LE BLOG QUI EN A RAS LE CUL – «Un peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur" De Gaulle

Citation

Pour une critique positive – le vrai testament de Dominique Venner

Voilà le vrai testament politique que laissa Venner au début des années 60. Le texte est fortement influencé par les évènements du moment, à savoir, entre autre, la guerre d’Algérie. Si sur certains aspects il est daté, sur d’autres et par de nombreux aspect, ce texte est d’une actualité frappante. L’intégralité du texte peut être trouvé ici en fichier pdf. (C’est moi qui souligne dans le texte qui suit):

Venner

L’action entreprise depuis l’échec d’Avril 1961 [le « putsch des généraux« ] a mis en œuvre des moyens nouveaux. Elle a mobilisé un nombre accru de partisans et s’est résolument engagée dans la voie de la violence et de la clandestinité. Cette transformation des formes de lutte n’a cependant pas affecté des données de la méthode antérieurement appliquée. Elle est restée conforme aux caractéristiques des luttes « nationales », jalonnées d’actes de courage et d’échecs lamentables.

Lénine, prenant en 1917 les risques d’une défaite militaire afin de créer les conditions de la révolution bolchevique, ou encore Franco, marquant sa prise de commandement insurrectionnelle en 1936 par l’exécution de son propre cousin qui refusait de le suivre, sont deux exemples d’un comportement inverse de celui des « nationaux ». Par contre, le refus de porter réellement l’action en métropole le 22 avril 1961, comme le sanglante et inutile manifestation parisienne du 6 février 1934, sont typique de la mentalité « nationale ».

Défaut de conception

Les « nationaux » qui utilisèrent le mot « révolution » sans en connaître la signification, croient au « sursaut national » spontané ! Ils croient également que « l’armée bougera »… Confiants dans ces deux rêves irréalisables, considérés comme des remèdes-miracles, ils ne conçoivent pas la nécessité d’éduquer des partisans au moyen d’une doctrine juste expliquant les causes de la décadence occidentale, proposant une solution et servant de gouvernail à la pensée dans l’action. C’est pourquoi, ils se complaisent dans une série de maladies politiques qui sont responsables de leurs échecs. Confusion idéologique. Les « nationaux » s’attaquent aux effets du mal, pas à ses racines. Ils sont anticommunistes mais oublient que le capitalisme et les régimes libéraux sont les principaux artisans de la propagation du communisme. Ils étaient hostiles à la politique algérienne du gouvernement, mais oublient que cette politique était le produit d’un régime, de son idéologie, de ses intérêts, de ses maîtres réels financiers et technocrates, comme de ses structures politiques et économiques. Ils voulaient sauver l’Algérie française contre le régime, mais ils reprennent à leur compte ses principes et ses mythes. Imagine-t-on les premiers chrétiens adorant les idoles païennes et les communistes chantant les louanges du capitalisme ?

Conformisme

Tous les « nationaux » ont leur bon gaulliste, leur bon technocrate, leur bon ministre. Cédant à un vieux réflexe bourgeois, ils redoutent « l’aventure » et le « chaos ». Pour peu qu’un homme du régime agite le drapeau, ils lui donnent
leur confiance. Ils préfèrent le confort de l’aveuglement à la lucidité. Le sentimentalisme et l’esprit de clocher prennent toujours le pas sur le raisonnement politique. Dans l’espoir niais de satisfaire tout le monde, ils se refusent à prendre parti et ne satisfont personne.

Archaïsme

Faute d’imagination, les « nationaux » continuent à emboucher le clairon de Déroudèle qui n’ameute plus personne. Programme et slogans sont fixés dans le tricolore d’avant-guerre. De l’armée au pouvoir à l’anticommunisme négatif, en passant par la contre-révolution et le corporatisme, les « formules nationales » repoussent plus qu’elles ne séduisent. Cet arsenal politique date d’un demi-siècle. Il est sans prise sur notre peuple.

Défaut d’Organisation

Les raisons qui poussent les « nationaux » à nier la nécessité des idéesdans le combat politique, les poussent à nier la nécessité de l’organisation. Leur action est viciée par des tares qui expliquent tous leurs effondrements.

Opportunisme

Les notables « nationaux », parlementaires et autres, militaires et civile, sont opportunistes par ambition personnelle. Le prétexte généralement invoqué pour camoufler leur arrivisme est celui de l’ « habileté ». C’est au nom de l’habileté que les « nationaux » ont cautionné… le référendum de 1958, les entreprises de politiciens depuis lors. Derrière chacune de ces positions se dessinait la perspective d’un ruban, d’une sinécure ou d’une élection. Ils sentent le vent et savent se faire violents, voire même séditieux quand cela leur apparaît profitable. Leurs discours fracassants ne font peur à personne. Ils attaquent un  homme, un gouvernement et se gardent bien de toucher à l’essentiel et de s’en prendre au régime lui-même. L’Algérie fut un bon tremplin et une occasion de faire fortune grâce aux subsides généreusement dispensés, tandis que les militants devaient combattre les mains nues. Si le vent tourne, ils n’hésitent pas à trahir leur drapeau et leurs camarades. Le siège au parlement n’est pas un moyen mais une fin en soi ; il doit être conservé à tout prix. Les simples partisans, eux, sont opportunistes par défaut de doctrine et de formation. Ils se fient à la mine du beau parleur et aux impressions superficielles plutôt qu’à l’analyse politique des idées et des faits, ils sont voués à être dupés.

Mythomanie

La lecture des romans d’espionnage, les souvenirs de la résistance et autres services spéciaux, le récit des comploteurs, gaullistes et autres, plongent les « nationaux » dans une atmosphère de rêve permanent. Un bridge avec un général en retraite, un parlementaire ou un sergent de réserve devient une sombre et puissante conjuration. Pour peu que l’on recrute dix lycéens, on se prend pour Mussolini. Quand on se vante de commander à 5000 hommes structurés, c’est que l’on rassemble péniblement quelques centaines de fonds de tiroir. Si, par chance, ils reçoivent une circulaire d’une quelconque administration militaire, ils montrent l’enveloppe avec des airs de conspirateurs, des souris et des silences lourds de sous-entendus. Ils sont partisans de l’union autour d’eux et se répandent en amères reproches de sectarisme à l’encontre des militants qui se refusent à les prendre au sérieux. Les mêmes « nationaux » dans une période de véritables clandestins, se font arrêter avec des listes d’adresses et de documents, se mettent à table dès que la police lève la voix.

Terrorisme

La fausse analyse d’une situation, l’absence de doctrine et de formation qui poussent les uns vers l’opportunisme, jettent les autres dans la violence négative et le terrorisme. La mauvaise digestion des études par trop primaires, consacrées à certains aspects de la subversion communiste du F.L.N., a accru ce penchant. Les pétards sous les fenêtres des concierges n’ont pas apporté un seul partisan à l’Algérie française. Le terrorisme aveugle est le meilleur moyen pour se couper d’une population. C’est un acte désespéré. Autant l’action clandestine et l’utilisation calculée de la force peuvent être indispensables lorsqu’une nation n’a plus d’autres moyens pour rentrer dans son droit, et dans ce cas l’action vise à faire participer le peuple à la lutte, autant le terrorisme rejette celui qui l’emploi hors de la communauté populaire et le condamne à l’échec.

Anarchisme

Les « nationaux » qui admirent tant la discipline chez les autres sont, en pratique, de véritables anarchistes. Incapables de se situer à leur place dans la lutte, ils ont le goût de l’action désordonnée. Leur vanité les pousse aux actes individuels gratuits, leur cause dût-elle en pâtir. Ils ignorent la parole donnée et nul ne peut prévoir où les entraînera leur fantaisie. Ils suivent à la rigueur un chef de bande et s’épanouissent dans les petits clans. L’absence de référence idéologique commune accroît leur éparpillement et interdit leur unité.

Pour une nouvelle théorie révolutionnaire

Avant de songer à définir quoi que ce soit de constructif, cette critique des tares « nationales » est indispensable. Certains, par manque de maturité politique, pourront ne pas la comprendre. Ceux qui ont tiré les leçons de leur propre expérience en ont admis au contraire la nécessité. La révolution n’est pas l’acte de la violence qui parfois accompagne une destitution de pouvoir. Ce n’est pas non plus un simple changement d’institutions ou de clan politique. La révolution est moins la prise du pouvoir que son utilisation pour la construction de la nouvelle société. Cette tâche immense ne peut être envisagée dans le désordre des esprits et des actes. Elle nécessite un vaste outil de travail de préparation et de formation. Le combat « national » s’enlise dans des ornières vieilles d’un demi-siècle. Avant toute chose, une nouvelle théorie révolutionnaire doit être élaborée.

Il n’y a pas de révolution spontanée

Il est toujours possible d’agir, il est moins facile de réussir. Surtout dans une lutte révolutionnaire, combat à mort contre un adversaire tout-puissant, madré, expérimenté, qu’il faut combattre plus par les idées et l’astuce que par la force. Il est cependant fréquent d’entendre opposer l’action et la pensée. C’est croire à la spontanéité de l’action révolutionnaire. Et l’on cite comme exemple la révolution fasciste en Italie. On oublie qu’à la formation des « fascios » en 1915 Mussolini combattait depuis plus de douze ans comme agitateur et journaliste. On oublie surtout les conditions de la lutte en Italie après l’armistice de 1918 qui n’avaient rien à voir avec celles de la France d’aujourd’hui. En Italie comme dans d’autres Nations européennes, le pouvoir d’Etat était d’une extrême faiblesse, bien incapable d’imposer sa loi aux factions armées qui se disputaient le pays. L’Etat devait traiter tour à tour avec de véritables armées politiques. En octobre 1922, l’armée des « chemises noires » pesa un peu plus lourd et s’empara de l’Etat. Aujourd’hui, les « régimes libéraux » d’Occident sont caractérisés par une caste nombreuse de privilégiés, agents des groupes financiers, qui détiennent l’ensemble des leviers politiques, administratifs, économiques et sont unis par une étroite complicité. Ils s’appuient sur un gigantesque appareil administratif qui encadre rigoureusement la population, tout spécialement grâce aux réglementations sociales. Ils détiennent le monopole du pouvoir politique et du pouvoir économique. Ils contrôlent la presque totalité des moyens d’information et sont maîtres des esprits. Ils se défendent grâce à d’innombrables forces de police. Ils ont transformé les citoyens en moutons dociles. Seules, les oppositions fictives sont tolérées.

A la fin de la première guerre mondiale, la révolution communiste était une menace immédiate pour toute l’Europe. Le danger détermine toujours un mouvement de défense: les mouvements fascistes en profitèrent. Seule force capable de s’opposer à la violence des rouges, le fascisme reçut de puissants appuis et l’adhésion massive de partisans. Aujourd’hui, le « soir du grand soir », les soviets d’usine, les tchékas appartiennent au passé. Les communistes d’Occident se sont embourgeoisés, ils font partie du décor, ils sont les plus fermes défenseurs du régime. L’homme-au-couteau-entre-les-dents n’est plus le communiste mais l’activiste.

Quant à la Russie, les capitalistes y voient un nouveau marché. Au contraire de la première moitié du vingtième siècle, la satisfaction des besoins matériels élémentaires semble à portée de main de tous. Les soupes populaires, les grèves sauvages sont oubliées. Hormis quelques catégories minoritaires menacées, la grande masse des salariés est convaincus d’avoir plus à perdre qu’à gagner à vouloir arracher par la violence ce que les revendications pacifiques et le temps lui donneront inéluctablement. Le carcan des lois sociales et le chantage au crédit font le reste pour lui retirer toute combativité. Le sens de l’intérêt général, le courage civique et politique sont aujourd’hui le fait d’une très petite minorité, injuriée, dont on a limité systématiquement les moyens d’expression  égaux. Cela nous éloigne fort de l’Italie des années 20. Le génie personnel de Mussolini pouvait suffire à grouper une masse passionnée, disponible, et à conquérir un Etat incapable de se défendre. Telle n’est plus la situation en Europe et en France. Puisque la puissance appartient à l’adversaire, il faut une ruse supérieure. Puisque le « grand homme » (inexistant d’ailleurs) s’est par trop déprécié, il faut miser sur l’équipe. Qualité des combattants, combat méthodique et raisonné, direction collégiale, imposent : enseignement, doctrine.

Depuis 1947, l’armée française engagée à défendre les terroristes d’outremer, est victorieuse, sur le terrain et contrainte aux capitulations successives par l’ensemble des forces politiques et économiques qui constitue le régime. Il a fallu attendre le mois d’Avril 1961, quatorze années, pour qu’un nombre infime de cadres entrevoient leur véritable ennemi. Un ennemi qui se trouvait moins sur le terrain, sous l’aspect du Viet ou du fellagha, qu’en France même, dans les conseils d’administration, les banques, les salles de rédaction, les assemblées et les bureaux ministériels. Encore ce sentiment hostile à une mythique Métropole décadente qu’à la réalité du régime. Cette prise de conscience limitée fut sans lendemain.

Pour vaincre, il faut comprendre ce qu’est le régime, découvrir ses méthodes, débusquer ses complices, ceux qui se camouflent en patriotes. Il faut se déterminer les solutions positives qui permettront de construire la société de demain. Cela nécessite un total retour sur soi-même, une totale révision des vérités apprises, une conscience révolutionnaire.

La conscience révolutionnaire

Rien n’est moins spontané que la conscience révolutionnaire. Le révolutionnaire est entièrement conscient de la lutte engagée entre le Nationalisme, porteur des valeurs créatrices et spirituelles de l’Occident et le Matérialisme sous ses formes libérales ou marxistes. Il est libéré des préjugés des préjugés, des contre-vérités et des réflexes conditionnés par lesquels le régime se défend. L’éducation politique qui permet de s’en affranchir s’acquiert par expérience personnelle, bien sûr, mais surtout à l’aide de l’enseignement que seule l’étude permet de dégager. Sans cette éducation, l’homme le plus courageux, le plus audacieux, n’est plus qu’une marionnette manipulée par le régime. Au gré des circonstances celui-ci tire les ficelles qui régleront son comportement. Ficelle patriotique, anticommunisme aveugle, menace fasciste, légalisme, unité de l’armée, etc.. Par une propagande permanente à sens unique, à laquelle chacun est soumis dès l’enfance, le régime, sous ses multiples aspects, a progressivement intoxiqué les Français. Toutes les nations à direction démocratique en sont là. Tout esprit critique, toute pensée personnelle sont détruits. Il suffit que soient prononcés les mots-clefs pour déclencher le réflexe conditionné prévu et supprimer tout raisonnement. La spontanéité laisse subsister le réflexe conditionné. Elle ne conduit qu’à la révolte, si facile à désamorcer ou à détourner par quelques concessions de surface, quelque os à ronger ou quelques changements de décor. Ainsi fut-il maintes fois avec les Français d’Algérie, l’armée et les « nationaux ».

