LE BLOG QUI EN A RAS LE CUL – «Un peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur" De Gaulle

Ce sera Tchernobyl… dans le meilleur des cas

Eh oui, dans le meilleur des cas. Une possibilité totalement taboue dans les médias, qui se joue pourtant dans les heures à venir, est tout autre qu’un relargage d’éléments radioactifs dans l’atmosphère à la Tchernobyl. Aurait on oublié ce qu’engendre l’énergie nucléaire ? Non contrôlée, il s’agit d’une réaction en chaine… explosive. Or, peu de gens le savent, en Europe, nous sommes passés tout prêt d’un cataclysme apocalyptique.

Je reproduis ici la lettre de Nesterenko à l’académie des sciences de Biélorussie. Cette lettre provient d’un pavé remarquable de 700 pages de Wladimir Tchertkoff. Un ouvrage qui analyse en profondeur tous les méandres du phénomène nucléaire: comment les lobbies nucléaires (qui font pâlir les lobbies pharmaceutiques) ont réussi à retirer de la supervision de l’OMS le volet santé lié au nucléaire et à l’attribuer à l’AIEA, un organisme chargé, officiellement, d’en faire la promotion ! C’est l’accord du 28 mars 1959. Une totale hérésie. Le livre parle aussi des retombées concrètes sur la santé des populations irradiées et du discrédit jeté sur toute médiatisation de la réalité, comment le décomptage des morts officiel fut négocié à l’OMS 10 fois inférieurs aux nombres donnés par la Russie, qui étaient déjà sous-estimés… etc. Bref, un volume à lire absolument. Un documentaire en a été tiré, que vous pouvez voir ici.

Lisez attentivement ce qui suit: (l’Europe est passée à coté de sa destruction… 50 à 80 fois Hiroshima)

Spéciale dédicace à tous les petits trou-du-cul qui se croient malin en se foutant de la gueule des écolos qui manifestent contre le nucléaire. Ces derniers ayant, pour cette fois, raison… On devrait jeter ces petits crétins fiers de leur ignorance dans les réacteurs japonais afin de les refroidir.

 

Pour plus de précisions sur les effets radioactifs au Japon, voir le communiqué de la CRIIRAD d’aujourd’hui (jeudi 17 mars – mise-à-jour), ici.

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8 Réponses

  1. Je suis d ‘accord avec toi. De la même façon que le Jean Marie avait parfois raison , même si ce n ‘était pas un type sympathique… les écolos ont parfois raison, même si ce sont des petits cons sur pas mal de choses. On a tort de juger les propos en jugeant d’abord ceux qui les tiennent.
    Je n ‘ai pas du tout envie de rire de ces problèmes nucléaires…

    mars 17, 2011 à 2:52

    • Ah ! Je suis bien content d’entendre pareille chose 🙂 Rien de pire que d’enfermer son interlocuteur en ce qu’il est sensé représenter ad vitam eternam. Je n’ai jamais été adepte du comportement (trop courant) qui consiste à jeter une idée à la poubelle uniquement parce qu’elle provient de quelque avec qui l’on a eu préalablement un désaccord sur un autre sujet, se serait d’une connerie monumentale !

      mars 17, 2011 à 11:07

  2. Les écolos européens sont des cons.
    Non pas parce qu’ils dénoncent les dangers potentiels du nucléaire, mais parce que pour la plupart il profitent complètement du système en place et que la condamnation du nucléaire est une (im)posture. On les entend très peu sur les pesticides et ils sont copains comme cochon avec les grosses compagnies pétrolières (cf le drame du golfe du Mexique complétement ignoré par Duflot&Co).
    Si demain on inventait une source d’énergie à partir de la graine de tomate je parie qu’ils seraient contre parce cela irait à l’encontre de leur niche politique.
    J’ai toujours été pour la protection de la nature, j’ai même voté Dumont en des temps reculés pourtant je suis pour un nucléaire raisonnable et contrôlé.
    En l’occurrence installer une centrale dans une plaine littorale dans une région réputée pour ses tsunamis, je croyais les Japonais capables d’éviter ce genre de bourde qui ne serait certainement pas venue à l’idée d’un étudiant ingénieur de première année.
    Aux Japonais de faire le ménage chez eux.
    Mais de grâce arrêtons de croire que demain les volcans d’Auvergne vont se remettre à cracher du feu et que le ciel va nous tomber sur la tête en même temps que le sol va s’ouvrir sous nos pieds !

