LE BLOG QUI EN A RAS LE CUL – «Un peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur" De Gaulle

Crossblog – Les barbares aux portes de Paris

Dans le même état d’esprit que précédemment (crossblog – un irakien à Houston et Sainte Hypatie) voici un article, traduit par mes soins, issu d’un blog qui sort vraiment du commun. Sur la base de la situation du monde actuel, quelle sera le monde de demain ? Le journal des évènements 2020-2080 se propose de répondre à la question en apportant une analyse particulièrement intéressante et assez poussée. La description de l’avenir est plutôt réaliste, tristement réaliste même (et spécialement pour la France).

Cet article est instructif d’une part puisque qu’il s’agit d’un point de vue étranger sur la situation de la France des banlieues (l’auteur est britannique) et d’autre part parce qu’il propose une solution en accord avec la vision néolibérale anglo-saxon. Je me suis permit quelques commentaires durant le texte. Une remarque cependant, malgré une bonne description de la situation, notamment sur la l’extrême radicalisation des jeunes au grand dam des immigrés de première génération, je suis loin d’être convaincu par le remède proposé qui consiste à supprimer la solidarité nationale pour pacifier les cités. Pour le reste, il manque un ingrédient essentiel que je corrige dans un autre article.

Quelques mots à propos de l‘auteur: écrivain britannique de père communiste et de mère juive, docteur et psychiatre il travaillait dans les prisons jusqu’à sa retraite en 2005. Consultant pour le Sunday Telegraph.

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Les barbares aux portes de Paris

décembre 21, 2009
Theodore Dalrymple

Tout le monde connait la douce France: la France de la gastronomie et du vin avec ses beaux paysages, ses splendides châteaux et ses cathédrales. Plus de touristes (60 millions par an) visitent la France que n’importe quel pays dans le monde, et de loin. En effet, les Allemands ont un dicton, pas tout à fait rassurant pour les Français: «vivre comme Dieu en France ». Un demi-million de Britanniques y ont acheté des résidences secondaires.

Mais il y a une autre culture montante, beaucoup moins rassurante, et parallèle à cette France. Je vais à Paris environ quatre fois par an et j’ai acquis ainsi une idée de l’évolution des préoccupations de la classe moyenne française. Il y a quelques années il s’agissait des écoles: le système éducatif français tant vanté s’écroulait, l’analphabétisme était en hausse, les enfants quittaient l’école aussi ignorants qu’en y entrant, et avec un comportement bien plus dépravé. Ces dernières années ont vu se développer l’insécurité, les incivilités et les violences urbaines. Tout le monde a une histoire à raconter, et il n’y a pas un dîner sans une histoire horrible. On sent que chaque crime signifie un vote pour Le Pen ou celui qui le remplace.

J’ai d’abord  vu l’insécurité par moi-même il y a huit mois. C’était juste à côté du boulevard Saint-Germain, dans un quartier où un appartement assez spacieux coûterait 1 million de dollars. Trois jeunes Roumains tentaient en plein jour de percer dans un parcmètre avec un gros tournevis afin d’en voler des pièces. Il était quatre heures de l’après-midi, les trottoirs étaient bondés et les cafés à proximité, étaient pleins. Les jeunes se comportaient comme s’il s’agissait d’un comportement normal et n’ayant rien à craindre.

Finalement, deux femmes dans la soixantaine leur ont dit d’arrêter. Les jeunes, jusque là hilares, se retournèrent avec une colère meurtrière pour insulter les femmes, en brandissant leurs tournevis. Celle-ci se retirèrent et les jeunes reprirent leur «travail».

Puis un homme d’environ 70 ans leur dit d’arrêter. Ils se montrent avec lui encore plus menaçant, l’un d’eux tenant un tournevis comme pour lui administrer un coup de poignard dans l’estomac. Je me suis avancé pour aider l’homme, mais les jeunes, toujours vociférant des insultes et véritablement indignés d’être interrompu dans la poursuite de leurs moyens d’existence, décidèrent de s’enfuir. Mais tout cela aurait pu se terminer de façon très différente.

Plusieurs choses m’ont frappé lors de l’incident: le sentiment d’invulnérabilité qu’avait ces jeunes et ce en plein jour, l’indifférence à leur comportement d’un grand nombre de personnes qui n’auraient jamais l’idée de se comporter de la même manière, et enfin que seules les personnes âgées, pourtant les mois aptes physiquement, essayèrent de faire quelque chose pour changer la situation. Etaient-ils les seuls à avoir une vue suffisamment clair du bien et du mal pour vouloir intervenir ? Toute les autres plus jeunes pensaient-elles qu’ils s’agissait de «réfugiés. . . que la vie dure. . . qu’ils sont si pauvres. . .  qu’ils sont trop jeunes pour différencier le bien du mal et que de toute façon jamais personne ne leur a enseigné. . . qu’ils n’ont pas d’autre choix. . . » ? Une punition serait-elle donc cruelle et inutile? Les véritables criminels, en effet, les conducteurs dont les pièces de monnaie remplissent les parcomètres. Ne polluent-ils pas le monde avec leurs voitures?

