LE BLOG QUI EN A RAS LE CUL – «Un peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur" De Gaulle

Platon, ce facho…

Qu’il est bon de revenir aux sources. C’est une manière de ne pas perdre le nord dans une période totalement inverti du point de vue des valeurs. Il est d’ailleurs évident que nombre de penseurs et artistes reconnus pour leurs œuvres majeurs passées seraient aujourd’hui passés sous silence, surveillés, ou emprisonnés. Comme Jérome Bourbon l’écrivait justement dans Rivarol le 11 janvier,

La parole n’est pas libre, l’on ne peut plus dire la vérité sans craindre les foudres de la loi. L’on ne peut dénoncer fortement les méfaits de l’immigration de masse et du métissage sans risquer de contrevenir à la loi Pleven, l’on ne peut émettre des doutes sur la version officielle et obligatoire de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale sans subir les foudres de la loi Fabius-Gayssot, l’on ne peut manifester devant les cliniques qui pratiquent l’infanticide de masse sans être condamné au nom de la loi Neiertz qui crée un délit d’entrave à l’IVG. L’on ne peut s’exprimer librement sur la question juive, les races, les allogènes sans craindre les lois Pleven, Perben et Lellouche. Jamais nos dirigeants n’ont autant parlé de droits, de liberté et jamais dans les faits ils n’ont été aussi réduits. Même dans l’Union soviétique qui avait dépénalisé l’avortement dès 1920 (ce fut le premier pays au monde à le faire), jamais la famille n’a été attaquée comme elle l’est aujourd’hui en Occident.

Dans cette ambiance délétère, il est toujours intéressant de se souvenir de ce que pensaient les philosophes antiques, et quel était le consensus au sein des civilisations passées car, comme le dit l’adage, pour comprendre le présent et le futur, il faut apprendre le passé. Voici donc quelques citations qui proviennent du Politique de Platon et qui, étrangement, résonne en moi comme un rappel de ce que j’ai pu lire dans certains livres interdits.

le politique

« – Eh bien, est-il concevable que, dans une cité, la foule puisse acquérir cette science [politique] ?
– Comment le croire ?
– […] C’est en une seule personne, en deux ou en quelques unes tout au plus qu’il faut la chercher. »

Petite quenelle pour la démocratie, dont Churchill, qui avait ses heures de lucidité, avait osé dire:

« le meilleur argument contre la démocratie est un entretient de cinq minutes avec l’électeur moyen. »

En effet, qu’un homme éduqué qui cherche le bien commun (ce qui se fait rare) ait le même poids, par le vote, qu’un camé, ou un fan de Britney Spears est une politique promue dont l’objectif est suffisamment clair. Mais Platon continu de plus belle:

« Ce qui vaut le mieux, ce n’est pas que les lois prévalent, mais que prévale le roi qui est un homme réfléchi ».

C’est vrai que l’humanité a vécu sous le pouvoir royale depuis l’antiquité. Il y a peut être quelque chose d’intéressant à creuser là dedans. Je ne suis pas spécialiste, mais c’est tout de même un sujet intriguant, car la haine de la royauté est l’enfant de la révolution talmudo-maçonnique. Même Ardisson, avant de reprendre le droit chemin avait des choses intéressantes à dire. Platon, s’explique un peu plus loin:

« La loi ne pourrait jamais embrasser avec exactitude ce qui est le meilleur et le plus juste, pour tous au même instant et prescrire ainsi ce qui est le mieux. […] Cela interdit à toute technique de prendre un parti simple qui vaudrait, en quelque domaine que se soit pour tous les cas et pour toujours. »

« C’est à cela même que tend la loi, à la façon d’un homme sûr de lui et ignorant qui ne permettrait à personne de rien faire qui aille contre ses consignes et ne souffrirait non plus aucune question, et cela même s’il vient à quelqu’un une idée nouvelle qui vaille mieux que les consignes qu’il avait formulé. »

Ainsi, donc pour Platon, un homme qui fut élevé dans l’idée de vouer son existence au bien commun, qui ne peut subir aucune pression d’ordre médiatique ou financière doit pouvoir trancher et en dernier ressort avoir le pas sur les lois:

« les hommes qui sont en mesure d’exercer leur autorité peuvent réaliser une constitution droite, en faisant de leur propre technique [politique] une force plus puissante que les lois. »

« Exercer son autorité avec vertu et science, distillant comme il faut à tous ce qui leur revient en vertu de la justice et de la piété, et en se gardant de maltraiter, de tuer ou de faire du mal à qui il souhaitera en toute occasion. En fait s’il apparaissait un roi comme celui que nous décrivons, on l’accueillerait avec joie, et se comportant comme un capitaine de navire, il gouvernerait dans le bonheur la seule constitution dont la rectitude soit absolue. »

Et d’enfoncer le clou sur la démocratie:

« le gouvernement de la multitude [démocratie] est débile en tout et sans grande puissance non plus, ni pour le bien, ni pour le mal, si on le compare aux autres, parce que dans ce gouvernement l’autorité est émietté entre un grand nombre d’individu. »

Allez savoir maintenant, pourquoi nous faisons la promotion de la démocratie partout dans le monde à coup de bombes ?

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11 Réponses

  1. Bonjour Hanoho !

    Merci pour ce billet car je vais ainsi de ce pas compléter ma bibliothèque avec ce titre (j’apprécie particulièrement cette collection des Belles Lettres après celle de Gallimard NRF !) je n’ai que Sénèque et Platon, et pour Platon, que La République.

