LE BLOG QUI EN A RAS LE CUL – «Un peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur" De Gaulle

Le penser Tess

Abd el Malik, j’aime bien ce garçon. Il est sincère, cherche l’apaisement, et se livre sans arrières pensées avec une ingénuité remarquable. Par là même il prête ses flancs à la critique. C’est d’ailleurs ce que je m’apprête à faire. Mais, je lui reconnais cette bonne volonté, il ne cache pas ses intentions – parce qu’en soit elles sont louables. D’abord, comme nombre de musulmans, il chante et aime la musique. Comme quoi, tout est possible.

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« La musique fait pousser l’hypocrisie dans le cœur. » (I, IV)

« Le salaire du chanteur et de la chanteuse est illicite. » (VIII)

« J’ai été envoyé pour briser les instruments de musique. » (VI)

« Pas de prière pour lui ! Pas de prière pour lui ! Pas de prière pour lui [1] ! » (II)

« En vérité, Allah a interdit le vin, les jeux de hasard, le tambour et le « Ghoubayrâ »  » (III, I)

« Celui qui s’assoit pour écouter une chanteuse aura du plomb fondu coulé dans les oreilles le Jour Final. » (II)

« J’étais en présence du Prophète Mouhammad lorsqu’il entendit la flûte d’un berger. Il fit alors exactement la même chose [2]. » (III, I, VII)

« Il y aura parmi ma « oummah » des gens qui considéreront le vin, le porc, la soie et les instruments de musique comme étant licites. » (V)

« Ecouter les instruments de musique est un péché. Se rassembler pour le faire est un péché plus grave. Y prendre du plaisir est du « Koufr ». » (II)

« Quoi ? Des instruments de Satan dans la maison de l’Envoyé d’Allah ? » « O Abou Bakr ! Chaque peuple a sa fête et c’est aujourd’hui la notre. » (V)

« Allah m’a envoyé comme miséricorde et guidée pour les mondes. Et Il m’a ordonné de faire disparaître les « mazâmîr », les « barâbit » et les « ma’âzif », ainsi que les idoles qui étaient adorées durant l’Ignorance. » (III)

« Il y aura dans cette communauté des ensevelissements, des défigurations et des lapidations. » « O Envoyé d’Allah ! Quand aura lieu cela ? » « Lorsque proliféreront les chanteuses, les instruments de musique et lorsque sera bu le vin. » (IX)

« Des gens de ma communauté consommeront du vin en lui donnant une autre appellation. Des instruments de musique seront joués devant eux, et des chanteuses. Allah les ensevelira dans le sol et transformera certains d’entre eux en singes et en porcs. » (VII)

« O Envoyé d’Allah ! J’avais formulé le vœu que si Allah vous ramenait sain et sauf, je jouerai du « Douff » en votre présence et je chanterai. » « Si tu as réellement fait ce vœu, alors tu peux jouer… Au cas contraire, non. » « Satan a peur de toi, O Oumar ! J’étais assis et elle était en train de jouer du « douff ». Abou Bakr est entré et elle a continué à jouer. Puis Ali est arrivé et elle a continué encore. Ce fut ensuite au tour de Ousmân d’arriver et elle ne s’est pas arrêtée. Enfin, lorsque tu es entré, O Oumar, elle a caché le « Douff » !  » (III, IX)

« Lorsque (…) les voix s’élèveront dans les mosquées, le dirigeant d’un peuple sera le plus grand pécheur parmi eux, les gens de confiance seront les plus vils, on respectera un homme par crainte de ses méfaits, les chanteuses et les instruments de musique apparaîtront, le vin sera bu et la dernière partie de cette communauté maudira la première partie: alors attendez-vous à ce moment à ce qu’un vent rougeâtre, des tremblements de terre, des ensevelissements, des défigurations, des lapidations voient le jour, ainsi que signes qui se suivront successivement, à l’instar des grains d’un chapelet qui s’est brisé tombent, les uns après les autres. » (IX)

[1] un homme qui chantait.
[2] se boucher les oreilles et s’éloigner.

I. Abou Dâoûd… IV. Bayhaqui… VII. Ibné Mâjah
II.Abou Ishâq… V. Boukhâri… VIII. Tabrâni
III. Ahmad… VI. Ibné Ghaylân… IX. Tirmidhi

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Ensuite, il œuvre (ou croit œuvrer) pour l’établissement d’un monde meilleur. J’avais déjà lu avec beaucoup d’intérêt son premier opus. J’ai lu son second avec beaucoup d’attention. De belles images en noir et blanc, un texte qui va à l’essentiel, sans détour, avec le « parler cité ». J’ai beaucoup aimé. Un livre très riche, qui se lit vite, et qui a fait naître en moi un foisonnements d’idées à chaque page (ou presque). Je vais vous en livrer quelques unes.