Un autre motif de leur inaction est qu’à supposer que les jeunes gens fussent arrêtés, rien ne leur serait arrivé. Ils auraient été de remis dans la rue dans l’heure. Qui prendrait le risque d’un coup de tournevis dans le foie pour sauvegarder pour heure les parcomètres de Paris ?

Le laxisme du système de justice pénale français est désormais notoire. Les juges font souvent des remarques indiquant leur sympathie pour les criminels qu’ils essaient (sur la base habituelle que c’est la société et pas le criminel qui est à blâmer). La veille, j’avais été témoin sur le boulevard Saint-Germain de la manifestation des 8.000 policiers qui avaient défilé pour protester contre la mise en liberté, sous caution, d’un homme à l’infâme carrière de vols à main armée, présumé meurtrier avant son procès pour un autre vol musclé, au cours duquel il tira dans la tête de quelqu’un. Libéré sous caution avant ce procès, il en profita pour cambrioler une maison. Surpris par la police, lui et ses complices ouvrirent le feu et faisant deux morts et un blessé grave. Il a également été fortement soupçonné d’avoir commis un quadruple assassinat quelques jours auparavant, dans laquelle un couple qui possédait un restaurant, et deux de leurs employés, furent abattus en face de la fille du propriétaire de neuf ans.

Le journal Libération, de gauche, l’un des deux quotidiens de l’intelligentsia française, rejeta les marcheurs avec un sarcasme dédaigneux faisant référence à la « Fièvre flicardiaire ». Le document aurait sans doute considéré l’assassinat d’un seul journaliste, c’est-à-dire d’un être humain à part entière, différemment, sans parler de l’assassinat de plusieurs d’entre eux. Bien sûr personne ne fit mention dans le journal qu’une force de police est aussi vitale pour la garantie de la liberté personnelle que pour celle d’une presse libre, et que la mince ligne qui sépare l’homme de la bête est parfois mince. Ce n’est en effet pas une chose convenable à dire pour un intellectuel, quelque vérité que cela puisse receler.

Pourtant chacun se plaint en privé que la police est devenue impuissante à réprimer et à détecter les infractions. Les histoires d’horreur abondent. Un ami parisien m’a raconté comment, un soir récent, il avait vu deux criminels attaquer une voiture dans laquelle une femme attendait son mari. Ils lui ont fracassé la fenêtre latérale et tentèrent de récupérer son sac à main mais elle résista. Mon ami est allé à son secours et a réussi à coincer l’un des assaillants, l’autre s’enfuyant. Heureusement, la police passait par là, mais à la consternation de ma connaissance laissa partir l’agresseur en lui donnant un simple avertissement.

Mon ami déclara à la police qu’elle porterait plainte. Celle-ci lui a déconseillé de perdre son temps. A cette heure de la nuit, nul ne serait là au commissariat local pour recevoir sa plainte. Il devra y aller le lendemain, attendre trois heures, revenir plusieurs fois, avec chaque fois une longue attente. Et au final rien ne serait fait.

Quant à la police, ajouta mon ami, s’ils n’ont pas voulu procéder à une arrestation pour une affaire de ce genre c’est parce qu’il y aurait trop de paperasserie. De toute façon, même si l’affaire en arrivait à la justice, les juges ne donnent pas la peine appropriée. En outre, une telle arrestation ne ferait que retarder leur carrière. Les chefs de la police locale sont payés au résultat, c’est-à-dire en fonction du taux de criminalité dans leurs domaines de compétence. La dernière chose qu’ils veulent, ce sont des policiers prêts à aller chercher, trouver et enregistrer la criminalité.

Peu de temps après, j’ai entendu parler d’une affaire dans laquelle la police a tout simplement refusée d’enregistrer la perpétuation d’un cambriolage, et encore moins d’essayer d’attraper les coupables.

Dès aujourd’hui, le crime et le désordre général, font des percées dans des endroits où, il n’y a pas longtemps encore ils étaient inconnus. Dans un village paisible et prospère où je me suis rendu, près de Fontainebleau, la maison de retraite de hauts fonctionnaires et d’un ancien ministre fit sa première expérience de la criminalité deux semaines plus tôt. Il y eut un cambriolage et un rodéo, « une course improvisée de jeunes en voitures volées autour de la place du village, dont la clôture avait été renversée. »

Un villageois a appelé la police, qui lui a répondu qu’ils ne pouvaient pas venir à l’heure actuelle, mais qui poliment rappela une demi-heure plus tard pour savoir comment les choses évoluaient. Deux heures plus tard la police arriva finalement, mais le rodéo avait disparu laissant les restes d’une voiture incendiée. Les traces noircies sur la route étaient encore visibles lors de ma visite.