Devant un danger vital, il est possible de dresser un front de défense. La résistance à la fin de la dernière guerre et l’O.A.S. en sont des exemples. L’issue du combat était une question de vie ou de mort ; la lutte physique contre la force physique de l’adversaire visible peut être totale, sans pitié. A supposer que la révolte triomphe, dès que le péril semble conjuré, le front explose en multiples clans, tandis que la masse des partisans, n’ayant plus de raisons de combattre, retourne à ses tâches familières, se démobilise et confie de nouveau la cité sauvée à ceux qui l’avaient perdue. La France et l’Europe doivent accomplir leur révolution nationaliste pour survivre. Des changements superficiels n’atteindraient pas le mal. Rien ne sera fait tant que les germes du régime ne seront pas extirpés jusqu’à la dernière racine. Pour cela, il faut détruire son organisation politique, abattre ses idoles et ses dogmes, éliminer ses maîtres officiels et occultes, montrer au peuple combien on l’a trompé, exploité, souillé. Enfin, reconstruire. Non sur des constructions de papier mais sur une élite jeune et révolutionnaire, pénétré d’une nouvelle conception du monde. L’action qui doit imposer cette révolution peut-elle se concevoir sans la direction d’une doctrine révolutionnaire ? Certainement non. Comment s’opposer à un adversaire armé d’une dialectique éprouvée, riche d’une longue expérience, puissamment organisé, sans idéologie, sansméthode ?

Sans doctrine révolutionnaire, pas de révolution possible !

Même lorsqu’elle revêt des formes militaires, la lutte révolutionnaire est avant tout psychologique. Comment la conduire, comment convertir, enthousiasmer de nouveaux partisans sans une définition claire de l’idéologie nouvelle, sans doctrine ? Une doctrine comprise, non comme un ensemble d’abstractions, mais comme un gouvernail pour la pensée et l’action. Maintenir le moral offensif de ses propres partisans, communiquer ses convictions aux hésitants sont deux conditions indispensables au développement du Nationalisme. La preuve est faite que dans l’action ou en prison, quand la démoralisation guette, quand l’adversaire semble triompher, les militants éduqués, dont la pensée cohérente soutient la foi, ont une force de résistance supérieure.

Une nouvelle élaboration doctrinale est la seule réponse au fractionnement infini des activistes. Il n’y a pas à revenir sur la valeur unificatrice de l’action. Elle est évidente. Mais cette unification ne peut être durable et utile sans unification idéologique autour d’une doctrine juste. Le rédacteur de « France-Observateur », le fonctionnaire de la S.F.I.O., le communiste ont en commun une même idéologie : le marxisme. Leur référence doctrinale est donc la même, leur conception du monde est semblable. Les mots qu’ils emploient ont la même signification. Ils appartiennent à la même famille. Malgré leurs divisions profondes dans l’action, ils concourent tous à imposer la même idéologie. Il n’en va pas de même dans l’opposition nationale. Les activistes ne se reconnaissent pas d’ancêtres communs. Les uns sont fascisants, les autres maurassiens, certains se disent intégristes et chacune des catégories enferme maintes variantes. Leur seule unité est négative: anticommunisme, antigaullisme. Ils ne se comprennent pas entre eux. Les mots qu’ils emploient – révolution, contrerévolution, nationalisme, Europe, etc.. – ont des sens différents, voire opposés. Comment ne se heurteraient-ils pas ? Comment affirmeraient-ils une même idéologie ? L’unité révolutionnaire est impossible sans unité de doctrine.

L’oeuvre de Marx est immense, illisible et confuse. Il a fallu Lénine pour en tirer un corps de doctrine clair et pour transformer cet énorme fatras en arme efficace de guerre politique. Le Nationalisme a derrière lui son Marx collectif, tout aussi confus et inadapté que le compagnon d’Engels pouvait l’être pour la Russie de 1903. Il faut d’urgence faire de Lénine collectif. Le Nationalisme est héritier d’une pensée infiniment riche, mais trop diverse, incomplète et entachée d’archaïsme. Le temps est venu d’en faire la synthèse et de lui apporter les compléments, les correctifs imposés par l’éclosion de nouveaux problèmes. Telle étude documentée sur la Haute Finance, telle sur les Doctrines du Nationalisme, constituent d’excellentes approches qui répondent à ce besoin.

Les causes qui précipitèrent, à la fin du XIXème siècle, la naissance du Nationalisme en tant qu’idéologie politique (et non au sens étroit de la simple prise de conscience nationale), n’ont guère varié depuis lors. Le Nationalisme est né de la critique de la société libérale au XIXème siècle. Par la suite, il s’est opposé au marxisme, enfant naturel du libéralisme. Venant après les contre-encyclopédistes, après les positivistes, après Taine, Benan, dont une partie de l’enseignement subsiste dans le Nationalisme, Drumont et Barrès ont tracé les caractères permanents de cette idéologie à laquelle Charles Maurras, José-Antonio, Robert Brasillach, Alxis Carrel et tant d’autres en Europe, donnèrent la collaboration de leur génie propre. Fondé sur une conception héroïque de l’existence, le Nationalisme, qui est un retour aux sources de communauté populaire, entend créer de nouveaux rapports sociaux sur une base communautaire et bâtir un ordre politique sur la hiérarchie du mérite et de la valeur. Dépouillé de l’enveloppe étroite imposée par une époque, le Nationalisme est devenu une nouvelle philosophie politique. Européen dans ses conceptions et ses perspectives, il apporte une solution universelle aux problèmes posés à l’homme par la révolution technique.

Perspectives nationalistes

La passivité de l’opinion et la lâcheté des élites traditionnelles devant les évènements d’Algérie ont ouvert les yeux à tous les hommes capables de réflexion. Souvent au prix de révisions pénibles, de rupture avec leurs convictions passées, ils se regroupent autour d’une nouvelle définition du Nationalisme. Ce n’est pas le lieu ici de tenter un essai doctrinal. Etudes et confrontations seront nécessaires. Il est cependant possible de tracer les propositions fondamentales.

Critique du libéralisme et du marxisme

Le libéralisme a pu séduire, un temps, par une apparence de générosité. La réalité a dissipé ce rêve. Cette idée morte est aujourd’hui le camouflage de la dictature hypocrite du capitalisme international étendu sur toutes les démocraties d’Occident. L’oligarchie capitaliste est née à la fin du XVIIIème siècle. Les idées libérales qui se répandirent à l’époque en France servirent de justification aux intérêts conjugués de la haute aristocratie et l’argent pour s’opposer à l’autorité du pouvoir central qui les tenait depuis longtemps en lisière. Cette lutte des gros intérêts contre le pouvoir populaire (en l’espèce la monarchie française) se retrouve avec constance au cours des âges. Dans les sociétés organisées, une fois dépouillée l’enveloppe institutionnelle à forme monarchique ou républicaine qui cache la réalité, on discerne deux types principaux de pouvoir : le premier s’appuie sur le peuple pour contenir les gros intérêts, féodaux ou financiers, le second est aux mains des gros intérêts pour exploiter le peuple. Le premier s’identifie à la communauté populaire et devient le serviteur de son destin, le second assujettit la communauté populaire pour la seule satisfaction de ses appétits.

Les démocraties modernes, qui appartiennent au second type suivirent l’évolution du capitalisme dont elles n’étaient que l’émanation politique. Le capitalisme ayant perdu sa forme personnelle et nationale pour devenir financier et apatride, les démocraties passèrent sous le contrôle des groupes financiers internationaux. Les quelques divergences qui subsistaient entre ces derniers cessèrent dès qu’apparaît la menace d’un réveil populaire. Si le mensonge et la ruse où ils sont passés maître se révèlent insuffisants, ils emploient les armes les plus meurtrières, les contraintes les plus violentes. Ils n’ont jamais reculé devant le génocide, les bombardements atomiques, les camps de concentration, les tortures et le viol psychologique.

L’oligarchie capitaliste est indifférente au sort des communautés nationales. Son but est de satisfaire une insatiable volonté de puissance par la domination économique du monde. Les hommes et les civilisations se voient sacrifiées à ses desseins purement matérialistes qui rejoignent ceux des marxistes. Pour les technocrates comme pour les communistes, l’homme est un animal économique doté de deux fonctions : produire et consommer. Ce que ne mesure pas une règle à calcul est classé dans le superflu. Ce superflu doit donc être soumis à l’essentiel : le rendement économique. Les tendances individualistes, qui sont une gêne pour l’édification et l’application des plans, doivent disparaître. Dans les sociétés matérialistes il n’y a de place que pour les masses parfaitement dociles, homogènes [c’est-à-dire métissées], normalisées. Ceux qui n’acceptent pas le conditionnement des esprits et la castration de la masse sont affublés du nom de « fascistes ». Mettre en doute la sincérité des maîtres de l’opinion en démocratie ou relever les contradictions de la « ligne » en régime communiste, refuser de comparer la culture occidentale aux vagissements préhistoriques de la négritude ou à la décomposition morbide d’un certain modernisme, mépriser la « conscience universelle », sourire à l’évocation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sont les preuves d’un esprit malsain et rebelle. Rébellion qui conduit à l’élimination physique en régime communiste et à l’élimination sociale en régime libéral. Ainsi, l’un et l’autre détruisent-ils, avec l’individualisme créateur et l’enracinement populaire, l’essence même de l’homme et de sa communauté. Ils engagent l’humanité dans une impasse, dans la pire des régressions.

L’histoire des hommes n’est qu’un long effort pour s’affranchir des lois de la matière. L’extase mythique, l’art, la science, les règles éthiques sont autant de conquête de l’esprit et de la volonté humaine. La permanence de ces victoires a donné naissances aux civilisations. Créations arbitraires de la sensibilité, de l’intelligence et de l’énergie des peuples, les civilisations se développent et s’épurent pour autant qu’elles conservent leur pouvoir créateur. Les peuples qui leur ont donné naissance perdent la force de se défendre contre les assauts extérieurs, que disparaissent leurs vertus originelles, leur énergie vitale, et la civilisation disparaît à son tour dans l’anéantissement ou la décadence.

Tel est le terme logique où conduit l’exploitation de l’homme par la caste des technocrates ou par la « nouvelle classe dirigeante ». Ces deux forces, qui sont issues de la même philosophie. Libéralisme et marxisme ont pris des voies différentes qui les ont amenées à s’opposer mais qui conduisent aux mêmes résultats : l’asservissement des peuples préalablement trompés par les mythes démocratiques. La démocratie est le nouvel opium des peuples.

Un humanisme viril

Les peuples européens ont édifié une civilisation unique dans l’histoire. Son pouvoir créateur, malgré les millénaires, ne s’est pas tari. Ceux-là mêmes qui s’en déclarent ennemis reconnaissent implicitement son universalité. Entre un Orient traditionnel soumis aux règles métaphysiques et les nouvelles sociétés matérialistes, la civilisation européenne fait la synthèse des aspirations spirituelles et des nécessités matérielles. Alors que l’uniformité de la masse est proposée comme idéal partout dans le monde, elle exalte l’individualisme des forts, le triomphe de la qualité humaine sur la médiocrité. Elle résume en elle-même l’équilibre à établir comme solution aux bouleversements créés par la révolution technique dans la vie des hommes. Fondées sur les valeurs individuelles et communautaires, cette nouvelle harmonie peut être définie comme un humanisme viril. Nouvelle table des valeurs, cette humanisme viril rejette la fausse loi du nombre et veut plier la puissance de la technique et de l’économie à la volonté civilisatrice de l’homme européen. Celui-ci retrouvera sur une terre familière, au sein de sa lignée et dans la culture originale de son peuple, un monde à sa mesure. Il découvrira la signification de son existence dans l’accomplissement de son destin d’homme, dans la fidélité à un style de vie fondé sur l’éthique européenne de l’honneur.

L’éthique de l’honneur s’oppose à la morale d’esclave du matérialisme libéral ou marxiste. Elle affirme que la vie est un combat. Elle exalte la valeur du sacrifice. Elle croit au pouvoir de la volonté sur les évènements. Elle fonde sur la loyauté et la solidarité les rapports des hommes d’une même communauté. Elle confère au travail une grandeur en soi indépendante du profit. Elle retrouve le sens de la véritable dignité de l’homme non pas octroyée mais conquise par l’effort permanent. Elle développe chez l’homme européen la conscience de ses responsabilités par rapport à l’humanité dont il est l’ordonnateur naturel.

Un ordre vivant

La légitimité d’un pouvoir ne se résume pas à l’observation d’une loi écrite éminemment variable ou au consentement des masses obtenu par la contrainte psychologique des moyens publicitaires. Est légitime le pouvoir qui observe ledroit de la Nation, ses lois non écrites révélées par l’histoire. Est illégitime le pouvoir qui s’écarte du destin national et détruit les réalités nationales. Alors, la légitimité appartient à ceux qui luttent pour rétablir la Nation dans son droit. Minorité lucide, ceux-là forment l’élite révolutionnaire sur qui repose l’avenir. Le monde ne se plie pas à un système mais à une volonté. Ce n’est pas le système qu’il faut chercher mais la volonté. Certes, la structure même de l’Etat doit être pensée autour de quelques principes directeurs : l’autorité, la continuité, la puissance de conception se trouvent réunies dans une direction à forme collégiale ; celle-ci s’appuiesur un corps de cadres politiques hiérarchisés,assistés d’une véritable représentation populaire des professions et des communautés régionales aptes à délibérer de leurs problèmes propres. Mais il importe surtout de forger les hommes sur lesquels reposeront la communauté et l’avenir de la civilisation.