    mars 18, 2011 à 11:19

    • Oh ça, je n’ais aucune sympathie pour les écolos en poste, pro-européens et fer de lance du mondialisme. Néanmoins le risque nucléaire existe bien, et même s’il n’y en avait pas, il s’agit d’une énergie fossile, limitée dans le temps et dont on devra de toute manière se passer un jour ou l’autre, comme pour le pétrole. Mieux vaut tôt que tard, c’est tout ce que je pense. La solution viendra très probablement de la fusion nucléaire par confinement inertiel. Propre, sans risque et source d’une énergie quasi infinie. Juste une remarque, le nombre de merdes dans les centrales françaises est loin d’être négligeables. Exemples:

      le 2 avril 2005, le Syndicat Autonome Energie de la centrale nucléaire de Civaux[4] écrit au directeur de cet établissement et dénonce « la dégradation des conditions de travail (…) la souffrance au travail [qui] touche aujourd’hui tous les niveaux hiérarchiques de l’établissement, (…) l’état de santé mentale et physique actuelle et future du personnel du CNPE Civaux, (…) Des agents désabusés, démotivés, en perte de repère ; D’autres simulent l’indifférence pour ne plus souffrir ; D’autres encore n’écoutent plus les signaux d’alerte de leur corps. » Le syndicat termine ainsi « Quelles préventions, quels remèdes, quelles actions ou remises en cause êtes vous prêt à mettre en oeuvre promptement, pour stopper cette spirale terrible avant que l’irrémédiable ne se produise ? »

      Le 4 janvier 2006, lorsqu’une dépêche AFP titre « Centrales nucléaires : la CGT s’inquiète de «l’accélération des incidents». Les syndicalistes révèlent que « depuis septembre 2005, quatre PUI (Plan d’urgence interne) ont été déclenchés suite à des incidents importants (…) notamment à la centrale de Nogent-sur-Seine (Aube) le 30 septembre et du Blayais (Gironde) le 27 octobre. (…) La multiplication de ces incidents est directement liée à la «dégradation du climat social» et «des conditions d’exploitation.» »
      extraits de ce bouquin
      Edf applique la règle ultra libérale à la lettre: 80% du boulot dans les centrales est réalisé par des sous-traitants sous payés. On est loin du « nucléaire raisonnable et contrôlé ».

      mars 18, 2011 à 11:54

  3. En fait, j’ avais lu hier , puis dérangée pour laisser ma petite trace …..
    J’ai vu l’ émission sur Chernobyl et l’ EDF…
    En bref , Fukimachin ,c’est DEJà un 2 ème Chernobyl ….
    Je pense aussi que nous sommes très loin de la solution  » miracle  » ..
    Et , verts , écolos ou pas , peu m’ importe , pifomètre me dit que c’est pas au point , toussa …

    mars 18, 2011 à 6:18

    • Ouaip, ça sent mauvais. Le tout est de savoir à quel point les cœurs ont fondu et le combustible récupérable. Il faudra peut être (probablement) construire un sarcophage…

      Tiens, j’en profite pour recopier ici, ce que j’ai écris chez toi

      Ouais, je connais le coup de la masse critique. En fait, il serait plus judicieux de parler de concentration critique. Mais bon. Surtout que dans un cœur de centrale la masse totale de combustible est de l’ordre de la dizaine de tonnes, voir plus. Bien sûr, il n’est pas raffiné, donc la concentration n’est pas suffisante pour que ça pète. Dans une centrale, l’objectif étant l’auto-entretient de la réaction (un neutron produit pour un atome désintégré). Mais potentiellement il y a suffisamment de matière pour que ça saute !

      Le peu que je sais, c’est qu’en fondant, justement, le cœur d’une centrale peut permettre d’atteindre cette concentration critique. Notamment, par diffusion des ions plus lourds d’uraninium au sein du magma. C’est pourquoi il est primordial de refroidir. Refroidir ça veut dire avant tout faire tenir la température en dessous du point de fusion de l’armature qui tient l’ensemble. Si l’armature fond, on a une grosse bouse bien chaude incontrôlable et on n’a plus qu’a prier pour que la masse critique ne soit pas atteinte, ou mieux, courir. Si c’est pas fondu, ou seulement en partie, c’est que l’armature qui tient le tout permet encore d’intercaler entre les barres de combustible des modérateurs (absorption des neutrons) qui restreignent la réaction nucléaire.