Les chiffres officiels de cette recrudescence, trafiquée comme ils sont sans aucun doute, sont suffisamment alarmants. Les crimes déclarés en France ont augmentés de 600.000 par an en 1959 à 4 millions aujourd’hui, tandis que la population a augmenté de moins de 20 pour cent (beaucoup pensent que les valeurs réelles de la criminalité sont aujourd’hui sous-estimées d’au moins la moitié). En 2000, un crime pour six habitants a été enregistré à Paris, et le taux a augmenté d’au moins 10% par an pendant les cinq dernières années. Les cas signalés d’incendies criminels en France ont augmenté de 2.500% en sept ans, de 1.168 en 1993 à 29.192 en 2000; les vols avec violence ont augmentés de 15,8% entre 1999 et 2000, et de 44,5% depuis 1996 (année qui fut d’ailleurs loin d’être une référence en matière de sécurité).

D’où l’augmentation de la criminalité vient-elle ? La réponse est géographique: des projets de logements sociaux entourent et assiègent de plus en plus chaque ville française de toute taille et en particulier Paris. Dans ces projets d’habitation vit une population de plusieurs millions d’immigrés principalement issus d’Afrique du Nord et d’Afrique de l’Ouest avec leur descendance née en France ainsi que les plus désargentés de la classe ouvrière française. Evidemment, l’excellence du système de transport public français veille à ce que les arrondissements les plus branchés soient à portée de main du voleur et du vandale le plus invétéré.

Architecturalement, les projets de logements sont né de l’idée de Le Corbusier, architecte suisse totalitaire –  et toujours héros intouchable de la formation des architectes en France – qui a cru que la maison était une machine à habiter et que les zones en ville devait être entièrement séparée les unes des autres par leur fonction, et que la ligne droite et l’angle droit détenait la clé de la sagesse, de la vertu, de la beauté et de l’efficacité. L’opposition acharnée qu’il a rencontré pour son projet d’abattre l’ensemble du centre de Paris afin de le reconstruire en fonction de ses idées « rationnelles » et « avancées » le laissa pantois et frustré.

L’inhumain, sans fioritures, la géométrie dure et tranchante de ces projets de logement dans leur vaste places surnaturelles porta l’esprit des paroles glaciales et tyranniques de Le Corbusier: «Le despote n’est pas un homme. Il est le plan correct, réaliste et précis qui fournira votre solution une fois le problème posé clairement. Ce plan a été élaboré à l’écart des cris de l’électorat ou des plaintes des victimes de la société. Il a été élaboré par l’esprit serein et lucide. »

Mais quel est le problème auquel ces projets d’habitation conçus par des esprits sereins et lucides, tels que Le Corbusier – qui portent le nom de la cité – sont la solution ? Il s’agissait de alors de fournir une habitation à loyer modérer – ou HLM – pour les travailleurs, en majorité des immigrés, qui répondaient aux besoins des usines françaises au cours de la grande expansion industrielle des années 1950-70, lorsque le taux de chômage était de 2% et que la main d’œuvre bon marché était très demandée. À la fin des années quatre-vingt, cependant, la demande avait disparue contrairement à ceux qui avaient préalablement occupé ces emplois. Avec leurs descendants auquel s’ajouta un flux jamais tari de nouveaux arrivants plein d’espoirs, ils occupèrent les logements à bas prix mis à disposition et plus que jamais nécessaires.

Ces appartements de propriété publique sont également connus sous le nom de « logements sociaux […] ils donnent l’impression que, en cas de graves difficultés, ils pourraient être coupés du reste du monde et qu’il suffirait pour cela d’arrêter les trains en les bloquant avec un réservoir ou deux, ainsi que les routes en provenance du reste de la France qui y passent (habituellement avec un mur de béton de chaque côté). Je me rappelle les paroles d’un Afrikaner en Afrique du Sud qui m’a expliqué le principe selon lequel seule une voie unique connectait les cités noires des villes blanches: une fois bouclée par une voiture blindée, « les noirs ne peuvent plus saccager que leur propre nid. »

Le touriste moyen ne consacre pas une seconde de réflexion à ces Cités de ténèbres, se dépêchant de rejoindre la Ville de Lumière depuis l’aéroport. Et pourtant, leur existence a un impact énorme, et ce qu’il y trouverait, s’il se donnait la peine d’y aller, le terrifierait.

Une sorte d’anti-société s’est développée au sein d’une population dont le sens de l’existence se résume à la haine portée à l’autre, cette société « officielle », la société française. Cette aliénation, ce gouffre de défiance, plus grande que toutes celles que j’ai rencontrées nulle part ailleurs dans le monde – y compris dans les townships noirs d’Afrique du Sud pendant les années d’apartheid – s’inscrit sur les visages des jeunes hommes, la plupart d’entre eux de façon permanente au chômage, qui traînent dans les espaces criblés de nids de poule situés entre leurs logements sociaux. Lorsque vous vous approchez pour leur parler, leurs visages immobiles ne trahissent pas une once de reconnaissance de votre humanité partagée, ils ne font aucun geste pour adoucir les relations sociales. Si vous n’êtes pas l’un d’eux, vous êtes contre eux.