Ce ne sont ni les machines électroniques ni les savants qui décideront du sort de l’humanité. Les problèmes immenses que poseront les nouveaux développements techniques exigeront une élite politique appelée par vocation, douée d’une volonté d’airain au service d’une pleine conscience de sa mission historique. Cette écrasante responsabilité justifira qu’il lui soit demandé plus qu’aux autres hommes.

Cinq pour cent des individus, admettent les sociologues, sont profondément pervers, tarés, vicieux. A l’autre extrémité, on observe une même proportion d’hommes qui possèdent, naturellement et de façon développée, des qualités particulières d’énergie et d’abnégation qui les prédisposent à servir la communauté, donc à la diriger. Les démocraties qui instaurent le règne de la combine et de l’argent sont, en grande partie, dominées par les premiers. La révolution Nationaliste devra éliminer les premiers et imposer les seconds. La sélection et l’éducation, dès la jeunesse, de ces hommes d’élite serontparmi les premières préoccupations de la société nouvelle. Leur formation fouettera la vigueur de leur caractère, développera leur esprit de sacrifice, ouvrira leur intelligence aux disciplines intellectuelles. Maintenus dans la pureté originelle, non seulement par un engagement d’honneur mais par une règle stricte et particulière, ils formeront un ordre vivant constamment renouvelé dans le temps, mais toujours semblable dans son esprit. Ainsi, au pouvoir des manieurs d’argent sera substitué celui des croyants et des combattants.

Une économie organique

L’économie n’est pas une fin en soi. C’est un élément de la vie des sociétés, parmi les principaux, mais seulement un élément. Elle n’est pas la source ou l’explication des évolutions de l’humanité. Elle est un agent ou une conséquence. C’est dans la psychologie des peuples, dans leur énergie et leurs vertus politiques que se trouve l’explication de l’histoire. L’économie doit être soumise à la volonté politique. Que celle-ci disparaisse – ce qui est le propre des régimes libéraux – et les forces économiques débridées entraînent la société vers l’anarchie. Aussi le problème immense de l’économie s’inscrit-il naturellement dans la révolution Nationaliste. Ce serait revenir aux mortelles erreurs « nationales » que d’en nier l’importance ou de s’en débarrasser par un mot miracle aussi sujet à confusion et à contestation que celui de « corporatisme », par exemple. Le capitalisme a créé un monde artificiel où l’homme est inadapté. Par ailleurs, la communauté populaire est exploitée par une caste étroite qui monopolise tous les pouvoirs et tend à la suprématie internationale. Enfin, le capitalisme cache sous une débauche de mots nouveaux une conception anachronique dont l’économie supporte les conséquences. Ces critiques s’appliquent mot pour mot au communisme.

La solution à l’inadaptation de l’homme dans un monde qui n’est plus fait pour lui est, nous l’avons vu, un problème politique. Le développement technique et économique ne trouve pas en lui-même sa propre justification ; elle est dépendante de son utilisation. Au nouvel Etat d’assujettir l’économie à ses desseins, d’en faire l’outil d’un nouveau printemps européens. Créer des valeurs civilisatrices, forger les armes d’une nécessaire puissance, élever la qualité du peuple seront alors ses buts. C’est dans une totale transformation de la structure de l’entreprise (nous ne parlons ici que de l’entreprise à capital financier au assimilé, non de la petite entreprise familiale qui doit être préservée et où le problème ne se pose pas) et de l’organisation générale de l’économie réside le moyen de détruire le pouvoir exorbitant de la caste technocratique, de supprimer l’exploitation des travailleurs, d’établir une justice réelle, de retrouver la vérité économique et un fonctionnement sain.

En régime capitaliste comme en régime communiste, l’entreprise est la propriété exclusive du capital financier dans l’un, capital étatique dans l’autre. Pour les salariés, qu’ils soient cadres ou simples travailleurs, le résultat est le même : ils sont volés, les richesses produites par leur travail sont absorbées par le capital. Cette position favorisée donne au capital tous pouvoirs sur l’entreprise : direction, gestion, bien qu’ils soient extérieurs et tendent avant tout à réaliser un profit financier, parfois au détriment de la production et de l’entreprise elle-même. Le mot fameux de Proudhon trouve ici sa pleine signification : « la propriété, c’est le vol ! ». Supprimer l’appropriation est la solution juste qui donnera naissance à l’entreprise communautaire. Le capital prendra alors sa juste place d’élément de la production, à coté du travail. L’un et l’autre participeront, avec un pouvoir proportionnel à leur importance dans l’entreprise, à la désignation de la direction, à la gestion économique et au bénéfice des profits réels.

Cette révolution dans l’entreprise s’inscrira dans une organisation nouvelle de l’économie ayant pour base la profession et le cadre géographique régional. Supprimant les parasites et le pouvoir des financiers, elle créera un ensemble de corps intermédiaires. Ces nouvelles structures, capables de s’intégrer aisément dans l’Europe, ne peuvent trouver meilleure définition que celle d’ « économie organique ».

Une jeune Europe

La victoire américaine et soviétique de 1945 a mis un terme aux conflits des Nations européennes. La menace d’adversaires et de dangers communs, une évidente solidarité de sort dans les bons et les mauvais jours, des intérêts semblables ont développé le sentiment de l’unité. Ce sentiment est confirmé par le raisonnement. L’unité est indispensable à l’avenir des Nations européennes. Elles ont perdu la suprématie du nombre ; unies, elles retrouveraient celle de la civilisation, du génie créateur, du pouvoir d’organisation et de la puissance économique. Divisées, leurs territoires sont voués à l’invasion et leurs armées à la défaite ; unies, elles constitueraient une force invincible. Isolées, elles deviendront des satellites, avec la certitude de tomber, comme déjà une partie d’entre elles, sous la domination soviétique. La civilisation européenne serait systématiquement combattue et un point final serait mis à l’évolution de l’humanité. Unies, elles auront, au contraire, les moyens de s’imposer et d’assurer leur mission civilisatrice.

L’unité ne peut être le prolongement des organismes financiers et politiques institués dans l’après-guerre. Ils ont pour but d’étendre le pouvoir international de la technocratie qui en contrôle tous les rouages, et de préserver les privilèges politico-économiques qui se dissimulent derrière les panneaux réclames de la démocratie. Ces institutions apportent dès maintenant à l’échelle européenne les vices et les mots engendrés par le régime dans chacune des Nations et multipliés d’autant.

Au nom de l’Europe, le développement de ces institutions en accélère la décadence. L’unité ne peut signifier nivellement. L’uniformisation et le cosmopolitisme détruiraient l’Europe. Son unité s’édifiera autour des réalités nationales que chacun des peuples entend défendre : communauté historique, culture originale, attachement au sol. Vouloir limiter l’Europe à l’influence latine ou à celle du germanisme, ce serait maintenir sa division, voire développer une nouvelle hostilité. Mais surtout, ce serait nier la réalité européenne concrétisée par Rome et par l’époque médiévale dans une fusion de ses deux courants : continental et méditerranéen.

Imaginer l’Europe sous l’hégémonie d’une Nation serait recommencer un rêve sanglant dont l’histoire porte les traces récentes ; la diversité des langues et des origines n’est pas un obstacle ; nombreux sont les Etats multilingues et l’Empire romain, qui édifia la première unité européenne dans le respect des peuples rassemblés et de leurs cultures, se donna des Empereurs nés tant à Rome qu’en Gaule, en Illyrie ou en Espagne. L’Europe ne se borne pas à la limite artificielle du rideau de fer imposée par les vainqueurs de 1945. Elle englobe la totalité des Nations et des peuples européens. Penser à l’unité, c’est, en premier lieu, penser à la libération de toutes les Nations captives de l’Ukraine à l’Allemagne. Le destin de l’Europe est à l’Est : briser les chaînes, abattre la tyrannie soviétique, refouler la marée asiatique. Hors du bloc continental européen, les peuples et les Etats qui appartiennent à sa civilisation forment l’Occident. L’Europe en est l’âme. Sa complète solidarité s’affirmera notamment avec les centres occidentaux de l’Afrique. Ces positions sont les bases d’une nouvelle organisation du continent africain dont le sort est lié à celui de l’Europe. Dans la construction européenne, les peuples sous-développés trouveront un exemple et des solutions à leurs propres difficultés. Ce n’est pas de mendicité qu’ils ont besoin mais d’organisation.

L’Europe possède un corps incomparable de cadres spécialisés dans les questions d’outre-mer. Aucune autre puissance ne pourra rivaliser avec le talent d’organisation de ces cadres épaulés par le dynamisme européen réveillé. Ils sortiront ces peuples de la misère et de l’anarchie, ils les ramèneront à l’Occident. Ce ne sont pas les accords économiques qui unifieront l’Europe, mais l’adhésion de ses peuples au Nationalisme. Des obstacles qui paraissent insurmontables sont dus aux structures démocratiques. Une fois le régime balayé, ces faux problèmes disparaîtront d’eux-mêmes. Il est donc évident que, sans révolution, il n’y a pas d’unité européenne possible.

Le succès de la révolution dans une Nation d’Europe – et la France est la seule à réunir les conditions voulues – permettra une rapide extensions aux autres Nations. L’unité de deux Nations débarrassées du régime développera une telle force de séduction, un tel dynamisme que les vieux systèmes, le rideau de fer et les frontières s’effondreront. La première étape de l’unité sera politique et créera un seul Etat collégial à forme évolutive. Les autres étapes, militaires, économiques, suivront. Les mouvements Nationalistes d’Europe seront les agents de cette unité et le noyau du futur ordre vivant européen. Ainsi la jeune Europe, fondée sur une même civilisation, un même espace et un même destin, sera-t-elle le foyer actif de l’Occident et de l’ordre du monde. La jeunesse d’Europe aura de nouvelles cathédrales à construire et un nouvel empire à édifier.

L’organisation et l’action

La lutte menée autour des événements d’Algérie a montré que les « nationaux » pouvaient contribuer à créer une situation favorable. Mais la démonstration est également faite (sans remonter aux événements antérieurs à la seconde guerre mondiale) de leur totale impuissance à transformer une révolte populaire en révolution. L’embryon d’organisation nationaliste, malgré les efforts de ses militants, n’a pas grandi au rythme de la révolte spontanée. Ainsi, les conceptions « nationales » prévalurent-elle et la nouvelle résistance engagée dans des conditions politiques favorables après le 22 avril 1961, avec une abondance de partisans et de moyens, sombra dans le ridicule et le déshonneur. Cependant, cette période de lutte clandestine et de répression a forgé des combattants révolutionnaires, jeunes pour la plupart et les circonstances de l’effondrement ont déniaisé bon nombre de partisans qui faisaient confiance aux procédés « nationaux ». C’est pourquoi le Nationalisme trouvera demain les militants et les cadres qui lui firent défaut dans le passé.

La jeunesse française sera marquée pendant des années par les derniers combats menés pour la défense de l’intégrité du territoire national en Algérie. Ses meilleurs éléments y ont participé activement. Ils ont tout risqué, la torture, la prison, la mort. La condamnation des méthodes terroristes ne s’applique pas à eux qui furent des exécutants courageux et qui sont des exemples, mais aux chefs qui décidèrent de ces méthodes néfastes. La révolte de la Jeunesse contre une société sénile et hostile est une réalité. Personne n’avait prévu le raz-de-marée poujadiste de 1955 ni les révoltes paysannes de 1961. Malgré frigidaire et télévision, des hommes, par centaine de milliers, descendirent dans la rue. La malfaisance du régime suscitera dans l’avenir de nouvelles explosions populaires. Inorganisées, ces révoltes retomberaient comme les précédentes. Toute l’action doit donc avoir pour but d’introduire le levain dans la pâte. Le travail d’organisation, de pénétration, d’éducation populaire est toujours lent. Il faut se souvenir que tous les révolutionnaires du XXe siècle ont dû combattre longtemps avant de triompher. Lénine près de trente ans, Hitler treize ans, Mao-Tsé-Toung trentre-trois ans… Dans les difficultés de la lutte, la masse acquiert une conscience révolutionnaire, de nouveaux cadres surgissent, l’organisation se rôde et se renforce.

Le développement de l’action révolutionnaire n’est jamais progressif et harmonieux. Semblable à une ligne brisée, il est fait de succès partiels, d’échecs, de remontées, de nouvelles chutes, de stagnations apparentes. Tous les mouvements révolutionnaires ont connu des revers catastrophiques alors que la victoire semblait à portée de main : Bolcheviks en 1905, nationaux-socialistes en 1923, communistes chinois en 1927 et 1931. Leur réussite tint à leur faculté d’analyser les causes de ces échecs, d’en tirer les enseignements, de se corriger et de s’adapter aux nouvelles conditions de la lutte. Les bolcheviks abandonnèrent la seule illégalité pour conjurer les possibilités légales et illégales. Les nationaux-socialistes rejetèrent la voie insurrectionnelle pour entreprendre la conquête légale du pouvoir. Mao-Tsé-Toung laissa le prolétariat urbain et s’orienta vers les campagnes et la guérilla. L’action révolutionnaire, comme la guerre, obéit à des lois impératives. Les nationalistes doivent les rechercher à la lumière de leur propre expérience et les adapter à la nouvelle situation.

Des notables ou des militants

Pour un homme ou pour une idée ? L’électeur, le simple partisan, suivent une tête d’affiche, un nom connu, le sauveur d’un jour. Les « nationaux » aiment cette facilité. Troupeaux passifs, ils attendent tout de l’homme miracle. Même les petits groupes ont leur idole. L’immuable disparition du grand homme laisse des dupes aigris et découragés. Le Nationaliste n’a pas besoin de suiveurs mais de militants qui se définissent par rapport à sa doctrine, non par rapport à un homme. Ils ne combattent pas pour un pseudo-sauveur car le sauveur se trouve en eux. Ceux qui assument la direction de la lutte peuvent disparaître ou se tromper, la valeur de la cause ne s’en trouve pas atteinte, ils sont remplacés. Les militants se sacrifient pour leurs idées, non pour un homme.

L’organisation doit être la communauté des militants, non une propriété personnelle. Elle sera conduite par des responsables qui ne seront que les porte-paroles momentanés du Nationalisme. Les responsables dirigeront l’action des militants parce qu’ils seront révélés les plus aptes à servir l’Organisation, sans laquelle ils ne seraient rien. Le bluff et l’efficacité des sommes énormes recueillies pour l’Algérie Française furent englouties par les notables et les politiciens auxquelles elles furent confiées.

