vous même,

Le paradoxe est la dialectique des imbéciles. page 199

Soral

PS à monsieur Joanovic,

Je ne vous connais pas beaucoup, et j’ai beaucoup aimé votre intervention de janvier conjointe à Soral. Ceci dit, il semble que vous avez oublié un fondamental indépassable: quand on ne mange pas, on meurt. Je n’ai pas entendu parler de famine en France… mais je vous crois sur parole. En revanche, j’aurais bien aimé que vous parliez des fermetures d’entreprises agro-alimentaires en France pour expliquer que cela provient surtout de la concurrence déloyale du marché européen.

C’est étrange, vous n’avez pour ainsi dire pas soufflé un mot sur l’Europe dans les raisons de notre appauvrissement. Pourtant, je peux vous assurer que je connais quelques petits producteurs de fruits et légumes (ceux qui n’ont pas encore mis la clef sous la porte) qui ne se plaignent pas du tout du marché (les français n’achèteraient plus de produits), mais beaucoup plus de la concurrence communautaire.

Et puis sachez aussi que si les producteurs de porcs et de spiritueux licencient, les producteurs de produits hallal, eux, n’ont pas de soucis particuliers. Ah, et si j’ai bien compris dans la région de Nice, la vente de bouffe pour chien régresse ? Bon, vous devriez peut être lire ça, au cas où, pour entrevoir une alternative à vos conclusions.


Quelques questions à Alain Soral – Faudrait pas trop nous prendre pour des cons

Alain SoralA priori, je vous aime bien Alain.

Je suis votre parcours bien avant d’avoir suivi celui de Dieudonné. Pourtant c’est Dieudonné qui m’a fait découvrir Faurisson. Dieudo qui lui, ne se revendique pas comme un phare de la pensée moderne.

Ne le prenez pas mal, le fait que vous soyez orgueilleux n’est pas pour me déranger. J’ai toujours pensé qu’avoir un ego fort est nécessaire si l’on veux rester droit dans ses bottes, ne pas courber l’échine au premier échec. Mais il s’agit aussi de ne pas succomber à la flagornerie…

A priori, je vous aime bien, parce même si vous avez plusieurs fois changé d’avis dans la compréhension des évènements qui agitent notre société, eh bien vous évoluez. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Notamment lorsque vous côtoyiez quelques barbus salafistes de l’UOIF il n’y a encore pas si longtemps tandis que vous parlez maintenant de salafist-fucking…

Tout le monde peut se tromper. Nous cherchons tous à comprendre en tachant de rester objectif et intègre, ce qui n’est pas toujours facile et je veux croire que c’est votre démarche.

Je suis d’accord avec une grande partie de vos analyses, plutôt bien étayées. Et j’aime beaucoup l’étendue des sujets que vous traitez. (Je rejoins tout-à-fait votre point de vue sur le handisport, par exemple) Je n’ai malheureusement pas le temps de lire tous les ouvrages que vous recommandez, même si j’en ai lu une bonne moitié. Ils sont dans l’ensemble tous très pertinents.

Pourtant, il y a quelques points que j’aimerais beaucoup que vous éclaircissiez. Vous reconnaissez que l’immigration fut organisée et planifiée, vous admettez même l’existence d’un grand remplacement, mais s’il y a plus intéressant que ce vous dites, c’est ce que vous ne dites pas:

  • Je ne vous entends jamais parler du financement par l’état français des mosquées partout sur le territoire, avec le feu vert de toutes les oligarchies politiques dominantes. Je ne vous entends pas parler de l’enseignement de l’Islam en classe de cinquieme au collège et des initiatives lancées par le gouvernement pour enseigner la langue arabe tandis que les racines chrétiennes de l’Europe sont passées sous silence et que la langue française est laissée à l’abandon. Vous qui pointez du doigt cette oligarchie, pouvez vous m’expliquer quel est leur objectif lorsqu’ils planifient, entre autre, de recouvrir le territoire de mosquées ?
  • Vous vous prétendez un vrai républicain, défenseur des valeurs de la République… Pensez-vous donc que la charia est compatible avec les lois de la nation ? La charia qui est promue dès lors que le pouvoir est entre les mains d’une majorité musulmane (voir en Égypte). Que pensez-vous de l’exemple du prophète de l’Islam (qui semble être à vos yeux un homme de grande sagesse) qui initia la soumission de tous les peuples du monde sous le joug d’une idéologie instituant le règne d’un régime inégalitaire et qui engagea le fer contre l’occident durant plus de 1300 ans avec l’objectif clair de soumettre Rome et à terme de régner sur toute l’humanité ?