Leur haine de la France officielle se manifeste à bien des égards et se retrouve partout autour d’eux. Ces jeunes hommes prennent des risques insensés pour orner les surfaces les plus inaccessibles de leurs graffitis, Baise la police, étant le thème de prédilection. L’iconographie de la cité est celui de la haine intransigeante et de l’agression. La communauté en décomposition, que l’on trouve au sein du projet Les Tarterets, c’est par exemple un humanoïde, digne de science-fiction, qui, le poing serré  comme s’il était prêt à frapper la première personne qui le regarde, avec à sa droite l’effigie d’un énorme pit-bull bave aux lèvres, chien qui par tempérament et bien dressé est capable d’arracher la gorge d’un homme – la seule race de chien que j’ai vu dans les cités – défile avec une morgue menaçante.

Il suffit de regarder autour de soit : On trouve partout des carcasses éviscérées de voitures brulées. Le feu est maintenant à la mode dans les cités: aux Tarterets, les résidents ont incendié et pillé tous les magasins, à l’exception d’un supermarché subventionné par le gouvernement et d’une pharmacie. Le parking souterrain, calciné et noirci par la fumée comme une voûte dans un enfer urbain, est définitivement fermé.

Lorsque des agents officiels français viennent dans la cité, les résidents les attaquent. La police est haïe. Un jeune malien, qui pour se réconforter croyait qu’il était sans emploi en France à cause de la couleur de sa peau, me décrivit comment la police arrive invariablement comme pour un safari, matraque au poing et prêt à frapper tous ceux qui leur tombent sous la main, innocents ou coupables de quoi que se soit, avant de se replier dans la sécurité de leur commissariat. Le comportement de la police, m’a t-il dit, explique pourquoi les habitants leur lancent des cocktails Molotov depuis leurs fenêtres. Qui pourrait accepter d’être traité ainsi par la police fasciste ?

Les cocktails Molotov ont également salué le Président de la République, Jacques Chirac, et son ministre de l’Intérieur lors de leur visite à deux cités, les Tarterets et Les Musiciens. Les deux dignitaires ont dû faire rapide et ignominieuse retraite, tels des suzerains étrangers qui visitent une zone hostile et à peine contrôlée: ils sont venus, ils ont vu, ils ont filé la queue entre les jambes.

L’antagonisme avec la police peut sembler compréhensible, mais la conduite de ces jeunes habitants des cités pour les pompiers qui viennent les secourir des incendies qu’ils ont eux-mêmes provoqués donne un aperçu consternant de la profondeur de leur haine pour la société. Ils accueillent ces admirables pompiers (dont la devise est sauver ou périr) à coups de pierres et de cocktails Molotov quand ceux-ci arrivent pour réaliser leur mission de sauvetage à tel point que des véhicules blindés sont souvent appelés en renfort pour les protéger.

La bienveillance enflamme la colère des jeunes hommes des cités autant que la répression, car leur colère et leur être ne font qu’un. Les ambulanciers qui enlèvent un jeune homme blessé dans un incident se retrouvent régulièrement entourés de ses « amis » qui se bousculent, se moquent, menacent : un comportement qui, selon un médecin que j’ai rencontré, continu jusque dans l’hôpital,  où les « amis » de la victime demandent à ce qu’il soit traité prioritairement avant les autres.

Bien sûr, ils attendent également qu’il soit traité aussi bien que tout autre, et cette attente révèle la mauvaise foi, ou du moins l’ambivalence, de leur comportement vis-à-vis de la société qui les entoure. Ils ne sont surement pas pauvres, du moins en comparaison des standards de vie de toute société connue: ils ne sont pas affamés, ils ont des téléphones portables, des voitures, ainsi que les nombreux autres accessoires de la modernité. Ils sont habillés à la mode – en fonction de leur propre mode avec chaine d’or autour du coup – et affichent un mépris constant de la bienséance bourgeoise. Ils savent qu’ils ont des droits, et ils savent qu’ils recevront un traitement médical, quelque soit leur comportent. Ils jouissent d’un niveau de vie (ou de consommation) beaucoup plus élevé que celui auquel ils auraient pu prétendre dans les pays de leurs parents ou grands-parents d’origine, et ce même s’ils y avaient travaillé 14 heures par jour au maximum de leur capacité.

Mais ce n’est pas une cause de la reconnaissance, au contraire: ils se sentent insulté ou blessé, alors même qu’ils tiennent pour acquis ce qu’ils considèrent comme leur dû. Mais comme tous les êtres humains, ils veulent le respect et l’approbation des autres, même, ou plutôt surtout, des gens qui leur jettent négligemment les miettes de la prospérité occidentale. Mordre la main qui vous nourrie ne se fait jamais de gaité de cœur or pas il n’y a pas de dépendance n’est plus absolu, plus total, que celle de la plupart des habitants des cités. Ils leur faut donc croire qu’ils sont maintenus dans les limbes par une malveillante volonté. Ils gardent volontairement vivante la foi en cette parfaite malveillance, car elle donne un sens, la seule possible, à leur vie en retard de croissance. Il vaut mieux combattre un ennemi que d’être à la dérive dans l’absurde car le simulacre d’un ennemi donne du poids à des actions dont la vacuité, autrement, seraient évidentes.