Quelques brochures, des conférences, des voyages, quelques affichages prétendirent justifier leur emploi. Avec ces moyens colossaux les notables n’ont rien fait. Pendant ce temps, des militants développaient une activité cohérente avec des moyens dérisoires que fournissaient leurs cotisations personnelles. Ils tinrent des réunions publiques, couvrirent le pays d’inscriptions, fabriquèrent des affiches à la main, déclenchèrent des actions spectaculaires à peu de frais, leurs ronéos tournèrent d’un bout à l’autre de la France. Ils firent beaucoup avec rien. C’est le propre du militant.

Les notables et la piétaille

Pour les notables qui dirigent les « nationaux », les militants appartiennent à une catégorie inférieure. Ils ne sont que la piétaille des luttes politiques. Ils font partie du matériel électoral. Ils sont les « billes » des éternels complots. Leur abnégation sert de marche-pied aux ambitions des arrivistes [allusions aux nouveaux cadres du FN ?].

Si les affaires tournent mal, les militants sont froidement abandonnés. L’Organisation Nationaliste écartera les notables. Ses membres et ses dirigeants seront des militants sortis, non des laboratoires électoraux ou d’officine à complots, mais du combat : les nuits d’affichage, les harangues en public, les coups, les réunions houleuses, les tracts tirés le soir sur une ronéo, distribués à l’aube, les arrestations, les interrogatoires, les sévices, la prison, les juges, les déceptions, les injures, l’indifférence, les échecs… Là, ce sont les plus tenaces, les plus dévoués, les plus conscients qui sont les premiers, là se forme l’élite révolutionnaire.

Union des « nationaux » ou organisation des révolutionnaires – Les ennemis camouflés

Nombre de politiciens, civils ou militaires, virent longtemps dans l’Algérie un tremplin pour leurs ambitions. Hommes du régime par intérêt et par formation, ils restèrent les ennemis jurés de la révolution. Ils furent d’autant plus aptes à la combattre qu’ils semblaient en être les partisans. Les gaullistes, jusqu’au 13 Mai, certains parlementaires, certains dirigeants par la suite, sont les illustrations du noyautage de la révolte par le régime.

L’un des comploteurs du 13 Mai, Léon Delbecque, expliqua sans vergogne cette méthode : « J’ai été l’organisateur du 13 Mai », déclarait-il le 6 juillet 1958 au congrès des Républicains Sociaux du Nord. « Aux fonctions que j’occupais, j’ai été sollicité pour participer à des complots dirigés bien souvent contre la République et le régime républicain, complots que connaissait la police, mais qu’elle était incapable d’empêcher. Je me suis occuper d’être au bon endroit, au bon moment, pour détourner vers le général de Gaulle le soulèvement qui devait se produire ». La direction de l’O.A.S. a regorgé de ces individus qui se sont « occupés d’être au bon endroit, au bon moment » pour engager la révolte dans une impasse. Si l’armée secrète avait pu détrôner de Gaulle, les mêmes auraient permis au régime de traverser cette crise sans encombre, comme au 13 Mai.

Ils sont habiles à utiliser la confusion née de buts apparemment semblables. Ils savent que les « nationaux », sans éducation politique, se laissent prendre au chantage à l’union et qu’ils ont un penchant coupable pour l’adversaire soi-disant repentant. C’est entrer dans leur jeu que de les accepter. Ce serait se faire leur complice que de se taire et de ne pas les dévoiler au peuple tout entier. Pas d’union avec les hommes du régime ! Ils doivent être dénoncés avec la dernière vigueur. A ce prix la masse cessera d’être trompée, les partisans perdront leur naïveté naturelle et deviendront des militants éduqués.

Zéro plus zéro

Zéro plus zéro, cela fait toujours zéro. L’addition des mythomanes, des comploteurs, des nostalgiques, des arrivistes, des « nationaux » donc, ne donnera jamais une force cohérente. Conserver l’espoir d’unir les incapables, c’est persévérer dans l’erreur. Les quelques éléments de valeur sont paralysés par les farfelus qui les entourent. Le jugement populaire ne s’y trompe pas. Aussi font-ils un mal considérable au Nationalisme avec lequel ils sont fréquemment confondus. Ils font fuir les éléments sains et tarissent tout recrutement de qualité. Avec eux, il ne peut être question d’union. Il faut, au contraire, proclamer les différences fondamentales qui les séparent du Nationalisme. Les farfelus doivent être impitoyablement écartés. A cette condition, il sera possible d’attirer des éléments neufs, des partisans efficaces.

Rassemblements et Comités d’Entente.

Même l’O.A.S. avec la dynamique de l’action, avec sa direction unique, ses moyens énormes, et un objectif commun essentiel, n’a pas réussi à fédérer en Métropole les partisans de l’Algérie Française. Comment penser que ce rêve pieux, aussi vieux que l’opposition nationale, pourrait se réaliser dans l’avenir avec des conditions infiniment moins valables ? Les rassemblements et les fronts ont un seul but : profiter à ceux qui les organisent ou les contrôlent. Le front populaire favorisera les communistes, comme le regroupement national servit Soustelle. Les autres participants sont des dupes. Proposés par les notables, les rassemblements et comités d’entente ont le plus souvent un but électoral. Ils procurent à bas prix des colleurs d’affiches, des équipes de service d’ordre ; ce sont d’excellentes pompes à finance. La période électorale close, le rassemblement est placé sous somnifère en attendant une nouvelle occasion d’exploiter l’inaltérable crédulité des « nationaux ».

A la première difficulté sérieuse, par exemple une décision à prendre sur un événement controversé, le front explose et chacun reprendre sa liberté. Le rêve a vécu. Le combat politique, tout comme la guerre, est faite de manœuvre : dissimulation, recul, offensive. Il nécessite une totale discipline et une direction unique capable de prendre instantanément des initiatives engageant l’ensemble des forces. Leur composition hétérogène et la diversité de conception de leurs dirigeants interdisent aux rassemblements de se plier à ces lois ; ils sont donc voués à l’opportunisme et à la désintégration.

Comment imaginer qu’un troupeau incohérent où dominent les bavards, les arrivistes et les farfelus, que minent les querelles clans et de personnes, soit capable de lutter contre la force supérieurement organisée du régime ? Il est vrai que tel n’est pas le but des notables « nationaux ». Cette forme d’action est définitivement condamnée par l’expérience. La tactique du front ne saurait être envisagée sans une puissante organisation Nationaliste capable de lui imprimer son élan et de lui imposer sa ligne politique.

Organisation monolithique et disciplinée

Le travail de ces dernières années fut accompli par de petites équipes, voire des isolés. Ces noyaux étaient composés de militants véritables, éduqués, sûrs, compétents. Avec des moyens infimes, mais de la ténacité et de l’imagination, ils furent les artisans de tous les succès partiels enregistrés dans la lutte.

La preuve est faite que cinq militants valent mieux que cinquante farfelus. La qualité des combattants, est, de loin, préférable à leur quantité. C’est autour d’une équipe minoritaire et efficace que la masse se rassemble, pas l’inverse. Que les mouvements révolutionnaires soient des minorités agissantes ne signifie évidemment pas que tous les groupes minoritaires soient, pour autant, révolutionnaires. C’est une excuse trop facile pour la médiocrité de certains. Les minorités agissantes ne sont pas des sectes stériles, elles sont en prise directe sur le peuple.

Destinée au combat, l’Organisation Nationaliste doit être une, monolithique et hiérarchisée. Elle sera formée par le groupement de tous les militants acquis au Nationalisme, dévoués et disciplinés. Leur âge, pas plus que leur milieu, n’a d’importance. Qu’ils soient étudiants ou paysans, ouvriers ou techniciens, ces militants seront dans tous les milieux les propagandistes et les organisateurs de la révolution.

Suivant les circonstances, leur action sera apparente ou non. Ses aspects lui permettront d’assurer la pénétration généralisée de l’Organisation Nationaliste, jusques et y compris dans les rouages du régime.

Complot ou action populaire – En retard d’une guerre

L’exemple des complots gaullistes, du terrorisme systématique du F.L.N. ou de l’I.R.A. en Irlande, a séduit nombre de « nationaux ». Il est plus facile de copier le passé que d’imaginer l’avenir. L’anachronisme en politique, comme dans le domaine militaire, est une certitude de défaite : on ne refait pas une guerre de position à l’époque des blindés. Certaines images ont causé le plus grand mal dans le passé. La guerre d’Espagne, l’insurrection nationale de 1936 autour de l’armée. Le 13 Mai et le pseudo-soulèvement militaire. L’appel aux soldats, cher aux « nationaux ».

L’armée française est l’une des composantes du régime ; ses chefs ont été soigneusement choisis pour leur soumission intéressée, ses cadres sont en majorité de simples fonctionnaires, mais pas l’armée avec un grand « A ». Celle là serait tout juste bonne à épauler une entreprise de replâtrage du régime. C’est par manque de confiance en soi et par refus de l’effort que les « nationaux » se sont déchargés de leur responsabilité sur l’espoir aveugle d’imaginaires complots militaires. C’est une lâcheté intellectuelle, une fausse excuse pour échapper aux patientes et difficiles tâches du militant.

Mille cadres révolutionnaires

Un consentement populaire, pas plus qu’une action de rue, n’est suffisant pour assurer le succès de la révolution dans une société techniquement développée. Pas de pouvoir sans le contrôle, par l’intérieur, des rouages techniques qui assurent le fonctionnement d’un Etat moderne. L’extrême complexité de la Haute-Administration, son pouvoir occulte, sa colonisation par la caste des technocrates, en font un monde à part, étanche et tout puissant. Seule la présence dans ces rouages de cadres révolutionnaires, même en nombre très limité permettra de la neutraliser et de la plier à la volonté nationaliste. Certains services publics d’intérêt vital pour le fonctionnement du pays, noyautés par les technocrates et les communistes, entrent dans le même cadre de préoccupations.

A ciel ouvert, porte-étendard du Nationalisme, le mouvement politique proprement dit aura pour tâche de parler publiquement au peuple et de le gagner. Il utilisera, suivant les nécessités de l’heure, tous les moyens légaux de propagande d’action. Bâti sur un corps hiérarchisé de cadres et de militants éduqués, organisés sur une base cellulaire, à la fois territoriale et professionnelle, il sollicitera des adhésions massives.

En liaison ouverte ou non avec le mouvement politique, des « bases » seront progressivement organisées. Comme cela fut expliqué plus haut, les « bases » ont pour but la prise en main et le contrôle d’un milieu déterminé par une action tant sociale que politique, les adversaires étant éliminés et les neutres absorbés. Ce travail pourra donner naissance à des associations diverses adaptées au milieu visé. Il reposera entièrement sur des cadres Nationalistes spécialisés et capables d’en assurer l’organisation.

Pénétration dans les rouages de l’Etat, mouvement politique, bases populaires seront les branches principales de l’Organisation Nationaliste. Elle sera donc bâtie sur un corps de cadres hiérarchisés, spécialisés, présents dans toutes les organisations sociales, rattachés à une direction centralisée à forme collégiale. L’organisation sera ainsi capable d’orchestrer la même campagne dans tout le pays et sous tous les aspects. Elle sera capable de manoeuvrer avec discipline et promptitude dans la bataille. Cadres et militants seront dans le peuple comme le levain dans la pâte. Mille cadres révolutionnaires d’élite donneront au Nationalisme la victoire.

A l’échelle de l’Occident – Un poumon extérieur

Pendant toute la période qui suivit le 22 Avril 1961, l’action en faveur de l’Algérie Française reçut un soutien permanent et actif de différents groupes à tendance Nationaliste d’Europe et même des Etats-Unis. Pour la première fois, une solidarité effective unit les Occidentaux par-dessus les frontières. Les moyens de propagande de ces groupes furent mobilisés afin d’appuyer l’action menée en France. Journaux, brochures, conférences, réunions, manifestations, comité de soutien adoptèrent un même mot d’ordre repris dans toutes les langues.

Plusieurs Nations devinrent, en quelque sorte, des poumons « extérieurs » de la résistance française, lui permettant de reprendre souffle. Des groupes de travail s’installèrent. L’hébergement des partisans traqués fut organisé. Le régime comprit le danger. Il intervint sur le plan diplomatique pour que cesse l’appui aux combattants français et pour que soient réprimés les actes de solidarité.

Solidarité et orchestration

Face au complot permanent des régimes libéraux et de l’organisation communiste internationale, les Nationalistes d’Occident doivent, non seulement persévérer dans cette voie, mais accroître l’action et perfectionner la méthode. Les militants d’une Nation Europe doivent trouver à l’extérieur de leurs frontières un support de propagande qui explique leur combat, exalte leur courage, dénonce la répression et les sévices dont ils sont victimes, éveille le sentiment d’un combat commun des peuples européens pour leur survie contre ceux qui veulent les asservir.

L’élargissement de ces initiatives doit permettre une véritable orchestration autour d’un thème central très simple : lutte contre le communisme et contre tout ceux qui le favorisent. Par des canaux très différents : presse, cercles d’étudiants, syndicats, parlementaires, mouvements politiques, association culturelles, anciens combattants, organisation de jeunes, comités d’intellectuels, une vigoureuse contre-attaque pourra être menée contre les entreprises soviétiques et ceux qui les appuient indirectement. Tel événement susceptible de démontrer la collusion du régime libéral et du communisme, tel autre capable de soulever l’indignation populaire, pourront être immédiatement montés en épingle, partout et au même moment. Un organisme coordinateur laissant à chacun sa liberté d’action devra recueillir les informations et les diffuser aux fins d’exploitation.

Un sang nouveau

L’entrée de la jeunesse dans le combat politique, l’influence des luttes menées en France, les problèmes neufs, ont accéléré le besoin d’une nouvelle définition de l’idéologie Nationaliste comme doctrine de la Jeune Europe. De nombreux contacts, des échanges d’idées, des conférences communes ont montré une convergence des conceptions chez tous les militants européens.

Les dernières années, qui sont une source incomparable d’enseignements pour les Nationalistes de France, apparaissent au même titre comme une expérience unique offerte aux Nationalistes d’Europe. Là se forge une méthode adaptée aux nouvelles conditions de lutte. Dans la critique positive entreprise par les militants français, les combattants européens trouveront les leçons qui guideront leur action.