Bukhari (52:54) rapporte les paroles du prophète qui invitait ses compagnons au djihad: « J’aimerais devenir martyr au nom d’Allah et ressusciter puis devenir martyr, et de nouveau ressusciter pour à nouveau devenir martyr et être encore ressuscité et encore devenir martyr. »

  • Vous avez clairement mentionné la naissance de la République française et le rôle de la franc-maçonnerie, ainsi que celui des illuminés de Bavière pour destituer la noblesse garante du bien être du peuple pour que celui-ci soit livré pied et poings liés aux mains de la finance de propriétaires cosmopolites. Pourtant, d’un autre coté, vous reprenez les mêmes idéaux. Il y a d’ailleurs un livre que vous ne mentionnez jamais (peut etre parce que vous reproduisez sa doctrine a la lettre) et dont je vous invite à lire ici quelques extraits.
  • Vous avez dénoncé le rôle de SOS racisme qui sous couvert d’égalité accusait le français moyen de « fascisme latent » de xénophobie et de racisme. Pourtant, vous nous proposez de nous réconcilier avec une idéologie qui n’a rien à faire en terre chrétienne et vous appelez nazillons et/ou néo-nazis ceux qui s’opposent à cette « réconciliation » tout en vous posant comme véritable anti-raciste. C’est un peu gros tout de même. A terme, que proposez-vous ? La cohabitation ? Sachant que jamais dans l’histoire deux peuples n’ont pu vivre sur le même territoire hormis sous le joug de dictature sanglante qui étouffait les velléités d’indépendance de part et d’autre. A moins que vous ne préfériez le métissage ? Ou encore que vous ne pensiez à la cession d’une partie du territoire tel le Kosovo et comme certains le revendiquent déjà en Belgique, ou comme ce fut le cas entre l’Inde et le Pakistan malgré l’opposition pacifique de Gandhi ? Pensez-vous vraiment que l’implantation et la promotion de l’Islam (idéologie qui fait le grand nettoyage partout où elle est en position de force) est une solution durable ? Au final, votre position est finalement beaucoup plus proche de SOS racisme qu’il n’y parait, comme cela est très bien montré ici.
  • Vous prétendez incarner une virilité politique qui aurait disparu de nos cénacles (ce qui est vrai) et pourtant votre politique n’est que main tendue…
  • Je vous accorde que l’islam est souvent montrée du doigt comme une menace potentielle par les médias dominants. S’agit-il pour autant d’une fausse menace ? S’agit-il d’un false flag, d’une manipulation pour nous monter les uns contre les autres comme vous le pensez ? Croyez-vous vraiment que sans les médias, nous nous aimerions les uns les autres dans la plus fraternelle concorde ? Vous devriez ouvrir un ouvrage d’histoire sérieux pour savoir que la seule paix fut imposée récemment par les pays occidentaux qui neutralisèrent les désirs de conquête musulmane durant la période de colonisation et apportèrent les infrastructures du développement économique et intellectuel.  La population algérienne fut multipliée par 10 entre le début et la fin de la colonisation. Si la paix n’est pas imposée vous aurez la guerre. Qui plus est, d’un coté, vous dénoncez l’alliance Sioniste – Arabie Saoudite & Quatar (ce qui est relativement nouveau chez vous), vous savez grâce aux travaux de Meyssan qu’en Syrie/Lybie les combattants islamiques sont armés par l’OTAN. La menace islamique est-elle donc fictive ? Cela ne peut-il pas se reproduire ici ? Évidemment la menace est réelle, le fait qu’elle soit créée de toute pièce ne la rend pas moins dangereuse. Une réconciliation n’est qu’un leurre, qui plus est depuis 1300 ans une telle initiative a toujours été vouée à l’échec sur le long terme. Une réconciliation est, au contraire, une manière de repousser l’échéance, une manière d’attendre encore davantage de voir nos forces diminuer et les leurs grandir… Est-ce votre objectif ? N’est-ce pas là un jeu dangereux ? Ne faut-il pas agir avant qu’il ne soit trop tard ? En passant, Vincent Reynouard dont vous reprenez certains des arguments professe une vision bien différente de la votre sur ce sujet.