C’est une des raisons pour laquelle, lorsque je me suis approché de groupes de jeunes hommes dans la cité Les Musiciens, beaucoup d’entre eux ne furent pas seulement suspicieux (bien qu’il fut bientôt évident pour eux que je n’étais pas membre de l’ennemi), mais hostiles. Quand un jeune homme d’origine africaine a accepté de me parler, ses compagnons n’ont cessé de nous interrompre d’un air menaçant. « Ne lui parles pas » lui ordonnaient-ils. Ils me dirent de partir le regard chargé de craintes. Le jeune homme aussi était nerveux, il m’a dit qu’il avait peur d’être puni pour traitrise. Ses associés craignaient qu’un contact «normal» avec une personne qui n’était manifestement pas de l’ennemi, mais qui n’était pas pour autant l’un d’eux, pourrait contaminer les esprits et éventuellement briser leur vision du monde « eux et nous » dernier rempart d’une complète décrépitude mentale. Ils avaient besoin de se voir comme les guerriers d’une guerre civile, et non en criminels bons à rien.

L’ambivalence des habitants des cités correspondent à la politique «officielle» de la France à leur égard: recrudescence de contrôles et d’ingérences, alternant avec un abandon total. Les bureaucrates ont prévu tous les éléments de l’environnement physique, par exemple, et peu importe combien de fois les habitants saccagent leur nid (pour reprendre l’expression de l’Afrikaner), l’Etat s’emploi à la rénovation, espérant ainsi démontrer sa compassion et sa sollicitude. Pour assurer les immigrés et leur progéniture potentiellement ou déjà bien français de faire parti de la communauté nationale, les rues portent les noms de héros de la culture française: les peintres aux Tarterets (rue Gustave Courbet, par exemple) et les compositeurs pour Les Musiciens (rue Gabriel Fauré) [Cela change puisque de nombreuses rues de cités portent désormais les noms d’hommes politiques et intellectuels africains pour ne pas offusquer une population qui ne se reconnait pas d’appartenance à la nation française, ndlt.] En effet, la seule fois où je me suis surpris à sourire dans l’une des cités fut lorsque je suis passé devant deux bunkers en béton aux fenêtres de métal, l’école maternelle Charles Baudelaire et l’école maternelle Arthur Rimbaud. L’élégante virtuosité de ces deux poètes ne s’associe pas spontanément avec des jardins d’enfants, et encore moins avec des bunkers en béton.

Mais les noms des héros français pointent une autre ambivalence officielle plus profonde. L’Etat français est tiraillé entre deux approches: Courbet, Fauré, nos ancêtres les gaullois d’une part, et les slogans du multiculturalisme de l’autre. Imposé par la ministère de l’éducation, l’historiographie que les écoles scandent est celle du triomphe de l’Etat unitaire, rationnel et de la bienveillance française à travers les âges, depuis Colbert jusqu’aux jeunes filles musulmanes qui ne sont pas autorisés à porter le voile dans les écoles. Après l’obtention d’un diplôme, ceux qui s’habillent en suivant des règles  «ethniques» ne trouveront pas de travail auprès de la majorité des employeurs. Pourtant, parallèlement, la France officielle rend un culte au multiculturalisme. Notamment à la «culture» de la cité. Ainsi, la musique rap française fait l’objet d’admiration dans des articles parus dans Libération et Le Monde, corroborées par une pusillanime approbation des deux derniers ministres de la culture.

Un groupe de rap, le Ministère Amer, a été officiellement distingué. Ses paroles les plus connues:

« Monique se fait culbuter,

Monique se fait sodomiser,

tout le monde dans le Quartier n’a cessé de répéter

j’ai shooté la fille du shérif,

j’ai usé toute ma boîte de préservatifs.

A 4 pattes à l’air, elle me parlait de son père,

Un gros commissaire, chef divisionnaire.

Elle avale de travers. […]

Une autre femme prend sa raclée,

cette fois-ci elle s’appelle Brigitte,

C’est la femme d’un flic, […]

Brigitte se fait éclater la teuchchch…

se prend des beutes dans la cheube. […]

Les novices du vice pissent sur la police […]

scratch sur 1e clitoris »

Ce déchet avilissant à reçu les éloges pour son authenticité supposée. Dans l’univers mental du multiculturalisme, dans lequel les sauvages sont toujours nobles, il n’existe aucun critère permettant de distinguer le grand art de l’immondice. Et si les intellectuels, très bien formés dans la tradition occidentale, sont prêts à porter aux nues une telle pornographie dégradante et brutale, il n’est guère surprenant que ceux qui ne sont pas formés arrivent à la conclusion que cette tradition occidentale ne recèle aucune valeur. Lâche, le multiculturalisme se fait donc lui-même le serviteur de l’extrémisme anti-occidental.