    J’aime particulièrement la dernière citation !!

    Ce Platon était un visionnaire quant au communisme : »La démocratie s’établit quand les pauvres , victorieux de leurs ennemis, massacrent les uns, bannissent les autres et partagent à égalité avec ceux qui restent le gouvernement et les emplois publics » (République, livre VIII)

    Si vous avez d’autres titres intéressants chez les anciens, je suis preneur !

    Bien à vous.

    avril 12, 2013 à 10:59

    • Bonjour Lebuchard !

      Eh bien, encore une fois, je ne lis les auteurs anciens qu’en dilettante. Le prochain que je garde quelque part sous ma table de chevet c’est l’éthique à Nicomaque d’Arisote. Mais je ne sais pas quand j’aurais le temps de le lire. Le livre VIII de la République est définitivement mon favori, je crois en avoir mis un extrait ici: https://bellver.wordpress.com/2010/01/21/quand-je-vomis-la-france/

      Bien à vous itou

      avril 12, 2013 à 11:20

  2. Magnifique! Vous nous faites entrevoir un peu plus les raisons de la désaffection instaurée par l’Education Nationale au regard de l’étude des textes antiques. Il y a bien trop de sagesse et de vérités, là dedans!
    Amitiés.

    avril 12, 2013 à 1:32

    • Et même pire quand il s’agit d’étudier les langues mortes que sont le Grec et le Latin. Je met ici un extrait de « Greece & Rome » publié aux Cambridge University Press et traduit par mes soins:

      « Les années 1950 représentent la dernière décennie complète du XXe siècle dans le lequel l’enseignement du latin dans les écoles secondaires a été dominée par les exigences universitaires. En 1960, les universités d’Oxford et de Cambridge ont cesser de réclamer un certificat de niveau élémentaire en Latin comme qualification d’entrée pour les étudiants de premier cycle. Cela eut des conséquences profondes et de grande portée pour l’enseignement du latin et des œuvres classiques dans les écoles. »

      Sachant que le latin fut la langue européenne par essence du monde érudit et aussi celle de l’église catholique, la guerre qui fut menée contre cette langue et les oeuvres classiques par une certaine oligarchie internationaliste et anti-chrétienté donne un tableau d’ensemble plutôt cohérent.

      Amitiés.

      avril 12, 2013 à 2:24

  3. Salue Platon de ma part.. mais aujourd’hui, on est sidéré de la vitesse à laquelle on nous restreint.
    Rappelons-nous de Gaulle honnissant le sionisme ou Chichi avec ses « bruits et odeurs » qu’on écrirait ça passé 20 ans seulement – on irait goûter le régime de la Santé.
    Charlie Hebdo (dans un de mes articles) parlait et dessinait des « culs de juives » léchés par des arabes.. 30 ans !

    avril 13, 2013 à 7:18

    • Même chose que disent les inconnus ou les nuls. Ils leur seraient impossible de faire aujourd’hui ce qu’ils ont fait dans les années 80. Deux moments merveilleux dans feu l’humour français, des classiques incontournables.

      avril 15, 2013 à 8:11

  4. Pingback: Hanoho et Platon | Décadence de Cordicopolis

  5. Votre billet m’a tellement plu que j’ai acheté le bouquin comme je vous le disais plus haut et je me suis permis d’en faire un moi aussi en prenant des parties de votre billet, en vous citant bien entendu.
    C’est votre réponse à Nouratin qui a été le déclencheur : extrait ahurissant !!
    Bien à vous.

    avril 15, 2013 à 5:23

    • Pas de soucis,
      Sinon, le bouquin n’est pas si extraordinaire que ça. Il y a effectivement les passages que j’ai mentionné, mais beaucoup de choses me semblent absurdes notamment la méthode d’analyse par dichotomie. Une chose est tout de même fascinante, c’est qu’il y a un passage où Platon fait référence à un mythe selon lequel il fut une époque où le temps était inversé, c’est-à-dire que les hommes sortaient de terre vieillard avant de rajeunir et de mourir nourrisson. Ca m’a fait penser à l’ouvrage d’Hawking ‘une brève histoire du temps » dans laquelle il fait part d’une possibilité théorique comme quoi l’expansion de l’univers peut être directement reliée à la flèche du temps, c’est-à-dire au deuxième principe de la thermo (l’augmentation inéluctable de l’entropie). Ainsi, si l’univers devait se contracter (hypothèse du « big crunch ») peut être la flèche du temps serait-elle inversée. Bref, cela m’a grandement étonné qu’il ait pu y avoir l’existence d’un tel mythe dans l’antiquité. Depuis Hawking a refait ses calculs et s’est rétracté. Mais ça reste une théorie intellectuellement séduisante !

      avril 15, 2013 à 8:06

  6. Grandiose , ta video !!!!!…faudra que je la relaye , si tu permets …
    Pour Platon , je m’ écrase !!!..( pas au niveau , la Chris .. ).mais est – il nécessaire d’ avoir lu Platon pour comprendre que faire voter les cons ne peut que mener qu ‘ au désastre ?

    avril 16, 2013 à 2:13

    • Pas mal hein ? C’était le bon temps où l’humour n’était pas encore censuré, du temps où on pouvait encore se moquer de la réalité, pas la changer, grand dieu non, mais juste s’en moquer. Même ça, c’est interdit aujourd’hui.

      avril 25, 2013 à 3:52

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