En espérant sincèrement recevoir votre réponse à ces questions qui, je dois l’avouer, me laissent perplexes quant à vos réelles intentions pour mon pays (vous qui bénéficiez de la double nationalité franco-suisse tel un bon cosmopolite), je vous invite à mon tour à lire quelques ouvrages dont la lecture devrait vous être bénéfique:

WhyIamnotamuslim

Excellent livre qui tente de combler un vide historique. Tandis que les croisades sont décrites par pléthores d'ouvrages (alors qu'elles ne représentent qu'une période limitée qui a pris fin il y a plus de 700 ans), Fregossi retrace l'histoire du Jihad depuis la naissance de l'Islam jusqu'à nos jours... une histoire qui n'est pas fini et qui dure depuis plus de 1300 ans.

Fregosi tente ici de combler un vide historique. Tandis que les croisades sont décrites par pléthores d’ouvrages (bien qu’elles ne représentent qu’une période très limitée qui a pris fin il y a plus de 700 ans), Il existe relativement peu d’études sérieuses sur l’histoire du Djihad. Ainsi, Fregossi retrace l’histoire du Jihad depuis la naissance de l’Islam jusqu’à nos jours… une histoire qui n’est pas terminée et qui dure depuis plus de 1300 ans.

Ces mairesJihad legacy


L’esclavage par la dette… un magistral exemple

Tout a commencé en regardant un documentaire de la chaine ARTE intitulé « L’Afrique, le cuivre et les vautours » de Christoffer Guldbrandsen et diffusée la première fois le 28 novembre dernier. Ce qui y est raconté est juste sidérant tant par le cynisme vomitif de l’oligarchie que par les efforts considérables d’ARTE pour ne pas mentionner une seule fois le point commun des membres de l’oligarchie toute puissante: ils font partie de la communauté dont on n’a pas le droit de parler. Grâce soit rendue à ARTE pour avoir flirté avec la ligne jaune tout en nous laissant suffisamment d’indices pour comprendre de quoi l’on parle…

Je reprends ici quelques passages primordiaux en rajoutant quelques infos complémentaires, points par points (je vous invite vivement à regarder le documentaire)

Tout d’abord, situons les faits:

La province de Copperbelt en Zambie: les sols renferment la plus importante réserve de cuivre d’Afrique. […] Aujourd’hui toutes les mines appartiennent à des multinationales. En dix ans, la quantité de minerais extraite leur a rapporté près de 29 milliards de dollars. […]La Zambie fait partie des 20 pays les plus pauvres du monde. […] On estime que les sommes d’argent qui sortent du pays sont 10 fois supérieures à celles qui entrent via le fond d’aide international. […] Entre 2001 et 2008, le prix du cuivre a quasiment été multiplié par quatre. […] Pourquoi l’explosion du cours du cuivre n’a-t-elle pas réduit cette pauvreté ?

Voilà pour le cadre. Parlons du premier protagoniste de l’histoire, le good guy: Guy Scott. Docteur en sciences cognitives de l’université du Sussex, il fut élu Vice président de Zambie lors des élections du 11 novembre 2011 après avoir réclamé le payement des taxes par les multinationales minières accusées d’organiser l’évasion fiscale.

Citations:

« Nous savons pertinemment que chaque année, l’Afrique perd plus d’argent à cause de l’évasion fiscale des sociétés étrangères qu’elle n’en reçoit des pays où elles sont implantées »

« Les vices présidents blancs existent, aux États-Unis par exemple. […] Je suis un nationaliste zambien, je ne représente pas les intérêts des blancs. »

Guy Scott - Vice président de Zambie

Guy Scott – Vice président de Zambie

  • Question: Comment font les multinationales pour ne pas reverser de taxes sur leurs bénéfices ?
  • Réponse: La majeur partie du cuivre zambien n’est pas mis en vente sur le marché mondial, mais échangé en interne par les sociétés d’un même groupe. Sur le papier, la Suisse est l’un des plus gros importateur de cuivre de Zambie sans que le cuivre n’y soit jamais acheminé. Une première société vend à bas coût le cuivre à une autre dont le siège est dans un paradis fiscal comme la Suisse. Cette dernière société peut la revendre au prix fort sur le marché mondial. La taxe sur les bénéfices ne peut être imposée que sur la première société, ils sont donc dérisoires. Cette pratique est évidemment illégale… officiellement.