Que les paroles de rap soient ou non la voix authentique de la cité, elles sont certainement écoutés attentivement: on peut observer de nombreux jeunes hommes dans les cités assis dans leurs voitures à ne rien faire d’autre que d’écouter pendant des heures, si fort que la chaussée vibre à 100 mètres à la ronde. La doxa des intellectuels français et de la bureaucratie culturelle française, sans aucun doute, les encourage à croire qu’ils font là quelque chose de valable. Mais quand la vie commence à imiter l’art, tandis que de terribles viols collectifs se produisent avec une fréquence croissante, le même fonctionnaire France devient perplexe et inquiet. Que doit-il faire des 18 jeunes hommes et deux jeunes femmes en cours de jugement à Pontoise pour avoir enlevé une jeune fille de 15 ans et l’avoir violé pendant quatre mois à plusieurs reprises dans des caves, des cages d’escalier et des squats? Par ailleurs, beaucoup de groupes ne semblent pas simplement impénitents ou sans honte, mais fiers.

Bien que la plupart des gens en France n’ont jamais mis les pieds dans une cité, ils savent vaguement que le chômage de longue durée chez les jeunes est tellement répandu qu’il est normal de l’être. En effet, le chômage des jeunes français est parmi les plus élevés en Europe et ce d’autant plus que l’on descend l’échelle sociale. La raison provient essentiellement des salaires minimums élevés, des impôts sur le revenu, et des lois de protection du travail qui font que les employeurs hésitent à embaucher ceux qu’ils ne peuvent pas facilement renvoyer et qu’ils doivent payer au-delà de la valeur de leurs compétences. [C’est justement pour mettre à bas les avancées sociales et détruire notre système de protection que l’immigration de masse fut instrumentalisée par une élite financière en recherche de profits (et donc de salaires moindres), (voir les vidéos en fin d’article). L’argument ici fourni n’est que la conclusion finale auxquelles les populations autochtones sont acculées, œuvre d’un long travail de sape orchestrée par les instances internationales. Suit ainsi, dans le présent article, un long paragraphe qui nous enjoint de mettre à bas notre système de solidarité obtenu de longue lutte et ce, au nom du libéralisme. Libéralisme qui lui-même nous enjoint à ouvrir nos frontières et à accueillir la misère du monde (officiellement au nom de la compassion et des droits de l’homme, officieusement pour la mise en concurrence déloyale des individus). La boucle est bouclée. ndlt.]

Tout le monde reconnaît que le chômage, en particulier de longue durée, est profondément destructeur, et que c’est bien le diable que des mains oisives ne trouvent pas de travail. Pourtant, plus l’on monte dans l’échelle sociale, plus solidement fixée est l’idée que les rigidités du marché du travail qui encouragent le chômage sont essentielles pour à la fois distinguer la France de la sauvagerie supposée du modèle anglo-saxon néolibérale et pour protéger les opprimés de l’exploitation. Or les rigidités du marché du travail protègent ceux qui ont le moins besoin de protection tout en condamnant les plus vulnérables à un désespoir extrême: si l’hypocrisie sexuelle est le vice des anglo-saxons, l’hypocrisie économique est le vice des français. [C’est le modèle anglo-saxon néolibérale qui orchestra en France, notamment via une intelligentsia économique de gauche, l’immigration massive pour anéantir notre système solidaire. Les français, qui avaient un modèle de vie basée sur la modération et une préoccupation plus philosophique que pécuniaire (le siècle des lumières est né en France !) et qui leur permettaient d’entretenir une solidarité équitable avec les classes les plus populaires par une revalorisation des salaires les plus faibles, (ce qui est appelée ici l’hypocrisie française) étaient en ligne de mire de ceux dont le modèle de vie est basée sur la conquête financière et le profit. ndlt]

On n’a pas besoin de beaucoup d’imagination pour comprendre que, dans ces circonstances, le poids du chômage soit porté de manière disproportionnée sur les immigrés et leurs enfants. [Le lien de cause à effet entre l’existence d’un salaire minimum et le chômage des minorités issues de l’immigration m’échappe. ndlt] Ainsi, déjà culturellement distincts de la majorité de la population, ils doivent se sentir, une seconde fois, lâchement discriminés. Après avoir été enfermés dans un ghetto physique, ils répondent en se construisant pour eux-mêmes un ghetto culturel et psychologique. Ils sont de France, mais pas français.

L’Etat, tout en se préoccupant avec force détails des logements sociaux, de l’éducation, des soins médicaux et du versement de subventions qui leur permettent de ne rien faire, abroge totalement sa responsabilité dans le seul domaine pour lequel il est pourtant inaliénable: le droit et l’ordre. Afin d’apaiser, ou du moins pour que ne s’enflamment pas ces jeunes mécontents, le ministère de l’Intérieur a ordonné à la police de traiter avec douceur (c’est-à-dire, pratiquement pas du tout, sauf par des raids occasionnels lors de l’inaction n’est plus acceptable) dans le plus de 800 zones sensibles qui entourent les villes françaises et qui sont appelées collectivement « la Zone ».