Pour Commencer

Pour commencer, il faut créer les conditions d’une action nouvelle, populaire et résolument légale. Dans cette perspective, les dernières séquelles de l’O.A.S., qui sont désormais un atout puissant du régime, doivent être éliminées parce que néfastes. Il importe de développer partout et à tous les échelons la critique positive de l’action antérieure, de travailler collectivement à la nouvelle définition du Nationalisme. Il faut parler, écrire, s’expliquer, demander l’ouverture de la presse d’opposition nationale à ce travail. Toutes les occasions doivent être saisies et les travaux personnels doivent être inspirés par ce souci et ce besoin.

L’action de propagande doit être poursuivie afin de maintenir la présence et l’explication permanente du Nationalisme. Pleurer le passé ou pratiquer une politique de ressentiment serait allé à l’encontre du but poursuivi. La responsabilité de l’abandon de l’Algérie incombe, non au peuple trompé, mais au régime et aux politiciens (civils et militaires) qui dirigent le combat « national ». Parallèlement, il faut maintenir le contact avec tous les partisans sincères. Aider ceux qui sont éprouvés. Etre activement présents auprès de nos compatriotes réfugiés d’Algérie et ne pas laisser l’initiative aux seules forces du régime.

Cette période transitoire doit être mise à profit pour un travail en profondeur afin de préparer l’heure où les militants, autrefois dispersés, se réuniront afin de mettre sur pied l’Organisation Nationaliste, définir son programme et engager le fer. Non, les complots ne résolvent rien, ils sont néfastes. Les comploteurs ressemblent à ces vieilles filles qui se réunissent pour épancher leur bile et leurs sentiments venimeux. Comploteurs de salon ou terroristes, ils se coupent eux-mêmes de leurs compatriotes. Ils prennent une mentalité d’incompris, deviennent hargneux et le ressentiment les domine. Ils s’écartent ainsi définitivement du Nationalisme et de la victoire.

Le révolutionnarisme

Ce ne sont pas les moyens utilisés, mais les buts qui caractérisent une organisation révolutionnaire. Les moyens, eux, ne dépendent que des circonstances. Ainsi, le parti bolchevik usa de l’illégalité et de la violence, tandis que le parti national-socialiste, autre organisation révolutionnaire, utilisa les seuls moyens légaux pour conquérir le pouvoir. L’outrance dans l’expression, les promesse d’Apocalypse n’ont jamais fait avancer le Nationalisme d’un pas, au contraire. L’adversaire y trouve des arguments faciles, le peuple se détourne d’hommes qui se présentent comme des fous dangereux, les partisans se découragent ou se déforment à leur tour.

Le révolutionnarisme caricatural, dans les propos, les attitudes et l’action, est l’ennemi de la révolution. Ce sont surtout les jeunes éléments qui doivent s’en méfier. Revêtir un déguisement baptisé uniforme, confondre le sectarisme avec l’intransigeance, afficher une violence gratuite sont des pratiques qui relèvent de l’infantilisme. Certains y trouvent l’exaltation d’un romantisme morbide. La révolution n’est pas un bal costumé ni un exutoire pour mythomanes. L’action révolutionnaire n’est pas l’occasion de surenchère au purisme.

Des bases dans le peuple

L’action a pour but d’éclairer le peuple intoxiqué par la puissante propagande du régime, de lui proposer l’idéal nationaliste et de l’organiser pour vaincre. C’est pourquoi la priorité est à la propagande. Portant sur la masse, cette action doit être rigoureusement légale. Le travail dans le peuple n’est pas un privilège du communisme. Il nécessite seulement une méthode adaptée. Pénétration systématique et patiente, elle revêtira les aspects les plus variés. Le mécontentement des travailleurs d’une entreprise contre les syndicats officiels, la révolte des mal logés d’un quartier, la concentration des réfugiés d’Afrique du Nord dans un H.L.M., une ouverture dans une fédération locale d’exploitants agricoles, une corporation d’étudiants, le renouvellement des mandats d’une municipalité favorable, un centre d’instruction de l’armée, une école professionnelle, voilà au hasard autant d’occasions de constituer progressivement, avec persévérance et une parfaite adaptation au milieu, des « bases » nationalistes. L’instituteur, l’ingénieur, l’officier, le syndicaliste, militants Nationalistes, seront chacun dans leur milieu, les organisateurs possibles de ces « bases ».

L’organisation de telles bases en milieu populaire implique une spécialisation du travail et la concentration des efforts de tous sur les quelques points choisis après une analyse poussée des chances et des moyens à employer. Mieux vaut contrôler dans toute la France une seule entreprise, une seule municipalité, une seule faculté que de déployer une agitation généralisée sans prise sur la masse. Ces points forts du Nationalisme deviendront par l’exemple ses meilleurs atouts de propagande. Ils seront des écoles de militants et d’organisateurs qui, à leur tour, poursuivront le travail dans d’autres milieux.

C’est une action de longue haleine sans gloire et sans panache. C’est une action de fourmi. Mais, seule cette action se révélera efficace.

Artisanat ou efficacité – L’artisanat

A l’origine du combat Nationaliste, l’éparpillement des initiatives et la faiblesse des moyens initiaux avaient concentré sur un très petit nombre de militants la totalité des tâches. Ce qui était nécessaire lors d’une première étape devient catastrophique quand l’organisation se développe. Quelques hommes-orchestres sont écrasés par d’innombrables activités, toutes aussi nécessaires les unes que les autres. Autour d’eux, on prend l’habitude de s’en remettre à eux pour tout. De crainte de voir une tâche médiocrement exécutée par un nouveau titulaire, l’homme orchestre continue à tout faire par lui-même. L’esprit d’initiative disparaît et, avec lui, le goût de l’action. Des militants de valeur se voient relégués au rang de manœuvre ; ils perdent leur foi et leur dynamisme.

A ce stade artisanal, tout le monde doit savoir tout faire et personne n’est chargé en propre de rien. Les aptitudes personnelles des militants sont ignorées. Le travail artisanal entraîne une extraordinaire perte d’énergie et de qualité. Ainsi a-t-on vu un excellent journaliste économique, très introduit aux Etats-Unis, chargé de répartir des circulaires de l’O.A.S. dans les bureaux de poste. Il fut arrêté au cours d’une des ces opérations que de jeunes partisans, lycéens ou autres, auraient pu accomplir à sa place, alors que personne ne pouvait le remplacer dans sa spécialité où son utilité aurait dû apparaître évidente.

L’homme-orchestre débordé comme le militant inutilisé se rejoignent dans un même sentiment d’inefficacité et de dégoût. L’un et l’autre ont conscience de tourner dans le vide. Les militants éprouvés sont en nombre suffisant pour que la future Organisation Nationaliste se refuse au travail artisanal qui entraînerait son asphyxie.

Division du travail et centralisation

La variété des activités de l’Organisation, la diversité des milieux qu’elle doit pénétrer, le caractère à la fois apparent et non apparent de la lutte, imposent une division du travail qui doit aller, dans certains cas, jusqu’au cloisonnement. Ce fractionnement par branches d’activités confiées à des responsables éprouvés s’accompagne logiquement d’un commandement unique et centralisé au sommet.

A l’intérieur de chaque branche d’activité, la division du travail et la spécialisation des membres doivent être également pratiquées. Les organisations locales doivent pouvoir se consacrer avec le maximum d’efficacité à l’action, la centralisation et la spécialisation des tâches doivent leur en donner la possibilité. Pour prendre un exemple, celui de la propagande, capable de fournir rapidement un matériel adapté aux groupes locaux, que les initiatives artisanales impuissantes à lutter contre la propagande adverse.

Par ses militants, L’Organisation doit être présente partout, y compris chez l’adversaire. La présence de militants dans certains rouages économiques ou administratifs peut être d’une utilité infiniment supérieure à leur participation comme simples manoeuvres aux activités d’un groupe d’action. La lutte n’est pas une dans ses formes. C’est pourquoi la division du travail doit être également appliquée à l’échelon des organisations locales. Les membres doivent être des éléments actifs du travail commun, responsables de tâches précises et non de simples exécutants. A cette condition, des militants efficaces, des organisateurs, des cadres se formeront.

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Alain Soral – janvier 2013, la contre analyse

Je continue, après mes questions restées sans réponses (ou presque) que l’on peut lire ici ou. Parce que décidément, cher Soral, vos vidéos sont passionnantes à plus d’un titre, c’est d’ailleurs les seules vidéos vraiment intéressantes du web. Et puis, parler de vos vidéos c’est aussi parler de l’actualité, d’une pierre deux coups, c’est parfait. Vous savez, j’ai 20 ans de moins que vous, pourtant vous me faites vraiment penser à moi il y a 10 ans de cela… Voyons votre vidéo du mois de janvier 2013.

D’abord, bravo pour la pédagogie, on voit que vous ne vous adressez pas à des intellectuels. Je n’aurais pas votre patience pour tout expliquer comme vous le faites. C’est l’air des temps modernes.

canapé

1- Le bon Soral

  • Vous nous dites, sur l’euro

« L’oligarchie ne lâchera pas l’euro. »

Enfin quelqu’un qui a compris la manœuvre, je vous félicite ! Jusque là, seul Asselineau l’avait compris, tandis que partout, tout le monde parle de l’effondrement de l’euro… ce qui est impossible depuis que le MES à été entériné.

  • Vous nous dites sur Torreton,

« Phillipe Torreton est le con du mois »

Rien à ajouter

  • Vous nous dites sur Depardieu,

« Soutien à Depardieu, malgré tout »

J’applaudis. Même si vous parlez de « C’est assez Torreton dans l’esprit de piétiner des morts« … Depardieu appréciera.

  • Vous nous dites sur le mariage pour tous,

« Le mariage pour tous c’est intéressant parce que c’est quelque chose qui ne correspond pas à de l’électoralisme […] c’est vraiment une injonction de l’oligarchie mondialiste pour nous amener à une autre société, à marche forcée. »

Ça mange pas de pain, c’est vrai, tout le monde est d’accord ou presque, ça coute rien… on est d’accord. Soit dit en passant, le mariage pour tous ne se fait pas au nom de la liberté comme vous le dites, mais au nom de l’égalité… comme l’enseigne la franc-maçonnerie et comme le dit le nom de votre site web.

  • Vous nous dites sur la liberté à outrance,

« Le marquis de Sade a parfaitement compris ce qu’était la liberté poussée jusqu’au bout. »

Vraiment, c’est juste magnifique. Enfin quelqu’un qui reprend les analyse de la République de Platon sur la liberté promut comme licence. 100% d’accord.

  • Vous nous parlez de René Shérer

Merci, je connaissais pas… sa bio sur wiki vaut le coup d’œil.

  • Vous nous dites sur le CDI

« Le marché mondiale nous implique [impose ?] de déréguler encore plus et de flexibiliser encore plus sinon ça va être encore pire. »

Tout-à-fait, rien de nouveau sous le soleil. FORTUNE nous informe de cela depuis déjà plusieurs années (vous savez, ceux que vous appelez les « planqués du web« ).

  • Vous nous dites sur les syndicats

« Les syndicats font leur boulot de sociaux-traitres »

Là encore, c’est vrai… ça fait longtemps qu’on le sait, mais c’est bien de le dire. J’avais d’ailleurs écris un truc à ce sujet à propos de la réforme des retraites où il s’agissait de s’aligner sur les réformes ultra-libérales chinoises.

  • Vous nous dites sur le Mali,

Tout ce qui se passe en ce moment en Afrique Centrale, Mali mais aussi Soudan, Niger, etc. est la conséquence de la déstabilisation, de la destruction de la Lybie de Khadafi.

Que dire ? Je crois qu’on l’avait tous compris, je l’ai même entendu dire par des auditeurs de France Inter… Mais c’est toujours bien de le répéter. D’ailleurs, je l’avais dit à Khadafi: si tu sautes c’est parce que tu lutte contre l’islamisme. Dictateur, mais pas très futé quand même Mouhammar… Morsi l’a bien compris. Sur le fait que la déstabilisation de l’Afrique (où la France fait le sale boulot avant d’être mise à la porte) pour donner les pleins pouvoirs à l’empire dans l’espoir de contrebalancer la Chine, tout est juste. Cela a été révélé il y a déjà 6 ans par le général américain 4 étoile, Wesley Clark. Mais c’est bien cher Soral de relayer l’info.

  • Un très bon point, vous parlez de l’affaire Allègre, du gendarme Roussel et de Dominique Baudis. Dommage que vous n’ayez pas parlé du livre du gendarme Roussel. Voilà qui est fait:
Roussel

Cliquez pour commander

  • Vous nous parlez d’une montée en puissance de guerre locales larvées:

Ce qui va amener à une guerre mondiale de basse température […] qui est en dernière instance le salut de la banque.

Oui, c’est tout-à-fait vrai. On le sait depuis longtemps puisque la chute de la Yougoslavie fut le laboratoire de ce qui se passe ici. Pour s’en sortir, il faut lutter sur deux points: l’indépendance et l’esprit de corps du peuple français.

  • Vous nous dites sur Charlie Hebdo,

[l’effondrement du nombre de lecteurs des journaux] oblige par ailleurs les actionnaires majoritaires qui possèdent et Libé et Charlie Hebdo d’incendier eux-même les locaux de Charlie Hebdo, c’est pour ça qu’on trouvera jamais les incendiaires.

C’est une accusation grave que je n’ai vu nul part. Si c’est vrai, c’est énorme.

2- Le Soral qui veut le beurre et l’argent du beurre ou le deux poids deux mesures

  • Vous nous dites, sur les droits de l’homme

« Les droits de l’homme sont le fer de lance de l’impérialisme et du colonialisme […] ça c’est la gauche maçonnique […] C’est la négation des société différentes, des sociétés traditionnelles […] quand j’entends parler des droits de l’homme je sors mon révolver. »

Vous avez grandement raison. Mais sachez que les droits de l’homme c’est aussi l’abandon du droit du sang pour le droit du sol, c’est aussi l’intégration républicaine de tout être humain à la communauté nationale quelque soit sa race, sa culture et sa religion. Là aussi vous sortez votre révolver ? Étrangement, non, au contraire, puisque vous dites:

Je ne suis pas racialiste.