Tout d’abord, il faut savoir que c’est un livre très prosélyte. Tout un chapitre est voué à l’exposition de la pensée de Sidi Hamza. Guide d’une confrérie soufie établie au Maroc et qui rayonne dans le monde entier. Dans la mythologie de la confrérie, le maître éduque spirituellement ses disciples en leur transmettant un « secret initiatique » transmis de générations en générations et dont le Prophète Mahomet (Respect man comme on dit chez les muzz) serait lui même à l’origine. Bref, c’est une société à mystères, comme il en existe depuis les débuts de l’humanité et dont les illuminatis de Bavière en sont l’une des plus illustres. Les valeurs prêchées, grosso modo, sont celles de l’équilibre et de l’amour, l’homme est décidément plein de contradictions.

On y apprend donc, comme tout bon livre prosélyte, qu’il n’y a aucune discontinuité à se convertir à l’Islam en étant de culture chrétienne. D’ailleurs Abd el Malik nous donne l’exemple d’une belle conversion: un pauvre blanc qui sombrait dans l’alcoolisme et le racisme trouva la lumière et la paix dans l’Islam pour devenir un être de grande sagesse. J’aurais aimé son point de vue sur les musulmans apostats, savoir s’il s’agit aussi d’un chemin naturel vers la sagesse ?

Bref, ce qu’il y a de plus intéressant que ces platitudes (que l’on retrouve invariablement dans les ouvrages évangéliques, Mormons, scientologiques, raéliens, etc.) c’est la description de la mentalité des gens de la cité, qui en soit ne m’a rien appris, mais qui vaut le détour. Le livre commence par un cliché: les gens ne savent rien de la cité, il faut leur expliquer que les djeunes ne sont pas des monstres mais des gens qui rient et qui pleurent, qui vivent quoi !

Ça alors, ce fut une révélation (sic).

Pourtant, la description ne cesse de confirmer ce que l’on sait déjà. Les jeunes de banlieue sont corrompus par la société de consommation, ils veulent tout, tout de suite, ils ne supportent aucune autorité considérée par définition despotique. Bref, la réussite, c’est pour eux, d’être pétés de thunes et de suivre leur propres lois. Malik décrit la glorification de ceux qui sont passés par la case prison, comment le trafique de drogue est le passage obligé pour bon nombre qui veulent s’extraire d’une société qui les stigmatise, etc. Bien sûr, il le déplore, et propose une autre voie: il y aurait d’autres raisons d’exister que le matérialisme (ça alors)… il y a par exemple l’islam (forcément). Une chose frappante aussi est l’histoire d’un gars pour qui le simple fait de se poser des questions est suffisant pour qu’on lui adosse le sobriquet de « pholosophe ». C’est vrai que cela est peu courant là bas.

Avec ce discours très bobo, très « la vie est dure, mais sachons nous tourner vers la vraie lumière rédemptrice qui apporte du sens à nos vie: Allah », Malik instaure un nouveau chemin que nombre de petits jeunes bobo emprunteront, (c’est mon pari) séduits par un discours apaisant et donc, rassurant. Les jeunes racailles eux, sont beaucoup plus séduites par les discours va-t-en guerre du style UOIF. Comme quoi, la gamme des offres s’étoffe d’un plus grand choix.

Je ne vais pas revenir sur tout le livre qu’il est bon d’avoir lu pour comprendre les retombées pratiques de la politique délibérément menée par l’Europe depuis les résolutions prise au parlement de Strasbourg le 7 juin 1975 et sans cesse confirmées depuis. Politique dont les évènements qui ont conduit la Yougoslavie dans les abysses fut le premier exemple des succès de l’oligarchie mondialiste.

Je vais m’attarder sur deux exemples.

Le premier concerne ce que l’on peut appeler la double lecture et n’est pas à proprement parlé une caractéristique des banlieusards mais plus celle des musulmans. Par exemple, pour nous, un innocent c’est quelqu’un qui n’est pour rien dans une situation donnée. Pour eux, un innocent c’est un musulman. Dans ce livre, j’ai trouvé un excellent exemple de double lecture. Dans le passage suivant, Abd el Malik présente une anecdote historique qui, à ses yeux, est un exemple patent de la tolérance musulmane envers les autres cultes.