Mais la société humaine, comme la nature, a horreur du vide. Il en est de même avec l’autorité. Un nouveau régime autoritaire avec son propre ensemble de valeurs, occupe l’espace là où l’ordre et le respect de la loi ne sont plus. C’est l’autorité de la brutalité des criminels psychopathes et des trafiquants de drogue. De même, l’absence d’une véritable économie de moyens et de justice, dans la pratique, engendre une économie ainsi qu’un système juridique informel basé sur le vol et le trafic de drogue. Aux Tarterets, par exemple, j’ai observé deux dealers distribuant en plein jour leur drogue et collectant l’argent tout en tournant autour de leur BMW décapotable très tendance, clairement les monarques de leurs sujets sous surveillance. Les deux étaient d’origine nord-ouest africaine. L’un portait à l’envers une casquette de baseball rouge tandis que l’autre avait les cheveux teints en blond contrastant fortement avec son teint. Ils avaient le visage immobile de potentats recevant tributs de peuples conquis. Ils conduisaient partout en première ou en seconde à haute vitesse de sorte de faire le maximum de bruit. S’ils avaient voulu attirer l’attention, ils n’auraient pas fait mieux. Ils n’ont pas peur de la loi, non, c’est la loi qui les craint.

Je les observais agir sous le regard d’anciens immigrants d’origine algérienne et marocaine qui sont arrivés en France dans le début des années 1960 et qui vivent, eux aussi, aux Tarterets. Ces anciens ont été les témoins de la progressive descente de la cité dans cet état d’insurrection latent. Ils sont si horrifiés de leur vie quotidienne qu’ils essayent de quitter les lieux, pour échapper à leurs propres enfants et petits-enfants. Malheureusement, une fois tombé dans les griffes du système de logement social, ils sont pris au piège. Ils auraient voulu émigrer dans une autre cité, dans l’hypothèse qu’elle existe, où la nouvelle génération ne fait pas la loi. Mais ils n’avaient aucun piston le système géant de favoritisme qu’est l’Etat français. Ils devaient rester sur place, perplexes, effrayés, incrédules, et amers de ce que leurs propres enfants étaient devenus, si loin de ce qu’ils avaient espéré et attendu. Ils sont de meilleurs français que leurs enfants ou petits-enfants, ils n’auraient jamais sifflé et hué la Marseillaise comme l’on fait leur descendance durant les matchs de football opposant la France et l’Algérie. Ce qui, en passant, alerta le reste de la France du terrible cancer qui grandi en son sein.

Que la France fut sage d’avoir autorisé l’immigration massive de personnes culturellement très différentes de sa propre population pour résoudre la pénurie de travail temporaire et pour apaiser sa propre conscience libérale abstraite est discutable. Il y a maintenant 8 ou 9 millions de personnes d’origine nord et l’ouest africaine en France, soit deux fois plus qu’en 1975. Parmi ceux là il faut compter au moins 5 millions de musulmans. Les projections démographiques (bien que les projections ne sont pas des prédictions) donnent à penser que leurs descendants atteindront 35 millions avant la fin de ce siècle, c’est-à-dire plus d’un tiers de la population totale de la France.

Force est de constater que la France a géré la situation de la pire manière qui soit. A moins qu’elle assimile ces millions avec succès, son avenir sera sombre. Elle a séparé et isolé géographiquement les immigrants et leurs descendants en les plaçant dans des ghettos déshumanisés. Sa politique économique a engendré et promu le chômage et créé une dépendance, avec toutes les conséquences psychologiques inévitables. Cette politique a contribué au développement de la culture du rejet qui est par ailleurs d’une médiocrité remarquable et en même temps leur a retiré la protection que procure la loi, leur permettant de créer leur propre ordre en zone de non-droit.

Nul ne devrait sous-estimer le danger que pose cet échec, non seulement pour la France, mais aussi pour le monde. Les habitants des cités sont exceptionnellement bien armés. Lorsque les voleurs professionnels réalisent le raid d’une banque ou d’une voiture blindée de transfert de fond, ils le font avec des bazookas et des lance-roquettes et de s’habillent en uniforme paramilitaire. De temps en temps, la police découvre dans les cités des arsenaux entiers de kalachnikovs. C’est qu’il y a un intense commerce informel entre la France et les républiques post-communistes d’Europe de l’est. Dans les cités, de véritables ateliers dans les garages souterrains modifient les numéros de série des voitures de luxe volées avant de les exporter à l’Est, en échange d’armes sophistiquées.

Une population profondément aliénée est donc armé d’une puissance de feu importante, et dans des conditions de troubles sociaux violents, tels que la France a l’habitude de vivre toutes les décennies, il pourrait s’avérer que la situation devienne difficile à contrôler. Le dilemme de l’Etat français consiste à choisir entre le respect de ses engagements envers la population la plus aisée dont nombre d’entre eux tirent leur subsistance d’une administration de l’économie dirigiste, et libérer suffisamment le marché du travail afin de donner l’espoir d’une vie normale pour les habitants des cités. Très probablement, la France résoudra ce dilemme en tentant d’acheter les mécontents en leur offrant encore plus d’avantages et de droits, quitte à augmenter les taxes qui étoufferont davantage la création d’emplois qui serait plus à même d’aider les habitants des cités. Si cela échoue, comme cela ne manquera pas de se produire, une dure répression suivra.