C’est votre choix. Sachez tout de même, vous qui vous prétendez le pourfendeur des sujets interdits qu’il s’agit là pourtant de l’ultime sujet tabou sine die de tout débat. Vous nous dites qu’avant la seconde guerre mondiale, comme le dit le CRIF lui-même, la majorité des gens étaient plutôt antisémites… c’était aussi vrai pour la question de la race. Je vous invite à ce propos de regarder ceci ou cela… Le droit du sol en découle directement et se trouve aussi être l’enfant des lumières et de la révolution française… Le tabou de la question est aussi entretenu par les mêmes pour promouvoir le métissage. Si vous y êtes opposé vous devriez être pour le droit du sang, mais non. Même chez Etienne Chouard, on soulève très légèrement la question: « Qui est le peuple ?« . Petites réflexions pas inintéressantes. Je citerais en outre JM Lepen:

Les apprentis sorciers qui ont le projet de détruire les nations pour construire le rêve cauchemardesque du village global, l’utopie d’un monde égalitaire [et réconcilié ?] mais où tout de même il y aurait des gens plus ou moins égaux, sans différence de races, mais il y en aurait quand même qui aurait le droit de se maintenir dans leur intégrité tandis que d’autre seraient vivement invité à se métisser.

On a compris le camp pour lequel vous avez pris position, cher Soral, celui des droits de l’homme métissé, quoi que vous en disiez. Au fait, Le Pen est donc « philosémite » ??? Pourquoi pas sioniste ? Je pouffe.

  • Vous nous dites à propos du Christ,

« Le christ est l’antisémite en chef »

Pourquoi pas. Mais vous nous dites aussi que le judaïsme est une religion post-chrétienté. Peut on être contre quelque chose qui n’existe pas encore ?

  • Vous nous dites, sur comment sortir de la crise par comparaison avec les années 30,

« Ça va faire grincer des dents quand on verra quel était le modèle économique qui a trouvé toutes les solutions pour sauver ce que ni le New Deal a réussi a sauver, ni la planification stalinienne, ni le front populaire français. […] Seule une révolution nationale-socialiste nous permettra de sortir de cette crise. »

Le National-socialisme a effectivement, en l’espace de quelques années, réussi un exploit considérable en sortant l’Allemagne des ténèbres économiques, en donnant de l’emploi à tous, et en fournissant des mesures de protections sociales exemplaires aux allemands qui avaient été placés sous la botte des élites financières cosmopolites après leur défaites de la première guerre mondiale. Pourtant, vous vous contredisez encore (le contraire aurait été surprenant) en disant,

« On connait très bien les solutions pour sortir de la crise: […] protectionnisme européen. »

Vous êtes donc europophile ?? Tout comme Jean-François Kahn, que vous considérez « relativement honnête » ? Ou peut être fédéraliste-socialiste, c’est-à-dire international (plusieurs nations) socialiste ? Cela existe déjà l’internationale socialisme vous savez, vous devriez y adhérer. J’en tombe des nues… car proposer un protectionnisme européen, c’est par opposition passer sous silence le protectionnisme national. Pourtant, la plus grosse concurrence au niveau de l’emploi provient bien des pays européens. Petit exemple parmi tant d’autres: Hausse de 60% des travailleurs européens en Auvergne payés au salaire portugais: 610 euros par mois. Merci l’Europe et vive le protectionnisme européen… surtout, cerise sur le gâteau, lorsque vous parlez de,

L’alliance impériale anti-nationaliste

C’est une auto-quenelle ? Un nouveau concept.

  • Vous nous dites que le processus de domination judéo talmudique prévoit:

« La destruction de Rome, c’est-à-dire la destruction de l’église catholique et de l’occident. »

les documents que vous présentez pour étayer cette affirmation sont très convaincants. Quel dommage que vous passiez sous silence la même volonté portée par l’islam, comme on a put le comprendre entre autre en France au Bourget par les membres de l’UOIF ou l’entendre ailleurs sur la télé égyptienne… Deux poids, deux mesures.

  • Vous nous dites sur la suppression du père Noël:

« Au nom de la laïcité il faudrait enlever les sapins de Noël […] et on voit un peu partout au moment de Noël des chandeliers à sept branches fleurir dans l’espace publique alors qu’on nous interdit les sapins […] pour fêter une fête religieuse qui s’appelle Hanouka. […] Il est scandaleux que des chandeliers à sept branches fleurissent dans l’espace publique. […] Dans l’espace publique c’est intolérable, c’est une atteinte aux droits de l’homme, c’est une atteinte  l’égalitarisme républicain… »

C’est vrai que la nation française ne reconnait aucun culte, vous avez tout-à-fait raison. Soit dit en passant, il y a donc les bons droits de l’homme et les mauvais droits de l’homme ? Un peu comme le bon chasseur et le mauvais chasseur ? Mais là encore, vous passez étrangement sous silence le fait que le président Hollande qui ne souhaite pas de joyeux Noël aux chrétiens, souhaite une bonne fin de Ramadan (Aïd-el-Fitr) aux musulmans… une volonté judéo-maçonnique peut être ? Et que pensez-vous pour la même occasion de la nuit du Ramadan financée par la mairie de Paris ? Vous nous dites,

« Chaque année, ils en demandent et en obtiennent un peu plus » (la preuve par l’image):

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Vous nous dites aussi,

« Au nom de la laïcité on a la prise du pouvoir du monde juif sur la France […] Et bientôt, on aura plus que des symboles juifs, et notre calendrier sera entièrement soumis à Pessah, Hanouka, Rosh hashana, etc. » (la preuve par l’image):

image2

Vous voyez, même Delanoé en donne a tout le monde, vous ne devriez pas en favoriser certains au détriment des autres, ça ne fait pas très « égalité et réconciliation ». Deux poids, deux mesures…

  • Vous nous parlez de « TOP journaliste »,

J’ai été sorti de manière malhonnête et trompeuse de ce palmarès alors que j’étais le premier et de très loin. […] Je vous intime l’ordre de me remettre dans votre palmarès.

Bon, j’ai failli sortir mon kleenex. Le monde est d’une rare injustice à votre encontre, je compatis.

3- Le Soral à coté de la plaque:

  • Vous nous dites, sur l’incohérence du système

Il y a une schizophrénie totale du système, ou le  système nous prend totalement pour des imbéciles, c’est qu’aujourd’hui ils combattent au Mali ce qu’il ont sponsorisé hier en Lybie et ce qu’ils sponsorisent encore en Syrie.

Oui, tout cela n’est que du bon sens. Mais c’est quoi déjà qu’ils ont sponsorisé en Lybie et en Syrie ? le bouddhisme ? « Mon travail c’est d’avoir une analyse cohérente« … Pourtant, vous reprenez exactement le même argument que les médias de masse (que vous prétendez être incohérents) puisque selon vous, il y a les bons (modérés) et les mauvais musulmans (salafisme-fucking). C’est dommage que les mauvais sont ceux qui appliquent le Coran à la lettre…

  • Vous nous dites, sur les conflits religieux

La manipualtion ethico-religieuse est de nous faire croire que c’est une guerre entre musulmans et non-musulmans.

Ça fait 1400 ans que l’islam rêve de conquérir Rome, ça n’est donc pas nouveau. Certes, il y a manipulation, mais pas celle que vous prétendez. L’islam est un outil qui est utilisé pour ce qu’il est, ni plus ni moins. Les islamistes sont armés pour qu’on les combattent, c’est indubitable. Mais à quoi servirait d’armer les adeptes d’une secte pacifique ? A rien. L’islam n’a pas été choisi par hasard, soyez en convaincu. Votre islamophilie cache quelque chose de plus profond…

  • Vous nous dites, sur la libanisation de la France

réconciliation nationale des shiites et des chrétiens pour ne pas tomber dans le piège et la manipulation sioniste […] Les libanais comprennent très bien ce qui se passe en France en ce moment, parce qu’on est en train de libaniser la France à toute force. On a créer des tensions ethnico-religieuse pour pouvoir contrôler la France en la déstabilisant et régner par le chaos. Nous sommes dans la période pré-75, où la tension monte et les imbéciles, les gens manipulés, les gens en colère, les gens naïfs vont au conflit ethnique sans se rendre compte que tout le monde à y perdre sauf ceux qui tirent les ficelles par derrière, alors qu’au Liban ils sont passés de l’autre coté, ils ont vécu ce déchirement, cette guerre civile, cet effondrement et ils essaient de ne pas retomber dans le piège, malgré les manipulations actuelles.

C’est une analyse très séduisante, mais malheureusement bien tronquée et assez pauvre. Il se trouve que j’ai la chance aussi de connaître quelques libanais… Ce qu’ils m’ont dit n’est pas tout à fait ce que vous nous expliquez. Tout d’abord, la situation du Liban est bien différente. Petit récapitulatif que vous devriez lire:

[source] Au moyen age, les minorités rejetées par l’islam de l’empire Ottoman se sont retrouvées au Liban. Elles y vivaient dans la bonne entente. On y trouve notamment les druzes – musulmans qui rejettent la charia et sont ainsi eux-même rejetés de beaucoup de musulmans (Les druzes se sont d’ailleurs opposés de longue date à l’impérialisme musulman des turks). On y trouvait aussi des grecs orthodoxes, des arméniens et les chrétiens maronites. Contrairement à la France, homogène religieusement, le Liban a donc été de longue date le creuset de minorités religieuses oppressées parce que tolérantes face à l’empire musulman turc intolérant. Les sunnites étaient eux, très largement minoritaires. Donc votre comparaison entre la France et le Liban est déjà bidonnée dès le départ.

A partir du milieu XVIIIème siècle, les maronites (chrétiens) possédaient une majorité démographique confortable, eux qui se prétendent d’ailleurs les descendants des phéniciens de l’antiquité (donc les autochtones), contrairement aux musulmans aux racines étrangères. La population était alors d’environ un peu plus de 60% de chrétiens pour un peu moins de 40% de musulmans.

Par la suite, le Liban eut un statut préférentiel, car l’oppression de l’impérialisme musulman turc (service militaire, taxes et impôts) s’allégea quelque peu grâce à l’appui des nations occidentales qui étaient à l’époque dans leur phase d’expansion coloniale. A la fin du XIXème siècle, les chrétiens représentent près de 80% de la population libanaise… C’est le début de la période faste pour laquelle on attribuera le nom de « Petite Suisse du Proche Orient » au Liban.

Ensuite le rapport de force n’a fait que s’inverser. En cause, l’immigration, et notamment celle qui a déferlé de Palestine après la création d’Israël, un peu comme celle qui a déferlé en Europe après L’Irak, le Kossovo et aujourd’hui la Lybie et la Syrie. Et puis, il y a aussi un différentiel important dans le taux de natalité (Une enquête de 1959 montre par exemple un taux de natalité de 125‰ pour les chrétiens et 210‰ pour les musulmans). Résultats des courses, aujourd’hui, le rapport de force s’est inversé: 40% de chrétiens et 60% de musulmans… Les musulmans ne sont d’ailleurs plus les druzes pour la grande majorité, mais les bons soldats sunnites et chiites de l’impérialisme islamique. De là à dire qu’il y a un lien de cause à effet avec la situation du Liban…

Pour finir, une fois n’est pas coutume, je laisserais la parole au Sénat (qui ne fait pas que de la merde). Juste pour montrer que ce qui se passe au Liban, vient surtout de l’immigration et en particulier de l’immigration musulmane… les libanais, ce qu’ils pensent c’est qu’on devrait surtout ne pas faire la même erreur qu’eux et faire un peu de ménage à la maison par la méthode du coup de balai (mais cela vous a probablement échappé lors de votre séjour au Liban).

La paupérisation de la société est aggravée par la présence accrue de travailleurs immigrés qui acceptent des rémunérations moins importantes que les Libanais (environ 100 dollars par mois).

La baisse de la fécondité aidant, notamment dans les communautés chrétiennes, le nombre des travailleurs immigrés peut être estimé à 800 000 personnes : des Syriens (en particulier pour des travaux agricoles) ou des Egyptiens, mais aussi des Srilankais ou des Philippins.

La population immigrée, qui ainsi représente près du cinquième des Libanais, est le produit d’un nomadisme professionnel, facilité par la perméabilité de la frontière syro-libanaise.

Pour l’essentiel, les flux migratoires ne sont pas maîtrisés, car, si la carte de travail est en principe requise, les contrôles de l’administration sont quasiment inexistants.

Terre de passage et d’invasion, le Liban est devenu un pays d’immigration où la présence massive de travailleurs syriens consolide l’interpénétration, l’osmose entre la Syrie et le Liban. Certains ont pu même parler de  » colonisation  » du Liban, dans la mesure où ces nouveaux arrivants auront la tentation de s’y installer définitivement.

Finalement, ce que vous dites, on l’entend tous les jours sur France Inter: Vous passez sous silence l’immigration musulmane incontrôlée en France comme au Liban et affirmez qu’il n’y a pas de problèmes entre l’islam et la civilisation occidentale, mais seulement entre les extrémistes de chaque bord… Soral, France Inter, même combat ? Pour l’anecdote, tapez « France Inter 99 » sur google.

  • A propos de votre pote, le général Michel Aoun à qui vous avez rendu visite

…celui qui tend la main à Nasrallah. Pour bien comprendre votre duplicité (ou votre ignorance), revenons sur un fait historique. Comme le dit Thierry Meyssan, Le meurtre du premier ministre libanais Harriri a été suivi de près par les israëliens. Son meurtre a été utilisé à l’époque, entre autre, pour renverser le gouvernement syrien (et maintenant l’Iran) en l’accusant d’être le commanditaire du meurtre… et en organisant une grand messe judiciaire internationale qui a lamentablement capotée en 2006. C’était le projet atlantico-sioniste. Or que dit Aoun ? Il prétend que se sont bien les syriens qui sont derrière le coup, comme un bon petit soldat sioniste.