Dans mon cas, pauvre kouffar, je n’y vois aucune tolérance, mais bien plutôt ça:

Le deuxième exemple est lié directement a une expérience personnelle. Lors que j’étais en fin de collège, en troisième exactement, je n’ai jamais eu une seule fois la moyenne à mes dictées. Et seulement deux fois un score positif. Je ne me suis jamais vraiment intéressé à la grammaire, à la conjugaison, à l’orthographe et je ne m’en cachais pas. Néanmoins, un jour, lors d’une discussion organisée dans l’établissement entre les parents et les enseignants, ma prof de français expliqua clairement à mes géniteurs que je devait faire un effort car mes résultats étaient catastrophiques et que, même si je ne persisterais pas dans la voie plus tard, il me serait toujours utile dans la vie de savoir écrire décemment. Mes parents acquiescèrent sans dire un mot, ils n’eurent même pas besoin de commenter cet avertissement, ils savaient que j’avais compris le message. Effectivement, ma prof avait tapé juste, je ne me voyais pas, à l’époque, devenir écrivain ou prof de français. Astronaute, chef d’orchestre ou encore aventurier m’attirait beaucoup plus. Voilà un exemple de pensée « normal » pour nous qui avons été habitué à l’autorité, à ne pas contester, à considérer les critiques comme une mise en évidence de nos failles… Comme un moyen de nous rendre meilleurs. Maintenant, je vous laisse entrevoir ce qu’est la « pensée Tess »:

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6 Réponses

  1. la réussite normalisée par l’État avec quotas de discrimination positive et tout le tintouin j’imagine.

    mars 2, 2011 à 6:55

    • Hanoho

      Eh oui, discrimination positive ! C’est tout de même un contresens extraordinaire !

      mars 2, 2011 à 7:09

  2. 600 ans plus jeune , la religion …plusssss 1500 ans de vie au raz des paquerettes dans des pays complètement sous développés incapables de se développer ….plusssss l’ impact assez récent avec les sociétés occidentales ….=….
    des paumés !!!!

    …complètement déracinés …aucun espoir que ça évolue vite …la culture est un processus très lent, suivi , et héréditaire …

    La destruction d’une culture , par contre , comme nous le démontre le NWO, peut etre extremement rapide ….meme pas 40 ans …et il faudrait 2 siècles pour la rétablir ….

    Ce que tu présentes dans ce post ouvre ma pensée sur une angoisse, certes pas celle de la comparaison des cultures , celle de la disparition de la mienne …

    mars 3, 2011 à 6:12

    • Hanoho

      L’hétérogénéisation des nations européennes est voulue. La généralisation des conflits basse intensité à travers le monde est le seul moyen pour une super puissance sur le déclin de conserver son hégémonie, dusse t-elle s’allier avec ceux qui la voue aux enfers. C’est le règne des puissances moyennes minées par l’auto-destruction.
      Alors, on peut trouver dans ce melting pot un peut de tout, du juif néo-nazi au musulman post soixante-huitard en passant par le catho s’auto-flagellant jusqu’aux laïques pro-Vatican… C’est le règne du tous contre tous. Il faut sabrer l’homogénéité culturelle pourvoyeuse de consensus et de solidarité trans-national pour instiller la division à travers la solidarité trans-religieuse et trans-ethnique, officiellement dénommée la richesse diverse. Sur la promotion de l’hétérogénéité, j’y reviendrais.
      Effectivement, ta culture (et la mienne) est en voie de disparition…

      mars 4, 2011 à 12:52

  3. Tu es grandiose , toi: c’est excatement ce que j’ai remarqué lors de mon  » enquete  » :les incongruités plus désarmantes , le juif néo nazi , le soixanthuitard muzz, le laique pro Vatican …. à ne plus rien y comprendre …les alliances et les bisous de Judas les plus effarants …

    Le raisonnement file …

    Hélas …

    mars 4, 2011 à 2:45

    • Hanoho

      Ah mais, au final, on s’inspire les uns les autres, n’est-ce pas !
      Heureusement, le raisonnement reste, cette fois 😉
      Contre les flots turbulents du délire ambiant (intentionnellement créé), il faut avoir les nerfs solides pour reconnaître où sont les intérêts réels de notre civilisation.

      mars 4, 2011 à 3:28

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