Mais parmi le tiers de la population des cités d’origine d’Afrique du nord et musulmane, il y a une possibilité que les français, et pas seulement les français, redoutent. Imaginez vous-même étant un jeune des Tarterets des Musiciens, intellectuellement alerte mais pas très bien éduqué, croyant être méprisé à cause de vos origines par l’ensemble de la société dans laquelle vous êtes nés, condamné au chômage de façon permanente par le système qui vous méprise, vous nourrit et vous habille, entouré par une méprisable culture nihiliste du désespoir, la violence et la criminalité. Ne serait-il pas envisageable que vous soyez à la recherche d’une doctrine qui puisse vous expliquer en même temps votre situation, justifie votre colère, vous montre le chemin de la vengeance et de garantisse votre salut, spécialement si vous avez été emprisonné? Ne souhaiteriez-vous pas trouver une solution qui en vaille la peine de canaliser votre énergie, votre haine et la violence qui bouillonne en vous ? Une solution qui vous permettent de faire le mal en proclamant faire le bien ultime? Il suffirait d’un nombre d’esprits ainsi perturbés pour causer des ravages. Le prosélytisme islamiste se développe dans les prisons de France (où 60% des détenus sont d’origine immigrée) comme dans les prisons britanniques, et il suffit d’une poignée de Zacharias Moussaouis pour allumer un incendie.

Les Français connaissaient cette possibilité bien avant le 11 septembre: en 1994, leurs forces spéciales interceptèrent un avion détourné le firent atterrir à Marseille et tuèrent les pirates de l’air -une démarche inhabituelle pour les français qui préfèrent traditionnellement négocier avec, ou céder au terroristes.  Mais ils avaient des informations suggérant qu’après le ravitaillement, les pirates de l’air prévoyaient de crasher l’avion dans la tour Eiffel. Dans ce cas, aucune négociation n’était possible.

Un gouffre terrible s’est ouvert dans la société française, fortement illustré par une histoire que m’a racontée un ami. Il conduisait le long d’une autoroute à six voies, avec des projets d’habitation sociale de part et d’autre, quand un homme a tenta de traverser la route. Mon ami le renversa à grande vitesse, le tuant instantanément.

Conformément à la loi française, les acteurs d’un accident mortel doivent rester aussi près que possible de la scène, jusqu’à ce que les fonctionnaires en aient élucidé les circonstances. La police emmena donc mon ami à une sorte d’hôtel dans le voisinage. Il n’y avait pas de personnel, et la porte devait être ouverte grâce à l’insertion d’une carte de crédit dans un terminal de facturation automatique. En arrivant dans sa chambre, il devait découvrir que tous les meubles étaient en béton, y compris le lit et le lavabo, fixés soit au sol soit aux murs.

Le lendemain matin, il demande à la police venue le chercher de quel genre d’endroit il s’agissait et pourquoi tout était en béton?

« Mais vous ne savez pas où vous êtes, monsieur? » Demandèrent-ils. « C’est la zone, C’est La Zone. »

La Zone est un pays étranger: les choses se passent différemment là-bas.

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4 Réponses

  1. FAUVERT

    Merci pour la traduction et votre blog.
    Je regrette que le blog J2020 2080 soit inactif, mais il semble que l’auteur ait quitté le navire !!

    août 23, 2010 à 3:12

    • Hanoho

      Oui, et moi faudrait que je m’y remette ! 🙂
      En effet, J2020 2080 etait un excelent blog, de moins en moins d’anticipation d’ailleurs.

      août 26, 2010 à 6:31

  2. Rooominet

    Bravo pour cette étude objective et réfléchie. Elle confirme l’indolence des gouvernements successifs d’après Pompidou quelques soient leurs tendances politiques. Le profit, toujours le profit, les apprentis sorciers ne seront pas sauvés comme dans « l’apprenti sorcier » de Paul Dukas. Les français en feront les frais, quant aux financiers qui ont tirés les ficelles et soudoyés les potiches « présidents », ils iront aux Bahamas, aux Fijdis ou autres paradis perdus pour milliardaires. Vous et moi irons au turbin payer les dégats sous toutes leurs formes, si nous ne sommes pas massacrés ou convertis de force à l’islam montante grâce à l’immigration voulue par ces financiers sans scrupules.

    octobre 20, 2011 à 10:10

    • Hanoho

      Mais non, mais non, voyons, tout va bien, on le sait bien.
      Et n’oubliez pas, si les choses vont mal, c’est parce que les français ne travaillent pas assez et sont racistes. Évidemment…

      octobre 21, 2011 à 3:42

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