Ce qui est drôle, c’est surtout durant la guerre contre l’Irak. Hafez el-Assad baisse son froc et s’allie aux ricains. Les ricains lui laissent les mains libres pour envahir le Liban… Aoun est exfiltré par la DGSE (on ne sacrifie pas un pion si précieux). Après 15 ans d’exil en France, sa carrière politique est terminée. Pourtant, il revient sur le devant de la scène. Commandité par qui ? Financé par qui ? Les mouvements de résistance, c’est un peu comme la carte cachée dans la manche du tricheur, il la sort au moment opportun. Aoun fonda le CPL en 1992 pour s’opposer à la Syrie. Comme toujours, les mouvements de résistances sont mis en sourdine jusqu’à ce que le système ait besoin d’eux… C’est ainsi qu’Aoun reprend du service en 2005 en s’alliant avec les anti-syriens… les pièces du puzzle s’emboitent, l’agenda est parfais. Vous, Soral, le grand stratège, vous n’y voyez rien ?

  • Maurice Gaudelier,vous ne comprenez pas ce que dit ce type ? C’est pourtant énorme:

« La loi efface père et mère pour mettre « parent », et cet englobant parent, c’est une abstraction […] le mot parent va non seulement effacer la différence des sexes, mais effacer la différence des générations, on évolue. »

C’est incroyable que vous n’ayez pas bondi à ces paroles ! C’est un pur exemple de novlangue ! Ce type pourrait jouer le rôle de Syme, l’ami de Winston Smith dans 1984. Le gars qui dans le roman d’Orwell, travaillait à la 11ème édition du dictionnaire novlangue dont l’objectif est de réduire le nombre de mots disponible… C’est exactement ce qu’il prétend faire ! Et puis, tout de même, je trouve Gaudelier beaucoup plus clair que vous lorsque vous dites que la vision des Lumières est,

« la négation de l’unité cosmique et de l’harmonie cosmique, la négation de la transcendance authentique »

Vous me faites pensez à la « liberté de pensée cosmique vers un nouvel age réminiscent« . En tout cas, merci vous m’avez fait bien rire.

  • Vous nous parlez de musulmans christianophiles,

« Jamais aucun musulman ne s’en ait prit au symboles chrétiens »

On ne vit pas sur la même planète, c’est sûr… Le web en est rempli, exemples en France ici, ou , ou encore ici, en Bosnie, en Lybie, en Arabie Saoudite… Encore des bouddhistes, très certainement.

  • Sur la réforme de l’islam – l’énorme bourde soralienne

Ce qu’il y a de marrant, c’est que vous n’aimez pas officiellement les musulmans qui suivent le coran à la lettre (salafiste-fucking), on pourrait croire que votre point de vue c’est qu’il y a des passages dans le coran qu’il faudrait donc abroger ou adoucir… (je n’y crois pas, à mon avis y’a pas grand chose à récupérer de cette religion, mais bon, pourquoi pas). Mais non, pour vous:

Les frères musulmans sont des réformateurs de l’islam, donc qui amène aussi au Vatican II de l’islam

Je vous est rarement vu dire quelque chose qui soit autant à coté de la plaque. Les frères musulmans promouvoir la réforme de l’islam ? J’en viendrais presque a ressentir un peu de pitié à votre égard. Sachez déjà que comme vous, Hassan al Banna, le fondateur des frères musulmans est un coraniste et se méfie des hadiths.

Retour historique: un des rares mouvement musulman qui a voulu mettre une petite dose de philosophie et de logique dans l’islam, les mutazilites, furent éliminés consciencieusement et leurs livres brûlés au moyen age… Ils voulaient un peu plus d’humanité dans l’islam, voilà ce qui leur en a couté. Faut dire aussi qu’à partir du moment où les musulmans ont eu le droit de penser, il y a eu pas mal d’apostasies. Il fallu vite faire machine arrière. Le mouvement théologique qui répondit au mutazilisme fut le ash’arisme… Pour eux le Coran n’a pas été créé, il est incréé et parfait. Il ne peut donc pas y avoir de réforme. Ils récusèrent aussi toute tentative intellectuelle humaine de pouvoir comprendre le monde. Or Hassan al Banna est un Ash’ari. Vous racontez donc n’importe quoi. Les frères musulmans n’ont jamais fait et ne ferons jamais la promotion de la moindre réforme en islam. Votre connaissance du sujet laisse vraiment à désirer.

En fait, les seuls à accuser, comme vous, les frères musulmans de bid’ah (c’est-à-dire d’innovation théologique) se sont les va-en-guerre jusqu’au boutisme qui n’acceptent pas de reconnaître la légitimité des urnes et qui pensent que l’on ne peut prendre le pouvoir que par les armes, c’est-à-dire les djihadistes. Soit dit en passant, les frères musulmans n’ont pas vraiment donné de garanties que la démocratie serait toujours d’actualité une fois au pouvoir… Vous avez donc, cher Soral, le même discours que les salafistes djihadistes sur ce point en accusant les frères musulmans de réformateurs. C’est plutôt intéressant. Mais ne vous inquiétez pas, la réforme de l’islam n’aura pas lieu, il sera toujours enseigné:

Ils aimeraient vous voir mécréants comme ils ont mécrus: alors vous seriez tous égaux ! [et réconcilié ? (sic)] Ne prenez donc pas d’alliés parmi eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le sentier d’Allah. Mais s’ils tournent le dos [ne jamais tourner le dos à un musulman]  saisissez-les alors, et tuez les où que vous les trouviez. Sourate An’Nisa, verset 89.

  • Vous nous parlez de l’institut du monde arabe et de son nouveau président: Jack Lang

Il devrait y avoir à la tête de l’institut du monde arabe, un arabisant musulman, c’est le minimum.

Tout d’abord, ne vous inquiétez pas, ça va venir des arabes musulmans à la tête d’institutions publiques. Hormis le fait que l’on s’en fout royal que Jack Lang soit à l’Institut du monde arabe (c’est toujours l’histoire la bande de copains judéo-maçonnique qui squattent le pouvoir et se refilent entre eux les postes juteux), ce qui est intéressant c’est plutôt votre silence quand aux ouvrages djihadistes en libre service et mis à disposition aux frais du contribuables à l’Institut du monde arabe. Voir par exemple, ici, , ici aussi ou encore là. Bon, on dira que c’est un oubli de votre part…

4- L’islamophobe du mois (soignez les tous !)

Je vais donc compléter votre rubrique « L’antisémite du mois » par le volet islam. C’est un peu comme avec le judaïsme, les plus grands penseurs bercés par l’islam sont souvent islamophobes. Cependant, bien souvent pour éviter de se faire lyncher, ils le gardent pour eux. Un peu comme Avérroès qui a du s’exiler, pas même pour avoir remis en cause la doctrine islamique, mais pour avoir fait la part belle à la philosophie. Soral, vous nous dites que,

« On ne peut pas être juif et philosophe, il faut choisir »

En islam, c’est pareil. Voilà donc ce que pensait quelques personnes dont le point de vue peut être intéressant de connaître,

Churchill, premier ministre anglais durant la seconde guerre mondiale:

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« Combien effrayantes sont les malédictions que le mahométanisme fait reposer sur ses fidèles ! Outre la frénésie fanatique, qui est aussi dangereuse pour l’homme que la peur de l’eau pour le chien, on y trouve une terrible apathie fataliste.
Les effets sont patents dans certains pays. Habitudes imprévoyantes, systèmes agricoles aberrants, lenteur des méthodes commerciales, et insécurité de la propriété se retrouvent partout où les adeptes du Prophète gouvernent ou vivent.
Un sensualisme avilissant dépouille la vie de sa grâce et de sa distinction, ensuite de sa dignité et de sa sainteté. Le fait que dans la loi mahométane toute femme, qu’elle soit enfant, épouse ou concubine doive appartenir à un homme comme son entière propriété, ne fait que repousser l’extinction totale de l’esclavage au jour où l’Islam aura cessé d’être un pouvoir important parmi les hommes.
Certains musulmans peuvent montrer de splendides qualités, mais l’influence de la religion paralyse le développement social de ceux qui la suivent. Aucune force aussi rétrograde n’existe dans le monde.
Loin d’être moribond le mahométanisme est une foi militante et prosélyte. Il s’est déjà répandu partout en Afrique centrale, attirant de courageux guerriers pour chaque avancée et partout où la chrétienté n’est pas protégée par les armes puissantes de la science, science contre laquelle elle a vainement luttée, la civilisation de l’Europe moderne peut s’écrouler, comme s’est écroulée la civilisation de la Rome antique. »

Omar Khayyam, savant et poète persan de renommée internationale et apprécié pour sa verve et sa libre pensée qui a vécu entre le IXème et Xème siècle.

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« Referme ton Coran. Pense et regarde librement le ciel et la terre. »

Difficile de dire plus sans se faire lapider en terre musulmane.

Gustav Flaubert, un des plus grand écrivain français avec Hugo, Balzac et Zola au XIXème siècle.

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« Je demande, au nom de l’humanité, à ce qu’on broie la Pierre-Noire, pour en jeter les cendres au vent, à ce qu’on détruise la Mecque, et que l’on souille la tombe de Mahomet. Ce serait le moyen de démoraliser le Fanatisme. »

Charles Maurras, dont Égalité et Réconciliation fait l’hommage:

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« Cette mosquée en plein Paris ne me dit rien de bon (…) s’il y a un réveil de l’Islam, et je ne crois pas que l’on puisse en douter, un trophée de la foi coranique sur cette colline Sainte-Geneviève où tous les plus grands docteurs de la chrétienté enseignèrent contre l’islam représente plus qu’une offense à notre passé: une menace pour notre avenir. »

Décidément, Soral, vous voulez le beurre et l’argent du beurre…

Taslima Nasreen, née musulmane au Bangladesh (parce que lorsque l’on nait de parents musulmans, on n’a pas le choix, on est musulman) médecin, écrivain. Elle dut se réfugier en occident pour se protéger d’une condamnation à mort après avoir critiqué l’islam.

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« Il peut y avoir des musulmans modérés, mais l’Islam par lui-même n’est pas modéré »

5- Le racialiste du mois (soignez les tous !)

Pour vous faire plaisir, cher Soral, vous qui n’êtes pas racialiste, voici donc quelques individus qu’il serait de bon ton de critiquer plus sévèrement.

Léopold Sédar Sehghor – Premier président de la République Sénégalaise, membre de l’académie française.

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« L’émotion est nègre et la raison est hellène. »

Emmanuel Kant – philosophe allemand, comme vous le dites, cher Soral, au-dessus de Kant, il n’y a rien.

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« La nature n’a doté le nègre d’Afrique d’aucun sentiment qui ne s’élève au-dessus de la niaiserie(…) Les Noirs (…) sont si bavards qu’il faut les séparer et les disperser à coups de bâton. »

Montesquieu – Celui qui fut à l’origine de la théorie sur « le principe de la séparation des pouvoirs » pour une société juste et humaine et que vous préférez à Voltaire.

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« On ne peut se mettre dans l’idée que Dieu, qui est un être sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir. (…) Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous mêmes chrétiens. » Montesquieu (dans « L’esprit des Lois » – 1748).

Abraham Lincoln – Premier Président républicain des États-Unis, il signa le 13ème amendement de la constitution américaine pour l’abolition de l’esclavage.

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« L’égalité des noirs ! Balivernes ! Pendant combien de temps encore, sous le gouvernement d’un Dieu assez grand pour créer et diriger l’univers, y aura-t-il des fripons pour colporter, et des imbéciles pour reprendre, des propos d’une démagogie aussi basse. »

Claude Lévi-Strauss – ethnologue et anthropologue français, membre de l’académie des sciences et professeur honoraire au collège de France. Bon désolé, c’est un juif, mais il a tout de même des choses intéressantes à dire (si si).

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« La simple proclamation de l’égalité naturelle entre tous les hommes et de la fraternité qui doit les unir, sans distinction de races ou de cultures, a quelque chose de décevant pour l’esprit, parce qu’elle néglige une diversité de fait, qui s’oppose à l’observation. »

Général De Gaulle – pas besoin de faire les présentation

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Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne.

Karl Marx,  de son vrai nom Mordechai Levy, votre mentor… auteur du Capital, etc.

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“Je ne pense pas que les noirs aient une âme, tant il est vrai qu’ils ne peuvent être associés à aucune structure appelée civilisation. »

James Dewey Watson – Prix Nobel de médecine pour sa co-découverte de la molécule d’ADN.

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Il déclara dans le journal britannique le Sunday Times qu’il était,

fondamentalement pessimiste quant à l’avenir de l’Afrique [parce que] toutes nos politiques d’aide sont fondées sur le fait que leur intelligence [celles des Africains] est la même que la nôtre [Occidentaux] alors que tous les tests disent que ce n’est pas vraiment le cas. [son espoir est que]  tous les hommes sont égaux [mais] les gens qui ont eu affaire à des employés noirs se sont rendu compte que ce n’est pas vrai »

Bien sûr, à la suite de cette déclaration il fut viré et mis en retraite, heureusement.

6- Conclusion

Je garde le meilleur pour la fin, vous nous dites:

« Ils seront face à des contradictions insurmontables, ce qui n’est pas tout-à-fait mon cas »

Un peu d’humour, ça fait toujours plaisir, car « ce qui est terrible avec la vérité, c’est que quand on la cherche, on la trouve« . CQFD. Comme vous le dites de Renaud Camus, « Je pense qu’il ne m’a pas répondu parce qu’il sait que j’ai parfaitement raison. » et de vous citer, citant Camus qui cite Giscard : « le dogme de l’inexistence des races a été proclamé pour faire plaisir aux Juifs qui devenaient nerveux dans les années 70« .

[EDIT: petit schéma pour la réponse au premier commentaire sur l’évolution d’un dogme religieux]Evoltution religion


L’objectif de la République, hier et aujourd’hui

  • Hier, la République Française naissante c’était:

Extraits:

Prêtres constitutionnels : Ce sont les prêtres qui prêtent serment de fidélité à la Constitution civile du clergé [issue de la Révolution française]. Ils furent aussi appelés « assermentés » ou « jureurs ».

Prêtres réfractaires : Ce sont les prêtres qui refusent de prêter serment à la Constitution civile du clergé et de ne continuer à reconnaître que l’autorité du Pape.

Les prêtres réfractaires sont si nombreux que la guillotine se montre insuffisante.

En mai 1792, l’Assemblée Constituante décrète l’exil hors du Royaume pour tous les insoumis, le lieu de déportation choisi est la Guyane, réputée pour son climat meurtrier au 18ème siècle. De nombreux prêtres sont alors emprisonnés. On achemine les convois de déportés vers les trois grands ports de l’Atlantique : Nantes, Bordeaux et Rochefort-sur-mer.