Voilà pour les combines immorales. L’histoire continue par un exemple: GLENCORE, le premier groupe mondial de négoce et de courtage en matières premières (« avec un chiffre d’affaire de plus de 180 milliards de dollars soit plus de 8 fois le PIB de la Zambie« ). La boite est située en Suisse et le PDG répond au doux nom d’Ivan Glasenberg. Membre de la communauté juive, il dispose des nationalités australienne, sud africaine et israélienne – un vrai cosmopolite. Il est aussi membre des directoires de,

  • Minara Ressources – une des majeure compagnie minière australienne
  • Xstrata – une compagnie minière anglo-suisse – leader mondial dans le charbon – dont le président est Mick Davis diplomé de l’université Rhodes (pour ceux qui ont lu Pierre Hillard cela doit sonner familier) qui est aussi membre du Jewish Leardership Council dont l’un des objectifs est de préparer le futur de la dite communauté, qui visiblement est entre de bonnes mains. Je n’ose imaginer un French Leardership Council, on parlerait alors probablement de fascistes. Tout le monde n’a pas les mêmes privilèges.
  • Rusal – le leader mondial russe pour l’exploitation de l’aluminium entre les mains de l’oligarchie russe.
  • Century Aluminium – pour la production d’aluminium de haute qualité.
Ivan Glasenberg

Ivan Glasenberg – Un petit air de Bush, non ?

Revenons à GLENCORE, le président se nomme Simon Murray, un ancien légionnaire français qui se lança dans le business en creant sa propre compagnie en 1965 que Rothschild finança à hauteur de 50%. Par la suite, il passa par la Deutshe Bank et est aujourd’hui conseillé pour Vodafone, Vivendi Universal, Usinor, Hermes, General Electric, Rothschild, etc. Cela montre, s’il était encore besoin, les liens étroits entre milieu financier et industriel. les deux marchent main dans la main… et les oligarques passent allègrement de l’un à l’autre.

« Une filiale de GLENCORE possède plus de 73% du consortium Mopani Copper Mines en Zambie. L’ensemble du cuivre extrait par Mopani est revendu à GLENCORE en Suisse. »

C’est la technique évoquée plus haut. Par ailleurs, lors de l’extraction du minerais, des produits toxiques sont rejetés dans les zones d’exploitations et bien sûr la compagnie refuse de révéler les taux de produits chimiques largués dans la nature (dioxyde de souffre entre autres). Une partie des activités d’extraction de la mine ont donc finalement été stoppées.

« La mine avait déversé de l’acide sulfurique dans les sols, les nappes phréatiques avaient été contaminées et l’eau était devenue verte ou bleue quand les gens ouvraient le robinet » Guy Scott

Mais le plus intéressant est à venir: le passé de GLENCORE. Société fondée en 1974 par un certain Marc Rich. Et là, c’est juste magnifique. Regardons un peu son pedigree – catégorie hors-concours:

  • Issue d’une famille juive, il dispose des nationalités belge, espagnol, américaine et israélienne. Plus cosmopolite tu meurs.
  • Il commence a travailler tôt dans le commerce des matières premières. Son « plus gros coup » a été de violer l’embargo sur l’importation du pétrole d’Iran et d’Irak dans les années 1973-1974. Grâce à ses relations (la famille est grande) il achetait des barils de pétrole à 12 dollars l’unité pour les revendre le double aux États-Unis. Ah, les joies du business. Par la suite, ayant une relation privilégiée avec l’Ayatollah Khomeini (dont les écrits sont édifiants) l’Iran approvisionna la compagnie de Rich durant une quinzaine d’année y compris durant la prise des otages américains à l’ambassade US. Chacun ses allégeances, pour Rich être américain n’a pas l’air de signifier grand chose, qui l’eut cru ? Business is business. Ironie du sort, Khomeini écrivait, tandis qu’il vendait son pétrole à Rich: « ces juifs et leurs souteneurs ont pour dessein de détruire l’Islam et d’établir un gouvernement universel juif; et comme il s’agit d’un peuple rusé et actif, je crains — que Dieu nous en garde à tout jamais ! — que tôt ou tard ils n’arrivent à atteindre ce but, que par la faiblesse de certains d’entre nous, nous nous retrouvions avec un gouvernant juif — que Dieu nous en préserve !« 
  • Il rachète la 20th Century Fox en 1981
  • Il a été accusé d’avoir des liens avec le scandale de  la Bank of Credit of Commerce International qui a dut fermer en 1991 suite à de multiples fraudes, trafic de drogue, blanchiment d’argent et au final faillite.
  • Accusé en 1983 de la plus grosse fraude fiscale de l’histoire des États-Unis, il se réfugie en Suisse et apparait sur la liste des 10 fugitifs les plus recherchés par le FBI. Une peine de prison ferme sévère est inévitable. Mais à la suite d’un coup de téléphone du premier ministre israélien Ehud Barak à Bill Clinton et à de fortes somme déposées par Rich à des fondations de charité israéliennes ainsi qu’à des mouvements politiques (y compris le parti démocrate de Clinton), le président américain lui accorde l’amnistie le 20 janvier 2001 ! La justice c’est pour les pauvres ou les goyim.
  • Docteur honoraire de la Bar-Ilan University et de la Ben Gourion Université en Israël, en reconnaissance de son soutien à Israël.
  • Récipiendaire de la « Sheba Humanitarian Award 2008 » c’est beau…
  • Sa fortune personnelle est estimée à 1 milliards de dollars
Marc Rich

Marc Rich – Eyes wide shut man

Maintenant, attardons nous un peu aux valets serviles de l’oligarchie. En l’occurrence, Frederick Chiluba, ancien président de Zambie et à l’origine de la privatisation, que dis-je, du bradage du domaine minier de l’état. Il empocha la coquette somme de 23 millions de livres sterling soit 28 millions d’euros. Les préjudices encourus par la Zambie sont évalués à 46 millions de dollars. Il fut jugé responsable de complot visant à extorquer des fonds nationaux. Pour la petite histoire, il s’est acheté pour plus de 1,5 million de dollars de de vêtements de luxe… la corruption, le gout du luxe sont vraiment la plaie de ceux censés œuvrer pour l’intérêt commun, d’ailleurs, quelqu’un y croit encore à leur probité ? Non ? C’est normal, c’est prévu pour.

Frederick Chiluba, le valet de l'oligarchie

Frederick Chiluba, le valet de l’oligarchie, promoteur inconscient du chaos.

La compagnie minière nationale fut bradée pour 627 millions de dollars. En un an, les revenus issus de l’exploitation minière sont aujourd’hui de plus de 6 milliards. C’est un achat vite amorti.

Mais la clef du problème c’est que l’état n’a agit que parce qu’il était acculé par la dette nationale. Les biens publics sont bradés sous la pression du FMI et de la Banque Mondiale, les vautours internationaux.

Voilà le parfait exemple de l’esclavage par la dette. Finalement, cette histoire n’est qu’un rouage d’une mécanique bien rodée. Partout dans le monde, c’est le même système, la même procédure: pendant que les médias nous abrutissent, que les politiques nous rassurent, nous sommes privés d’un financement national sans intérêt, d’une banque véritablement collégiale. Nous devons ensuite nous endetter auprès des marchés jusqu’à ce qu’à ce que l’inévitable se produise: le travaille gratuit pour rembourser une dette perpétuellement renouvelée entre les mains de ceux là même qui détiennent toutes les sources de revenus et qui, cerise sur le gâteau, ne payent aucun impôts grâce aux paradis fiscaux d’où ils nous narguent. L’ensemble est très bien articulé et forme un tout cohérent. Tout le reste n’est que du blabla, de l’enfumage. Corruptions et malversations ne sont que des anecdotes aussi sordides soient-elles qui cachent l’idéologie aux commandes.

Voilà le fin fond du problème. La clef de tout ce foutoir, c’est la dette. C’est par elle et uniquement par elle que nous sommes à terme tous enchainés. L’engrenage est sans faille et entraine dans son sillage toutes les pires saloperies.

Pour le plaisir, je mets ici une remarquable vidéo réalisée par feu « backchich.tv » dont le titre est « Esclavage par la dette, la face cachée des banques » en référence à l’ouvrage d’Eric Laurent.

La face cachée des banques, l'idéologie à l’œuvre.

La face cachée des banques, l’idéologie à l’œuvre.