      De toute façon, même à supposer que tout le cœur soit fondu, il faudrait attendre quelques jours pour atteindre (ou non) la masse critique.

      à Tchernobyl l’absorption se faisait via des crayons de graphite, ici c’est différent. Les centrales de Fukuhima sont des réacteur de type REB, des réacteurs à eau bouillante. Le coeur baigne dans la flotte et c’est l’eau (ordinaire) joue le rôle d’absorbant de neutrons. Donc, ici, l’eau joue un double rôle: refroidissement et contrôle de la réaction nucléaire.

      En cas d’urgence, ce qu’ils vont faire sans aucun doute, pour tout arrêter, ils faut diluer de l’acide borique (que les ricains viennent de leur envoyer) dans l’eau du circuit primaire. Parce que l’acide borique est un excellent modérateur de neutrons. Mais pour que ce soit utile, il faut que les pompes fonctionnent. Sinon (et c’est ce qu’ils font maintenant) ils se contentent de rajouter de l’eau au fur et à mesure qu’elle s’évapore => C’est sans fin. Il faut donc absolument réamorcer les pompes pour en terminer.

      A priori, je dirais qu’ils sont sur le bon chemin. J’ai été clair ou c’est du charabia ?

      PS, à titre d’info, les pompes à eau sont le point faible des réacteurs REB. Un tsunami peut endommager le système de pompage… ou une simple avarie technique, comme en Suède en 2006 où le problème fut exactement le même… et on est passé à 7 minutes du désastre !

      mars 18, 2011 à 6:32

  4. Que le nucléaire soit potentiellement dangereux, je suis d’accord, qu’il faille le sur-contrôler encore d’accord, que la CGT transforme des revendications catégorielles en risque pour l’usager, chanson connue, reste que la récupération de la situation japonaise créée tout à la fois par une situation exceptionnelle et une erreur de conception, c’est abject dans la mesure où la situation géologique n’est pas la même et la conception des centrales elles-mêmes est différente.

    mars 19, 2011 à 8:19

    • Ben, c’est exactement ce que j’ai écrit juste au-dessus

      les pompes à eau sont le point faible des réacteurs REB. Un tsunami peut endommager le système de pompage… ou une simple avarie technique, comme en Suède en 2006 où le problème fut exactement le même… et on est passé à 7 minutes du désastre !

      De toute façon, vous ne me ferez pas changer d’avis. J’ai longtemps été pro-nucléaire, mais à force de me documenter, j’ai progressivement changé d’avis. D’ailleurs, les autorités sanitaires internationales n’ont pas toujours défendu le nucléaire:

      « Le patrimoine génétique est le bien le plus précieux de l’être humain. Il détermine la vie de notre descendance, le développement sain et harmonieux des générations futures. En tant qu’experts, nous affirmons que la santé des générations futures est menacée par le développement croissant de l’industrie atomique et des sources de rayonnements. […] Nous estimons également que les mutations nouvelles qui apparaissent chez les êtres humains seront néfastes pour eux et pour leur descendance. » Rapport d’un groupe d’étude « effet génétiques des radiations chez l’homme » p 183. OMS, Genève 1957.

      Comme, je l’ai dit, depuis que l’OMS est sous la coupe de l’AIEA, elle ne plus pas communiquer sur le nucléaire sans l’accord de cette dernière agence véritable lobby nucléaire. C’est-à-dire que c’est directement le lobby nucléaire qui dicte aux instances internationales ce qu’il faut dire ou non ! Dans les statuts de l’AIEA il est clairement stipulé, chapitre 2 « L’Agence s’efforce de hâter et d’accroître la contribution de l’énergie atomique à la paix, la santé et la prospérité de part le monde ». S’efforce de hâter et d’accroître la contribution de l’énergie atomique ?? Et ce sont eux qui sont censés nous prévenir en cas de danger sanitaire ??

      « Du point de vue psychologique, la solution la plus satisfaisante pour l’avenir des utilisations pacifiques de l’énergie atomique serait de voir monter une nouvelle génération qui aurait appris à s’accommoder de l’ignorance et de l’incertitude et qui, pour citer Joseph Addison, le poète anglais du XVIIIeme siècle, saurait « chevaucher l’ouragan et diriger la tempête » » Rapports technique, n°151, p 59, OMS, Genève 1958.

      On est en plein dedans.

      mars 19, 2011 à 8:59

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