En juin 1793, les cérémonies et les processions hors des églises sont interdites, ainsi que le port des insignes sacerdotaux. Les prêtres sont incités à renoncer au sacerdoce et à se marier.

C’est ainsi que 73 prêtres sont acheminés vers Nantes, 1 494 vers Bordeaux et 827 vers Rochefort.

De nombreux convois circulent vers l’ouest. Les prêtres sont serrés sur des charrettes, dans le froid, la pluie. Ils sont hués, humiliés, reçoivent des jets de pierres et menacés de mort s’ils bronchent. Dans certaines villes, comme La Rochelle, ils sont livrés à la population et tués. Dans d’autres, la population les prend en pitié. Certains s’agenouillent à leur passage.

« Ces hommes étaient rayés du livre de la République, on m’avait dit de les faire mourir sans bruit… »

— Capitaine Laly, du ponton les Deux Associés

Ceux qui ont construit la République, l’on fait avec la haine du catholicisme. Nous verrons dans citation n°4 quelle idéologie est derrière. Personnellement, je suis agnostique mais de culture chrétienne. J’observe juste l’évolution de la société. La République a voulu éradiquer le catholicisme de France, bon, ok. Déportant, assassinant, exterminant, femmes, enfants, en Vendée ou ailleurs, et après ? C’est finalement depuis devenu la mode et la norme d’apporter la démocratie (c’est-à-dire le pouvoir oligarchique) et la liberté (c’est-à-dire le chaos) de cette manière un peu partout dans le monde. La France n’a été que le ban d’essai.

Selon la doxa officielle, la France est laïque – c’est d’ailleurs en son nom que la guerre perpétuelle contre le catholicisme a été entériné.

  • Pourtant, aujourd’hui, la République c’est:

Les hommes politiques français, organisent l’islamisation de la France – et celle de l’Europe – en accélérant l’immigration (une ville comme Bordeaux, Lille ou Rennes débarque sur le territoire français chaque année…), en laissant construire et en finançant des mosquées, ou en autorisant des puissances étrangères à les financer – les mêmes d’ailleurs qui financent le djihad à travers le monde. La République française fait payer ses citoyens pour les logements sociaux réservés aux nouveaux venus, garanti aux clandestins la gratuité des services de santé, assure la retraite à des étrangers n’ayant jamais cotisés, etc. L’idéologie républicaine, qui officiellement œuvre pour l’intérêt  du peuple français, n’est pas à une contradiction près.

Les laïques sont éberlués… leur République chérie fait la promotion de l’imam après avoir été une bouffeuse de curé. Comment est-ce possible ? La promotion de l’imam sur le terrain, pas dans les médias, bien sûr. Dans les médias, les musulmans sont des salopards. Ce qui a le don de les braquer contre les français et ce qui est également intrinsèquement faux. C’est l’idéologie musulmane qui est délétère et impose sa vision violente, les musulmans ne sont au final que les premières victimes… les bons petits soldats d’Allah. Ils peuvent d’ailleurs (privilège de caste ?) frapper les forces de l’ordre française en quasi totale impunité. Par charité, il faudrait d’ailleurs leur proposer un service d’assistance, comme c’est le cas pour les personnes qui essayent de s’extirper d’un mouvement sectaire oppressant.

C’est ainsi qu’on leur fourni sur le territoire français les bases arrières de leur réseau militaire qui s’étend. La République planifie une telle chose. Imaginez au contraire que la République des droits de l’homme déporte et assassine des imams par centaines, une immonde perspective, n’est-ce pas ? …c’est pourtant ce qu’elle a fait avec les curés.

Par ailleurs, on les met au pouvoir en Irak, en Egypte, en Tunisie, en Lybie… au cœur de l’Europe, au Kosovo et en Bosnie. Comme si l’on voulait créer de toute pièce deux camps, deux blocs dont l’Europe sera le champ de bataille. C’est étrange de voir, dans le silence qui précède la tempête, toutes les pièces du puzzle se mettre en place.

« En l’espace de 40 ans […] le nombre de lieux de cultes est passé d’une centaine en 1970 à environ 2000. » – François Fillon, premier ministre, le 28 janvier 2010

La République française a été la première tentative de créer un nouvel ordre mondial – européen à l’époque – avec les guerres napoléoniennes qui visaient à libérer les peuples européens du joug des royautés. Bon, encore ces guerres au nom de la liberté. Liberté de quoi ? Liberté d’élire ceux que l’on nous demande d’élire parce qu’ils sont sponsorisés par les médias oligarchiques ? Liberté d’exécuter jusqu’à plus soif, ceux qui possèdent un petit pécule, parce que c’est toujours plus que rien et bien que se soit pourtant eux, les petits propriétaires, qui font prospérer le peuple et l’émancipent dans une relation de partenariat – tandis que les grosses fortunes sont elles bien à l’abri ? Drôle de liberté.

Aujourd’hui, la République n’est plus la solution d’une gouvernance globalisée… elle est devenue, au contraire, un frein à cet objectif. Ce sont donc les mêmes qui l’ont érigé, qui aujourd’hui œuvrent à son effondrement.

 – Extrait du bulletin officiel de l’Éducation Nationale pour le programme de 5eme au collège.-


Citation n°3 – la domination par l’endettement dès la révolution française

Extraits de wikiliberal sur les ASSIGNATS:

La mise en vente de 400 millions de biens nationaux et l’émission de billets portant intérêt à 5 % s’apparentaient à un emprunt forcé auprès des créanciers de l’État. Les assignats à partir de janvier 1790 sont réservés à la classe aisée.

[…]

La crise financière est aggravée vers l’été 1790 par la disparition des anciens impôts alors que les nouveaux ne rentrent pas encore, [et par] les spéculations monétaires en tout genre. Il devient dès lors tentant d’émettre 800 millions de nouveaux assignats portant sur l’ensemble des biens nationaux.

Extraits de wikipédia sur les ASSIGNATS:

Dès les premiers jours de la Terreur, le 8 septembre 1793, la non acceptation de l’assignat est déclarée passible de la peine de mort : les biens sont confisqués et le délateur récompensé. Le 13 novembre 1793, le commerce au moyen des métaux précieux est interdit. En mai 1794, toute personne qui aurait demandé en quelle monnaie le contrat serait conclu doit être condamnée à mort.

[…]

Jacques Bainville, écrivain et historien royaliste, explique lui dans son Histoire de France que la révolution française avait aggravé la crise financière par laquelle elle était née.

Cependant, sur le plan financier, [la création de l’Assignat] a empêché la mise en faillite de l’État français, contribué à la réduction de la dette et permis de trouver l’argent nécessaire au financement de la guerre dans les heures difficiles de l’an II. Et politiquement et socialement, les assignats réalisèrent surtout un important transfert de propriétés en un temps très réduit. Ainsi, les assignats attachèrent au nouveau régime tous les acquéreurs de biens nationaux, et cette nouvelle bourgeoisie foncière redoutera désormais le retour de la Monarchie.

Citation n°3:

L’aristocratie […], comme puissance politique, n’est plus. Il est donc inutile de nous en occuper désormais à ce point de vue, mais, comme propriétaires fonciers, les aristocrates sort encore dangereux pour nous, parce que leur indépendance est assurée par leurs ressources. Il nous est donc indispensable de dépouiller à tout prix l’aristocratie de ses terres. Pour arriver à ce but, la meilleure méthode est d’élever les impôts et les taxes. Cette méthode maintiendra les revenus des biens fonciers au minimum. Les aristocrates […] qui, par les goûts dont ils ont hérité, sont incapables de se contenter de peu, seront bientôt ruinés.

[…]

Sans la spéculation, l’industrie accroîtrait les capitaux privés et tendrait à relever l’agriculture en affranchissant la terre de dettes et d’hypothèques avancées par les banques agricoles. Il est essentiel que l’industrie draine toutes les richesses de la terre et que la spéculation verse entre nos mains ces mêmes richesses ainsi captées. Par ce moyen, tous […] seront jetés dans les rangs du prolétariat. Alors, [ils] se courberont devant nous pour obtenir le droit d’exister.


La Convention Européenne des Droits de l’Homme – à méditer

Le texte original de la Convention Européenne des Droits de l’Homme est ici.

  • Sur la peine de mort:

La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire : […] pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue, pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection.

  • Sur l’esclavage et le travail forcé:

N’est pas considéré comme « travail forcé ou obligatoire » au sens du présent article […] tout service requis dans le cas de crises ou de calamités qui menacent la vie ou le bien-être de la communauté.

  • Sur le respect à la vie privée:

Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale.

  • Sur la liberté d’expression:

Le présent article n’empêche pas les Etats de soumettre les entreprises de radiodiffusion, de cinéma ou de télévision à un régime d’autorisations. L’exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi.

  • Sur la liberté de réunion et d’association:

Le présent article n’interdit pas que des restrictions légitimes soient imposées à l’exercice de ces droits par les membres des forces armées, de la police ou de l’administration de l’Etat.


Citation n°2

Afin d’inciter les amateurs de pouvoir à faire mauvais usage de leurs droits, nous avons dressé tous les pouvoirs les uns contre les autres en encourageant leurs tendances libérales vers l’indépendance. Nous avons favorisé toute entreprise dans ce sens : nous avons mis des armes formidables aux mains de tous les partis […] Nous avons transformé les Gouvernements en arènes pour les guerres de partis.

Bientôt le désordre flagrant et la banqueroute apparaîtront partout. D’incorrigibles bavards ont converti en parlottes les assemblées parlementaires et administratives. D’audacieux journalistes et des pamphlétaires impudents attaquent continuellement les pouvoirs administratifs. Les abus de pouvoir prépareront définitivement l’effondrement de toutes les institutions, et tout tombera en ruines sous les coups de la populace en fureur.

Les gens sont asservis, à la sueur de leur front, dans la pauvreté, d’une manière plus formidable qu’au temps des lois du servage. De celui-ci, ils pouvaient se libérer d’une manière ou de l’autre, tandis que rien ne les affranchira de la tyrannie du besoin absolu. Nous avons eu soin d’insérer, dans les Constitutions, des droits qui sont pour la masse purement fictifs. Tous les soi-disant « droits du peuple » ne peuvent exister que sous forme d’idées inapplicables en pratique.

[…]

La lutte pour la supériorité et les spéculations continuelles dans le monde des affaires créera une société démoralisée, égoïste et sans cœur. Cette société deviendra complètement indifférente à la religion et à la politique dont elle aura même le dégoût. La passion de l’or sera son seul guide et elle fera tous ses efforts, pour se procurer cet or qui, seul, peut lui assurer les plaisirs matériels dont elle a fait son véritable culte. Alors les classes intérieures se joindront à nous contre nos compétiteurs […] sans alléguer aucun but élevé, ou même l’amour des richesses, mais par pure haine des classes supérieures.

[…]

Sous nos auspices, la populace extermina l’aristocratie qui, dans son intérêt propre, avait pourvu aux besoins du peuple et l’avait défendu, car son intérêt est inséparable du bien-être de la populace. De nos jours, ayant détruit les privilèges de la noblesse, le peuple tombe sous le joug de profiteurs rusés et de parvenus.

[…]

Nous gouvernerons les masses en tirant parti des sentiments de jalousie et de haine allumés par l’oppression et le besoin. Et, au moyen de ces sentiments, nous nous débarrassons de ceux qui entravent notre marche.

[…]

Cette haine sera encore accrue par l’effet que produiront les crises économiques qui arrêteront les marchés et la production. Nous créerons une crise économique universelle par tous les moyens détournés possibles et à l’aide, de l’or qui est entièrement entre nos mains. Simultanément, nous jetterons à la rue, dans toute l’Europe, des foules énormes d’ouvriers. Ces masses seront alors heureuses de se précipiter sur ceux que, dans leur ignorance, elles ont jalousés dès l’enfance. Elles répandront leur sang et pourront ensuite s’emparer de leurs biens.

On ne nous fera pas de mal, parce que le moment de l’attaque nous sera connu et que nous prendrons des mesures pour protéger nos intérêts.


Citation n°1

Je tenterais, dans les jours à venir de fournir de temps en temps, les extraits d’un ouvrage dont je ne citerais pas le titre. Libre à vous de chercher de quel ouvrage il s’agit (cela ne devrait pas être trop difficile). A la fin, peut être, j’en indiquerais l’origine.

Extrait 1:

Qu’est-ce qui a contenu les sauvages bêtes de proie, que nous appelons hommes ? Par quoi ont-ils été gouvernés jusqu’à ce jour ? Aux premières époques de la vie sociale, ils étaient soumis à la force brutale et aveugle, puis ils se soumirent à la loi, qui n’est, en réalité, que la même force masquée. Cette constatation me mène à déduire que, de par la loi naturelle, le droit réside dans la force.

[…]

Nous fûmes les premiers, jadis, à crier au peuple : « Liberté, Égalité, Fraternité », ces mots si souvent répétés, depuis lors, par d’ignorants perroquets, venus en foule de tous les points du globe autour de cette enseigne. À force de les répéter, ils ont privé le monde de sa prospérité et les individus de leur vraie liberté personnelle si bien protégée naguère contre la populace qui voulait l’étouffer.
Les […] soi-disant sages et intelligents ne discernèrent pas combien étaient abstraits ces mots qu’ils prononçaient et ne remarquèrent point combien ils s’accordaient peu les uns avec les autres et même se contredisaient.
ils ne virent pas qu’il n’est aucune égalité dans la Nature qui créa elle-même des types divers et inégaux d’intelligence, de caractère et de capacité. De même en est-il pour la soumission aux lois de la Nature.

[…]

Notre appel « Liberté, Égalité, Fraternité » amena dans nos rangs, des quatre coins du monde, grâce à nos agents inconscients, des légions entières qui portèrent nos bannières avec extase. Pendant ce temps, ces mots, tels autant de vers rongeurs, dévoraient la prospérité […], détruisaient leur paix, leur fermeté et leur union, ruinant ainsi les fondements des États. Comme nous le verrons plus loin, ce fut cette action qui amena notre triomphe. Elle nous donna, entre autres choses, la possibilité de jouer notre as d’atout : l’abolition des privilèges, en d’autres termes, l’existence de l’aristocratie […], seule protection qu’avaient contre nous les nations et les pays.